Rougo ni Sonaete Isekai de 8-manmai no Kinka wo Tamemasu – Tome 1 – Bonus

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Bonus : De l’argent facile

Mitsuha était perdue dans ses pensées.

Peut-être devrais-je vraiment trouver un moyen de gagner de l’argent rapidement et facilement. Le faire une fois ou deux ne me ferait pas mal, non ?

Bien que ses produits (hors de prix) vendus en tant que propriétaire de magasin et les informations (et les ingrédients hors de prix) qu’elle fournissait en tant que consultante lui rapportaient des revenus réguliers, Mitsuha n’était pas vraiment satisfaite de la vitesse à laquelle son patrimoine augmentait. C’était pour cette raison qu’elle avait commencé à réfléchir à des projets pour devenir riche rapidement.

Faire de la cuisine, c’est un grand non. Je serais tellement occupée que je n’aurais pas le temps de faire autre chose. Travailler du matin au soir serait trop fatiguant à mon goût. De plus, je ne peux rien faire qui puisse gâcher la progression naturelle de ce monde, vendre quoi que ce soit qui pourrait être utilisé pour la guerre ou le crime, ou quoi que ce soit qui jetterait la politique ou l’économie de ce monde dans le chaos.

Ces limitations ne lui avaient pas laissé beaucoup d’options.

Cependant, il doit y avoir quelque chose. Attends, je sais ! Les quatre mercenaires avaient obtenu sept pièces d’or pour le magazine que je leur avais donné ! Cela signifie que je peux faire vendre des magazines pornos — je veux dire, des magazines à romance !

Cela ne poserait aucun problème scientifique, de distribution ou économique avec ceux-ci, donc cela ne gâcherait pas le monde. L’acheteur et le vendeur seraient satisfaits et personne n’aurait de problème avec cela. Cela semblait être l’idée parfaite.

Elle avait décidé d’enquêter sur ses clients potentiels et de déterminer le type de prix à fixer. Il allait sans dire que le meilleur client potentiel était Szep, celui qui avait déjà obtenu un score élevé en vendant un magazine à un noble.

« Alors, je pense vendre ces produits », avait déclaré Mitsuha en présentant l’un des magazines. Elle était dans le restaurant fréquenté par Sven. Une fois sur place, elle aurait rapidement localisé les mercenaires.

En voyant le magazine porno — oups, magazine à romance, tous les quatre gelèrent sur place. Contrairement à celui qu’elle leur avait montré la dernière fois, ce magazine était ouvertement érotique. Bien que ce ne soit pas assez pour être lassé « 18 ans et plus ».

« Sauriez-vous me diriger vers quelqu’un qui l’achèterait ? »

Avant qu’elle puisse finir sa phrase, Szep — qui se tenait derrière elle — lui mit la main sur la bouche.

« Guh, mmgh! Grrrmgh… ! »

Un instant plus tard, elle cria :

« Pourquoi diable fais-tu cela !? »

Sven s’excusait abondamment, tandis que Szep affichait un visage découragé. Il y avait une marque à cinq doigts sur sa joue gauche.

« Je, je l’ai fait pour ta sécurité, tu sais ? », Szep me fit la même excuse, comme toujours, mais Mitsuha en avait assez.

Je sais qu’il ne ment pas, il l’a vraiment fait pour moi. Mais il y a des limites ! Tu ne dois pas simplement attraper une fille par-derrière et lui couvrir la bouche ! Hmph !

Selon Szep, le premier magazine était devenu un sujet d’actualité chez les nobles et avait atteint le palais royal. Certains voulaient en connaître l’origine, d’autres exigeaient plus de copies, d’autres se proposaient toujours d’acheter celui qu’elle avait apporté. Finalement, les choses avaient dégénéré au point que même l’église avait été impliquée. Ils pouvaient maintenant le déclarer hérétique, le prendre et l’utiliser eux-mêmes, ou en réclamer les droits. Quoi qu’il en soit, s’engager dans ce domaine n’était pas une décision intelligente à ce stade.

Par respect pour Szep et son désir de monopole, le gars à qui il avait vendu le magazine n’avait rien dit, mais il était possible qu’il parle un jour à quelqu’un au sujet de Szep. Si cela se produisait, Szep avait l’intention de dire qu’il l’aurait acheté auprès d’un marchand itinérant et qu’il ne savait pas d’où venait cet homme ni où il était parti. Si Mitsuha mettait quelque chose de similaire sur le marché, le mensonge protecteur de Szep serait inutile. Ainsi, il avait fait de son mieux pour la faire taire, même si cela impliquait d’utiliser la force.

