Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Épilogue

Bannière de Genjitsushugisha no Oukokukaizouki ☆☆☆

Épilogue : Une présence troublante

En raison de l’accord tripartite conclu avec succès pour fonder une alliance médicale entre le royaume, la république et l’Empire, une fête avait été célébrée ce soir-là à l’auberge qui avait servi de lieu de rencontre.

Depuis notre arrivée au pays, il y avait eu des fêtes chaque fois qu’il y avait une raison utilisable en tant qu’excuse, mais cette fois-ci, il y avait un grand nombre de personnes présentes, donc c’était la plus grande à ce jour.

Il était regrettable qu’une des trois responsables, Maria, qui avait assisté à la réunion à l’aide du Joyau de Diffusion de la Voix, n’eût pas pu être présente.

« S’il vous plaît, venez un jour dans mon pays, » avait-elle dit avant de mettre fin à la communication. « Quand vous le ferez, buvons ensemble. »

« Oui. Un jour ou l’autre, » lui avais-je répondu.

Vu l’étendue de l’Empire, je ne savais pas si ce jour viendrait ou non. Si la situation politique dans le monde se stabilisait, nous pourrions éventuellement nous rendre dans nos pays respectifs pour des réunions, mais... il n’y avait aucune indication que cela arriverait bientôt.

Pendant que je pensais cela...

« Frangin ! T’amuses-tu bien ? » Kuu était venu avec force proche de moi.

Kuu, qui était déjà ivre, avait soudain mis son bras autour de mon cou. L’impact m’avait presque fait tomber mon verre.

« Waouh ! C’est dangereux... Je veux dire, éloigne-toi de moi. Je n’aime pas être en contact avec les mecs, » déclarai-je.

« C’est parce que tu as l’air si sombre, frangin, » il gloussa. « Il faut s’amuser quand on boit. »

Kuu s’était éloigné de moi en riant.

« Je m’amuse, » déclarai-je, soulagé qu’il ait reculé. « Au moins autant que n’importe qui d’autre. »

« Hm ? Bon, alors d’accord, » déclara Kuu.

Comme il s'était écoulé tant de temps depuis le début de la fête, tout le monde s’était mis à faire ce qu’il voulait maintenant. Juna servait à boire à Sire Gouran, qui était maintenant notre ami assermenté, pendant qu’Aisha et Hal organisaient un concours de boisson, et Kaede les regardait et les encourageait.

Leporina s’occupait de Tomoe, qui avait été assommée par l’odeur de l’alcool, et Roroa parlait à Taru, qui avait été invitée par Kuu.

C’était en train de devenir une scène assez chaotique.

« Tu as l’air toi aussi d’être de très bonne humeur, Kuu, » déclarai-je.

« C’est tout à fait vrai. Je veux dire... Tu sais... » Kuu leva le pouce et indiqua à Taru à qui Roroa parlait.

Je vois. Il est de bonne humeur à cause de ça..., pensai-je.

☆☆☆

« Ça » s’était produit quelques heures auparavant.

Une fois la réunion terminée, Kuu nous avait emmenés visiter l’atelier de Taru se trouvant sur une colline près de Noblebeppu. C’était pour dire à son amie d’enfance Taru qu’il resterait dans le Royaume de Friedonia pour un certain temps.

Pendant que nous y étions, nous avions aussi révélé nos identités, mais elle n’avait pas été particulièrement surprise. Pour un artisan comme Taru, la position de ses clients n’avait peut-être pas tant d’importance.

« ... Alors, dans ces conditions, il a été décidé que j’irai au royaume pour étudier avec frangin, et je n’emmène que Leporina qu’avec moi, » finit Kuu, posant son pied sur un seau qui traînait, et adoptant la pose d’un marin avec son pied sur un des petits poteaux utilisés pour amarrer les bateaux.

Il aurait pu penser que c’était une façon cool de dire au revoir, ou il aurait pu simplement essayer d’être dur, mais de toute façon, reposer son pied sur un seau n’allait rien donner.

Pendant que nous le regardions tous froidement, Kuu continuait son discours. « Ne t’inquiète pas, Mademoiselle Taru. Notre séparation sera brève. Je resterai avec frangin, j’apprendrai comment il règne, et je jure qu’un jour, je reviendrai vers toi comme un vrai homme. J’attends avec impatience le jour où je retournerai avec gloire dans ma vieille ville natale. »

Même si Taru ne disait rien, Kuu continuait à faire son discours d’au revoir.

Pendant ce temps, Taru ne faisait pas attention à ses paroles et martelait du métal chaud.

Je ne sais pas... C’était le genre de scène qui me faisait de la peine pour Kuu.

L’absence de réponse de Taru avait fait paraître Kuu contrarié. « Hé ! Hé, Taru ! Me voici, en train de te faire mon discours d’adieu, alors donne-moi une petite réponse. Veux-tu bien le faire ? Tu te sentiras seule sans moi, hein ? »

« Pas particulièrement... Je ne suis pas intéressée par l’endroit où tu vas, idiot de maître, » déclara Taru.

« Pas intéressée... ? N’est-ce pas un peu dur ? Même si ça ne t’intéresse pas, ton ami d’enfance est là pour te dire au revoir, alors sois un peu... plus gentille avec moi, » déclara Kuu.

« T’entendre jacasser quand je forge n’est rien d’autre qu’un ennui, » déclara Taru.

Il n’y avait rien qu’il puisse dire face à cela, alors Kuu avait baissé ses épaules en raison de la déception.

... Ouais, eh bien, si la fille qu’il aimait le traitait comme ça, bien sûr qu’il serait déprimé.

