Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 4

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Chapitre 1 : Disciple

Partie 4

Il s’agissait d’une petite salle privée et sombre. La seule source de lumière était la petite lampe de bureau se trouvant sur la table. Et dans cette salle, se tenait une fille assise sur une chaise et quatre hommes robustes qui l’entouraient.

Tous les hommes affichaient des expressions sombres et interrogeaient la jeune fille en lui criant dessus.

« Donnez-nous une réponse directe ! Vous traquiez la victime, Ikki Kurogane, n’est-ce pas ? » cria le premier homme.

« Vous avez été pris en flagrant délit ! Alors, n’allez pas dire des conneries comme quoi vous ne l’avez pas fait. C’est compris ? » cria le deuxième.

Les voix qui la questionnaient et la pressaient de toute part ainsi que la lumière de la lampe de bureau qui semblait trop faible l’écrasait encore plus. Tout en essayant de surmonter cela, la jeune fille répondit frénétiquement.

« N-Non ! Ce n’était pas vraiment du harcèlement... ! » répondit-elle.

« Assez avec ces excuses ! » cria le premier homme.

« Hii ―, » s’écria la fille.

« Il est évident que vous l’avez suivi pendant une semaine ! » déclara l’un des hommes.

« Et après tout ça, vous essayiez encore de faire des choses !? » demanda un autre.

« Oui ! Il est temps pour la torture ! Torture, je vous le dis ! » annonça joyeusement le premier homme.

« Stoppez celaaaaaaaa ~ !!! » cria la fille. « Ha — !? »

Et finalement, la jeune fille était sortie de son cauchemar. Un plafond blanc couvrait son champ de vision. L’odeur d’un lieu tel qu’un hôpital pouvait être sentie. Elle réalisa qu’elle se trouvait dans l’infirmerie. Et on dirait qu’elle dormait maintenant dans un lit réservé pour les malades.

En comprenant ce fait, la jeune fille se détendit un peu.

« Dieu merci, ce n’était qu’un rêve..., » murmura la jeune femme.

« Châtiment de la cire chaude, fouetter son dos, arrachage des ongles, bondage, mis à genoux sur des pierres tranchantes, » quand elle tourna la tête, elle vit une jeune fille aux cheveux d’argent chuchoter des suggestions près de son oreille.

« Piquer puis brûler. La mort par noyade. Clouée. La faire se promener nue dans toute la ville. À cheval sur un morceau de bois de forme triangulaire... ah, on dirait que vous êtes finalement éveillée ? » demanda Shizuku.

« Ces trucs que vous chuchotiez près de mes oreilles... c’est quoi... ? » demanda la jeune femme.

« Je me le demande. Peut-être que vous venez d’avoir un mauvais rêve. Onii-sama, elle s’est réveillée, » annonça Shizuku.

La fille aux cheveux d’argent, Shizuku, appela quelqu’un se trouvant de l’autre côté du rideau d’isolement. Après avoir entendu cette voix, Ikki, Stella et Arisuin entrèrent.

« Oh mon Dieu. Vous êtes déjà levée. J’étais inquiet. Il s’agissait quand même d’une belle bosse ! Comme prévu de la magie de guérison de Shizuku, » déclara Ikki.

« Puisque ce n’était pas une blessure causée lors d’un match, nous ne pouvions pas utiliser la capsule, alors heureusement que Shizuku était avec nous. Alors, est-ce que cela fait encore mal ? » demanda Stella.

Après avoir regardé à gauche et à droite, la fille comprit complètement la situation. Elle était tombée la tête la première dans l’étang et s’était cogné la tête et ces personnes-là l’avaient portée jusqu’à l’infirmerie et l’avaient soignée.

« N-Non, c’est... Je vais bien. Merci... d’avoir pris soin de moi, » s’écria la jeune femme.

Comme elle se leva lentement du lit, elle s’inclina et montra sa gratitude à Ikki et aux autres.

Elle était vraiment une bonne harceleuse. Mais pourquoi ne regarde-t-elle pas les yeux des autres et qu’elle gardait toujours son regard le plus loin possible ?

