Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Destin

Partie 3

Après avoir reçu l’information que Léon était parti pour le palais royal, trois serviteurs exclusifs de sous-race s’étaient rassemblés dans le dortoir des étudiants.

L’un d’eux était « Meole », le serviteur exclusif de la sœur aînée de Léon, Jenna.

L’homme grand, musclé, aux oreilles de chat, se tenait devant la chambre de Léon avec ses compagnons.

« Ce Kyle nous a trahis. Il ne nous donnera pas un coup de main, » déclara Meole.

Les deux autres avaient calmé Meole.

« C’est le serviteur de la Sainte. Il ne peut pas se permettre une conduite imprudente. »

« Les elfes dans leur ensemble sont des gens étranges, n’est-ce pas pour cela qu’il a refusé ? Plus important encore, c’est une bonne chose que nous ayons la clé. »

« Tu veux dire ça ? » demanda Meole.

Meole, ayant obtenu une clé de la chambre de Léon, avait souri.

« Quand cette femme est entrée et sortie de cette pièce, j’ai pris la clé et voilà. Cette idiote est trop facile à manipuler, » déclara Meole.

Ce n’était pas des mots à dire envers le maître d’un serviteur, mais l’esclavage était une relation définie purement par contrat.

Les esclaves n’avaient pas l’intention de travailler sérieusement.

Déverrouillant la porte, ils entrèrent dans la chambre de Léon tout en faisant attention à ce qui les entourait.

L’un d’eux se tenait à l’extérieur de la pièce pour monter la garde, alors Meole et l’autre serviteur avaient apporté un paquet dans la pièce.

« Qu’ont-ils l’intention de faire avec ce truc ? »

« Comme si je le savais. On met ça dans la chambre du type et on reçoit de l’argent, fin de l’histoire. »

Les serviteurs exclusifs détestaient Léon. L’une des raisons étant qu’il avait frappé les serviteurs exclusifs qui avaient essayé d’agir contre Milaine pendant le festival de l’école.

Il y avait aussi une raison légitime, mais, du point de vue des serviteurs exclusifs, Léon était un garçon à problème.

Leur action actuelle était une forme de vengeance.

Une fois leur travail terminé, ils avaient quitté la pièce.

C’était étrange qu’il y ait des domestiques exclusifs dans les dortoirs des garçons, mais aucun garçon n’osa les interroger.

 

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C’était le lendemain après l’école.

J’avais une cérémonie du thé à organiser.

Les garçons devaient périodiquement faire des cérémonies de thé, sinon les filles répandaient de mauvaises rumeurs à leur sujet.

Eh bien, ce n’est pas comme si ma réputation avait de l’importance en ce moment.

D’ailleurs, les cérémonies du thé, ou plutôt le thé, était un passe-temps que j’avais appris à apprécier après mon arrivée dans ce monde.

Hmm, un tel passe-temps intellectuel me convient parfaitement.

Cependant, les invités d’aujourd’hui étaient tout à fait uniques.

Il y avait la fille d’un comte, Deirdre Fou Roseblade, qui avait les cheveux blonds en boucle. Elle portait du rouge à lèvres rouge, avait une apparence forte et une personnalité amusante.

« Tu es insouciant. »

Devant une Deirdre apparemment insatisfaite, j’avais bu le thé que j’avais préparé.

« Aujourd’hui, c’est parfait, » déclarai-je.

Alors que j’étais satisfait, il y avait une autre fille qui semblait un peu irritée.

Clarisse Fier Atlee, l’ancienne fiancée de Jilk, m’avait parlé des affaires de la cour royale.

« Léon, tu es dans une situation très dangereuse. Tu le sais, n’est-ce pas ? La maison ducale Redgrave s’affaiblit et a perdu son influence dans le palais royal. Le nouveau marquis Frampton préconise que des mesures strictes soient prises contre toi. »

Comme j’étais le commandant des gardes du corps de Marie, il semblerait que ce soit aussi lui qui voulait que je sois responsable de sa dette.

