Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 8 – Chapitre 8 – Partie 3

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Chapitre 8 : La libération de Lasta

Partie 3

« Il fait un travail brillant en les commandant, hein ? » avais-je commenté.

La porte ouest s’était ouverte, et les 1 000 soldats qui en sortaient attaquèrent les hommes-lézards qui avaient été poussés vers l’est. Sous l’attaque de trois camps, les hommes-lézards étaient dans un état de terreur.

Hal et moi regardions la scène se dérouler du haut des airs sur le dos de Ruby et Naden.

Les forces dirigées par Julius venaient d’encercler les hommes-lézards dans une formation triangulaire. Cela n’avait cependant pas fermé l’encerclement, laissant une légère voie de fuite à l’ouest, entre les unités de Jirukoma et de Lauren. S’il fermait toutes les voies de fuite, l’ennemi déchaînerait toutes ses forces, mais s’il y avait même une issue étroite, les hommes-lézards seraient distraits par elle.

Tandis que les hommes-lézards tournaient leur attention vers l’ouest, les forces de Julius s’étaient déplacées pour écraser la meute de l’est.

D’une certaine façon, ça m’avait fait penser à une poche à pâtisserie.

« Dans les tactiques militaires de mon monde, ce serait un exemple de : “Pour capturer, il faut lâcher prise”, mais tu ne comprendrais pas cette référence. Appelons-le plutôt la stratégie de la poche à pâtisserie, » déclarai-je.

« Non, non, non, un nom qui donne envie de l’utiliser n’est pas bon, » déclara Naden en se moquant de moi avec sa télépathie.

Hmm...

« Alors, puisqu’il ressemble à la bouche d’un ryuu, que penses-tu de “La bouche de Naden” à la place ? » demandai-je.

« Ne mets pas mon nom dessus sans permission ! » cria Naden.

« Voici comment ça sonnait sur le champ de bataille : “Utilisons la bouche de Naden ici !” “C’est l’essence de la bouche de Naden.” “N’y a-t-il personne ici qui puisse s’échapper de la bouche de Naden ?”, » déclarai-je.

« Arrête çaaaaaa ! » cria Naden.

« Vous deux... Je sais que je ne suis pas du genre à parler, mais c’est une bataille, alors soyez un peu plus tendue, vous voulez bien ? » Hal, qui avait rapproché le corps de Ruby, déclara ça avec exaspération.

Ruby hocha la tête. « Toi aussi, Naden. Prends ton travail plus au sérieux. »

« Je n’ai rien fait de mal cette fois, n’est-ce pas !? C’est Souma qui fait l’idiot ! » déclara Naden.

« ... Tu as raison, » avait admis Ruby.

« Ne t’inquiète pas, je regarde autour de moi comme je suis censé le faire ! » avais-je annoncé.

Mon travail dans cette bataille consistait à surveiller la région et à m’assurer qu’aucune crise inattendue ne survienne. Nous ne pouvions pas être sûrs qu’il n’y aurait pas d’afflux soudain de renforts. C’est pourquoi j’utilisais les Poltergeists Vivants pour disperser mes souris en bois et surveiller une vaste zone autour du champ de bataille.

Pendant que nous parlions, j’avais eu une réponse.

« Hal, il y a un groupe d’hommes-lézards qui arrivent par le nord. Ce sont des nouveaux qui ont traversé la rivière. Il y en a cinquante, » déclarai-je.

« Compris ! On va les anéantir très vite. Allons-y, Ruby ! » déclara Halbert.

« D’accord ! » déclara Ruby.

Ruby avait battu ses grandes ailes et s’était envolée vers le nord.

Hal et Ruby étaient une unité de commandos. Ils allaient utiliser leur puissance et leur mobilité pour soutenir des zones qui semblaient prêtes à s’effondrer ou pour réagir à des situations inattendues comme celle que nous venions de vivre.

« Maintenant, » avais-je dit, en regardant en bas.

Il y avait un combat à sens unique qui se déroulait. Les hommes-lézards étaient repoussés par la force que Julius menait et se rassemblaient sur l’étroite voie de fuite à l’ouest. Avec toutes les bousculades pour s’y rendre, certains avaient même été piétinés à mort par leur propre espèce.

