Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 6 – Chapitre 172

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Chapitre 172 : Démarrage à partir du côté négatif

Je n’avais sorti qu’un unique billet de loterie. Dommage, mais je n’avais gagné qu’une balle magique (blanche).

J’avais regardé la mère et la fille, Éléanore et Hikari.

Après un moment, Éléanore était revenue à sa taille normale, et j’avais alors annoncé « on s’en va ».

« Déjà ? »

« Hmm ? »

« Ne parle à personne de ça, c’est compris ? » demanda Éléanore.

« Parles-tu de ta régression au stade bébé ? » demandai-je.

« Ne me rappelle plus ça ! Je n’ai jamais régressé ! Mon apparence est juste devenue un peu plus enfantine ! »

« Mais, c’était très mignon, Maman, » déclara Hikari.

« Hmm... »

Même si elle était sur le point de me dire quelque chose sans se retenir, on dirait qu’elle était franchement incapable de refuser le sourire innocent de sa fille. Éléanore avait l’air vraiment troublée après nous avoir regardés, moi et Hikari.

« ... En plus, c’est de ta faute ! » déclara Éléanore.

Elle m’avait donné un direct du droit dans mon estomac.

Bien sûr que non seulement ce n’était pas douloureux, mais la voir cacher son embarras était mignon.

« Papa et Maman sont tellement amoureux, » déclara Hikari.

« Pour la énième fois, s’il vous plaît, n’apportez pas vos touchantes scènes familiales ici…, » déclara la femme du personnel.

Nous avions quitté la salle de la loterie pendant qu’Éléanore se calmait.

J’étais retourné dans la chambre de Delphina. Elle traitait quelques dossiers posés sur le bureau devant elle et se leva après m’avoir vu.

« Tu en as mis du temps. »

« C’est de ma faute, j’avais quelques petites affaires à gérer. »

« Dans ton cas, Kakeru, même une affaire mineure pourrait faire trembler le monde, c’est effrayant. »

« Ce n’est pas vrai du tout ce genre de chose... »

Je viens juste de jouer avec Éléanore.

« Hmm, tu sais ? Papa a rendu Maman super mignonne ! » déclara Hikari.

« Comme je l’avais bien pensé, c’est quelque chose qui ferait trembler le monde. Pour faire en sorte que l’Épée Démoniaque Éléanore soit si mignonne, je ne peux pas imaginer ce qui s’est passé dans ce monde. »

Delphina roulait un peu les yeux.

Le fait de faire en sorte qu’Éléanore, une existence dont le nom était inscrit dans l’histoire comme le symbole de la peur, paraissait mignonne ferait trembler le monde.

Eh bien, mais les choses mignonnes restaient mignonnes donc rien ne pouvait être fait pour ça.

« Mais à la place de parler de ça, qu’est-ce qui est arrivé au roi d’Aegina et à Sélène ? » demandai-je.

« J’ai placé le roi d’Aegina dans ce bâtiment. Nous avons déployé autant de gardes que possible et pris des mesures contre la magie de détection. Tant qu’ils ne peuvent pas le voir de leurs propres yeux, personne ne saura qu’il est là, » répondit Delphina.

Le visage de Delphina était devenu un sérieux... de son mode de conversation usuel à son mode de travail. Et bien que des mesures puissent être prises contre la magie, c’était impossible contre les choses physiques, hein.

« Et qu’en est-il de Sélène ? »

« Elle crie beaucoup, » répondit-elle.

Delphina secoua la tête.

« Encore, hmm, » déclarai-je.

« Sélène Mi Aegina. J’ai entendu dire qu’elle a grandi avec son entourage qui la gâtait, mais son égoïsme est pire que ce que les rumeurs disaient, » déclara Delphina.

« ... Où est-elle ? » Et ainsi, j’avais demandé à Delphina où était Sélène.

☆☆☆

Je marchais seul dans le couloir.

