Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 3

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Chapitre 1 : Du fantastique à la réalité

Partie 3

« Pfiou! »

Rentrer en calèche à Esse coûtait cher, mais en tant qu’Étudiant, je n’avais pas vraiment le choix. J’étais actuellement incapable de me protéger correctement.

Mais maintenant, j’étais là.

Esse était une ville construite sur une montagne. Il avait plusieurs niveaux et au sommet se trouvait le château. C’était un spectacle à couper le souffle, mais cela semblait peu pratique.

C’était la première fois en deux mois que je me trouvais dans la cité. Peut-être que mes camarades de classe étaient toujours là, en train de s’entraîner. Peut-être qu’ils étaient déjà loin d’ici, en train de se battre. Ou peut-être qu’ils étaient morts.

Aucune idée, je m’en fichais royalement.

Mais je devais aller au château, puisque la plus grande église du royaume en faisait partie. Là-bas, ils sauraient peut-être quelque chose sur les objets maudits.

Je détestais ça. Mais c’était la chose la plus logique à faire.

J’étais arrivé au château et les gardes m’avaient regardé avec suspicion. Bien sûr qu’ils ne se souvenaient pas de moi. « Je suis un pèlerin qui veut visiter l’église. » L’église était une annexe à l’intérieur des murs du château, donc tant que je n’entrai pas dans le bâtiment principal, il n’y aurait pas de problèmes.

À l’église, j’avais demandé à la première personne que je voyais qui portait une tenue de prêtre. « Excusez-moi, s’il vous plaît, mais j’ai une requête. Je suis un explorateur et j’ai trouvé une bague. Après l’avoir mise sur mon doigt, je ne peux plus l’enlever et je me sens faible. C’est peut-être quelque chose de maudit. »

Et c’était ainsi que les ennuis commencèrent.

Le prêtre avec qui j’avais parlé avait d’abord essayé d’analyser la malédiction, mais elle était trop puissante. Puis j’avais été transféré à un autre prêtre, qui s’était spécialisé dans la dissipation des malédictions, mais il lui avait fallu deux heures pour analyser celle-ci.

« Plutôt unique. Normalement, une telle malédiction ne serait pas un problème, mais elle semble s’entremêler avec votre âme. Pour dissiper une malédiction ayant un tel effet, vous devez m’apporter de l’eau bénite des Heissquellen. »

« Si cette eau est si puissante, pourquoi n’en avez-vous pas en réserve ? » demandai-je.

« Ce n’est pas l’eau elle-même qui vous aidera. Il s’agit du rituel divin. Après vos préparatifs, je vous jetterai un sort, qui commencera à se renforcer au cours du pèlerinage. Chaque pas fait partie de ce rituel et constituera une réserve de pouvoir magique que j’exploiterai plus tard pour dissiper la malédiction ».

Fondamentalement, il ne s’agissait pas de l’eau, mais de la quête elle-même.

« Je comprends. Et les détails ? » demandai-je.

Le pèlerinage pour neutraliser la malédiction était en lui-même simple.

D’abord, je pouvais embaucher des individus pour me protéger, je n’avais pas à le faire seul.

Deuxièmement, je devais commencer le voyage à l’église. Là, on me lancera un sort bien spécifique, qui deviendrait de plus en plus fort à chaque pas effectué.

Troisièmement, je devais m’arrêter à chaque sanctuaire sur le chemin et prier les Dieux qui s’y trouvaient.

Quatrièmement, je devais escalader les montagnes Vulkan pour atteindre Heissquellen, qui sont des sources d’eau chaude. Là, je devais chercher de l’eau et la ramener au temple d’Esse.

Finalement, le prêtre mettra fin au sort et lèverait la malédiction.

Une affaire très simple. C’était quelque chose qui devait être fait dans un délai de deux semaines. Je préférerais commencer aujourd’hui, car mon PE Max était actuellement exactement à 350 et je perdais dix points chaque jour.

J’espérais que le fait de lever la malédiction me les ramènerait à la normale. Ce serait gênant d’avoir mon PE Max abaissé en permanence.

Mais l’un des problèmes était l’une des choses liées à ce pèlerinage : Le prix.

« 300 000 Pièces d’Or !? Vos prix sont insensés, je pourrais acheter une maison avec cette somme ! » m’exclamais-je.

