Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 8 – Chapitre 8

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Chapitre 8 : La libération de Lasta

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Chapitre 8 : La libération de Lasta

Partie 1

L’aube s’était levée.

Le soleil se leva à l’est, et la région s’était rapidement éclaircie. Même dans ce pays qui se trouvait dans la moitié nord du continent, et donc plus chaud que le royaume, il faisait froid à cette époque de l’année.

Dans l’air du matin, il y avait sept personnes debout près de la porte ouest : Halbert, Kaede, Ruby, Jirukoma, Lauren, Kuu et Leporina. Derrière eux se trouvaient les soldats du royaume de Lastania, attendant le temps de la bataille.

« Alors, on commence, Ruby ? » demanda Halbert.

« Oui. Commençons, Hal, » déclara Ruby.

Ruby s’était transformée en dragon rouge et Halbert lui avait sauté sur le dos.

« Sire Halbert. Madame Ruby. Nous comptons sur vous, » leur déclara Lauren, la capitaine des soldats, en inclinant la tête.

« Nous le savons, » Hal hocha la tête. « Faites attention à vous. »

« Tu travailleras à l’extérieur des murs, donc tu seras en danger tout comme nous, » ajouta Ruby.

Jirukoma frappa sa poitrine musclée. « Laissez-nous nous charger de cet endroit. Nous mettrons notre vie en jeu pour défendre les équipes au travail. »

« Ookyakya ! Nous aiderons ici aussi, alors ne vous inquiétez pas, » déclara Kuu en riant. « Ne t’emporte pas et ne gâche pas tout, Hal. »

« C’est toi qui vas dire ça, jeune Maître... ? » murmura Leporina.

Ouaip, Kuu avait la même confiance sans fondement que d’habitude, et Leporina se tenait sa tête en raison de l’exaspération.

Kaede se dirigea vers l’endroit où se trouvait Halbert, plaçant sa main sur la patte avant de Ruby.

« Ruby, prends soin de Hal pour moi, » déclara Kaede.

« Pour emprunter une réplique à Naden, “Bien reçu”. Tu peux me le laisser, » déclara Ruby.

« Hal, toi aussi, » déclara Kaede. « Ne deviens pas trop fou, tu sais ? Ruby est avec toi, alors assure-toi de ne pas agir imprudemment. »

« Je sais, d’accord ? » déclara Halbert.

Kaede avait pris du recul par rapport aux deux autres, puis se tourna vers les soldats et parla. « Sa Majesté et Sire Julius préparent notre prochain coup, donc je vais prendre le commandement ici. Tout le monde, faisons de notre mieux. »

« «  D’accord ! » »

Dès que tout le monde avait répondu à l’ordre de Kaede, Halbert et Ruby s’étaient envolés vers le ciel. Tandis qu’ils quittaient le sol, Ruby avait saisi avec ses pattes arrière l’objet qui avait été préparé pour elle. Cet objet qui avait des murs de fer sur cinq côtés et une porte de barre en métal sur le sixième côté était une cage pour l’homme-lézard qui avait été nourri de la viande du monstre.

En portant cette cage pendant qu’elle volait, Ruby avait demandé à Halbert, « D’abord, nous allons laisser cet homme-lézard s’échapper près de la forêt à l’ouest d’ici, non ? »

« Ouais. Il va falloir atterrir, alors sois prudente, » déclara Halbert.

« Je sais, » déclara Ruby.

Alors qu’ils volaient seuls, les monstres ressemblant à des chimères qui pouvaient voler avaient commencé à se rassembler. Ils avaient probablement considéré Halbert et Ruby comme des choix faciles parce qu’il n’y en avait que tous les deux. Les monstres ne comprenaient pas à quel point ces deux-là étaient puissants.

« Halbert Magna, j’arrive ! » Halbert balança ses deux lances préférées, coupant en deux les monstres qui attaquaient par le haut. Puis il avait mis le feu à une lance et l’avait jetée. Au moment où il s’était planté dans un monstre...

Boom !

Il y a eu une explosion de flammes, et même les autres monstres qui se trouvaient à proximité avaient été pris dans l’explosion.

« Tiens, prenez-en une autre ! » cria Halbert.

Halbert avait tiré sur la chaîne attachée à son autre lance, récupérant la première lance des flammes, puis il avait enveloppé l’autre lance dans le feu et l’avait lancée. Répétant ce cycle, il avait fait des explosions de flammes comme des fleurs tout autour d’eux.

Halbert souriait en brandissant ses lances. « C’est pratique de ne pas avoir à les jeter après une seule utilisation. Je dois remercier Taru d’avoir fait ça. »

« Kaede t’a prévenu de ne pas t’emporter, tu t’en souviens... ? Je me pose maintenant, » déclara Ruby.

« Bien sûr, » déclara Halbert.

Halbert s’était accroupi sur le dos de Ruby, puis Ruby redescendit sur terre à un angle de quarante-cinq degrés. Lorsqu’elle s’était posée, elle avait ouvert la porte de la cage, puis s’était immédiatement remise en route.

Halbert avait vu l’homme-lézard ramper hors de la cage en bas. Il s’était immédiatement enfui dans la forêt de l’ouest où se cachaient ses semblables.

« Joli ! Le lézard est libéré avec succès. Ensuite, nous survolons la forêt, » déclara Halbert.

