Rougo ni Sonaete Isekai de 8-manmai no Kinka wo Tamemasu – Tome 1 – Chapitre 9 – Partie 3

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Chapitre 9 : Mercenaires

Partie 3

Le couteau était surtout un outil générique pour la survie et le travail, y compris le dépouillement et tout le reste. Ce n’était pas comme si elle le ferait, mais elle pensait que c’était bien d’en avoir un pour les apparences. En plus, ça pourrait facilement servir d’arme.

C’est dur de faire la différence entre les couteaux et les poignards. Comme la « Dague en Mythril » dans End-All Escapade IX, ou quel que soit le nom de ce jeu… C’est clairement aussi court qu’un couteau, mais cela à la forme d’une épée. Mais la « Dague en Mythril » n’a pas l’air aussi cool. J’imagine que cela montre que la sensation l’emporte souvent sur la fonction ! pensa-t-elle, en s’équipant des deux lames et de quelques pistolets.

Quand le groupe de quatre était arrivé à la guilde des mercenaires tôt le matin, Mitsuha était déjà là, malgré le fait qu’ils étaient eux-mêmes venus tôt pour l’empêcher d’attendre.

À quel point cela l’excitait-elle !? Le groupe était à court de mots.

Ils avaient trouvé l’accoutrement de Mitsuha un peu étrange. Elle portait un haut uni avec un nombre surprenant de poches et un pantalon bleu à l’allure robuste.

C’est beaucoup mieux qu’une robe tape-à-l’œil.

Elle avait un couteau et un poignard à la taille. C’était bien, mais ils ne savaient pas quoi penser de l’objet métallique accroché à sa ceinture. Il n’était pas trop grand, mais il avait l’air assez lourd. Sur son dos, elle portait un grand sac, un petit carquois et un autre outil étrange. Il ressemblait à première vue à un arc, car il y avait une corde dessus, alors ils avaient deviné qu’il s’agissait d’une arme à distance. En outre, il y avait deux grands objets cylindriques. Ils n’avaient pas l’air si lourds, mais ils étaient certainement longs.

C’est quoi tous ces trucs ? Ce sont des trucs de fille ? Ce sac est plein de vêtements de rechange, de maquillage et de soins pour la peau ? Ils n’avaient même pas commencé, mais Sven se sentait déjà épuisé.

Une fois assemblés, ils étaient partis. Sven était un peu ému que la jeune femme ait insisté pour porter seule l’énorme charge.

Je n’ai pas beaucoup de choses sur moi, donc ça ne me dérange pas vraiment d’être une mule pour elle, pensa-t-il. Je suppose qu’elle est à un âge où elle veut faire la maline. Je vais attendre qu’elle soit fatiguée et qu’elle demande de l’aide. Mais je devrais sûrement porter du gibier sur le chemin du retour, donc je ne pourrai pas l’aider… Mais elle aura probablement moins à porter, aussi, avec la nourriture qu’elle mangera et tout.

Je ne veux même pas penser au cas où nous n’aurons pas grand-chose à porter à la fin. Mais il y a toujours son paiement, alors… Merde ! Bon sang ! Non ! Ressaisis-toi, Sven ! Ce ne sera pas toujours aussi facile !

La tendance de leur chef à trop réfléchir lui donnait toujours trop de raisons de s’inquiéter.

Après plusieurs heures de marche et quelques pauses, ils étaient arrivés à la forêt. Ils étaient partis tôt, il était encore midi. Le groupe avait croisé beaucoup de marchands et d’autres voyageurs, mais dans l’ensemble, le voyage s’était déroulé sans incident.

La seule chose dont Mitsuha avait pris note, c’était à quel point la route était largement plus peuplée que celle menant au village de Colette. Mais le sentier qui bifurquait dans la forêt était aussi vide que celle-là, et tout ce qu’elle entendait, c’était le chant des oiseaux au loin.

