Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 8 – Chapitre 5 – Partie 2

Bannière de Genjitsushugisha no Oukokukaizouki ☆☆☆

Chapitre 5 : Réunion avec un vieil ennemi

Partie 2

Pendant ce temps, il y avait une voix énergique sur le mur sud.

« Ookyakya ! La cavalerie est là ! C’est l’heure de se lâcher ! »

« Jeune Maître, pourquoi es-tu si impatient ? »

C’était Kuu et Leporina, le duo maître et serviteur de la République de Turgis.

Tous les deux étaient descendus avec les Dratroopers.

Lorsque Kuu, participant en tant que général en visite, avait appris l’existence des Dratroopers, il avait demandé à Souma de le laisser avoir lui aussi un parachute.

Naturellement, Souma avait d’abord hésité. « Je t’ai dit de ne rien faire de dangereux, non ? »

« Allez, grand frère ! Si ça fait une différence, je peux faire mon propre parachute ! »

Les paroles de Kuu avaient mis Souma dans le pétrin. Le parachute était une question de vie ou de mort lors d’une chute, et même si un amateur pouvait en faire un lui-même, ce n’était pas une chose qu’il devait essayer. Cependant, s’il refusait, Kuu pourrait en faire un lui-même et essayer quand même, alors Souma avait cédé devant l’enthousiasme de Kuu et avait donné son accord à contrecœur... à la condition que, avec Leporina, des Dratroopers expérimentés les accompagnent aussi.

Comme un moniteur de parachutisme avec un parachutiste novice, les Dratroopers s’étaient attachés à Kuu et Leporina en tombant, et maintenant ils rejoignaient les défenseurs sur le mur sud.

Contrairement à Kuu excité à l’idée d’expérimenter son premier saut en parachute, Leporina semblait toujours effrayée, car son visage était pâle et ses oreilles de lapin étaient à plat. « Je pense... que c’est peut-être l’instant qui me fait le plus regretté d’avoir été à ton service. »

« Ookyaya ! Alors tu n’as jamais été insatisfaite avant, hein ? » demanda Kuu.

« Si, je l’ai été ! Je dis que c’est le pire ! » déclara Leporina.

« Dommage pour toi, hein ? Maintenant, allons-y. » Kuu sauta sur le bord du mur, regardant la meute d’hommes-lézards qui grouillaient vers lui d’en dessous. La force massive qui se pressait contre les murs était un spectacle inhabituel pour Kuu. « Il y en a beaucoup, c’est sûr. On ne verrait jamais ça à Turgis. »

« H-Hey ? Qui êtes-vous, vous autres ? » demanda avec hésitation l’un des défenseurs alors que Kuu regardait de l’autre côté du mur.

Kuu avait tapé sur son épaule avec son gourdin préféré, puis avait souri au défenseur. « Ne l’ai-je pas déjà dit ? Des renforts. Voilà ce que nous sommes. »

« Des renforts !? Ce sont des renforts qui sont tombés du ciel !? D’où venez-vous !? » demanda le garde.

Kuu sourit. « Où, me demandez-vous ? La République de Turgis. »

« La République de Turgis ? Ce pays du sud nous a envoyé des renforts ? » demanda le soldat.

« Ouais. Cependant seulement deux individus, » répondit Kuu.

« D-Deux !? » Le défenseur clignait des yeux, n’arrivant plus à comprendre la situation.

Il était déjà difficile de croire que la République de Turgis, à l’extrémité sud du continent, enverrait des renforts dans ce petit pays situé dans un coin de l’Union des nations de l’Est, alors quand on lui avait dit qu’il n’y avait que deux personnes, le soldat avait dû avoir l’impression de se faire piéger.

Satisfait par la réaction embrouillée du soldat, Kuu sauta du mur pour lui frapper vigoureusement à l’épaule. « Je plaisante, mec. Nous sommes ici au nom du Royaume de Friedonia. Nous sommes en visites depuis la République de Turgis. »

« S-Sûr... »

« Maintenant qu’on est là, tu n’as plus à t’inquiéter ! » Kuu sauta de nouveau sur le bord du mur, frappant deux hommes-lézards qui avaient grimpé et les repoussant dans l’essaim en dessous. « Hah... Hoh... Alley op ! »

Rebondissant le long du bord de la muraille, chaque fois que Kuu trouvait un homme-lézard attaquant quelqu’un, il le frappait avec le gourdin que Taru avait spécialement fait pour lui et envoyait le monstre voler.

« Hé, les gars ! Vous avez déjà entendu ça avant ? » cria Kuu aux défenseurs depuis le bord du mur. « On dit qu’un soldat Turgisien vaut cent hommes ! Ce qui veut dire que Leporina et moi valons 200 renforts ! Ookyakya ! »

Voyant Kuu rire de bon cœur, tous les soldats s’étaient sentis un peu plus détendus. Ce garçon exagérait peut-être, mais d’après ce qu’il venait de dire, ce n’était peut-être pas un mensonge. Quand ils avaient regardé son sourire sans fondement, ils s’étaient dit : « On ne peut pas le laisser nous battre ». Nous pouvons continuer.