« Ouais, » déclara Ruby.

Ruby avait déployé ses ailes et avait volé lentement, se dirigeant au-dessus de la forêt avec des monstres volants à la traîne. Ils avaient besoin d’attirer autant de monstres volants que possible, afin de ne pas aller trop vite, ce qui signifiait que les monstres les plus rapides les rattrapaient.

Bzzz ! Il y avait un énorme monstre borgne, en forme d’abeille, qui s’approchait d’eux avec ses ailes qui bourdonnaient.

« Fais quelque chose ! » cria Ruby. « Je ne veux pas être envahie d’insectes ! »

« Je m’en occupe ! » déclara Halbert.

Halbert avait coupé le monstre-abeille avec ses deux lances. Les fluides du monstre-abeille éclaboussèrent partout lorsqu’il tombait au sol, avec seulement ses ailes translucides dansantes bougeant et refusant de descendre.

« Tiens bon, Ruby ! C’est là que ça devient sérieux ! » déclara Halbert.

« Je le sais ! » elle répondit en criant. Grognementtttttt !

Soufflant du feu et tirant des épines, les monstres attaquèrent de loin. Un certain nombre de ces attaques avaient effleuré Ruby, mais elle avait continué à voler au même rythme régulier.

Halbert et Ruby avaient finalement réussi à amener les monstres qu’ils tiraient à la traîne au sommet de la forêt occidentale où les hommes-lézards étaient couchés.

Ruby rugit. « Nous allons régler ça d’un seul coup ! Accroche-toi bien ! »

« Compris ! » déclara Halbert.

Alors que Halbert s’accrochait au dos de Ruby, Ruby accéléra rapidement, soulevant son corps, grimpant plus haut dans le ciel, puis avec saut périlleux, elle fit une plongée rapide derrière les monstres.

En un instant, les chasseurs étaient devenus les chassés.

« Je vous le ferais remboursé cent fois ! » cria Ruby.

Bwoooooooooosh !

Ruby avait ouvert en grand la bouche, déchaînant un grand souffle de flamme vers les monstres volants.

Le souffle de dragon était l’attaque la plus emblématique des dragons, dit-on, capable de détruire un royaume entier. Les monstres frappés par le souffle de dragon de Ruby avaient été frits à vif et envoyé l’un après l’autre dans la forêt.

Voyant ça, Halbert s’était gratté la joue. « N’était-ce pas un peu trop ? Les monstres étaient carbonisés, tu sais ? »

« L-La viande a meilleur goût si elle est bien cuite, » déclara Ruby.

« Je la préfère saignante, de mon côté, » déclara Halbert.

Tous les deux avaient continué à se chamailler sur des choses qui n’avaient pas d’importance. Ils pouvaient plaisanter comme ça parce que le travail était terminé, alors ils étaient maintenant libérés de la tension qu’ils ressentaient auparavant.

Halbert regarda la forêt dans laquelle les monstres brûlés étaient tombés. Même d’ici, il pouvait dire que les hommes-lézards faisaient des histoires.

Si l’homme-lézard qu’ils avaient libéré commençait à manger les monstres frits, les autres hommes-lézards affamés feraient sans doute de même. Puis, avec eux ayant appris le goût du monstre... le projet passerait à sa troisième étape.

« Rentrons, Ruby. Kaede et les autres vont s’inquiéter, » déclara Halbert.

« Tu as raison, » déclara Ruby.

Ils avaient fait demi-tour et avaient repris la haute altitude pour revenir par où ils étaient venus.

 

***

Pendant que Halbert et Ruby leurraient les monstres, il y avait aussi eu du mouvement sur le sol.

Les portes des remparts de la ville s’étaient ouvertes, et les soldats armés s’empilèrent. Ils étaient environ 600.

Une fois sortis des murs, les soldats avaient attaqué les monstres au sol qui mangeaient les corps brûlés des lézards. Les monstres étaient tellement absorbés par la nourriture que les soldats avaient pu les attraper par surprise, les abattre avec des épées, les frapper à l’arc et les toucher avec de la magie jusqu’à leur mort.

Ces 600 soldats avaient tous été endurcis au combat. Il fallait s’y attendre.

Ces soldats étaient une unité mixte composée des forces régulières du Royaume de Lastania, des soldats volontaires issus des réfugiés et des Dratroopers du Royaume de Friedonia. Pour ce groupe de spécialistes du combat, tuer des monstres qui ne volaient pas et qui n’étaient pas particulièrement plus puissants que les hommes-lézards n’était pas différent que d’aller chasser.

À l’intérieur de ce groupe, le capitaine Lauren avait crié des encouragements à ses troupes alors qu’elle abattait un petit monstre avec le grand bouclier qu’elle tenait.

« Pendant que Sire Halbert tient les monstres volants à distance, nous allons tracer un chemin ! Il n’est pas nécessaire de chasser les monstres qui fuient ! Protéger l’unité arrière est notre priorité absolue ! » déclara Lauren.

L’équipement lourd de Lauren était mal adapté pour se déplacer rapidement, mais bien adapté pour s’installer et occuper une position unique. Lauren frappa les monstres qui s’approchaient d’elle avec son bouclier, les abattait avec son épée, et défendait l’endroit où elle se tenait maintenant.