« Eh bien, j’ai été très surpris par cette blessure. C’est une bonne chose qu’elle n’est pas si grave, mais... pourquoi essayez-vous d’éviter nos regards ? » demanda Ikki.

« S-S’il vous plaît, ne faites pas attention à ce détail. Il y a une raison vraiment personnelle pour que j’agisse ainsi, » répondit la jeune femme.

Elle semblait assez nerveuse en répondant à Ikki. Et maintenant, même la totalité de son corps était très tendue, tout comme s’il était prêt à se rompre et elle ne pouvait tout simplement pas se calmer. Peut-être, elle était vraiment là à poursuivre Ikki en raison d’être remplie de ressentiments à son égard et maintenant, elle ne pouvait plus le regarder dans les yeux. Eh bien, il était probablement temps de lui demander des explications. Premièrement ―.

« Si vous allez bien, alors maintenant, je voudrais poser quelques questions... Tout d’abord, pourriez-vous nous donner votre nom ? » demanda Ikki.

« Je-je m’appelle Ayase Ayatsuji. Une senior, » répondit-elle.

Une senior ? C’est un peu inattendu, pensa Ikki.

Peut-être parce qu’elle avait commis une erreur lors de leur première rencontre. Ou peut-être parce qu’elle ne pouvait tout simplement pas se calmer. Il ne pouvait pas l’imaginer comme quelqu’un de plus âgée que lui. Mais comme elle était quand même plus âgée, il ne pouvait pas se permettre de reculer ou de parler maintenant sans réserve. Il avait donc changé d’honorifique et lui avait demandé la chose qui l’inquiétait le plus.

« Alors Ayatsuji-senpai. Je vais répéter ce que je viens de demander avant : pourquoi est-ce que Senpai me suit part — ... euh... Senpai  ? » demanda Ikki.

« Q-Quoi ? » demanda Ayase.

« Vous êtes non seulement en train de détourner le regard, mais votre tête est complètement tournée dans le sens inverse... honnêtement, quel est le problème ? » demanda Ikki.

Avant qu’il ne le remarque, Ayase s’était tournée vers le mur se trouvant sur le côté opposé. Son cou était tourné à sa limite, il pouvait le dire en voyant sa nuque.

« Ça ne me dérange pas d’être ainsi. C-ce n’est rien, » répondit Ayase.

« Non, bien sûr que je vais être affecté par ça !? C’est bien la première fois dans ma vie que quelqu’un avec qui je parle essaie si fortement de ne pas rencontrer mon regard !? Qu’est-ce qu’il y a ? Où y a-t-il quelque chose sur ce mur qui vous intéresse ? » demanda Ikki.

« J’ai — je veux dire... C-c’est bien trop embarrassant, » annonça Ayase.

Elle avait dit cette phrase à l’aide d’une voix si faible qu’on aurait pu la confondre avec le bourdonnement d’un moustique.

« ... Hein ? » s’exclama Ikki.

« P-Parler avec un garçon, je ne sais pas, t-tout en regardant les yeux dans les yeux... c’est bien trop embarrassant, » déclara Ayase.

En regardant attentivement le visage d’Ayase, il vit qu’il était entièrement teint en rouge jusqu’à ses oreilles, comme si la jeune fille était en feu.

« C-Comment Kurogane-kun est-il capable de parler face à face si facilement avec une fille qu’il vient à peine de rencontrer ? » demanda Ayase.

« Hein... comment ? Même si vous me demandez ça, je pense qu’il est normal de regarder le visage de la personne avec qui je parle lors d’une conversation, » répondit Ikki.

« N-Normal...C-C’est-ce si... incroyable... C’est totalement impossible pour moi. Même si je sais que c’est grossier, je ne peux pas faire face directement quand je suis regardée si fixement..., » répondit Ayase.

Ikki n’avait jamais pensé qu’il serait complimenté à cause de quelque chose comme ça.

Certes, plusieurs fois, Ayase regardait comme si elle lui jetait un coup d’œil, mais dès qu’elle rencontrait le regard d’Ikki, ses yeux commencèrent immédiatement à fuir au loin. Apparemment, elle essayait de regarder de face, mais comme elle était tellement embarrassée, il ne semblait pas qu’elle puisse réussir à le faire.