Purée, ça craint, pensa Mitsuha. J’avais l’intention de vendre les magazines par l’intermédiaire de Szep. De cette façon, mon magasin ne sera officiellement pas impliqué. Ça ne me dérange pas de vendre des magazines de romance en secret, mais je ne veux pas que mon magasin soit connu pour ce genre de choses. Mon établissement est sain ! Je vends des articles pour enfants, pas pour adultes !

Quoi qu’il en soit, il semblait que Mitsuha n’avait pas d’autre choix que d’abandonner cette entreprise. C’était pourtant une si bonne idée. C’est vraiment dommage. Il vaut mieux que je laisse tomber et que je passe à autre chose !

Hmm… Les gens dans ce monde ne peuvent pas lire des livres de mon monde, et je ne peux rien vendre avec des images ou des photos montrant des technologies qu’ils n’ont pas encore acquises…

Je suppose que je pourrais copier et vendre des tableaux célèbres de la Terre, mais même si c’est un autre monde, je me sentirais mal pour les artistes originaux. Les copies mécaniques de l’art véritable ne sont rien d’autre qu’un sacrilège. Il n’y a rien de tel que de faire des travaux dérivés, comme des traductions, des adaptations, etc.

Je pourrais peut-être essayer ? Non. Je n’ai ni le temps ni le talent pour ça. Je ne sais pas dessiner, sculpter, sculpter, ou-HEY, C’EST CELA !

Quelques jours plus tard, Mitsuha s’était retrouvée dans une carrière pendant la nuit. Elle s’était concentrée sur l’extraction de la pierre qui se prêtait à la sculpture. Si vous vous demandez pourquoi elle était seule dans un endroit si dangereux, à une heure si tardive, non sans outils à la main, ne vous inquiétez pas… Vous le saurez bien assez tôt.

« Hrmmm… une Vénus de Milo avec des bras, une Vénus de Milo avec des bras… Allez ! »

Mitsuha répéta ce mantra étrange, toucha la paroi rocheuse et retourna chez elle au Japon, en emportant avec elle un morceau. Elle était immédiatement arrivée dans son garage. Pleine d’impatience, elle se tourna vers le rocher qu’elle avait apporté, s’attendant à voir une Vénus de Milo complète, mais…

« C’EST QUOI CE BORDEL !? »

Ce qu’elle avait vu était une créature vaguement féminine avec des bras ayant des angles si troublants qu’il valait mieux ne pas les décrire ici. Disons que si vous voyez ce truc la nuit, vous vous mettriez immédiatement à courir.

« Nike avec une tête, Nike avec une tête… Viens ! »

… Pourquoi est-elle devenue une harpie ? Ce doit être parce que j’essaie d’imaginer quelque chose qui n’était pas là et que j’imposais ce résultat. Cela signifie que je dois opter pour quelque chose qui est déjà terminé ! Ne suis-je pas une fille intelligente ?

« Le Penseur, le Penseur… Allez ! »

Il était assis sur une toilette avec une expression d’extase pure. Ce n’était pas un « penseur ». En fait, il n’avait pas l’air de penser à quoi que ce soit.

« David ! Allez ! »

« La petite sirène ! Viens ! »

« La Statue de la Liberté ! »

Mitsuha avait complètement oublié à quel point elle était mauvaise dans le dessin et, aussi, dans toute autre forme d’art.

Bizarre, alors que je suis plutôt bonne pour la sculpture… Quoi qu’il en soit, je vais devoir trouver autre chose. Mais je ne peux pas garder ces statues bizarres à la maison. Si quelqu’un les voit, il va penser que je suis membre d’une assemblée révérant un dieu maléfique.

Sur ce, Mitsuha les avait ramenés au magasin général.

« Excusez-moi, combien pour celui-ci ? »

Ouais ! Un client ! Qu’est-ce qu’il achète, hein… ?

« Cette sculpture de monstre maléfique est si bien faite. La laideur, l’étrangeté… C’est magnifique ! »

Mitsuha l’avait vendue assez cher, mais ne s’était pas sentie heureuse du tout.

Peu importe, je trouverai autre chose ! Passons à autre chose !

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