Une fois que les monstres faibles avaient réalisé qu’elle n’était pas une ennemie qui serait facilement vaincue, ils avaient immédiatement commencé à s’éloigner.

Tandis que Jirukoma courait, les kukris à la main, il fit sortir un souffle d’admiration malgré lui.

« Magnifiquement réaliser, Madame Lauren. J’ai couru parce que vous aviez l’air encerclée, mais il semble que mon inquiétude était injustifiée, » déclara Jirukoma.

« Je suis après tout un soldat professionnel. Ce n’est rien pour moi. » Lauren avait souri fièrement... puis ironiquement. « Bien que je me sente ainsi en tant que capitaine des soldats, je suis un peu gênée, en tant que femme, d’être capable de combattre des monstres si facilement. J’aimerais être une femme douce et gracieuse comme la princesse, mais ça me dépasse..., » elle avait légèrement ri.

Jirukoma était un peu confus. « Qu’y a-t-il de mal à être une femme forte ? Dans ma tribu, la force et la ténacité sont considérées comme des vertus chez une femme. Elles  peuvent après tout donner naissance à des enfants plus forts comme ça. »

« E-Enfant !? » Les joues de Lauren étaient devenues rouges. « Aimez-vous les femmes fortes, Sire Jirukoma ? »

« Hm ? Je suppose que oui. Ma sœur est un garçon manqué après tout. Je crois que je les aime bien, » répondit Jirukoma.

« Vraiment !? » Lauren avait fait un sourire éclatant pendant un instant, puis avait serré son bouclier comme si elle reprenait ses esprits pour la tâche devant elle. Puis elle avait utilisé l’épée dans sa main droite pour pointer vers l’avant. « Maintenant, Sire Jirukoma. Je voudrais assurer la sécurité sur la zone la plus large possible, je voudrais donc vous demander de retirer les monstres de cette zone. Laissez-moi défendre cet endroit. »

« Non, mais..., » déclara Jirukoma.

« Je vais m’en sortir ! Je suis une femme forte ! » Lauren frappa sa poitrine gonflée.

Avec une expression qui semblait stupéfaite de sa déclaration soudaine, Jirukoma hocha la tête. « D’accord... Je comprends. Mais assurez-vous de ne rien faire d’imprudent. »

« C’est vrai. Soyez prudent aussi, Sire Jirukoma ! » déclara Lauren.

Lauren l’avait laissé partir alors que Jirukoma avait commencé à courir.

Tandis qu’il courait partout en abattant avec ses deux kukris des monstres émaciés, semblables à des gobelins, il rencontra Kuu, qui affichait un regard embarrassé.

Kuu se déplaçait avec son gourdin, écrasant des monstres semblables à des lézards qui couraient partout, puis se tint dos à dos avec Jirukoma et lui demanda : « Mon pote... tu ne serais pas idiot, par hasard ? »

« Idiot ? Qu’est-ce que tu racontes ? » demanda Jirukoma.

En voyant le regard vide sur le visage de Jirukoma, Kuu secoua la tête, exaspéré. « Je parle de ta responsabilité. »

« Responsabilité ? Qu’est-ce que tu veux dire ? » demanda Jirukoma.

« Je me le demande. Essaye de penser par toi-même ! » déclara Kuu.

Alors que Kuu l’avait dit, il avait été confronté à un monstre qui arrivait à grande vitesse. Il était plus grand que les autres monstres, en forme d’autruche avec une tête de chèvre, et il avait la tête baissée et le chargeait comme s’il essayait de le tuer avec ses deux cornes.

Kuu avait mis son gourdin derrière lui, puis s’était précipité vers le monstre.

« Sire Kuu !? » Jirukoma s’écria malgré lui, mais Kuu fit une glissade juste devant le monstre, puis utilisa son élan pour frapper la jambe gauche du monstre, qui portait son poids.

« Tombe maintenant ! » déclara Kuu.

Il y avait eu un claquement à ce moment-là. Avec la combinaison de l’élan de la créature vers l’avant, de la puissance de Kuu et du poids de la créature agissant ensemble, la jambe gauche du monstre s’était brisée. Il ne lui restait plus qu’une jambe qu’il pouvait encore utiliser et il s’était écrasé sur le sol avec toute son inertie.

Kuu s’était mis à rire en le regardant. « Ookyakya ! Comme je le pensais, ta jambe était grande vulnérable ! »

Whoosh... Thock !

Une flèche s’était envolée, se plantant dans la gorge du monstre à tête de chèvre alors qu’il se levait du sol. C’est ainsi que cela s’était terminé et qu’il avait cessé de bouger.

La personne avec un arc s’était précipitée à Kuu. « Jeune Maiiiitre, ne me fais pas peur comme ça ! » supplia Leporina avec un regard fatigué bien visible sur son visage. « Notre mission est d’éloigner les monstres de la zone de mission. Il n’y a pas besoin de charger, alors fais preuve de retenue ! »

« Ookyakya ! Je vais bien, donc il n’y a pas de problème ! » Kuu tapota son gourdin sur son épaule, souriant sans honte.