Même si j’avais dit que j’étais tout seul, j’étais avec Éléanore.

Au départ, je portais toujours Éléanore pour qu’elle ne puisse pas faire quelque chose de mauvais aux autres, mais récemment, je pensais que tout devrait bien se passer maintenant.

{Toi, ne penses-tu pas à quelque chose de totalement inutile ?} demanda-t-elle.

« Je réfléchissais juste au fait que tout se passerait bien même si je ne te porte pas en permanence, » lui répondis-je.

{Si tu me laissais partir, je contrôlerais les humains et ferais tomber le monde dans le chaos.}

« Tu ferais ça même si tu sembles mieux te comporter récemment ? »

{Je suis seulement comme ça parce que ça a l’air plutôt sympa d’être avec toi. Mais si la fête est finie, je ne reviendrai à mon ancien caractère que pour trouver plus de proies.}

« Tu penses que c’est amusant d’être avec moi, hein. »

{Hmm, c’est le meilleur moment de mon existence.}

« Même si tu étais plus petite et plus mignonne ? » demandai-je.

{Oublie ça !!}, cria Éléanore.

Était-ce juste moi ? Cela semblait très agréable.

Si c’était le cas, je devrais toujours la porter. Après tout, je m’amusais tellement avec Éléanore.

... les choses amusantes se produiraient vraiment les unes à la suite des autres.

{Ton visage me montre que tu fomentes à nouveau un mauvais coup.}

« Ce n’est pas vrai. »

{Bien, peu importe. Laissons cela de côté. Cette fille... qu’est-ce que tu vas faire avec Sélène ?}

« Je vais d’abord le lui demander. »

{Je ne peux pas du tout le voir en tant que « femme capable ».}

« Cela pourrait être vrai. Delphina a après tout l’œil pour les individus. »

{Après tout, toi et moi... nous l’avons vu en personne.}

« ... je suppose que c’est tout simplement son dernier essai. »

{Je n’ai pas d’objections à cela.}

J’avais continué à marcher dans le couloir, arrivant devant la pièce où Sélène était pour ainsi dire confinée.

Deux des subordonnés de Delphina la gardaient depuis l’extérieur. Tous deux me saluèrent dès qu’ils me virent. Je leur fis un signe de tête et j’entrais dans la pièce.

Sélène était à l’intérieur.

Elle était assise à côté de la fenêtre, regardant dehors avec ses jambes croisées.

Elle avait vraiment l’apparence d’une fille gâtée, mais à l’instant où elle m’avait vu, elle m’avait fait un visage plein de sourires et avait couru vers moi.

« Shou ! »

« Ce n’était qu’un pseudo. Mon vrai nom est Kakeru. »

« Hmm, tu es Shou. C’est Shou pour moi. »

« Entendu. »

Eh bien, ça n’a pas d’importance.

Plutôt que de penser à ça... j’avais regardé l’état de la pièce.

Est-ce parce qu’elle a fini de se déchaîner ? Les meubles autres que la chaise où elle était assise avaient été dispersés, détruits ou tombés.

Les peintures affichées sur les murs avaient également été déchirées.

« Tu as fait un sacré carnage, hein »

« Tout est de leur faute. Je suis la première princesse d’Égine, Sélène Mi Aegina, le sais-tu ? Il n’y a aucune raison pour moi d’être toisée par une esclave à un sou. »

« Comprends-tu la situation ? »

« Je ne sais pas de quoi tu parles. Je suis une princesse et elle est une esclave. C’est simplement ça. »

Comme d’habitude, elle était égoïste quand ces désirs n’étaient pas satisfaits et disait tout ce qu’elle voulait.

Je comprenais son raisonnement. Je pouvais comprendre que c’était un raisonnement qui n’appartenait qu’à ces filles pourries gâtées. Et plus je l’avais compris...

{Et le test ?}

« Dommage. »

Tout en laissant échapper un soupir, je m’étais retourné et revenais vers la porte.