Et ces actes ne semblaient pas être de la comédie. Il semblerait qu’Ayase soit juste une Senpai vraiment très timide.

... C’est troublant. Si possible, j’aimerais pouvoir parler en face à face, mais...

Car sinon, il serait difficile de savoir si elle mentait. Ikki réfléchit sur ce qu’il fallait faire.

« Eh bien, si c’est avec nous, les filles, alors est-ce que ce serait correct ? » demanda Stella.

Soudainement, Stella et Shizuku se tinrent impassiblement devant Ayase et lui parlaient avec un ton critique.

« Je vais vous faire avouer. Pourquoi Senpai a-t-elle poursuivi Ikki ? Quel est votre objectif ? » demanda Shizuku.

« C-C’est... C’est..., » balbutia Ayase.

« N’est-ce pas facile à comprendre pourquoi une fille poursuit un garçon, ou un garçon poursuit une fille ? Elle le regardait visiblement avec des yeux remplis de désirs charnels, » déclara Shizuku.

« VRAIMENT !? » s’écria Stella.

« C-C’est faux ! Je vous le jure ! » répondit Ayase.

Comme prévu, il semble que la raison pour laquelle Ayase avait poursuivi Ikki n’était ni la méchanceté ni l’affection. Alors, pourquoi serait-elle là à poursuivre un étudiant redoublant tel que lui... ?

... Hmm ?

À ce moment, Ikki remarqua quelque chose se trouvant dans les paumes des mains d’Ayase, qui les agitait rapidement en rejetant les paroles de Stella et Shizuku. Des callosités. Il s’agissait sans l’ombre d’une erreur possible du résultat d’avoir frappé avec un shinai au moins plusieurs milliers de fois, non, des centaines de milliers de fois. Voyant ça, Ikki pensa immédiatement à une possibilité.

... Ces callosités et le nom de famille Ayatsuji... pas possible que... ! pensa Ikki.

« Senpai ! Est-ce que Senpai est-elle un parent de Kaito Ayatsuji ? » demanda Ikki.

Après qu’il lui fut posé cette question, Ayase écarquilla immédiatement les yeux avant de se tourner vers Ikki.

« C-Certainement, Kaito Ayatsuji est mon père... m-mais, comment pouvez-vous savoir ça ? » demanda Ayase.

« À cause des callosités sur vos paumes, Senpai. Ce sont les mains d’une épéiste. Et d’ailleurs, pour que vous soyez capable de suivre Stella et moi au cours de notre jogging, il ne serait pas possible de le faire à moins que vous ayez un corps substantiellement entraîné. Et votre nom de famille étant Ayatsuji... je pensais que peut-être vous le connaissiez. Mais qui aurait cru que vous étiez vraiment sa fille et que vous étudiez dans la même école que moi. C’était tout à fait une surprise de découvrir ce fait, » déclara Ikki.

Stella inclina la tête, voyant l’excitation d’Ikki et se demandant ce qui pouvait être si excitant. Et elle posa donc la question à Arisuin ―. « Hé ! Qui est Kaito Ayatsuji ? »

« Qui sait ? Je ne suis pas familier avec ce nom, » répondit Arisuin.

« Il s’agit d’un non-Blazer qui est aussi connu sous le nom du “Dernier Samouraï”, » Au lieu d’Arisuin, ce fut Shizuku qui fut celle qui avait répondu. « Puisque la plupart des Blazers ne sont pas intéressés par les arts martiaux, ce n’est pas une surprise qu’Alice ne le connaisse pas. Mais pour les gens qui ont étudié l’épée, même un petit peu, il n’y a pas une seule personne qui ne connaisse pas le nom de “Kaito Ayatsuji”. Car c’est un grand-maître respecté de tous. »

Le Concours du Dragon Céleste ― Le Tournoi de l’Est et de l’Ouest ― Le Coupe Musashi ― Le Match de Dixième Dan ―

Il était un génie de l’Art de l’Épée qui avait participé et avait gagné dans toutes les compétitions d’épée mondialement célèbres. Il y avait également des histoires le concernant sur le fait qu’il avait arrêté plusieurs criminels Blazer par lui-même, en dépit de ne pas être un Blazer lui-même.