Tandis que Leporina fronçait les sourcils devant le manque de repentir de Kuu, elle avait vu le deuxième groupe commencer à sortir de la porte de la ville du coin de l’œil. Le deuxième groupe, contrairement au premier, en comptait plus de 2 000, et à la place des armes, ils transportaient de grosses bûches, des morceaux de bois de chauffage, pratiquement tout le bois qu’ils pouvaient transporter.

Leporina avait tiré sur la tenue de Kuu. « Écoute, jeune maître. Le deuxième groupe est sorti, nous devons donc aller le surveiller. »

« Oups, tu as raison. Si je m’amuse trop, mon frère va s’énerver, » déclara Kuu.

« J’aimerais moi-même te gronder, mais... peut-être qu’il vaudrait mieux que j’organise une discussion avec Taru, » déclara Leporina.

« Tu n’as pas besoin d’impliquer Taru là-dedans, d’accord ? » Il y avait de la panique dans la voix de Kuu.

Il ne pensait pas se faire gronder par Souma ou son père Gouran, mais il voulait éviter une longue discussion emplie de reproches de la fille qu’il aimait.

Kuu frappa des mains comme s’il essayait d’esquiver le sujet, puis exhorta Leporina à continuer. « On est censés les défendre, non ? Allons-y, on se dépêche. »

« Franchement..., » murmura Leporina.

Leporina haussa les épaules et avait couru après Kuu alors qu’il courait.

☆☆☆

Partie 2

Celui qui menait la deuxième unité, vers laquelle Kuu et Leporina se dirigeaient, était Kaede.

« Vite, » ordonna-t-elle. « Nous devons finir avant que les monstres ne reviennent, vous savez. »

Cette deuxième unité était les soldats conscrits par le Royaume de Lastania. Ils n’avaient qu’un équipement minimal, utilisant des charrettes et leurs propres bras pour transporter les billes de bois, le bois de chauffage et les balles de paille. Bref, c’était une unité d’approvisionnement. Kuu, Jirukoma et les autres avaient emporté les monstres hors de cette zone pour assurer leur sécurité.

Alors que l’unité de ravitaillement atteignait le point que Lauren défendait, à mi-chemin entre les murs de Lasta et la forêt où les hommes-lézards rôdaient, ils déchargèrent le bois qu’ils transportaient. Puis les soldats avaient fait une pyramide avec les bûches qu’ils apportaient, avaient rempli l’intérieur de bois de chauffage et l’avaient fourré avec de la paille.

Ce qu’ils construisaient, c’était un feu de joie géant, d’une hauteur d’environ cinq mètres. Ce même processus de construction avait été répété à plusieurs endroits simultanément.

Kaede utilisait sa magie élémentaire terrestre (manipulation par gravité) pour faire en sorte que les billes ignorent la gravité, ce qui permettait à l’assemblage de se dérouler plus efficacement.

Au milieu de tout ça, Lauren s’était précipitée vers elle. « Madame Kaede. Nous avons pu chasser la plupart des monstres, alors laissez-nous vous aider. »

Kaede secoua la tête. « Non, Madame Lauren, restez aux aguets dans les environs. On ne peut pas être sûrs que les monstres qui ont suivi Hal et Ruby ne reviendront pas. S’il vous plaît, restez très prudents afin que nous puissions protéger les travailleurs des attaques de monstres. »

« Oui, madame ! Compris ! » Lauren l’avait saluée et était retournée à sa position.

La deuxième unité sous le commandement de Kaede poursuit son travail sous la protection de la première unité dirigée par Lauren, et en un peu plus d’une heure, une dizaine de feux de joie avaient été allumés.

C’est à peu près à ce moment-là qu’une ombre massive était apparue dans le ciel de l’ouest. Cette ombre avec ses grandes ailes déployées était Halbert et Ruby, qui revenaient une fois leurs tâches terminées.

Même si le fait de les voir en santé lui donnait un sentiment de soulagement, le visage de Kaede restait sévère lorsqu’elle donnait des ordres. « Nous ne pouvons pas rester trop longtemps. Si vous avez fini de construire, allumez les feux et retournez à l’intérieur des murs ! »

« Oui, madame ! Allumons les feux ! »

Les nouveaux feux de joie avaient tous été allumés en même temps.

La paille avait brûlé rapidement, et la fumée était devenue orange lorsque la lumière du feu avait commencé à monter.

Alors que les feux de joie brûlaient derrière eux, la deuxième unité s’était précipitée à l’intérieur des murs, suivie par les soldats de la première unité qui se retiraient lentement tout en repoussant les attaques des monstres.

« J’espère que le plan se déroulera bien…, » Lauren, qui était à l’arrière-garde, avait dit cela, semblant inquiète.

Kaede avait gloussé. « Nous avons fait tout ce que nous avons pu. Maintenant, nous devons prier pour que ça marche. »

***

Gwah ! Grrr !

Après avoir perdu beaucoup de leurs semblables dans la bataille d’hier, les hommes-lézards se cachaient maintenant dans la forêt sombre. Ils regardaient tous le ciel.

Une ligne rouge avait traversé leur vision.

Depuis un certain temps déjà, plusieurs feux rouges volaient dans le ciel.

C’est quoi, ces trucs ? se demandèrent-ils en regardant.

Des choses étaient alors tombées par terre. Quand ils s’étaient approchés de ça, ils virent que c’était des monstres carbonisés.

Les hommes-lézards tournèrent leur museau vers les restes grésillant des monstres.

