Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 5

Bannière de Rakudai Kishi no Cavalry ***

Chapitre 2 : Un Visiteur de l’Ancienne Maison

Partie 5

« Shizuku ! » déclara Ikki.

Ikki se précipita vers sa sœur et lui prit les mains.

« Wôw, c’est vraiment toi ! Tu as tellement grandi, je peux à peine te reconnaître ! » déclara Ikki.

« Bien sûr, étant donné que nous ne nous sommes pas revus depuis quatre ans. Il serait plus étrange si je n’avais pas changé, » répliqua Shizuku.

« Hahaha, c’est vrai. Mais je suis si heureux ! » déclara Ikki. « Je n’aurais pas pensé que tu serais celle qui viendrait vers moi ! Je voulais venir te chercher moi-même, mais j’ai eu un peu de mal avec ma classe et bien, c’est sans importance, n’est-ce pas ? Désolé, je suis trop excité. »

Il voulait lui dire énormément de choses, comme présenter ses excuses pour avoir quitté si brusquement la maison, où encore partager sa joie pour ces retrouvailles. Mais toutes ces choses essayèrent de quitter sa bouche en même temps, donc il n’avait pu lui parler correctement. C’en était tout à fait troublant.

« Hey Ikki. Se pourrait-il qu’elle soit la sœur que tu as mentionnée ce matin ? » demanda Stella.

La question de Stella fut une bouée de sauvetage, donnant à Ikki une chance de se ressaisir.

« Eh ? Ah ! Oui ! Stella, je vais faire les présentations, » déclara Ikki.

Mais quand Ikki se tourna vers la classe, Shizuku attrapa sa manche pour attirer son regard et l’attira plus près.

« Onii-sama... Je voulais tant te voir..., » déclara Shizuku.

 

Touchant les joues d’Ikki, Shizuku l’embrassa avec ses lèvres rose pâle.

 

 

 

À cet étourdissant baiser en public, le reste de la classe ainsi que Stella crièrent en même temps

« « QUE SE PASSE-T-IL — !? » »

« A-Attendez une minute ! Ikki ! T-T-Tu ! Que penses-tu que tu as fait là !? » demanda Stella.

Évidemment, Ikki était le plus confus d’avoir été embrassé par sa petite sœur. Il enleva rapidement les mains de Shizuku de sa veste.

« JJ-Je ne sait pas non plus ce qui est arrivé ! Shizuku ! Tout à l’heure, qu’as-tu fait... !? » demanda Ikki.

 

 

« Quoi ? ... C’était juste un baiser. Tu ne le sais pas ? » demanda Shizuku.

« Je le sais ! Je suis surpris justement parce que je suis tout à fait clair à ce sujet ! Mais pourquoi m’as-tu fait ce baiser !? » demanda Ikki.

« Est-il vraiment nécessaire d’avoir une raison ? Un baiser est une preuve d’amour profonde, quelque chose fait par des personnes partageant un lien profond, volage ou empli d’un amour romantique. Donc n’est-il donc pas naturel pour un frère et sœur du même sang de se donner un baiser ? » demanda Shizuku. « Au contraire, il serait étrange pour eux de ne pas le faire. Et d’ailleurs, le baiser est tout simplement une salutation dans d’autres pays. »

« Hein ? Est-ce vrai ? Stella, suis-je dans l’erreur ici ? » demanda Ikki.

« Bien sûr que non ! C’est parce qu’elle essaye de t’induire en erreur !? » s’écria Stella. « Tout d’abord, le baiser sur la bouche n’est pas une salutation acceptable même dans d’autres pays ! Le Japon est-il un pays où les frères et sœurs s’embrassent ainsi !? »

Leurs camarades de classe reculèrent à la question de Stella et se mirent à murmurer entre elles.

« Non non non. Ce n’est certainement pas le cas, » répondit une première camarade de classe.

« Totalement impossible, » déclara une deuxième.

« Je vomis juste à y penser, » répliqua une troisième.

« Oh, alors Shizuku, tu es celle qui est bizarre. C’est une conclusion qui a été décidée à l’unanimité, » déclara Ikki.

Shizuku rit doucement face à cela. « Il n’y a pas de problème du tout, Onii-sama, parce qu’ils sont eux et que nous sommes nous. Je suis sûre que les liens entre frères et sœurs de tout le monde ici sont aussi froids que la toundra. Notre époque moderne est malade à sa façon. Mais toi et moi sommes différents. Un tel baiser ne peut même pas exprimer l’amour que j’ai ressenti pour toi pendant ces quatre longues années. Même si nous faisions l’amour ici, ça ne serait rien de plus qu’un message d’accueil. »

« « C’est totalement impossible que cela soit acceptable !!! » » crièrent toutes les filles de la classe, y compris Stella.

