Le Maître de Ragnarok et la Bénédiction d’Einherjar – Tome 20 – Acte 1 – Partie 3
Ran avait été très précis dans sa formulation, mais Nobunaga avait carrément énoncé les résultats. Bien qu’il soit dans la culture japonaise d’éviter d’énoncer ouvertement des faits gênants, ce n’est pas comme si le tact ou l’ambiguïté pouvait changer quoi que ce soit. Si le simple fait de ne pas aborder ces réalités désagréables pouvait parfois résoudre les problèmes, le plus souvent, ce genre de négligence ne faisait qu’empirer la situation. C’est pourquoi Nobunaga pensait qu’il valait mieux exposer le problème au grand jour et s’y attaquer de front. Au moins, affronter directement le problème augmente les chances de le résoudre avec succès. « Si nous ne pouvons pas le forcer brutalement, nous devons être un peu plus subtils… Cela dit, nos méthodes habituelles ne fonctionneront probablement pas très bien ici », déclara Nobunaga sans ambages. Ces « méthodes habituelles » étaient celles que Nobunaga affectionnait et dont il avait fait usage lors de sa première attaque sur Glaðsheimr : encercler une forteresse ennemie avec plusieurs châteaux de siège et resserrer lentement mais sûrement l’étau autour de l’ennemi. « Pardon ? Je crois que cette approche a été relativement efficace la dernière fois que nous l’avons utilisée. » Ran cligna des yeux,…