« Ah ! Shou, attends. Où vas-tu ? »

« ... Je me suis souvenu de quelque chose que je devais faire. »

Je ne voulais pas m’impliquer davantage avec elle et je quittais la pièce. Après l’avoir quittée, les deux gardes me saluèrent de nouveau.

« Gardez-la attentivement. Ne la laissez pas partir quoiqu’il arrive. »

« « D’accord ! » »

Connaissant probablement ma relation avec Delphina, les deux gardes avaient répondu comme s’ils obéissaient à leur maître.

Avec Éléanore, j’étais retourné dans le couloir que j’avais traversé plus tôt.

{C’est une vraie enfant gâtée, hein}

« Eh bien, ces sortes de filles devraient aussi exister. »

{Tu te trompes.}

« En quoi ? »

{En tant que membre d’une famille royale, c’est elle qui est normale. Ce sont les personnes de ton entourage qui sont anormales.}

« Vraiment ? »

{Il en est ainsi depuis que je suis née.}

J’avais hoché la tête face aux mots d’Éléanore.

Bien ! Les individus étaient fortement influencés par l’environnement dans lequel ils avaient grandi. Si elle avait été gâtée par son entourage, alors il était tout à fait normal qu’elle grandisse en pourri gâté.

{Et alors ? Que vas-tu faire avec Aegina ? Si cela continue, la tourmente ne pourrait que se prolonger.}

« Il n’y a pas moyen. Cette affaire sera terminée quand je remettrai le roi et la princesse à leur place. La Régence des Trois Seigneurs existait dans le passé, n’est-ce pas ? »

{Hmm. Cette fille s’y opposait, mais s’il n’y avait pas de leader puissant, il vaudrait mieux qu’il y ait des gens relativement compétents qui fassent un congrès.}

« Si c’était le cas, alors, après les avoir renvoyés, ce serait la fin. »

Éléanore ne disait rien, et j’avais l’impression que ces sentiments s’accordaient avec les miens.

C’était dommage pour la princesse d’Aegina, mais j’avais découvert beaucoup de choses sur Delphina cette fois, donc je devrais être satisfait de ça.

« ... Hein ? »

{Qu’est-ce que c’est ? Un tel arrêt soudain}

« ... Je peux l’entendre. »

{Quoi ?}

Je pouvais l’entendre.

Éléanore ne le pouvait pas, mais je l’avais entendu.

☆☆☆

Rien n’avait changé, peu importe le nombre de problèmes qu’elle pouvait faire.

La pièce ne devint que plus désordonnée, alors que personne ne l’arrêta. Mais elle ne fut pas autorisée non plus à en sortir.

Sélène était devenue trop fatiguée pour faire des histoires et était tombée par terre.

Elle avait même détruit le dernier meuble, la chaise, et l’avait regardé fixement tout en serrant ses genoux.

Sélène savait quelle expression cet homme avait faite. Ce qu’il avait fait à l’instant où il avait quitté la pièce, elle ne le savait que trop bien.

Ces yeux étaient ceux qu’avaient habituellement les gens ressentant l’aversion et l’abandon.

Sélène le savait très bien, mais toutes les personnes qui avaient été impliquées avec elle jusqu’à présent montraient des yeux fâchés ou des yeux de dégoût.

« Je suis habituée à ça aussi... ce n’est pas grand-chose... ce n’est rien du tout... »

Elle serra les genoux, enfouissant son visage avant de murmurer.

Le visage caché sous ses bras et ses genoux était un visage solitaire qu’elle n’avait jamais montré à une autre personne.

« Je n’abandonnerai jamais... Je ferai en sorte que le royaume s’améliore progressivement. Maintenant que mon frère aîné a disparu, je suis la seule à pouvoir le faire. Pour le faire... c’est sûr, je ferai n’importe quoi. »

Avait-elle retrouvé son esprit en murmurant ? Sélène se leva et déclara.