La viande cuite dégageait une odeur savoureuse.

Les hommes-lézards affamés voulaient cette odeur. Cependant, ils s’étaient arrêtés de justesse. Auparavant, lorsqu’ils avaient mangé des monstres semblables, beaucoup d’entre eux avaient eu des crampes d’estomac, et plus de dix individus étaient morts.

Que ce soit parce que la viande des monstres était toxique, à cause de maladies qu’ils portaient, ou à cause de parasites... ils ne le savaient pas. Les hommes-lézards n’avaient aucun moyen de le savoir, et ils n’avaient pas l’intelligence pour tenter de le découvrir.

L’information selon laquelle « manger les monstres mélangés peut entraîner la mort » était tout ce qui avait été entré dans le cerveau des hommes-lézards qui n’était pas particulièrement gros. C’est pourquoi, même s’ils étaient affamés, ils n’avaient pas essayé de manger les monstres mélangés.

Mais ensuite...

Kshaaaa ! ... Miam !

L’un des hommes-lézards avait commencé à manger les monstres carbonisés.

On aurait dit qu’ils avaient bon goût, car il en mangea plusieurs.

La meute des hommes-lézards observait cet individu avec précaution.

Il mangeait les monstres mélangés, mais non seulement il n’était pas en train de mourir, mais il ne semblait même pas avoir mal au ventre.

Pourquoi ?

L’individu mangeait de la viande bien cuite et évitait les portions insuffisamment cuites.

Voyant cela, les données dans le cerveau des hommes-lézards qui disaient, « Manger les monstres mélangés peut entraîner la mort » avait été écrasée pour dire, « Manger les monstres mélangés crus peut entraîner la mort, mais s’ils sont bien cuits, ils peuvent être mangés. »

L’instant d’après, les hommes-lézards fourmillaient autour de la viande de monstre rôtie. En partie à cause de leur faim, ils avaient déchiré la viande avec un abandon imprudent.

Même les hommes-lézards qui n’avaient pas vu l’individu original avaient vu ceux qui l’avaient vu, avait appris la même information, et une bataille sur la viande cuite avait commencé.

Finalement, cette information s’était répandue dans toute la meute.

Cependant, il y avait beaucoup trop peu de viande pour 800 hommes-lézards. La viande bien cuite avait disparu en un rien de temps, ne laissant que la viande insuffisamment cuite.

Alors qu’ils se demandaient quoi faire, une lumière était apparue près de l’extérieur de la forêt.

En la regardant, il y avait un endroit où le feu brillait de mille feux.

Si j’utilise ces flammes, je peux cuire cette viande pas assez cuite ! Les hommes-lézards y pensèrent, alors, après avoir pris la viande pas assez cuite et s’être approchés du feu, ils l’avaient jetée dedans. Ils l’avaient ensuite mangé quand elle était cuite.

Dans la meute, il y en avait qui pouvaient souffler le feu, et ces individus cuisinaient et mangeaient par eux-mêmes.

Cependant, il y avait aussi une limite à la viande insuffisamment cuite.

J’en veux plus.

En regardant autour d’eux, ils avaient remarqué que... il y avait beaucoup de « viande crue » qui se nourrissait des cadavres de leur espèce.

Les hommes-lézards avaient commencé à chasser.

***

« C’est incroyable à voir, n’est-ce pas ? » lui avais-je demandé.

« Ouais…, » murmura Julius.

Il était environ dix heures du matin, le soleil était complètement levé et brillait de mille feux.

J’étais avec Julius, debout sur le mur, regardant la scène se dérouler en dessous de nous dans la crainte.

Nous avions vu les hommes-lézards entourer les feux de joie, cuisinant la viande des monstres qu’ils avaient chassés. C’était comme un banquet pour les primitifs.

Les hommes-lézards étaient une menace pour nous, mais c’était comme regarder une scène des temps anciens, et cela me mettait dans un état d’esprit étrange et indescriptible.

Aisha, qui voyait bien de loin, pointait et expliquait. « Dans ce coin, un groupe centré autour d’un lézard cracheur de feu commence à se former, Sire. »

Parce que nous leur avions appris à cuisiner avant de manger, il y avait maintenant un changement majeur dans l’équilibre du pouvoir dans la meute des lézards.

Naden et Ruby faisaient tomber du bois d’allumage et de la paille pour s’assurer que les feux ne s’éteignaient pas, mais peu de gens pouvaient se rassembler autour des feux de joie, et le résultat inévitable était que les personnes les plus fortes les monopolisaient. Dans ces conditions, ceux qui étaient capables d’allumer le feu pour eux-mêmes étaient avantagés.

Les hommes-lézards qui ne pouvaient pas s’approcher des feux de joie étaient apparemment à la chasse d’une part supplémentaire de viande de monstre pour ceux qui pouvaient cracher du feu afin d’avoir de la viande cuite pour eux. C’était un contrat très simple basé sur une relation mutuellement bénéfique. Il y avait une hiérarchie claire entre les hommes-lézards.

« C’est comme regarder un microcosme de la société, vous savez, » avais-je dit, et Julius avait acquiescé.

« Je suis tout à fait d’accord. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, je verrais la société se refléter dans les actions des monstres, » déclara Julius.

