Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 2 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Ayase Ayatsuji

Partie 3

Le jour suivant. Tout comme hier, Ayase était venue au dojo sous une agaçante pluie.

« Bonjour ~... Hein ? » déclara Ayase.

Après avoir salué et ouvert la porte du dojo, elle avait trouvé Kaito, qui était assis sur un coussin.

« C’est vous, père ? Il est rare que les autres soient plus tard que moi, » déclara Ayase.

« C’est vrai ! C’est une première qu’ils arrivent en même temps tous en retard, » déclara Kaito.

Kaito inclina la tête, perplexe. Bien que tous ne soient jamais en retard ensemble, il y avait des moments où un ou deux arrivaient en retard. C’était probablement une coïncidence que tous soient en retard ensemble.

« Eh bien, ils vont venir tôt ou tard, » dit-il. « Maintenant, puisque nous sommes finalement seuls après un si long moment, je vais personnellement voir ta pratique de l’épée. »

« Je suis heureuse que tu le fasses, mais... tu n’as pas le droit de frapper avec l’épée, n’est-ce pas ? » déclara Ayase. « Puisque papa, tu es malade, tu ne dois pas le faire. »

« Ayase. Tu es tellement inquiète à propos de ça, » dit-il. « Mais ne t’inquiète pas. Je vais juste te regarder. Mon corps n’est pas en bon état à cause de la pluie continue de ces derniers jours. »

En attendant les autres disciples, Ayase avait décidé de montrer à Kaito les positions avant d’essayer la technique secrète qu’elle avait apprise de lui quand elle s’était inscrite à l’Académie de Hagun.

Ayase pointa son épée en bois et ouvrit un instant sa position. Elle baissa un peu sa taille et libéra la force de ses épaules. Elle traça les mouvements de Kaito de ce jour-là qu’elle avait dans sa mémoire. Elle fait cela avec soins.

Mais...

« Non, » Kaito l’avait immédiatement réprimandé. « Ne relâche pas ta main lorsque tu relâches la force de tes épaules. Et resserre plus tes poignets, mais ne mets quand même pas trop de force là-dedans. Tu dois garder ta position à l’esprit. »

« C-C’est difficile, » répondit-elle.

« Si tu ne peux pas le faire, alors tu ne seras pas capable de maîtriser la technique secrète, » dit-il. « Je vais te montrer une fois de plus comment il faut faire. »

Après avoir dit ça, Kaito avait pris l’épée en bois qui était installée sur le mur, mais...

*Regard*

« ... »

*Regard... *

« ... J’ai compris, j’ai compris. Je ne vais pas faire de mouvement, d’accord, » dit-il.

Kaito se rendit en soulevant ses deux mains vers Ayase, qui le regardait par-derrière avec un regard de reproche dans les yeux.

« Par amour de Dieu, tu ressembles vraiment à ta défunte mère, » dit-il. « Ta mère me reprochait en envoyant des regards comme ceux-là plutôt que de le dire de sa propre bouche. »

« C’est tout naturel, » dit-elle. « Parce que maman m’a appris que si mon père essayait de faire quelque chose de stupide, je pouvais l’arrêter en faisant cela. »

« Ce n’est pas drôle d’être dominé par deux générations de mère et de fille, » dit-il.

Kaito soupira une fois de plus et se dirigea vers le dos d’Ayase. Il l’étreignit par-derrière et s’accrocha à ses mains, qui serraient l’épée de bois.

« Écoute-moi bien, » dit-il. « Garde tes poignets sous cet angle. Le point essentiel derrière cette technique secrète est de ne pas perturber la position en introduisant trop de puissance. »

Tout en expliquant le point essentiel de la technique secrète qu’il lui avait confiée quand elle allait aller à Hagun, Kaito aidait Ayase avec sa posture. La sensation de la paume rugueuse et raide qui avait été enveloppée autour de ses mains...

... Elles sont grandes, les mains de Père, pensa-t-elle.

Ayase aimait cette sensation qui ne pouvait pas être qualifiée de douce.

Maintenant que je pense à ça... Ça fait longtemps que je n’ai pas appris de cette façon, pensa-t-elle.

« ... Fufu. » Quand elle eut conscience de ça, pour quelque raison, elle devint extrêmement heureuse. Ayase fit un sourire.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Rire dans un tel moment, » réprimanda Kaito.

« Ce n’est rien, j’ai juste pensé que ça faisait longtemps que mon père ne m’avait pas appris de cette façon, » déclara Ayase.