« Je dois absolument être promue, devenir la Première Ministre Princesse, et améliorer Aegina au nom de Père ! »

Mais, on dirait que c’était le dernier scintillement de sa bougie.

Instantanément après qu’elle avait fortement déclaré cela, cette énergie avait disparu, et elle était tombée faiblement sur le sol.

Elle avait beau être une idiote, mais ce ne l’était pas au point où elle ne pouvait pas comprendre la situation. Bien qu’elle ne connaisse pas toute l’étendue de la situation, elle avait compris qu’il était impossible de surmonter la situation actuelle par elle-même.

Néanmoins, en d’autres termes, elle ne pouvait comprendre les choses que dans la mesure où ses mains pouvaient l’atteindre, comme une enfant dont la vision était extrêmement étroite.

« Si j’avais su que tout ceci arriverait... J’aurais dû plus écouter Père... »

Elle avait enfoui à nouveau son visage dans ses genoux.

Les bruits de reniflement pouvaient être entendus. Elle avait même commencé à pleurer. Cependant, il n’y avait personne pour l’arrêter et il n’y avait personne pour la réconforter. Les personnes qui gardaient la pièce suivaient fidèlement leurs ordres et ne se tenaient que devant la porte.

Sa voix colérique, ses murmures... et même son chagrin. Tout cela n’atteignait jamais les oreilles d’une autre personne — ou peut-être pas.

« Tu as fait un nouveau saccage, hein »

« Eh ? »

Elle avait levé son visage. Était-il entré sans qu’elle s’en aperçoive ? Le porteur de l’Épée Démoniaque était apparu.

Non, ce n’était pas seulement le porteur de l’Épée Démoniaque. Il y avait aussi plusieurs autres femmes avec lui.

« S-Shou ? Qui sont-elles... »

« Hélèna, Rica, Aura, aussi, Althea »

« Hélèna... Al... Thea? »

Sélène pencha la tête.

Si son niveau d’ignorance avait été la cible de critique si elle n’avait pas au moins connu les noms des princesses et des reines des royaumes voisins.

En vérité, les trois femmes ayant la même position qu’elle avaient froncé leurs sourcils.

Et Sélène qui sentait que, même si elle n’en connaissait pas la raison, elle avait compris qu’elle « l’avait fait » une fois de plus.

Un visage de résignation était apparu sur la tête de Sélène, alors elle essayait d’agir fermement comme à son habitude, mais...

Kakeru était différent.

Il n’avait pas affiché de résignation envers elle.

« Y compris le fait de lui apprendre beaucoup... »

La reine et les princesses se regardèrent et hochaient la tête comme pour dire « C’est un cas irrécupérable ».

Althea ouvrit la bouche.

« C’est bien de faire en sorte que ceux qui sont dans la même position l’éduquent, mais pourquoi a-t-on besoin de moi ? »

« Enseigne-lui toute la connaissance que tu possèdes. »

« Je suis juste Althea en ce moment, tu sais ? »

« Tu ne devrais montrer cet aspect de ta personnalité qu’à moi. Tu devrais rester comme étant la Grande Sage Althea en public. »

« Seulement devant toi... Je-je suppose que je ne peux pas faire autrement si tu le demandes. »

Sélène était abasourdie par l’échange entre le porteur de l’Épée Démoniaque, et les femmes étonnamment belles à la fois en esprit et de corps.

Elle devait encore comprendre ce qui lui arrivait.

Les meilleurs professeurs du monde avaient été préparés pour elle, avec l’homme le plus fort comme allié.

Son avenir brillant ainsi que son désir de développer le royaume de son Père, tout lui avait été accordé.

Cependant, en ce moment, elle n’avait encore rien compris.

***

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7 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS: Au faite, le roi d’Aegina ressemble toujours à une momie ?

  2. Merci pour le chapitre

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