« Ce n’est pas le prix. Il s’agit d’un don qui satisfera les dieux et augmentera les chances de succès, » répondit le prêtre.

Je te déteste !

« Que diriez-vous de couper le doigt, d’enlever l’anneau et de remettre le doigt avec de la magie ? » demandai-je.

« ... Quelle mauvaise idée ! Comment avez-vous pu trouver ça ? » demanda le prêtre.

« Mais est-ce que ça marcherait ? » demandai-je.

« Non. Cette malédiction est trop forte et elle va vraiment devenir hors de contrôle, si vous essayez d’enlever l’anneau en utilisant la force. Comme je l’ai dit, elle s’est entrelacée avec votre âme, » déclara le prêtre.

Putain de merde !

Peut-être que le prêtre me disait juste ça pour que je donne ces 300 000 pièces d’or. Ou peut-être qu’il avait raison. Je ne pouvais pas prendre ce risque et il le savait !

« Je reviendrai plus tard, » déclarai-je.

« Attention, votre malédiction est mortelle. Vous n’avez pas beaucoup de temps. » Et maintenant, il utilisait ma peur de la mort. Cette église craint vraiment !

Je l’avais laissé et je m’étais assis dans la cour de l’église.

Le problème, c’était que je n’avais pas assez d’argent. J’en avais beaucoup, car j’avais économisé pour du bon matériel, mais il me manquait encore environ 20 000 pièces d’or pour la tentative de dissipation de la malédiction.

Après avoir vendu les trésors, j’avais eu beaucoup de pièces et grâce à mon « gameplay », j’avais pu en amasser autant en seulement deux mois. Tout ce que j’avais dépensé était pour de l’équipement bon marché et des objets pour augmenter mon temps de récolte de ressources.

Néanmoins, 20 000 pièces d’or, c’était beaucoup d’argent. Même si je vendais mon « équipement de démarrage », je ne pourrai pas avoir autant d’argent.

Et sans mon équipement, je n’aurai aucune protection. Eh bien ! Même avec ça, je ne pourrais pas me protéger correctement en ce moment. Après tout, j’étais tout simplement un Étudiant sans aucun pouvoir régénérateur.

Que dois-je faire ?

« Katsuragi ? »

Quelqu’un m’appelait par mon prénom. Je m’étais donc retourné.

« Momokawa !? » C’était la jolie présidente de classe.

La fausse (très probablement).

Elle portait une sorte d’armure en tissu et avait une longue écharpe autour du cou. Elle ressemblait un peu aux personnes de l’église, même si ses cheveux et ses yeux noirs se distinguaient parmi tous ces individus aux cheveux clairs et aux yeux clairs.

« C’est vraiment Katsuragi ! Où étais-tu passé ? » demanda-t-elle.

Je ne voulais pas rencontrer mes camarades de classe, parce que je pensais que cela serait gênant.

Et ça l’est vraiment.

« Loin d’ici, » avais-je répondu.

Silence. Je ne peux pas le supporter.

« Euh..., comment vas-tu ? » avait-elle demandé.

« ..., » elle avait évité tout contact visuel.

Attends un peu, n’avait-elle pas déjà fait des contacts visuels avec moi dans le passé ? Il y a quelque chose d’étrange.

« Où sont les autres ? Pourquoi es-tu seule ? » demandais-je.

Elle n’était jamais seule avant. Bien sûr, je ne l’avais rencontrée qu’à l’école, mais quelque chose n’allait pas.

« Loin d’ici, » avait-elle répondu.

Je n’étais pas quelqu’un de bien. Je calculais et je faisais des choses pour obtenir des avantages. J’avais étudié à la maison puisque je voulais obtenir des résultats aux tests, alors mes parents ne me dérangeraient pas si je jouais à des jeux toutes les deux minutes. Je n’étais pas social en classe, car je ne me souciais pas beaucoup des autres et la plupart de mes camarades de classe étaient ennuyeux.

Certains pourraient me traiter de trou du cul et ils ne se tromperaient pas. Et comme j’étais une mauvaise personne, j’avais déjà échafaudé un plan.

Comme Momokawa semblait être troublée, j’allais l’utiliser.

Au lieu de parler dans la cour, nous avions été dans une taverne au centre-ville. Après quelques questions, Momokawa avait avoué sa version de l’histoire.