Ayase se pencha soudain sur la poitrine épaisse de Kaito et rapprocha son visage.

* Ba-bump Ba-bump * en écoutant le battement de cœur de son père bien-aimé...

« ... Ce serait bien si un temps aussi doux continuait à tout jamais, » elle se murmura ça à elle-même.

« ... » Les mots de Kaito ne suivaient pas.

Bien sûr, parce que Kaito savait que ce désir ne pouvait pas se réaliser. Bien sûr, Ayase aussi le savait. Kaito n’avait plus très longtemps à vivre. Le moment où ces battements de cœur, qu’elle écoutait en ce moment, s’arrêteraient approchait sans cesse. C’est pourquoi Kaito avait enseigné à l’immature Ayase la technique secrète qu’elle ne pouvait pas maîtriser en ce moment.

Pour combien d’années Père serait-il capable de vivre ?

Elle avait déjà pris sa résolution de se séparer de lui. Mais c’est pourquoi Ayase voulait que ces derniers jours soient aussi tendres que le moment qu’elle vivait là.

... Et ce désir avait été trahi de la manière la plus cruelle.

***

En ce moment, la porte coulissante du dojo s’ouvrit brusquement. Ayase et Kaito tournèrent leurs yeux vers l’entrée, pensant que finalement les disciples étaient venus. Certes, il y avait l’un des disciples là-bas. Il s’agissait de Sugawara.

Cependant...

« Su-Sugawara-san... ! » déclara Ayase.

Le visage d’Ayase avait pâli à cet instant. C’était parce que Sugawara était là dans une forme qui était douloureuse à regarder avec des bandages sur tout son corps et son visage.

« Ces blessures ! Que s’est-il passé  ? » demanda Kaito.

Kaito, qui était également choqué, se précipita à côté de Sugawara.

En voyant son instructeur courir vers lui, Sugawara avait presque éclaté en larmes et...

« Instructeur... J-Je suis désolé ! » déclara Sugawara.

Alors, il se prosternait, presque comme si sa tête allait frapper le plancher du dojo. Bien que son visage ne pouvait être vu, sa voix sanglante pouvait être entendue.

Kaito comprit immédiatement que ce n’était pas quelque chose de banal.

« Levez la tête. Ces blessures... il semble que vous ne les avez pas eus en étant tombées ou quelque chose du genre. Que s’est-il passé ? » demanda Kaito.

« C-C’est-à-dire, nous avons été frappés par l’homme qui est venu hier..., » répondit Sugawara.

« Quoi... !? » s’écria Kaito.

« Hier soir, quand nous étions de retour du dojo, il attendait pour nous attaquer en embuscade tous les sept..., » expliqua Sugawara. « Puis, tout à coup, il nous a attaqués avec un bâton ! Ce type est fou ! Sans hésitation, il essaya de briser les têtes des autres. Il est fou, fou je vous le dis... C’est pourquoi, sans autre issue, nous avons tous combattu, mais... »

Sugawara sanglota énormément une fois à ce point et...

« Nous étions impuissants ! » continua-t-il. « Nous tous, tous les sept, nous n’étions même pas capables de le toucher même s’il n’utilisait pas sa capacité ni même ne couvrait son corps de mana. »

« ... ! »

Ayase déglutit. Il était choqué en entendant ces paroles. Y compris Sugawara, les autres disciples aussi, tout comme Ayase, avaient appris l’épée d’Ayatsuji depuis leur enfance... et pour eux d’être impuissant contre quelqu’un.

Ce mec, il était si fort...

« Même si nous avons été formés par l’Instructeur pendant tant d’années... » déclara Sugawara. « Nous avons été joués par ce délinquant ! Je suis vraiment désolé ! »

« Vous n’avez pas à vous excuser ! » déclara Kaito. « Plus importants encore, est-ce que les autres vont bien !? »

« ... Nitta a été roué de coups. C’est la raison pourquoi il a dû été traité avec une capsule, mais tous les autres ont été hospitalisés, » expliqua Sugawara.

Les capsules ne pouvaient être utilisées qu’à la suite de la souscription d’une assurance maladie. Sinon elle serait très coûteuse. Par conséquent, il semblait que pour ces sept personnes, Sugawara et Nitta étaient déjà dehors. Les cinq autres étaient encore confinés dans un lit. Ceux qui avaient de graves blessures avaient été diagnostiqués avec des blessures telles que leurs bras ne reviendraient jamais à la normale.

Après avoir avoué tout cela, Sugawara leva finalement la tête.