« Si nous leur donnions encore mille ans, ne pensez-vous pas qu’ils pourraient réaliser quelque chose qui ressemble à la civilisation ? » lui avais-je demandé.

« Possible, mais... on ne peut pas se permettre d’attendre mille ans, » déclara Julius.

« C’est assez vrai, » déclarai-je.

La relation entre l’humanité et les monstres était une relation de vie ou de mort.

Parce qu’il était impossible de converser avec eux, si nous ne les vainquions pas, ils causeraient du tort à ceux que nous aimions. C’était peut-être cruel, mais il y avait des gens et des choses que nous devions protéger.

Julius se tenait sur le bord des remparts de la ville, puis donna l’ordre aux soldats qui attendaient avec impatience.

« Le nombre de monstres est en baisse ! Maintenant, exterminez les hommes-lézards ! »

Sous les ordres de Julius, les portes-nord et sud s’ouvrirent.

***

« Force du Nord et du Sud, commencez l’attaque ! » ordonna-t-il.

Pour s’occuper de l’homme-lézard rassemblé dans l’ouest, Julius envoya 1 000 soldats à partir des portes-nord et sud, qui tournoyèrent ensuite au nord-ouest et au sud-ouest de la bande de monstres.

« Nous irons à pied pour faire le tour derrière l’ennemi ! » déclara Jirukoma.

« Nous attaquerons par le côté sud ! Ne soyez pas en retard ! » cria Lauren.

Celui qui dirigeait la force du Nord était Jirukoma, et le commandant de la force du Sud était Lauren.

En partie parce que les hommes-lézards étaient distraits par la nourriture, ils avaient laissé ces deux forces les approcher facilement.

Kaede, qui regardait depuis les murs, leva la main droite. « Maintenant, allumez le signal ! »

Sur ordre de Kaede, un signal de fumée était monté par la porte ouest.

Quand Jirukoma et Lauren l’avaient vu, leurs forces avaient attaqué la meute de lézards du nord-ouest et du sud-ouest. Avec une force de 2 000 hommes les attaquant en formation V, les hommes-lézards surpris furent poussés vers Lasta à l’est.

Quand elle avait vu cela, Kaede avait sorti la tête par-dessus le bord intérieur du mur de la ville, et avait dit à la personne en bas : « Le temps est venu ! Nous comptons sur vous, Sire Julius ! »

« Compris ! »

S’éloignant du mur, Julius, qui montait sur un cheval blanc, avait dégainé son épée et la tint en l’air.

Les 1 000 soldats qui l’entouraient étaient pour la plupart des élites, y compris les soldats réguliers Lastaniens et les Dratroopers. Les troupes attendaient l’ordre de partir d’un moment à l’autre, et Julius leur annonça. « Le destin de ce pays dépend de cette bataille ! Éliminez les hommes-lézards, pour le bien des familles qui se blottissent dans la peur derrière ces murs ! »

« « « Ouiiiiiii ! » » »

En écoutant ses hommes crier, Julius donna l’ordre à ceux présents à coter des portes.

« Ouvrez les portes ! »

La porte ouest s’était ouverte, et 1 000 soldats dirigés par Julius bondirent hors de là.

Les soldats avaient continué sur cette lancée pour foncer droit dans la meute confuse des hommes-lézards.

« Ma vie pour Lastania ! »

« Crevez, espèce de lézard ! »

Comme s’ils exprimaient leur rancune au sujet de la bataille sur les murs, ils avaient fait un fouillis sanglant de tous les hommes-lézards qu’ils rencontraient. Julius frappait aussi avec son épée, coupant la tête d’un homme-lézard après l’autre. Il y avait une traînée de sang de lézard laissé là où il était passé.

Au bout de cette ligne, Julius pointa son épée vers l’ouest et donna l’ordre : « Continuez, et poussez jusqu’à ce que nous les ayons terminés ! »

☆☆☆

Partie 3

« Il fait un travail brillant en les commandant, hein ? » avais-je commenté.

La porte ouest s’était ouverte, et les 1 000 soldats qui en sortaient attaquèrent les hommes-lézards qui avaient été poussés vers l’est. Sous l’attaque de trois camps, les hommes-lézards étaient dans un état de terreur.

Hal et moi regardions la scène se dérouler du haut des airs sur le dos de Ruby et Naden.

Les forces dirigées par Julius venaient d’encercler les hommes-lézards dans une formation triangulaire. Cela n’avait cependant pas fermé l’encerclement, laissant une légère voie de fuite à l’ouest, entre les unités de Jirukoma et de Lauren. S’il fermait toutes les voies de fuite, l’ennemi déchaînerait toutes ses forces, mais s’il y avait même une issue étroite, les hommes-lézards seraient distraits par elle.

Tandis que les hommes-lézards tournaient leur attention vers l’ouest, les forces de Julius s’étaient déplacées pour écraser la meute de l’est.

D’une certaine façon, ça m’avait fait penser à une poche à pâtisserie.

« Dans les tactiques militaires de mon monde, ce serait un exemple de : “Pour capturer, il faut lâcher prise”, mais tu ne comprendrais pas cette référence. Appelons-le plutôt la stratégie de la poche à pâtisserie, » déclarai-je.

« Non, non, non, un nom qui donne envie de l’utiliser n’est pas bon, » déclara Naden en se moquant de moi avec sa télépathie.