Ce n’était que la première période de la première journée d’école, mais le cœur de la classe de première année avait déjà atteint une unité parfaite.

« Non, Shizuku, que dis-tu !? Pour une jeune femme, de parler si facilement de sexe, comment cela pourrait-il être décent !? » demanda Ikki.

« C’était une blague. Onii-sama est si mignon quand il rougit comme ça, » déclara sa petite sœur.

Qui... qui êtes-ce !? Le sourire enchanteur de Shizuku donna des sueurs froides à Ikki. Sa sœur dans ses souvenirs était terriblement timide et avait peur de la foule. Comment pouvait-elle être devenue ainsi ?

« Eh bien ! Onii-sama, mettons ces choses insignifiantes de côté. S’il te plaît, viens plus près de moi et permets-moi d’ainsi me sentir plus proche de toi, » déclara Shizuku.

Shizuku annonça ceci et juste après, ses bras s’enroulèrent autour du cou d’Ikki comme des serpents blancs. Ses yeux de jade, qui n’avaient regardé personne d’autre que lui depuis qu’elle était rentrée dans la salle de classe brillèrent vers Ikki comme les yeux d’un oiseau envers sa proie.

« Pendant ces quatre ans, j’étais si seule..., » déclara Shizuku.

« Uwa... ah ! » avait gémi Ikki.

Ses lèvres roses se rapprochèrent pour un second baiser. Ce n’était pas bon. Le fait d’aller plus loin était une mauvaise chose. Ce n’était pas une relation appropriée entre un frère et une sœur. Mais même si Ikki savait cela, il ne pouvait pas bouger. Sa sœur avait cloué ses yeux de jade sur lui et elle ne le laisserait certainement pas fuir, donc les deux, une fois de plus ―.

« NOOOOOOOOOONNNNNN !!! »  Mais Stella intervint à ce moment critique. « Hey Ikki ! Pourquoi ne l’as tu pas arrêtée !? Contrôle-toi ! »

« D-Désolé ! Je veux dire, merci de m’avoir sauvé ! » déclara Ikki.

Pour la première fois, Shizuku regarda quelqu’un d’autre qu’Ikki, comme si elle venait maintenant de remarquer la présence de l’autre fille.

« Qu’êtes-vous en train de faire ? » demanda Shizuku.

« C’est ma question cela ! Qu’êtes-vous en train de faire là !? Pourquoi vous collez-vous autant à lui !? » demanda Stella.

« Quoi ? J’allais juste l’embrasser, » déclara Shizuku.

« C’est vrai ! Mais pourquoi diable voulez-vous faire cela !? » demanda Stella.

« Pourquoi ? Eh bien, si je devais répondre, alors ―, » répondit Shizuku.

Shizuku soupira à la question de Stella.

« ― Je fais avec mon frère ce que je veux, » acheva Shizuku.

« Ikki ! Ta sœur est bizarre ! Quelle partie de “une sœur liée par le sang” est normale !? » demanda Stella.

« Eh bien, je suis aussi surpris ! » répondit Ikki.

« Vous nous avez interrompus plus d’une fois maintenant, » déclara Shizuku. « Vous êtes celle dont parle la rumeur, la Princesse Stella, n’est-ce pas ? Pourquoi la royauté empiète-t-elle sur une conversation entre roturiers ? »

« Les roturiers ne doivent pas non plus avoir ce genre de conversations obscènes !? » s’écria Stella.

« Comme je l’ai dit avant, ce sont eux et nous sommes nous, » répliqua Shizuku.

« Vous êtes juste en train d’ignorer la question ! Pensez un peu au bon sens ! » déclara Stella.

« ... Qu’est-ce que vous êtes une personne bruyante ! » déclara Shizuku. « Très bien, même si cela peut vous paraître étrange pour une sœur que d’embrasser son frère et même si j’avais fait quelque chose de contraire au bon sens... pourquoi est-ce si important pour vous ? »

« Heuu..., » balbutia Stella.

« Cette affaire est entre lui et moi. Une princesse à l’esprit étroit qui n’est même pas impliquée dans nos affaires devrait rester à l’écart, » déclara Shizuku.

Shizuku annonça cela avec les yeux mi-clos et Stella fut embarrassée à la suite de cette remarque. La détermination de cette petite sœur était venue d’un grand désir pour son frère après quatre ans de séparation. Stella n’avait certainement pas de lien direct et elle ne devrait pas se mêler à leur réunion, mais ―.

« Onii-sama, il semblerait y avoir un obstacle ici. Alors, allons à un endroit plus calme afin de récupérer les années que nous avons perdues, » déclara Shizuku.