On aurait dit que des hommes-lézards sortaient de l’encerclement par la voie d’évasion. Ils essayaient de fuir dans les bois, mais... ça n’allait pas être si facile. C’était une guerre d’extermination. Afin d’éviter des ennuis plus tard, nous ne pouvions pas les laisser s’enfuir ici.

« Alors, je compte sur toi pour la touche finale, Aisha, » déclarai-je.

Ma fiancée la plus forte attendait ceux qui fuyaient dans les bois.

 

***

Les hommes-lézards qui s’enfuyaient dans la forêt avaient dû penser qu’ils s’étaient échappés. Cependant, ils n’avaient pas eu le temps de se sentir soulagés, car une autre crise leur était venue d’en haut.

« Hi-yahhhh ! » Aisha avait crié.

Bruit sourd ! Il y avait un bruit fort quand sa grande épée était rentrée en collision avec le sol, et un grand lézard avait été divisé en deux.

Le cadavre de l’homme lézard coupé en deux s’était effondré.

Aisha, la plus forte combattante du royaume, souleva son épée d’une main, une arme assez lourde pour fendre le sol après avoir coupé à travers le lézard, puis la déplaça sans effort pour enlever le sang.

« Ce sentiment... Ça fait un moment. » Aisha tenait sa grande épée au même niveau que ses yeux. « Aujourd’hui, je ne suis pas ici en tant que fiancée de Sa Majesté, ni en tant que garde du corps, mais en tant que guerrière seule ici pour démontrer ses compétences. Aisha de la Forêt Protégée par Dieu vient pour vous ! »

Elle avait tenu sa grande épée de côté en courant vers l’avant. Alors qu’elle passait à côté de quelques hommes-lézards déconcertés par l’attaque-surprise soudaine, un seul coup d’épée avait divisé trois individus en deux simultanément.

« Gishaa ! » crièrent les hommes-lézards.

Après être revenus à la raison, les hommes-lézards bondirent sur Aisha, mais elle se servait des troncs d’arbres voisins comme contrepoids pour rebondir d’arbre en arbre.

« Je suis née et j’ai grandi dans la Forêt Protégée par Dieu. J’ai un léger avantage à me battre dans la forêt, » avait souri Aisha avec confiance.

Ce n’était pas comme si les hommes-lézards pouvaient comprendre un mot de ce qu’elle disait. Mais Aisha se tourna vers ceux qui se rassemblaient pour essayer de l’attaquer et frappa avec le côté plat de son épée vers le sol. Comme des mouches, les hommes-lézards avaient été écrasés.

Aisha secoua le sang comme avant, puis regarda les hommes-lézards comme si elle cherchait sa prochaine proie. Cette lueur dans son œil intimidait les créatures, et elles étaient restées immobiles.

« Vous ne venez pas ? Alors j’irai vers vous ! » cria-t-elle.

Aisha abattit les hommes-lézards les uns après les autres par ordre de proximité. Pour les hommes-lézards plus loin, elle envoya un coup d’air comprimé, Frappe Sonique, pour les découper. Son vent sonique avait abattu non seulement les hommes-lézards, mais aussi les arbres environnants, le projetant comme sous l’effet d’un vent violent.

C’est de la folie. On ne peut pas la vaincre. Les hommes-lézards l’avaient instinctivement senti et s’étaient dispersés.

Cependant...

« Wôw, là. La jeune Mlle Aisha n’est pas la seule à avoir des compétences pour se battre dans les forêts ! » s’exclama une voix.

Après avoir tourné en rond devant un lézard en fuite, Kuu avait fait un dur coup de gourdin dans le dessous de la mâchoire de l’homme-lézard.

Une flèche qui volait d’entre les arbres dans une autre direction s’était plantée dans le front de l’homme-lézard.

Sur une branche d’un grand arbre à proximité, Leporina tenait son arc.