Les soldats, qui pendaient la tête avant, avaient maintenant le visage levé, le moral remonté.

Puis un lézard particulièrement grand était apparu derrière Kuu. Contrairement aux autres, la surface de son corps était aussi rouge. Le lézard rouge avait balancé les griffes de ses deux mains à Kuu.

« Whoa ! » Kuu avait bloqué le coup de griffes en tenant son gourdin à l’horizontale. Cependant...

« Kishaaaa ! » siffla l’homme-lézard.

« Urgh... »

À l’arrière de la gueule ouverte de l’homme-lézard, Kuu pouvait maintenant voir des flammes rouges.

Oh, merde. Certains peuvent-ils aussi cracher du feu !?

Kuu fait déjà de son mieux pour repousser ses griffes. S’il lui tirait dessus maintenant, il ne pourrait pas esquiver. Kuu avait eu des sueurs froides. Puis... c’était arrivé.

Whoosh !

« Gugyaah!? »

La flèche était arrivée depuis l’intérieur des remparts et avait heurté l’œil droit du lézard en une frappe perforante.

Le visage du lézard avait pointé vers le haut et s’était éloigné, et la boule de feu qu’il crachait s’était envolée dans une direction complètement différente.

Kuu tourna le cou pour regarder, et Leporina était sur le bord opposé du mur avec l’arc à l’avant. Elle avait immédiatement placé une autre flèche.

« Je ne te laisserai pas tuer Maître Kuu ! » déclara Leporina.

La deuxième flèche de Leporina avait volé, cette fois en perçant l’œil gauche.

Le lézard rouge tenait ses yeux et voltigeait autour de lui.

« Voici un petit quelque chose en plus. Mange ça aussi ! » déclara Kuu.

Tandis que son ennemi chancelait, Kuu tourna son gourdin et lui enfonça la mâchoire par en dessous. Il y eut un bruit de claquement, et le lézard rouge tomba sur le côté du mur.

« Wôw..., » après avoir évité de peu une attaque, Kuu essuya la sueur de son front. « Ook... Tu m’as sauvé, Leporina. »

« Franchement. Ça vaut une centaine de renforts ? Je n’ai jamais rien entendu de tel, tu sais ? » déclara Leporina.

« Eh bien, franchement ? Je vais m’assurer que tout le monde le sache à partir de maintenant ! » Kuu avait fait un grand spectacle en faisant tourner son gourdin avant de le placer à ses côtés. « C’est peut-être une vantardise exagérée, mais on peut la rendre réelle. Si j’écrase une centaine de ces trucs, ça aura l’air crédible ! »

« Ne dis pas ça comme si c’était facile ! » déclara Leporina.

« On va le faire, Leporina ! Montrons aux pays du nord à quel point les guerriers de notre peuple peuvent être forts ! » déclara Kuu.

À peine l’avait-il dit que Kuu était parti à la recherche de sa prochaine cible. Sa promesse faite à Souma qu’il ne ferait rien de dangereux avait été oubliée depuis longtemps.

« Ookyakya ! Hé, soldats de Lastania ! Il est temps de tenir bon ! Si vous pensez que vous ne pouvez pas gagner un combat, appelez-moi ! Je m’en occupe ! » Kuu se vantait en frappant les hommes-lézards près de lui.

Il n’était pas plus clair qu’avant de savoir sur quelle base il avait à dire tout cela, mais sa voix énergique se sentait revigorante d’une certaine façon.

« Ouais ! Faisons cette chose ! » répondirent les soldats.

« Heh ! Nous ne pouvons pas laisser notre invité monopoliser toute la gloire ! »

« C’est notre pays ! Nous devons le défendre nous-mêmes ! »

Le moral des soldats s’était encore amélioré, et tout le monde sur les murs était revigoré.

Leporina, qui pouvait sentir l’atmosphère chaude en suivant Kuu, avait souri. C’est bien le charisme du jeune maître.

C’était un peu un idiot et il avait une façon de s’exciter à chaque occasion, mais Kuu avait toujours montré la voie, prenant lui-même des risques, et redonnant du courage à ceux qui le suivaient.

Il y avait des rois comme Souma qui savaient utiliser les gens. Il y avait des impératrices comme Maria qui gagnait le respect de leur peuple. Malgré tout, celui que Leporina voulait servir était Kuu, et lui seul.

Bien que... s’il pouvait s’abstenir d’être aussi imprudent, il serait encore mieux...

Pendant que Leporina pensait ça, Kuu l’avait poussée à se dépêcher. « Allez, Leporina ! Il nous en reste encore 90 à tuer ! »

« Quand tu as dit que tu vaincrais 100, tu étais sérieux !? » cria Leporina en était surprise, et puis c’était arrivé.