Hmm...

« Alors, puisqu’il ressemble à la bouche d’un ryuu, que penses-tu de “La bouche de Naden” à la place ? » demandai-je.

« Ne mets pas mon nom dessus sans permission ! » cria Naden.

« Voici comment ça sonnait sur le champ de bataille : “Utilisons la bouche de Naden ici !” “C’est l’essence de la bouche de Naden.” “N’y a-t-il personne ici qui puisse s’échapper de la bouche de Naden ?”, » déclarai-je.

« Arrête çaaaaaa ! » cria Naden.

« Vous deux... Je sais que je ne suis pas du genre à parler, mais c’est une bataille, alors soyez un peu plus tendue, vous voulez bien ? » Hal, qui avait rapproché le corps de Ruby, déclara ça avec exaspération.

Ruby hocha la tête. « Toi aussi, Naden. Prends ton travail plus au sérieux. »

« Je n’ai rien fait de mal cette fois, n’est-ce pas !? C’est Souma qui fait l’idiot ! » déclara Naden.

« ... Tu as raison, » avait admis Ruby.

« Ne t’inquiète pas, je regarde autour de moi comme je suis censé le faire ! » avais-je annoncé.

Mon travail dans cette bataille consistait à surveiller la région et à m’assurer qu’aucune crise inattendue ne survienne. Nous ne pouvions pas être sûrs qu’il n’y aurait pas d’afflux soudain de renforts. C’est pourquoi j’utilisais les Poltergeists Vivants pour disperser mes souris en bois et surveiller une vaste zone autour du champ de bataille.

Pendant que nous parlions, j’avais eu une réponse.

« Hal, il y a un groupe d’hommes-lézards qui arrivent par le nord. Ce sont des nouveaux qui ont traversé la rivière. Il y en a cinquante, » déclarai-je.

« Compris ! On va les anéantir très vite. Allons-y, Ruby ! » déclara Halbert.

« D’accord ! » déclara Ruby.

Ruby avait battu ses grandes ailes et s’était envolée vers le nord.

Hal et Ruby étaient une unité de commandos. Ils allaient utiliser leur puissance et leur mobilité pour soutenir des zones qui semblaient prêtes à s’effondrer ou pour réagir à des situations inattendues comme celle que nous venions de vivre.

« Maintenant, » avais-je dit, en regardant en bas.

Il y avait un combat à sens unique qui se déroulait. Les hommes-lézards étaient repoussés par la force que Julius menait et se rassemblaient sur l’étroite voie de fuite à l’ouest. Avec toutes les bousculades pour s’y rendre, certains avaient même été piétinés à mort par leur propre espèce.

On aurait dit que des hommes-lézards sortaient de l’encerclement par la voie d’évasion. Ils essayaient de fuir dans les bois, mais... ça n’allait pas être si facile. C’était une guerre d’extermination. Afin d’éviter des ennuis plus tard, nous ne pouvions pas les laisser s’enfuir ici.

« Alors, je compte sur toi pour la touche finale, Aisha, » déclarai-je.

Ma fiancée la plus forte attendait ceux qui fuyaient dans les bois.

 

***

Les hommes-lézards qui s’enfuyaient dans la forêt avaient dû penser qu’ils s’étaient échappés. Cependant, ils n’avaient pas eu le temps de se sentir soulagés, car une autre crise leur était venue d’en haut.

« Hi-yahhhh ! » Aisha avait crié.

Bruit sourd ! Il y avait un bruit fort quand sa grande épée était rentrée en collision avec le sol, et un grand lézard avait été divisé en deux.

Le cadavre de l’homme lézard coupé en deux s’était effondré.

Aisha, la plus forte combattante du royaume, souleva son épée d’une main, une arme assez lourde pour fendre le sol après avoir coupé à travers le lézard, puis la déplaça sans effort pour enlever le sang.

« Ce sentiment... Ça fait un moment. » Aisha tenait sa grande épée au même niveau que ses yeux. « Aujourd’hui, je ne suis pas ici en tant que fiancée de Sa Majesté, ni en tant que garde du corps, mais en tant que guerrière seule ici pour démontrer ses compétences. Aisha de la Forêt Protégée par Dieu vient pour vous ! »

Elle avait tenu sa grande épée de côté en courant vers l’avant. Alors qu’elle passait à côté de quelques hommes-lézards déconcertés par l’attaque-surprise soudaine, un seul coup d’épée avait divisé trois individus en deux simultanément.

« Gishaa ! » crièrent les hommes-lézards.

Après être revenus à la raison, les hommes-lézards bondirent sur Aisha, mais elle se servait des troncs d’arbres voisins comme contrepoids pour rebondir d’arbre en arbre.

« Je suis née et j’ai grandi dans la Forêt Protégée par Dieu. J’ai un léger avantage à me battre dans la forêt, » avait souri Aisha avec confiance.

Ce n’était pas comme si les hommes-lézards pouvaient comprendre un mot de ce qu’elle disait. Mais Aisha se tourna vers ceux qui se rassemblaient pour essayer de l’attaquer et frappa avec le côté plat de son épée vers le sol. Comme des mouches, les hommes-lézards avaient été écrasés.