Je ne pus m’empêcher de rire de voir à quel point il était autoritaire.

« Je ne suis pas responsable de la dette. C’est la responsabilité de Marie, ou plutôt de sa famille, » répondis-je.

Deirdre avait croisé les jambes et posé ses coudes sur la table.

« Imbécile. Il se fiche de la raison. Il veut te traquer. De plus, il veut voler ton dirigeable. C’est juste un groupe de gens qui essaient de trouver un prétexte, » déclara Deirdre.

« Comme c’est effrayant ~ ! » déclarai-je.

Il semble que les nobles ont beaucoup de temps libre s’ils essaient de trouver des fautes chez moi.

Je pouvais comprendre son désir désespéré de m’enlever Luxon, mais ce n’était pas la personne la plus vertueuse pour avoir conspiré avec d’autres pour atteindre ce but.

« Il semble que le marquis Frampton connaisse bien Son Altesse Hertrude. La raison pour laquelle la principauté est très indulgente en ce moment est que la faction du marquis Frampton a pris le contrôle, » déclara Deirdre.

Deirdre, qui cherchait peut-être quel genre de réponse je pourrais faire, avait eu une expression sérieuse.

C’était une vraie fille de noble, donc ses informations sur la cour royale devraient être exactes.

De plus, Clarisse, étant une noble de la cour royale, serait encore mieux informée sur le sujet.

« En ce moment, le marquis Frampton se fraie un chemin, avec un peu de force même. Léon, tu dois être prudent. »

Il semblerait que cela soit devenu un problème, mais je ne voulais pas vraiment m’impliquer avec le palais royal.

— Ce sentiment n’avait pas changé, même maintenant.

« Dans ce cas, qu’il me rétrograde, » déclarai-je.

Deirdre avait souri. « Tu es vraiment un imbécile. Tu crois que ces gens vont être aussi indulgents ? Avant que tu t’en rendes compte, ils t’arracheront le tapis à tes pieds à n’importe quel moment… »

La voix de Deirdre fut interrompue par un bruit de pas précipités.

Un grand nombre de chevaliers et de soldats étaient entrés dans la salle, pointant leurs armes sur moi.

« Es-tu Léon Four Baltfault ? Tu vas devoir venir avec nous, » déclara l’un d’eux.

Clarisse s’était levée. « — C’est très impoli ? C’est officiellement un vicomte du 4e rang. »

Le chevalier leva le coin de sa bouche et se moqua de l’intrépide Clarisse.

« Le rang n’a pas de sens pour un traître. Allez, viens, morveux ! » cria le chevalier.

Les chevaliers m’avaient saisi des deux côtés et m’avaient traîné hors de la pièce.

« Un traître ? C’est un héros, » s’exclama Deirdre.

« Héros ? On ne peut pas le traiter de héros quand il traite secrètement avec la principauté. Maintenant, excusez-nous, » le chevalier affichait un regard sévère.

Des relations secrètes avec la principauté ? Alors, de quoi s’agit-il ?

 

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Les dortoirs des filles.

Anjie, entrant dans la chambre d’Hertrude, respirait un peu difficilement comme elle était arrivée en toute hâte dans la pièce.

Hertrude, qui regardait calmement Anjie, était assise sur une chaise en croisant les jambes et en plaçant une main sur son genou.

C’était comme si elle attendait Anjie.

« Vous êtes assez pressée. Je vous pardonne pour votre impolitesse pour cette fois, » déclara Hertrude.

« Qu’est-ce que vous préparez ? » demanda Anjie.

Hertrude avait souri. « Hmm ? Qu’est-ce que vous racontez ? Parlez clairement. »

« Vous faites l’imbécile maintenant ? Des rumeurs se sont répandues sur le fait que Léon travaillait avec la principauté ! » s’écria Anjie.

« Anjelica, ce n’est pas bon de suspecter des gens sans preuve, » déclara Hertrude.