Mais cette fille n’agissait certainement pas comme une petite sœur. Elle parlait à Ikki d’une manière qui avait largement franchi la ligne d’une relation normale et Stella ne pouvait pas laisser une telle personne seule avec Ikki.

Alors Stella décida. « ... Si c’est d’une connexion dont vous avez besoin, alors j’en ai une. »

Son visage devint rouge au moment où elle avait annoncé cela.

« Nous avons une relation, de sorte que je ne peux pas permettre que vous embrassiez Ikki ! » déclara Stella.

« Hein !? » s’exclama Ikki.

Ces mots choquèrent Ikki, parce que Stella venait de déclarer que ce n’était pas bien pour lui d’embrasser une autre fille.

Est-ce que... par hasard... ceci voulait dire que Stella, envers moi... ? se demanda Ikki.

« Parce qu’Ikki est mon maître ! Si mon maître se transforme en un siscon perverti [1] et est jeté en dehors de la société, c’est évident que cela me dérangera ! » annonça Stella.

« C’est donc ta raison ― !? » s’écria Ikki.

« Super énorme scandale ― ! Je peux déjà voir le titre pour le premier numéro “Enchaînée par la poitrine ! La Princesse et le Colocataire Sauvage enfermés dans leur chambre pendant 72 ​​heures !”. Ceci va être certainement cela ! » annonça Kagami.

« Kurogane semblait mature, mais il est encore un... ? » déclara une camarade de classe.

« Wôw, peut-être qu’il cache des appétits très importants ? » demanda à voix haute une autre camarade de classe.

« Faire d’une princesse sa servante ! Voilà un certain jeu de dégradation de haut niveau, » déclara une troisième fille.

C-C’est très mauvais tout cela. Stella vient de placer la situation dans une direction totalement ridicule, pensa Ikki.

« A-Attends un peu, Stella ! Que dis-tu en face de toutes ces personnes !? » s’écria Ikki.

« M-Mais n’est-ce pas vrai !? Nous avons combattu dans ce duel tout en pariant tout. Comme j’ai perdu contre toi, cela signifie que, même si je suis indisposée envers cela, que mon corps et mon cœur appartiennent désormais à toi ! Tu pourrais même dire que nous ne sommes plus qu’un seul corps et une seule âme. Il n’y a aucune chance que je ne fasse pas partie de tes affaires ! Et garder son seigneur sur le droit chemin est le devoir d’un vassal ! » déclara Stella.

« Ne t’ai-je pas dit que nous devrions simplement oublier cette promesse !? » s’écria Ikki.

« Impossible ! Mon orgueil de princesse ne me permettrait pas cela, et n’as-tu pas donné à cette princesse, l’ordre de “Laisse-moi vivre avec toi dans le même lit !?” » demanda Stella.

« Je ne me souviens pas que cela sonnait si doux ! Et de plus, il n’y avait aucune implication immorale, » répliqua Ikki.

« Mais ce que tu m’as dit n’était pas si différent ! » déclara Stella.

Je ne peux pas tellement en parler, mais...

 

« Est-ce vrai ? » demanda Shizuku.

 

Une voix glaciale retentit derrière Ikki. Un froid traversa son corps, comme si de l’eau froide avait été versée à l’intérieur de ses vaisseaux sanguins. Le charme qu’affichait sa sœur avant cela avait totalement disparu. Sa voix froide retentit de nouveau.

« Est-ce vrai ? » demanda de nouveau Shizuku.

Shizuku se tenait là, à regarder fixement Ikki, son visage rigide comme un masque de Nô [2].

Effrayant !

« Onii-sama. Je demande si ceci est vrai ou non, » demanda Shizuku.

Quelle question dangereuse ? Il voudrait le nier. S’il ne le niait pas, quelque chose de mauvais allait certainement se produire. Ikki le savait, mais malheureusement, c’était presque exactement comme l’avait dit Stella, alors ―.

« E-Eh bien, je pense qu’une certaine nuance de rancune a été rajoutée, mais... c’est à peu près comme elle l’a dit, » répondit Ikki.

L’honnête Ikki ne pouvait pas éviter de donner cette réponse, même si les gens honnêtes ne vivent pas longtemps.

« Oh, c’est donc vrai ! Fu... Fufufu... fufu-hii ! » Shizuku se mit à rire.

« Shizuku...? » demanda Ikki.

 

« Menteur, » annonça Shizuku.

 

Shizuku avait souri avec les yeux mi-clos et un sentiment de terreur comme si quelqu’un léchait sa moelle épinière parcourut le corps d’Ikki.

« Pourquoi voudrais-tu dire un tel mensonge, Onii-sama ? » demanda Shizuku. « Il n’y a aucun moyen que tu fasses ce genre de chose. Jamais tu ne feras quelque chose pour me rendre triste, jamais tu ne dirais quelque chose qui pourrait me faire du mal. Ceci ne peut pas venir de toi, Onii-sama. »

« Hee! Shizuku-san..., » déclara Ikki.