« Sensei... nous avons pu venir jusqu’ici parce que nous vous admirions, » déclara Sugawara. « Nous voulions devenir des hommes fiers comme Sensei, mais... Je ne veux vraiment pas le dire, mais, ce que nous faisions depuis tant d’années... !? »

Il avait dit ça à Kaito tout en pleurant.

« ... »

En voyant le visage misérable de son aîné, Ayase était en perte de mots. L’entraîneur-chef, Sugawara qui avait enseigné à Ayase l’épée, ne pouvait être plus vu nulle part. Ces yeux étaient tachés de peur et de désespoir. Son cœur avait été tellement tordu qu’il ne pourra plus revenir à son habitude. Faux. Ce n’était pas seulement cela, Sugawara...

« Je suis désolé. Nous ne toucherons plus l’épée dès maintenant..., » déclara Sugawara.

Tout en pleurant, Sugawara avait sorti de sa poche des lettres de résiliation pour sept personnes. Oui, tout comme Sugawara ici, les six autres, qui n’étaient pas présents, avaient également eu le cœur brisé.

« Cruel... » déclara Kaito.

Pourquoi avait-il fait quelque chose comme ça ? Comment quelqu’un pouvait-il faire quelque chose comme ça ? Même si tout le monde donnait le meilleur depuis l’enfance et marchait tout droit sur le chemin de l’épée. Comment pouvait-on jouer avec les cœurs des gens et les briser ? Ayase ne pouvait pas le comprendre.

Et l’homme qui avait fait des choses si incompréhensibles...

 

« Haha ! Je suis venu à un moment intéressant, » déclara Kuraudo.

 

« « !? » »

Il était apparu dans le dojo comme s’il visait à arriver à un tel moment.

« Penser que tout le monde ait décidé de quitter le Dojo. Peut-être que je les ai un peu trop intimidés, » déclara Kuraudo.

« Bonjour... haaaa ! » Au moment où Sugawara avait vu cette silhouette, il avait crié comme une fille battant ses quatre membres pour se déplacer loin à l’intérieur du dojo.

« Hé, hé ! Ne fuis pas comme ça, tu feras mal à mon petit cœur, » déclara Kuraudo.

Kuraudo entra dans le dojo en riant d’une manière vulgaire.

« N-Ne venez pas, s’il vous plaît n’entrez pas, hi-hiiiiii ! » cria Sugawara.

« S-Stop, il a peur ! » déclara Ayase.

N’étant pas capable de voir la silhouette pathétique de son camarade qui avait toujours parcouru le chemin de l’épée avec elle, Ayase s’avança afin de protéger Sugawara.

Mais son épaule fut saisie par une main rugueuse. Il s’agissait de Kaito.

« Quelles affaires avez-vous à faire ici ? » demanda Kaito.

« Les mêmes affaires qu’hier, » répondit Kuraudo.

« Je croyais avoir refusé, » répondit Kaito.

« J’avais pensé que si je venais aujourd’hui, je vais obtenir une réponse différente. Hahaha ! » déclara Kuraudo.

« Je vois, pour me forcer, vous avez fait de telles choses à mes disciples ? » dit Kaito.

« Mais hier, je n’ai pas pu mettre la main sur cette femme là, » déclara Kuraudo.

« ... Pourquoi ? » demanda Kaito.

« Hein ? » s’exclama Kuraudo.

« Pourquoi faites-vous de telles choses ? » demanda Kaito. « N’êtes-vous pas un Blazer ? Que ce soit à l’école ou dans le Festival des Sept Étoiles de l’Art de l’Épée, vous ne devriez pas manquer d’adversaires pour vous défouler. Malgré cela, pourquoi est-ce que je vous obsède tant ? »

« Ne me demandez plus rien de bizarre, vieil homme, » déclara Kuraudo. « Le bord du cœur d’un guerrier est-il si terne quand il se retire ? »

« ... ! » À ces mots, Kaito avait légèrement élargi ses yeux.

« Haha... Eh bien, c’est tout bon, » déclara Kuraudo. « La raison est simple, c’est parce que je veux montrer ma force, ma puissance. Peu importe qu’ils soient Blazer ou des gens normaux. Je veux le montrer à tous ceux qui captent mon intérêt ! »

Ayase brûla de colère face au motif de Kuraudo qu’il venait de parler comme s’il grondait à Kaito.

« Pour quelque chose de si inutile... vous avez fait des choses si cruelles ! » déclara Ayase.