Je suppose que je l’écouterai à la fête ce soir..., avais-je pensé avec un soupir.

Mais j’avais entendu Taru mettre le métal qu’elle avait frappé dans l’eau. Elle avait posé un certain nombre de produits métalliques sur la table, dont celui sur lequel elle venait de travailler. Cette forme avec une petite lame à l’extrémité n’était rien d’autre qu’un scalpel.

« J’ai essayé de faire ce que vous avez commandé avec différents métaux, » déclara-t-elle. « Fer, cuivre, argent et un certain nombre d’alliages. Savez-vous lequel était le mieux adapté ? »

Taru pencha la tête sur le côté.

Ohh, donc un échantillon de scalpel était ce sur quoi elle travaillait.

Même si elle me demandait quel était le meilleur, je n’étais pas médecin, donc je ne savais pas. Il y avait des allergies aux métaux et d’autres allergies à prendre en considération, donc cela ne pouvait pas être décidé uniquement en fonction de la résistance et du tranchant de l’objet.

« Je vais devoir retourner dans mon pays et demander à quelqu’un qui le sait..., » déclarai-je.

« Je vois... Eh bien, alors moi aussi, j’irai au royaume, » déclara Taru d’un air désinvolte.

Tout le monde avait les yeux écarquillés. Le plus surpris de tous, cependant, était Kuu, qui avait prononcé son discours d’adieu jusqu’à il y a un instant.

« Hein !? Tu viens aussi, Taru !? » demanda Kuu.

« Ce n’est pas parce que je veux être avec toi, idiot de maître, » déclara Taru délibérément. « Je ne vais au royaume que pour mes propres raisons. » Puis elle m’avait regardé fixement et m’avait dit : « J’ai entendu dire que le roi avait demandé que, au cas où il deviendrait nécessaire de se fabriquer du matériel médical, il veuille que la république envoie un artisan pour le guider. Je me porterai volontaire pour être cet artisan. »

« Vas-tu venir pour enseigner ? » s’écria Kuu.

« Je m’intéresse aussi aux techniques de Friedonia, » déclara-t-elle avec des yeux inébranlables. « Je ne veux pas seulement enseigner, je veux aussi apprendre. »

« ... Très bien. Nous vous souhaitons la bienvenue, Madame Taru. » J’avais tendu la main vers elle. « Laissez-moi vous préparer un atelier dédié dans la ville du château. J’aimerais beaucoup que vous veniez dans notre pays en tant qu’artisan. »

« Je serai à votre charge, » Taru m’avait pris fermement la main.

On aurait dit que Kuu était abasourdi par cette tournure soudaine des événements, mais il s’était rapidement ressaisi et avait ri. « Oh, je vois ! Finalement, tu viendras aussi ! Je m’en fous du pourquoi. Je suis content qu’on puisse être ensemble ! » Et il l’avait frappée avec force sur le dos.

« ... Aïe. Ne me frappe pas dans le dos. » Taru avait l’air embêtée.

Mais comme elle était assise là et qu’elle le prenait ainsi, peut-être qu’elle n’était pas si malheureuse que ça ? Peut-être qu’elle venait pour être avec Kuu ?

« Comment devrais-je dire ceci... ? Elle a une personnalité compliquée, » déclara Juna avec un sourire ironique.

« C’est peut-être pour une raison très simple, » dit Roroa avec un sourire heureux, debout de l’autre côté de moi.

En conclusion, il semblait que le cœur d’une femme était une chose mystérieuse, compliquée, mais simple.

 

☆☆☆

 

Alors, avec la décision de Taru de se joindre à nous, Kuu était de bonne humeur.

Il buvait son lait fermenté assez rapidement depuis le début de la fête.

Kuu était allé là où se trouvait Taru, et Roroa était venue me voir.

« Nyahahaha, » sourit-elle. « Depuis notre arrivée dans ce pays, il n’y a eu que des fêtes. »

« Tu as raison... Hé, attends ! » m’écriai-je.

Roroa s’était couchée et avait utilisé mes genoux comme oreiller. Bon sang de bonsoir.

J’avais posé ma main sur la tête de Roroa, et j’avais regardé vers mes genoux. « C’est inconvenant de s’allonger soudainement comme ça. »

« Je ne suis pas ivre. Il faut garder les choses franches et faciles à vivre quand il y a de la boisson qui circule, » déclara Roroa en riant d’un air suffisant quand je lui avais fait la tête. « Alors, chéri, quelle est la suite ? D’autres voyages ? »

« Quelle est la suite »... hein ?

« Nous avons Kuu à considérer maintenant, donc je pense que nous allons retourner au royaume pour un moment, » avais-je dit. « Je suis sûr que j’ai du travail qui s’accumule et qui a besoin de mon attention, et je m’inquiète aussi pour Liscia. En plus... »

« En plus ? » demanda Roroa.

« Non, ce n’est rien, » déclarai-je.

« ?? »

Il y avait des points d’interrogation flottant au-dessus de la tête de Roroa pendant que je continuais à la caresser.

Enfin, Roroa avait souri de satisfaction, et peu de temps après, elle ronflait. Quand Roroa, habituellement bruyante, dormait, elle ressemblait à une jeune fille douce. En regardant son visage endormi, j’avais pensé à ce que j’avais presque dit avant.

En plus... Ce que Maria disait me dérange, pensai-je.

C’était arrivé après la réunion, quand je faisais mes adieux à Maria. Son expression auparavant détendue était soudain devenue sérieuse.

Je me demandais juste ce qui se passait, après qu’elle m’avait dit d’une voix calme. « Dernièrement, les monstres du nord sont devenus plus actifs. »

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre !

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