Aisha secoua le sang comme avant, puis regarda les hommes-lézards comme si elle cherchait sa prochaine proie. Cette lueur dans son œil intimidait les créatures, et elles étaient restées immobiles.

« Vous ne venez pas ? Alors j’irai vers vous ! » cria-t-elle.

Aisha abattit les hommes-lézards les uns après les autres par ordre de proximité. Pour les hommes-lézards plus loin, elle envoya un coup d’air comprimé, Frappe Sonique, pour les découper. Son vent sonique avait abattu non seulement les hommes-lézards, mais aussi les arbres environnants, le projetant comme sous l’effet d’un vent violent.

C’est de la folie. On ne peut pas la vaincre. Les hommes-lézards l’avaient instinctivement senti et s’étaient dispersés.

Cependant...

« Wôw, là. La jeune Mlle Aisha n’est pas la seule à avoir des compétences pour se battre dans les forêts ! » s’exclama une voix.

Après avoir tourné en rond devant un lézard en fuite, Kuu avait fait un dur coup de gourdin dans le dessous de la mâchoire de l’homme-lézard.

Une flèche qui volait d’entre les arbres dans une autre direction s’était plantée dans le front de l’homme-lézard.

Sur une branche d’un grand arbre à proximité, Leporina tenait son arc.

Kuu sauta dans les branches, pendu par la queue avec un rire joyeux. « Les membres de la tribu des singes des neiges sont doués pour grimper aux arbres, et ceux de Leporina, d’une famille de chasseurs le sont aussi. Il faudra encore mille ans avant que tu ne puisses nous battre dans la forêt. »

« Si tu deviens trop arrogant, tu vas te blesser, » prévient Leporina en sautant d’une branche à l’autre.

« Oh, franchement, comme si ça m’arriverait un jour — Whuh !? » déclara Kuu.

Lorsque Leporina avait atterri sur une branche de l’arbre dont Kuu était suspendu, les branches tremblaient et sa queue glissait, faisant tomber Kuu la tête la première au sol.

Leporina regarda rapidement en bas. « Attends, jeune maître ! Vas-tu bien !? »

« Oh... Je n’ai pas bien atterri. » Bien qu’il se frottait la tête en raison de la douleur, il n’avait pas l’air particulièrement blessé.

Bien que Leporina ait été soulagée, elle avait gonflé ses joues. « Ne m’inquiète pas comme ça. »

« Désolé, désolé... Maintenant, nettoyons les autres, » déclara Kuu.

Kuu avait pris son gourdin et s’était mis à courir. Leporina s’était dépêchée de le suivre.

Ceux comme Kuu, Leporina et Aisha, qui excellaient dans les combats dans la forêt, avaient attendu pour exterminer les hommes-lézards quand ils s’y étaient enfuis. Les hommes-lézards qui chassaient les chimères étaient maintenant eux-mêmes pourchassés.

Juste au moment où la bataille dans la forêt se terminait, la bataille sur le terrain se terminait aussi.

Comme on pouvait s’y attendre de la part du camp qui avait pris l’avantage du début à la fin, par rapport aux piles de corps d’homme-lézards qui jonchaient le champ de bataille, les forces combinées de Lastania et d’Elfrieden n’avaient subi que de faibles pertes.

La bataille près de Lasta était sur le point de se terminer par une victoire. Cependant, ce n’était pas comme si c’était fini, alors ils ne pouvaient pas se permettre d’arrêter.

Avec les soldats, Julius criait : « La libération de Lasta est un succès ! Cependant, si rien ne change, nous serons à nouveau encerclés ! Nous continuerons vers le nord à partir d’ici, nous prendrons la forteresse au croisement de la rivière, et nous pousserons la ligne de défense vers le haut ! Ce n’est qu’une fois que cela sera possible que les familles à l’intérieur des murs pourront avoir une bonne nuit de sommeil ! »

Alors Julius poussa son épée vers le ciel.

« C’est juste une dernière poussée ! Allons-y ! Allons-y ! » cria Julius.

« « « Ouiiiiiiii ! » » »

Après quoi, 3 000 soldats avaient marché sur la forteresse vers le nord.

Ils avancèrent jusqu’à la rivière Dabicon, abattant un groupe d’un peu plus de dix hommes-lézards qui se dirigeaient vers le sud en cours de route, et s’approchèrent de la forteresse près du point de passage.

Il ne semblait pas manquer d’homme-lézards nichant dans la forteresse, mais ils n’avaient pas l’intelligence pour combattre lors d’un siège et furent rapidement éliminés avant de pouvoir reprendre la forteresse.

« Bravo, tout le monde ! » Julius annonça. « Donnez-moi un cri de victoire ! »

« « « Hip, hip, hooray! » » »

Le cri victorieux des soldats retentit au crépuscule sur la forteresse.

Souma et Julius avaient ensuite utilisé cette forteresse comme base, éliminant les hommes-lézards qui la traversaient en petit nombre, en attendant l’arrivée du corps principal de renforts de Friedonia.

L’aide matérielle de l’Union des nations de l’Est pouvait maintenant entrer dans une Lasta libérée, et les vivres avaient été transportés à la forteresse de première ligne par la cavalerie-wyverne qui était revenue.

Puis, une semaine plus tard, environ 60 000 renforts arrivèrent enfin du Royaume de Friedonia.

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