À part Momokawa, mes camarades de classe n’étaient plus là. Au fur et à mesure que le groupe de combat avait augmenté son niveau avec les monstres faibles ici, ils avaient voyagé en petits groupes vers d’autres régions pour s’entraîner. Les non-combattants avaient été envoyés dans une autre ville, où une installation de recherche avait été construite pour qu’ils puissent mener des expériences et ainsi de suite.

Seule Momokawa était restée ici.

Parce qu’elle était faible.

Elle avait déjà sélectionné toutes ses Classes : Élève, Cuisinier, Guérisseur, Prêtre.

Elle avait mal compris la Classe de Guérisseur, qui lui était apparue pour la première fois. Elle pensait que cela apporterait une magie de guérison, mais non : le Guérisseur comptait sur les herbes et le traitement physique. Un médecin normal ou un herboriste en gros.

Elle avait appris le Prêtre par la suite et s’était habituée à la magie de guérison, elle voulait enfin pouvoir fournir à son groupe quelque chose d’utile et avait appris la Classe de Cuisinier.

L’idée était qu’elle serait la personne de soutien du groupe d’Inoue et de ses amis.

Mais il y avait un problème.

Comme je l’avais déjà mentionné, il n’y avait pas de système de groupe.

Une personne de soutien pur ne serait pas capable de tuer des monstres et d’obtenir aussi facilement des PX. Elle avait gaspillé tous ses emplacements de classes et était tombée derrière les autres en matière de niveaux.

Puisqu’elle ne serait pas capable d’encaisser un seul coup d’un monstre plus fort de cette manière, elle avait été abandonnée à Esse, afin qu’elle puisse augmenter son niveau toute seule.

Mais elle était seule, donc elle ne pouvait pas affronter beaucoup de monstres par jour et elle semblait détester se battre d’une manière générale. C’était la raison pour laquelle elle voulait en premier lieu être la personne de soutien.

Si vous détestez vous battre, pourquoi avez-vous rejoint le groupe de combat ? Je suppose qu’elle ne peut rien faire d’autre pour le royaume.

Mais Momokawa était très irritée par toute cette histoire. « Comment osent-ils ! Juste parce que Masahiko-kun pense que c’est trop dangereux, ils me larguent et maintenant le roi merdique m’emmerde sur ce qu’il doit faire de moi ! »

« Je vois, » avais-je dit.

Elle était nerveuse et ne montrait même pas le moindre intérêt à mon égard.

Mais je voulais l’utiliser.

« Tu dois donc monter en niveau, pour leur montrer à quel point ils ont tort. Veux-tu faire équipe ? » avais-je demandé.

Elle m’avait regardé, comme si j’avais tué son animal de compagnie.

À quel point penses-tu que je suis un voyou ? J’avais néanmoins continué. « Moi aussi, j’ai un problème. Je suis maudit et je ne peux pas avoir de PX et je n’ai pas assez d’argent pour l’enlever. Je manque de plusieurs choses. Si tu m’aides, je t’apprendrai à monter en niveaux plus vite. »

« Tu n’es pas que Katsuragi. Comment pourrais-tu m’aider ? » demanda-t-elle.

« Je suis un joueur, tu t’en souviens ? » demandai-je.

J’avais ouvert mon écran de statut et j’avais utilisé une option pour le rendre visible pour les autres. Puis, je lui montrais ma feuille de personnage.

« Niveau 37 ? En deux mois !? Même Masahiko-kun n’était que de niveau 18 il y a une semaine, » s’exclama-t-elle.

« Tu es juste mauvaise avec ça. Je vais t’enseigner, t’aider et te guider dans ça. On fera tout cela tout en supprimant cette malédiction et même après, on pourra continuer. Je te monterais les méthodes que les joueurs occasionnels n’essaieront même pas. Ce n’est peut-être pas un jeu, mais au moins les stratégies fonctionnent, j’ai pu le démontrer au cours de ses deux mois. »

Mais son niveau était de 5. Elle était faible. J’étais encore plus fort qu’elle, même avec la réduction de mes attributs due à la malédiction.

J’avais un problème dont elle pourrait profiter. Et la gentillesse de la présidente de classe n’était qu’une façade, j’en suis sûr.

Eh oui, un sourire maléfique avait commencé à se répandre sur son visage. Mais c’était également le cas sur le mien.

C’était donc ainsi que commença ce partenariat d’exploitation de l’autre.

 

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre

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