En réponse à Hertrude qui affirmait le manque de preuve, Anjie avait réajusté sa respiration et avait parlé. « Il semble que vous soyez assez proche du marquis Frampton. Pourquoi aller si loin pour abattre Léon ? »

Hertrude avait dit un mot de pitié pour Anjie. « Êtes-vous venue me voir pour ce genre de raison ? C’est comme les rumeurs disent, vous êtes hystérique. Si vous en faites trop, vous ne serez qu’une simple idiote. »

Anjie avait rapproché son visage de Hertrude, qui riait. « À quoi pense-vous ? Voulez-vous vraiment faire une guerre ? Que pouvez-vous faire quand vous avez déjà perdu contre Léon ? »

Hertrude, souriant, se mit à parler des défauts de Léon. « Vous avez une bonne évaluation de M. le Héros, n’est-ce pas ? J’ai aussi jeté un coup d’œil au vicomte, juste pour un court instant. D’après les apparences, c’est un homme ordinaire. Il a peut-être du potentiel, mais en tant que Chevalier, il est en dessous de la moyenne. »

En voyant les sourcils d’Anjie se déplacer pour exprimer un sentiment d’inconfort, Hertrude avait ri encore plus fort.

« J’ai raison, n’est-ce pas ? Les chevaliers bienveillants ne sont qu’un fantasme. Un chevalier qui ne peut pas tuer dans une guerre est inutile. Très différent de Bandel, » déclara Hertrude.

Hertrude avait regardé Léon de près. « C’est un chevalier qui est tombé sur un artefact perdu. Ce familier qu’il a est lié à cet artefact perdu, n’est-ce pas ? C’est un gaspillage de potentiel que de ne suivre que ses ordres. »

Anjie s’était arrêtée de parler de ce que Léon pouvait faire s’il était sérieux.

Même s’il était bon, il était encore immature en tant que chevalier.

C’était un monde où la guerre était monnaie courante.

Dans ce monde, un chevalier qui ne pouvait pas tuer n’était pas qualifié d’adulte.

« Vous nous détestez tant que ça ? » demanda Anjie.

Le sourire d’Hertrude avait alors disparu. « Qu’est-ce que vous en savez ? Connaissez-vous le chagrin des citoyens dont les enfants, les parents et les familles ont été tués ? Ne pensez pas que nous vous pardonnerons de nous avoir attaqués de façon si unilatérale ! »

« Quelle naïveté ! On dirait que c’est vous qui ne savez rien. Le palais royal a eu raison de vous faire étudier à l’étranger. Ce qu’il vous faut —, » déclara Anjie.

Anjie avait été interrompue par un groupe de chevalières qui étaient entrées dans la salle.

« Halte ! Anjelica, vous venez avec nous, » déclara l’une d’elles.

« — quoi ? » demanda Anjie.

Les chevalières encerclèrent Anjie.

« Qu’est-ce que vous faites toutes ? » demanda Anjie.

Les chevalières avaient souri et avaient répondu à sa question. « Comme c’est mal élevé. Agression sur Son Altesse Hertrude. »

« Il semble que la fille du duc soit grossière. »

« Maintenant, par ici. »

Anjie avait tout compris. Les chevalières, que l’on croyait à l’origine être les escortes de Hertrude et qui servaient à la surveiller, travaillaient déjà avec l’ennemi.

Avec un visage de dégoût, les chevalières l’avaient retenue.

Le regard d’Anjie passa des chevalières à Hertrude lorsqu’elle l’interrogea.

« Vous devenez sérieuse ? » demanda Anjie.

Hertrude se leva et chuchota à l’oreille d’Anjie. « Cette fois, le Royaume de Holfault sera souillé de sang. Et puis, ces terres — . »

Les yeux d’Anjie s’élargirent en entendant les derniers mots.