De loin dans le ciel au-dessus de Kuu et Leporina, il y avait le son des trompettes. Bwoon ! Bwoon ! Cela avait hurlé plusieurs fois, comme si on les avertissait de faire attention.

En entendant ce bruit, les visages de Kuu et Leporina devinrent tendus.

« Oh, merde ! Ça commence ! Hé, vous autres ! Éloignez-vous des murs un moment ! » déclara Kuu.

« Tout le monde ! » Leporina avait appelé. « Les chevaliers-wyvernes vont bientôt commencer à bombarder ! On s’attend à ce que les fragments s’envolent, alors éloignez-vous de l’extérieur des murs, et descendez ! »

En effet. Les trompettes étaient un signal de la cavalerie-wyverne qu’ils allaient commencer à bombarder.

« B-Bombe !? » cria un soldat.

« Hé, dépêchez-vous et éloignez-vous des murs ! »

Les défenseurs se précipitèrent depuis l’extérieur du mur, s’élançant sur les pavés.

Puis la troupe de 200 chevaliers-wyvernes qui se tenait dans les airs en attente depuis que les Dratroopers avaient largué avait soudainement perdu en altitude et avait fait tomber leurs barils sur les meutes d’hommes-lézards se trouvant autour des murs du château. Les barils étaient pleins d’explosifs. Les barils explosifs, dont le temps avant l’explosion avait été ajusté avec des fusées, avaient explosé juste avant de tomber dans les meutes des hommes-lézards.

B-B-B-B-B-B-B-B-B-B-Boom !

Les explosions s’étaient déclenchées en continu, dans toutes les directions à l’horizon. Les vagues et les vibrations de l’explosion avaient même frappé les soldats qui se cachaient et se couvraient sur le mur.

Quand ils avaient finalement levé le visage pour regarder autour d’eux, des piliers de flammes s’élevaient à l’extérieur des murs vers le nord, le sud, l’est et l’ouest. Les boules de feu qui se répandaient faisaient cuire les meutes d’hommes-lézards, et une odeur étrangement savoureuse se répandait dans l’air.

La cavalerie-wyverne qui avait fait tomber les barils d’explosifs plongea à nouveau, brûlant les groupes de lézards restants avec leur souffle de feu. Ces flammes avaient déclenché les explosifs qui avaient été dispersés par des barils atteignant le sol sans exploser, et tout cela avait transformé l’extérieur des murs en une mer de flammes.

Les hommes-lézards avaient tout simplement brûlé, incapables de faire quoi que ce soit.

« Ook. Les wyvernes sont vraiment incroyables, hein..., » déclara Kuu en admiration, regardant à travers une fissure dans le mur.

Les courants aériens étaient violents et la République de Turgis était trop froide pour commencer, de sorte que son pays n’avait pas sa propre force aérienne et qu’aucun pays n’en avait jamais utilisé une contre eux.

Le premier raid aérien dont il avait été témoin était au-delà de tout ce qu’il n’avait jamais imaginé.

Il devait y avoir 5 000 hommes-lézards, et en un instant, soixante-dix à quatre-vingts pour cent de ce nombre avaient été incinérés.

Les hommes-lézards qui avaient eu la chance d’échapper aux flammes rampaient, et il pouvait les voir s’enfuir dans la forêt voisine.

Si des scènes similaires se déroulaient sur chacun des autres murs, il ne restait peut-être que 1 000 hommes-lézards. Dans tous les cas, ils n’attaqueraient pas tant qu’ils n’auraient pas été reconstitués.

Kuu s’était levé et s’était dépoussiéré. « Ookyakya ! À la fin de la journée, je n’ai réussi à en avoir qu’une dizaine, hein ? »

« Alors pourquoi ne les poursuis-tu pas ? Seul, » demanda Leporina, épuisée.

Kuu avait haussé les épaules. « J’aimerais bien, mais je ne vois rien à travers toute cette fumée. Je vais les laisser partir pour aujourd’hui. »

« ... Tu le ferais, n’est-ce pas ? » demanda Leporina.

« J’ai des choses plus importantes à faire, de toute façon. » Kuu fit claquer son gourdin sur les pavés, puis cria à tous les soldats Lastaniens qui étaient choqués par les bombardements aériens. « D’accord, les attaquants ont été repoussés ! Je veux vous entendre crier ! Victroireeeee ! »

« Victoire. » Entendant ce mot, les soldats de Lastania eurent enfin le sentiment d’avoir gagné.

Poussant leurs mains tremblantes vers le ciel, ils criaient du fond des poumons.

« « «Ouaishhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! » » »

Les applaudissements des soldats avaient résonné dans le ciel nocturne de Lastania.

☆☆☆

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

7 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. ''une odeur étrangement savoureuse se répandait dans l’air''

    J'aime l'odeur d'hommes-lézards au petit matin... 😈

  3. Ethan Nakamura

    Merci pour le chapitre.

Laisser un commentaire