Kuu sauta dans les branches, pendu par la queue avec un rire joyeux. « Les membres de la tribu des singes des neiges sont doués pour grimper aux arbres, et ceux de Leporina, d’une famille de chasseurs le sont aussi. Il faudra encore mille ans avant que tu ne puisses nous battre dans la forêt. »

« Si tu deviens trop arrogant, tu vas te blesser, » prévient Leporina en sautant d’une branche à l’autre.

« Oh, franchement, comme si ça m’arriverait un jour — Whuh !? » déclara Kuu.

Lorsque Leporina avait atterri sur une branche de l’arbre dont Kuu était suspendu, les branches tremblaient et sa queue glissait, faisant tomber Kuu la tête la première au sol.

Leporina regarda rapidement en bas. « Attends, jeune maître ! Vas-tu bien !? »

« Oh... Je n’ai pas bien atterri. » Bien qu’il se frottait la tête en raison de la douleur, il n’avait pas l’air particulièrement blessé.

Bien que Leporina ait été soulagée, elle avait gonflé ses joues. « Ne m’inquiète pas comme ça. »

« Désolé, désolé... Maintenant, nettoyons les autres, » déclara Kuu.

Kuu avait pris son gourdin et s’était mis à courir. Leporina s’était dépêchée de le suivre.

Ceux comme Kuu, Leporina et Aisha, qui excellaient dans les combats dans la forêt, avaient attendu pour exterminer les hommes-lézards quand ils s’y étaient enfuis. Les hommes-lézards qui chassaient les chimères étaient maintenant eux-mêmes pourchassés.

Juste au moment où la bataille dans la forêt se terminait, la bataille sur le terrain se terminait aussi.

Comme on pouvait s’y attendre de la part du camp qui avait pris l’avantage du début à la fin, par rapport aux piles de corps d’homme-lézards qui jonchaient le champ de bataille, les forces combinées de Lastania et d’Elfrieden n’avaient subi que de faibles pertes.

La bataille près de Lasta était sur le point de se terminer par une victoire. Cependant, ce n’était pas comme si c’était fini, alors ils ne pouvaient pas se permettre d’arrêter.

Avec les soldats, Julius criait : « La libération de Lasta est un succès ! Cependant, si rien ne change, nous serons à nouveau encerclés ! Nous continuerons vers le nord à partir d’ici, nous prendrons la forteresse au croisement de la rivière, et nous pousserons la ligne de défense vers le haut ! Ce n’est qu’une fois que cela sera possible que les familles à l’intérieur des murs pourront avoir une bonne nuit de sommeil ! »

Alors Julius poussa son épée vers le ciel.

« C’est juste une dernière poussée ! Allons-y ! Allons-y ! » cria Julius.

« « « Ouiiiiiiii ! » » »

Après quoi, 3 000 soldats avaient marché sur la forteresse vers le nord.

Ils avancèrent jusqu’à la rivière Dabicon, abattant un groupe d’un peu plus de dix hommes-lézards qui se dirigeaient vers le sud en cours de route, et s’approchèrent de la forteresse près du point de passage.

Il ne semblait pas manquer d’homme-lézards nichant dans la forteresse, mais ils n’avaient pas l’intelligence pour combattre lors d’un siège et furent rapidement éliminés avant de pouvoir reprendre la forteresse.

« Bravo, tout le monde ! » Julius annonça. « Donnez-moi un cri de victoire ! »

« « « Hip, hip, hooray! » » »

Le cri victorieux des soldats retentit au crépuscule sur la forteresse.

Souma et Julius avaient ensuite utilisé cette forteresse comme base, éliminant les hommes-lézards qui la traversaient en petit nombre, en attendant l’arrivée du corps principal de renforts de Friedonia.

L’aide matérielle de l’Union des nations de l’Est pouvait maintenant entrer dans une Lasta libérée, et les vivres avaient été transportés à la forteresse de première ligne par la cavalerie-wyverne qui était revenue.

Puis, une semaine plus tard, environ 60 000 renforts arrivèrent enfin du Royaume de Friedonia.

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4 commentaires

  1. Ethan Nakamura

    Merci pour le chapitre.

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