La présence d’un sentier pédestre indiquait au moins que les gens marchaient dans le secteur. Selon Sven, il s’agissait surtout de chasseurs, de fourragers et de mercenaires comme eux.

Le groupe marcha dans la forêt pendant une demi-heure avant de déposer ses sacs. Ils avaient choisi une clairière pas trop loin d’un ruisseau.

Ouais, ça a l’air d’être un bon endroit pour camper, pensa Mitsuha. Aller plus loin rendrait le transport de leur équipement ou de n’importe quel gibier qu’ils pourraient attraper d’autant plus fastidieux, et ce n’était pas comme s’ils gagnaient beaucoup à installer leur camp plus près du centre de la forêt.

Les mercenaires ne voulaient pas laisser la lumière du jour se gâcher, alors ils s’étaient mis à travailler tout de suite, disant qu’ils installeraient le camp dès qu’il ferait trop noir pour trouver quoi que ce soit.

Ils ne chasseraient pas aujourd’hui, puisque la viande se détériorerait au cours des deux prochains jours, alors tout le monde s’était mis à cueillir des herbes et des plantes sauvages qui se vendraient pour une jolie pièce de cuivre.

Des ignames, peut-être ? se demanda Mitsuha. Ugh, mais ils sont si difficiles à déterrer. Quand j’étais petite, j’ai essayé d’en avoir un aussi large que mon petit doigt, mais j’ai abandonné après avoir creusé, genre, cinq ou six pouces.

Elle avait suivi Gritt et lui avait demandé si elle pouvait lui apprendre les ficelles du métier pendant qu’elle se préparait à l’aider. Je lui donnerai tout ce que je trouverai, évidemment. Je ne suis pas si avide !

Il n’y avait pas d’ignames à trouver. Ils cherchaient surtout des fruits sauvages, des légumes et ce genre de choses. Il était difficile de dire si certaines de ces herbes étaient des herbes ou de la nourriture. Une fois la nuit tombée, ils étaient allés s’installer au campement.

Si l’on peut appeler cela de la « mise en place », en tout cas, pensa Mitsuha en regardant leur lit. C’était un morceau de tissu drapé sur de l’herbe coupée qu’ils avaient répandue sur le sol. Pas besoin d’abri quand il ne pleut pas, hein ? Et euh, suis-je censée les rejoindre ? Pas moyen.

Elle s’était éloignée de plusieurs pieds, avait arraché un gros cylindre de sa ceinture et s’était mise à jouer avec. Quelques secondes plus tard, celui-ci un bruit bruyant de brassage quand il s’était ouvert et étendu.

« Quoi ? Quoi !? », Gritt sursauta de surprise.

« Ta-da ! La “tente n’importe où” ! »

Mitsuha avait fièrement présenté la tente escamotable pour une personne qu’elle avait trouvée dans la corbeille des bonnes affaires du magasin de rénovation. Il était petit, mais destiné aux adultes, ce qui le rendait assez spacieux pour quelqu’un ayant une petite taille.

« Toile d’uréthane ! »

Mitsuha parlait d’une manière grandiose, mais naturellement les mercenaires n’avaient aucune idée de ce qui se passait. Cela rendait les choses délicates. Légèrement embarrassée, Mitsuha défit l’autre cylindre et étala la toile.

Une tente et un drap isolant… Mon lit, fait en quelques secondes !

Les yeux de Sven s’étaient élargis.

« Tu crois que ça se vendrait ? », demanda Mitsuha.

« O-Oui. »

Les mercenaires avaient dit que leur repas était composé à partir de n’importe quel animal qu’ils rencontraient durant la chasse, mais ils n’avaient pas eu cette chance aujourd’hui. Survivre dans la nature était loin d’être facile. Heureusement, ils avaient trouvé des plantes comestibles, quoiqu’amères. Essayer de les vendre n’en vaudrait tout simplement pas la peine, mais elles pourraient être utilisées pour faire une soupe qui était légèrement rassasiante lorsqu’elle était jumelée au pain dur qu’ils avaient apporté. Ajouter un peu de viande séchée donnerait un peu plus de saveur au bouillon… mais pas beaucoup.