« Sans valeur ? Ha ! Quoi ? » s’écria Kuraudo. « Je veux juste le faire avec quelqu’un de fort, je veux écraser les personnes fortes. N’est-il pas naturel d’avoir des sentiments comme ceux-là ? »

« Ne jouez pas avec moi ! » déclara Ayase.

Elle ne serait pas restée là à laisser ce gars fait ce qu’il voulait.

« Peu importe combien de fois vous venez, la réponse sera toujours non ! » déclara Ayase. « Ce n’est pas un endroit où quelqu’un comme vous peut juste faire irruption. Parce que nous n’utilisons pas nos épées afin de juste montrer notre force ! Père, appelons immédiatement la police ! »

Mais, Kaito chuchota. « Non, je ne peux pas laisser aller comme ça. Le dojo du style Ayatsuji à une lame accepte votre défi. Celui qui gagne lors des deux premières frappes gagne le match. Nous n’utiliserons que des épées en bois. Les véritables épées ne sont pas autorisées, d’accord ? »

De toutes choses possibles, Ayatsuji Kaito était allé de l’avant et avait accepté le défi de Kuraudo.

« Qu-Quoi, Père !!! » cria Ayase.

« Se-Sensei ! » cria Sugawara.

Au moment où ils avaient entendu le fait qu’il acceptait, le défi de Kuraudo, les deux disciples, dont les visages étaient devenus bleus, avait essayé d’arrêter Kaito.

« Arrêtez cela, instructeur ! ... Vous ne devriez pas vous battre avec quelqu’un comme ça ! ... Surtout avec, votre cœur... ! » déclara Sugawara.

« C’est vrai, Père ! » déclara Ayase. « Vous ne pourrez pas vous battre avec ce genre de corps ! Si vous voulez le faire, alors je vais me battre à votre place ! »

La fille de Kaito, Ayase et même Sugawara, qui s’était recroquevillé dut à sa peur de Kuraudo, essayèrent désespérément d’arrêter Kaito. Mais Kaito avait légèrement souri face à ça.

« Merci, à vous deux, » déclara Kaito. « Je suis fière de votre gentillesse qui s’inquiète à propos de moi, mais c’est précisément la raison pourquoi... »

Les paroles prononcées auparavant avaient été gravées dans l’esprit de Kaito.

{Ce que nous faisions depuis tant d’années... !?}

 

« Il n’y a aucune chance que je puisse pardonner à ce type qui vous a tous blessés ! » déclara Kaito.

 

Il ne pouvait pas laisser cela à d’autres. Il devait vaincre cet homme de ses deux mains. Kaito regardait Kuraudo tel un ogre et dans ses yeux résidait la résolution et la détermination.

En voyant cette expression, Ayase perdit la parole. Elle avait déjà compris qu’il ne serait pas arrêté avec ses paroles.

« ... Je comprends, je n’arrêterai pas mon père s’il est prêt à aller aussi loin. Moi aussi, je veux voir cela en tant que le juge, » déclara Ayase.

« Oui, je vais vous laisser vous occuper de ça, » déclara Sugawara.

« Père... il faut que tu gagnes à tout prix, » une voix violente fut émise par Ayase, qui voulait également faire une prière pour lui.

« Hé, si vous avez fini de parler, alors commençons. Je me lasse d’attendre, » déclara Kuraudo.

« ... Je sais, » répondit Kaito.

Ayase fronça les sourcils à la voix qu’elle ne voulait pas entendre, puis frappa le sol avec son talon et jeta une épée de bois à la demande de Kuraudo.

« Haha, quelle femme violente, » dit Kuraudo.

« Les règles sont, comme l’a dit mon Père, le premier à obtenir deux frappes sur son adversaire gagne, » déclara Ayase. « Les armes de ce match sont des épées en bois. L’utilisation du mana est interdite. Est-ce clair ? »

« Ouais, ça n’aurait aucun sens si ce n’est pas un match sur des bases égales, » déclara Kuraudo.

Les canines de Kuraudo luisaient comme des crocs quand il souriait. Ses yeux ne regardaient plus que Kaito.

D’autre part, Kaito se concentrait-il ? Il était juste debout là avec l’épée en bois dans sa main droite et avec ses yeux fermés.

Il semble que les deux combattants avaient terminé leurs préparatifs. C’est pourquoi, Ayase en tant que juge...

« Alors, vous deux qui vous tenez l’un en face de l’autre. Commencez ! » déclara Ayase.

Le match entre ces deux combattants avait ainsi commencé.

***

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