« Normalement, même un pistolet ne ferait pas grand-chose contre un Blazer qui est protégé par sa magie. Mais avec son épée, ce handicap n’était rien. Il a probablement été la personne qui a déploré le plus de ne pas être née en tant que Blazer... Mais comme il était si fort, sans même être Blazer, il semblait qu’il ait ainsi gagné le ressentiment de beaucoup de Chevaliers-Mages, de sorte que sa renommée n’a jamais atteint plus loin que le monde des épéistes, » déclara Shizuku.

« Mais Shizuku, tu le connais quand même !? » déclara Stella.

« Parce que contrairement à la plupart des Chevaliers-Mages, le clan Kurogane reconnaît les mérites des arts martiaux, » répondit Shizuku.

Et parce qu’elle avait grandi avec une indisposition envers le clan Kurogane qui avait chassé son frère bien-aimé, elle n’avait donc jamais voulu suivre le chemin des arts martiaux que la maison Kurogane prescrivait. Mais elle se souvenait encore du Dernier Samouraï. Et il n’y avait aucune chance qu’Ikki, qui avait suivi sur le chemin de l’épée beaucoup plus sérieusement qu’elle, ne connaissait pas le nom du grand pionnier dans cet art.

« Quand j’étais enfant, j’ai regardé les vidéos des matchs de Kaito-san et j’ai décidé d’étudier l’épée. Pendant le collège, je suis même allé dans son dojo pour le défier directement, » déclara Ikki.

« Hein ? Est-ce que..., » demanda Ayase.

« Cependant, on m’a refusé le droit de le défier. Ils ont dit qu’ils ne faisaient pas de matchs non autorisés comme ça. Mais je suis vraiment heureux de pouvoir rencontrer ainsi la fille de Kaito-san. Kaito-san, comment va-t-il ? Est-il en bonne santé ? Dernièrement, je n’ai pas entendu parler de lui, alors je me demandais ce qui lui était arrivé » demanda Ikki d’une voix excitée. Mais à cette question, l’expression d’Ayase s’assombrit.

« ... En fait, à cause d’une blessure reçue lors d’un match... il est actuellement hospitalisé, » répondit Ayase.

« Eh... je... je suis désolé. J’ai demandé quelque chose de désagréable, » déclara Ikki.

« N-Non, vous n’avez pas à vous excuser. Vous n’avez rien fait de mal. Pour quelqu’un d’aussi étonnant que vous, Kurogane-kun, de tenir mon père en si haute estime, ce simple fait me rend très heureuse. Et cette conversation n’est pas sans rapport avec la raison pour laquelle je vous suivais, » déclara Ayase.

« Que voulez-vous dire par là ? » demanda Ikki.

« ... Après que mon père, qui était aussi mon mentor, fut hospitalisé, je me suis entraînée dans le style Ayatsuji à lame unique, mais récemment, je semble tombée dans un marasme..., » déclara Ayase.

Elle était angoissée sur la façon de suivre les pas de son père, son mentor.

« Mais alors, j’ai entendu des rumeurs à propos de vous, Kurogane-kun. Un étudiant de première année qui utilisait une étrange technique d’épée qui surpassait tout le monde. Alors je me suis dite, si je consultais Kurogane-kun..., je pourrais comprendre quelque chose, mais ―, » expliqua Ayase.

À ce moment, la voix d’Ayase s’affaiblit et elle détourna ses yeux d’Ikki.

« Mais, à part mon père et les étudiants du dojo, je n’ai jamais parlé à des garçons depuis mon enfance... Alors je me demandais comment vous approcher et..., » avoua Ayase.

« Étiez-vous... à me suivre toute la semaine en cherchant à comment me parler ? » demanda Ikki.

« Aussi embarrassant que ça puisse paraître, oui, » répondit Ayase.

... Uwah, ce qu’elle est une personne réservée ! pensa Ikki.

C’était presque comme un pain roulé laissé sur la table qui était devenue moisie sans que personne ne s’en aperçoive. Autre qu’Ikki, les trois personnes derrière eux étaient sans voix en connaissant la raison de ce harcèlement.