Gritt travaillait dur pour essayer d’allumer le feu afin de pouvoir faire la soupe, si on pouvait l’appeler ainsi. Elle utilisait un peu de silex, mais elle n’avait pas eu beaucoup de chance. Le bois et les feuilles étaient encore un peu humides à cause de la pluie.

« Umm, excuse-moi… »

Mitsuha se tint à côté d’elle, et elle leva les yeux.

« Puis-je le faire ? »

Gritt, une vétérante de l’allumage du feu de camp, avait du mal à s’en sortir. Mitsuha n’était pas non plus une femme au foyer qui allumait le feu tous les jours. En fait, ils avaient probablement pensé qu’elle n’avait jamais tenu un silex de sa vie. Si Gritt n’avait pas pu le faire, Mitsuha ne pourrait pas non plus, n’est-ce pas ?

En fait, elle en était plus que capable… d’allumer au moins un feu. Mais le groupe n’avait aucun moyen de le savoir, alors ils avaient supposé qu’elle n’avait aucune chance. Cependant, l’une des raisons pour lesquelles ils l’avaient amenée ici était de lui apporter leurs expériences, alors ils ne pouvaient pas ignorer sa demande.

Gritt tendit le silex vers elle et lui dit : « Bien sûr. Essaye. »

Mitsuha refusa le silex d’un signe de la main.

« Non, merci, merci. J’ai le mien. »

Elle s’accroupit, fit sortir une substance gélifiante d’un tube et y frotta quelques brindilles. Puis, elle les avait enflammés avec un briquet jetable à longue portée.

« Quoi ? Quoi ? », Gritt était sidérée.

« La science gagne ! »

Toute suffisante, Mitsuha gonfla sa poitrine… bien que ce soit à peine perceptible. La ferme, toi !

« Comment a-t-elle… ? », chuchota Sven.

À ce moment-là, Gritt avait commencé à préparer la soupe, tandis que Mitsuha préparait sa propre nourriture. Curieux de savoir ce qu’elle faisait, ils discutèrent entre eux.

L’élément particulier qui les avait rendus si perplexes était son micropoêle de camping. Il faisait à peu près la moitié de la taille d’une cartouche normale. C’était si petit qu’on pouvait voir la moitié de la cartouche de gaz. Au-dessus, une casserole d’aluminium pleine de soupe mijotait sur le feu. À côté de Mitsuha, il y avait des assiettes, des ustensiles, des boîtes de soupe vides, un paquet de petits pains aux haricots rouges miniatures valant 148 yens (1 euro) et des pêches en conserve qui avaient été versées sur un plat en aluminium.

Inutile de dire que c’était trop pour une personne.

« Le reste de ses affaires, c’est de la nourriture ? », Sven était stupéfait.

« Ah, il y a un peu trop de nourriture pour moi toute seule. Vous pensez pouvoir m’aider ? J’aimerais goûter à votre soupe en échange. »

« BIEN SÛR ! », crièrent-ils à l’unisson.

C’est tellement injuste… Je me sens comme le propriétaire d’un pub gastronomique louche.

« C’est si bon… », dit Sven après avoir goûté une cuillerée de la riche soupe.

« Quand as-tu eu le temps de faire ces trucs ? Je pensais que tu n’étais que la fille gâtée d’un noble ou d’un marchand, mais cela m’a donné tort. Tu es si forte que tu pourrais facilement tenir un restaurant branché. »

Il avait du mal à croire ce qu’il mangeait.

Désolé, mon pote, c’est du minestrone concentré que j’ai acheté au supermarché.

« Attends, c’est du pain ? C’est si doux ! Et qu’est-ce que c’est à l’intérieur !? C’est trop bon ! »

Gritt s’était bourré la bouche avec des petits pains bon marché.

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