« — couleront. Arrêtez-nous, si vous croyez que vous le pouvez, Anjelica. »

 

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En voyant ma chambre dévastée à l’intérieur du dortoir des garçons, j’avais fait une grimace comme si j’avais mordu un truc amer.

Il y avait là une lettre indiquant que j’étais lié à la principauté.

Il y avait une grande collection de lettres que je n’avais jamais vues auparavant dans ma chambre.

— Je suis assez impressionné qu’ils soient allés aussi loin.

Un chevalier se tenait devant moi et déplia une lettre.

« Tu ne peux pas t’en sortir comme ça. — Dire que le héros conspirait avec la nation ennemie derrière notre dos, » déclara le chevalier.

J’avais tourné mon regard vers le chevalier éhonté.

« Tu leur es très dévoué, n’est-ce pas ? » Je m’étais moqué avec mépris du chevalier, qui approchait son visage du mien. « Tu es assez minutieux pour me destituer. »

Après ça, avec un sourire, le chevalier m’avait frappé au visage.

Tandis que je tombais, les subordonnés du chevalier se rassemblèrent.

« Sois obéissant, sale traître ! »

Après que j’eus reçu une série de coup de poing alors que j’étais sans résistance et couché sur le sol, Luxon m’avait regardé.

J’avais fait un geste pour dire que j’allais bien, puis je m’étais laissé me faire bloquer.

— Bien que j’aie eu une mauvaise prémonition avant, c’est vraiment le pire résultat possible.

« Qu’est-ce que ça fait de se relever et de se voir rapidement retirer son statut ? »

« J’ai pensé que c’était suspect. C’est impossible pour un gosse comme toi de devenir vicomte. »

« Il semble que tu as été impliqué dans des actes maléfiques en coulisses. Sois prêt pour une enquête approfondie. »

Pendant que j’étais ligoté, des écoliers s’étaient rassemblés devant ma chambre.

Parmi eux, j’avais vu le visage de Meole, un serviteur exclusif.

Il m’avait regardé et m’avait fait un sourire révélateur.

« Petit bâtard, » déclarai-je.

Le sourire de Meole s’était accentué en réponse à mes paroles.

J’avais reçu un coup de pied dans le dos et j’étais tombé.

J’avais ensuite été forcé de me lever, tiré par mes cheveux, et pendant que je marchais, j’avais aussi vu des écolières et leurs domestiques exclusifs dehors.

« Ça t’apprendra. »

« J’ai pensé que quelque chose était étrange depuis le début. »

« Je l’ai suspecté tout ce temps. »

Pendant que je marchais sur le chemin que les élèves faisaient, ils avaient dit ce qu’ils pensaient et m’avaient jeté des ordures à la figure.

Faisaient-ils encore un renversement d’attitude complet ? Cependant — il ne devrait pas y avoir de raison pour eux d’aller aussi loin.

Les étudiants de l’académie avaient fait un 180, ou plutôt un 360 depuis le tout début.

Bizarrement, ça m’avait semblé plus approprié.

Le chevalier qui m’avait frappé par-derrière avait parlé. « Vicomte Léon Fou Baltfault — non, tu es juste Léon maintenant. Prépare-toi, criminel. »

Ils avaient énuméré diverses accusations, mais il s’agissait toutes de fausses accusations.

J’étais bloqué, prêt à être jeté en prison.

« Ce n’est pas comme ça que je voulais être rétrogradé, » déclarai-je.

Les ordures volaient dans tous les sens alors que je faisais une blague, et pour empirer les choses, on me donnait aussi des coups de pied.

Se frayant un chemin à travers la foule, Livia apparut. « Léon ! »

J’avais fait un petit signe à Livia, qui avait crié mon nom, puis j’avais marché pendant qu’on me jetait des ordures.

Parmi la foule, Clarisse, Deirdre, Daniel et Raymond m’avaient regardé avec inquiétude.

Bon sang — ce monde de jeu vidéo otome est vraiment le pire endroit où vivre.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour ce chapitre

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