À ce moment-là, Ayase s’inclina une fois de plus face à Ikki.

« ... Je-je suis vraiment, vraiment désolée ! Je vous ai traqué pour une raison si futile pendant si longtemps. On ne peut rien y faire si vous pensez à moi comme étant qu’une femme désagréable. M-Mais, je vous jure de ne plus vous approcher à nouveau... A-Alors, s’il vous plaît, n’appeler pas la police, » balbutia Ayase.

« Non, ce n’est pas comme si je pensais à vous livrer à la police, » déclara Ikki.

Il se sentait plutôt attiré vers l’étrange épéiste qu’il venait de rencontrer aujourd’hui. Et d’ailleurs, elle était la fille du Dernier Samouraï. Alors quel genre de techniques pouvait-elle utiliser ? Il était extrêmement curieux.

« Heu, Ayatsuji-senpai. Si vous êtes d’accord avec cette demande, voudriez-vous vous entraîner avec moi ? » demanda Ikki.

« — Hein ? » s’exclama Ayase.

« Nous sommes tous deux des pratiquants de l’épée. Peut-être pourrions-nous nous conseiller mutuellement. Et d’ailleurs, je veux connaître l’épée du Dernier Samouraï de première main. Le simple fait de le voir a après tout, ses limites, » déclara Ikki.

« Est-ce que c’est vraiment correct !? » demanda Ayase.

Ayase sauta immédiatement du lit avant de saisir la main d’Ikki avec ses deux mains, puis se mit à sourire, telle l’éclosion de fleurs.

« Merci beaucoup ! Je suis vraiment heureuse de votre proposition ! » déclara Ayase.

Les yeux emplis de confusion qu’elle avait un instant auparavant regardaient dorénavant directement Ikki. Mais elle se rendit vite compte de ce qu’elle faisait et immédiatement, elle se sépara et recula d’environ trois mètres.

« Ah, D-Désolée ! P-Pour moi de saisir votre main comme ça, une telle impolitesse... ! » s’écria Ayase.

« Hahaha, vous n’avez pas à être choquée juste parce que vous avez saisi ma main —, » déclara Ikki.

Après tout, il y avait bien une sœur plus jeune se trouvant pas loin de lui qui avait embrassé son frère lors de leur réunion ainsi qu’une princesse qui pénétrait sans autorisation dans une salle de bain tout en ne portant qu’un bikini très réduit ―.

« Alors, nous allons ainsi nous entraîner ensemble à partir de maintenant ? Les matchs d’aujourd’hui sont déjà terminés, et donc, nous avons du temps jusqu’au souper, » déclara Ikki.

« Oui ! Je vais être à vos soins... et pourriez-vous me parler de façon décontractée ? Puisque je serai celle qui apprendra, il sera bizarre que le professeur soit celui qui utilise des honorifiques, » déclara Ayase.

« C’est simplement, parce que vous savez, je ne suis pas si étonnant pour être appelé en tant que professeur, » déclara Ikki.

« Ce n’est pas vrai. Il y a quelques instants, Kurogane-kun m’a bien dit que nous pouvions nous conseiller mutuellement, mais honnêtement, je ne pense pas qu’il y ait une seule chose que je puisse vous enseigner. Ainsi le disciple ici est en fait uniquement moi, » répondit Ayase.

Ikki montra un sourire amer face à ces mots. C’était bien telle qu’elle le disait, alors même qu’Ikki pouvait lui enseigner ses trucs, il n’y avait rien qu’elle pourrait lui enseigner en retour. Il pouvait voler la plupart de ses techniques juste en les voyant. Agir avec plus d’humilité serait juste sarcastique.

Confirmant ce fait, Ikki accepta donc la suggestion d’Ayase. « ... D’accord, alors je vais laisser tomber les honorifiques, mais en retour, vous aussi, parlez-moi normalement. En m’appelant en tant que votre professeur, ceci me mettrait dans une situation un peu compliquée. »

« D’accord, alors, s’il vous plaît, je serai à vos soins, » déclara Ayase.

Et ainsi, la harceleuse Ayase Ayatsuji devint la disciple d’Ikki.

***

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