« Ah ! Je comprends. Je suis sûr que cette femme te fait du chantage pour que tu sortes avec elle, » déclara Shizuku. « Et tu masques ce fait pour ne pas m’inquiéter, non ? Oui, car rien d’autre n’est possible ― »

« Attends ! Il suffit de m’écouter pour me c ―, » commença Ikki.

« Pauvre Onii-sama. Quelle femme horrible ! » déclara Shizuku. « C’est exactement pourquoi je ne voulais pas que tu quittes la maison. Tu es tellement incroyable et fascinant sinon, pourquoi une certaine personne OBSCÈNE et stupide t’ ―. »

« Shizuku, je te supplie de te calmer un peu. Parlons un peu à propos de ―, » déclara Ikki.

« ― approche avec seulement ses gros seins pour tenter de te séduire ! Tu n’es pas à blâmer. Tu es juste captivant et romanesque. C’est donc de la faute de cette femme. Tout est la faute de cette femme. Voilà pourquoi je vais te libérer. Éclabousse loin, Yoishigure [3] ! » déclara Shizuku.

« H-Hey Shizuku, ce n’est pas bien ! Tu ne peux pas faire cela ! Range cette chose dangereuse et écoute-moi ! On ne me fait aucun chantage. Hé, écoute-moi !? » s’écria Ikki.

Ikki ne pouvait que rester là avec un visage pâle après que Shizuku eut appelé son Dispositif en forme de Kodashi [4], Yoishigure.

« Oh s’il te plaît, Onii-sama. Je t’écoute, » déclara Shizuku. « Il n’y a aucune chance pour que Shizuku n’entende pas ce que dit son Onii-sama ! C’est impossible de retourner en arrière. Je suis peut-être la deuxième parmi les premières années et un Rang B inférieur à Stella-san, mais mon élément est l’eau, l’ennemi naturel du feu. Pourtant, je suis reconnaissante pour ton inquiétude. Je t’aime, Onii-sama. »

« Tu n’as rien écouté du tout ! Tu dis des absurdités depuis le départ ! » cria Ikki.

« Sers-moi, Laevateinn, » déclara Stella.

« Quoooii !? Stella, pourquoi deviens-tu aussi agressive !? » demanda Ikki.

« Désolée, mais contrairement à toi, je ne suis pas si douce pour que je me retienne alors que quelqu’un pointe un Dispositif sur moi. Si elle veut se battre, alors je suis prête et disposée, » répondit Stella.

Au moment où Ikki s’en rendit compte, ni Shizuku ni Stella ne regarderaient ailleurs plus longtemps. Seul l’ennemi se reflétait dans leurs yeux de jade et de rubis. Il ne pouvait plus les arrêter avec des mots, maintenant qu’elles voulaient se battre l’une contre l’autre.

« Okaaay ! Tout le monde, s’il vous plaît sortez de la salle. Si vous restez ici, vous allez mourir ~ ! » déclara Kagami.

Kagami avait déjà commencé l’évacuation, montrant la grande capacité d’adaptation d’une journaliste. Bientôt, les seules personnes qui restaient dans la salle de classe furent les deux filles qui s’insultaient.

« Mais encore, vous avez un tel Dispositif si modeste... tout comme votre poitrine, » déclara Stella.

« Et vous ! Une arme sans élégance du tout, tout comme vos vulgaires seins. Les deux sont inutilement grands. Ils vous conviennent fort bien, » répliqua Shizuku.

« Quelqu’un d’aussi dépourvu de cela ne peut rien y faire, à part parler de son parti pris, mais je vais vous pardonner, puisque je suis une femme dont le cœur est aussi grand que sa poitrine, » répliqua Stella.

« ... Grosse, » répliqua Shizuku.

*Crack*

Ikki entendit un bruit désagréable provenant de la direction de Stella.

Ahh, c’est sans espoir.

Ikki quitta alors la salle avec ses épaules affaissées et l’inévitable tragédie commença ainsi.

 

« « Je vais te tuer ! » » (Stella Vermillion/Shizuku Kurogane)

 

Ces deux Blazers transformèrent la classe Une de première année en ruines en à peine quelques secondes.

Notes

  • 1 Sis-con : Une personne avec un « complexe de sœur », qui aime trop sa sœur.
  • 2 Masque de Nô : Masque utilisé pour du théâtre japonais
  • 3 Yoishigure, 宵時雨 : « Pluie du Soir ».
  • 4 Kodashi : Une épée courte japonaise, essentiellement un court Katana.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Laisser un commentaire