Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Chapitre 3 – Partie 2

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Chapitre 3 : Un grand homme en devenir

Partie 2

« Oookyakyakyakyakyakya ! » Kuu avait ri de bon cœur. « D’accord ! Je vais parler à mon vieux. Ce sera à lui de décider. Mais de ton côté, parle à ton roi Souma ! »

« Compris, » déclarai-je.

« Maintenant, les choses deviennent intéressantes ! Ce sera une grosse affaire ! » Kuu semblait profondément diverti. « Hé, Leporina ! Va voir le vieux et dis-lui ce qui se passe ! »

« M-Maintenant !? » avait-elle protesté. « C’est déjà le soir, alors laisse-moi partir demain ! »

« Espèce d’idiote ! » hurla-t-il. « Il faut prendre des décisions immédiates et agir rapidement lorsqu’il s’agit d’opportunités d’affaires ! »

« D-Donne-moi un peu de latitude, s’il te plaît, » déclara Leporina.

Kuu était excité, et Leporina était sous son influence. Observant ce maître et ce serviteur endiablé, Taru, qui avait jusqu’alors écouté sans rien dire, laissa échapper quelques mots.

« Je le savais... Le stupide maître est vraiment un imbécile. »

Son ton était froid, mais les coins de ses lèvres semblaient être légèrement tournés vers le haut.

Cette rencontre imprévue avec Kuu avait conduit à la décision d’organiser une rencontre soudaine avec le chef de la république.

Pour me préparer, j’avais envoyé un messager kui à Hakuya, dans le royaume, et Kuu en envoya un à son père, pour fixer une date et un lieu pour la réunion. Puis, lorsque ces dispositions avaient été prises, il avait été décidé que nous resterions dans le pays jusqu’au jour de la réunion.

En tenant compte de la vitesse de communication du messager kui, la réunion serait dans une semaine (huit jours dans ce monde) au plus tôt.

Cependant, j’avais expliqué à Kuu que je resterais comme agent de liaison.

Parce qu’il y avait des problèmes de sécurité lorsque le roi devait rester dans un autre pays, j’avais choisi de garder mon identité secrète pour un certain temps encore. Comme j’étais techniquement entré dans le pays sous certains prétextes, j’avais décidé de demander à Hakuya d’en informer subtilement leur chef d’État avant la réunion.

Cela étant dit, j’avais pensé utiliser le temps qui me restait avant la réunion pour continuer à approfondir ma compréhension du pays, comme prévu initialement. Mais Kuu avait dit qu’il voulait m’accompagner.

« Si tu veux en savoir plus sur notre pays, tu auras besoin d’un guide, non ? Étant né et élevé en Turgish, je dirai que je suis à la hauteur, n’est-ce pas ? » demanda Kuu.

« Oh, euh... J’apprécie l’offre, mais je ne peux pas faire du fils du chef d’État du pays mon guide..., » déclarai-je.

J’avais essayé de le convaincre, mais Kuu avait ri.

« Hé, ne t’en fais pas. Je suis peut-être son fils, mais je n’ai aucun pouvoir. En plus, Kazuma, maintenant que je sais que tu es un VIP étranger, je ne peux pas te perdre de vue. » Kuu m’avait jeté un regard aiguisé et légèrement provocateur dans ma direction. « C’est bien, mais je ne veux pas que tu ailles dans un endroit trop inhabituel. Par exemple, si tu essaies d’aller dans des installations militaires, je pense que nous pourrions avoir un petit problème. »

C’était logique... Il serait aussi notre gardien, semble-t-il. L’air s’était un peu tendu, mais j’avais haussé les épaules et j’avais laissé le regard que Kuu me traversa sans le moindrement m’affecter.

« De toute façon, je n’avais pas prévu ça, » déclarai-je.

« Oookyah, c’est de la sécurité, » déclara-t-il. « Les individus comme toi ne voudraient pas être suspectés de quelque chose que tu ne fais pas, n’est-ce pas ? »

« D’accord..., » dis-je.

Pour l’instant, nous n’étions pas dans le pays pour recueillir des renseignements. Nous étions là uniquement pour mieux comprendre le pays, il n’était pas nécessaire de chercher leurs installations essentielles. Si Kuu devait nous accompagner, nous n’aurions pas à nous soucier de problèmes avec les gens du coin, donc c’était un arrangement pratique.

J’avais offert ma main droite à Kuu. « Si c’est comme ça, alors s’il te plaît, viens. »

« Bien sûr ! » Kuu avait pris ma main et l’avait serrée fermement. « Au fait, avez-vous réservé un logement pour la nuit ? »

« Oui. Nous avons réservé des logements à l’auberge de l’Oiseau Blanc dans la ville de Noblebeppu, » répondis-je.

« L’auberge de l’Oiseau Blanc ! C’est un bon endroit. Maintenant, si tu te demandes ce qu’il y a de si bon, c’est qu’il y a des sources chaudes. »

Sources chaudes.

Oui, des sources chaudes.

J’avais entendu dire qu’il y avait beaucoup de sources chaudes dans la république. La ville de Noblebeppu était l’une des rares régions de sources thermales du pays, ce qui était aussi l’une des raisons pour lesquelles nous l’avions choisie pour notre base d’opérations. Nous avions apparemment un nombre décent de sources thermales dans la région d’Amidonia de notre propre royaume, mais il y en avait peu dans les anciens territoires d’Elfrieden, et aucune d’entre elles n’était à proximité de la capitale Parnam.

Je voulais profiter de l’occasion pour utiliser Noblebeppu et ses célèbres sources chaudes comme base de nos opérations, et pour profiter des sources tout en approfondissant ma compréhension du pays. C’est la raison pour laquelle nous étions ici.

L’auberge de l’Oiseau Blanc, où nous allions rester un certain temps, était une auberge de voyageurs appartenant à un membre de la race des hommes-bêtes aigles blancs. De plus, moyennant un supplément, nous pouvions réserver les bains en plein air pour une heure par jour à l’usage exclusif de notre famille.

Quand les yeux aiguisés de Roroa avaient capté ce détail lors de l’enregistrement...

« Hé, hé, mon chéri. On n’en a pas souvent l’occasion, alors pourquoi ne pas réserver le bain et y aller en famille ? Par “nous”, je parle bien sûr de Grande Soeur Ai, Grande Soeur Juna, toi et moi » déclara-t-elle en souriant.

Étant un homme, il s’agissait d’une proposition tentante, mais je n’avais aucune idée de comment expliquer notre situation familiale à l’aubergiste, et je pensais que ce serait une mauvaise influence sur Tomoe, qui voyageait avec nous. Et, plus que tout... Je me sentais incroyablement gêné, alors j’avais donné à Roroa un coup du tranchant de la main ferme, mais non douloureuse à la tête.

Alors que je me souvenais de ça, Kuu s’était soudain mis une claque sur son genou.

« D’accord ! Je resterai aussi à l’Auberge de l’Oiseau Blanc ce soir ! » déclara Kuu.

Leporina poussa un cri étrange. « Whoa, que dis-tu, jeune maître !? N’as-tu pas une villa ici !? »

Mais Kuu avait fait un « Tutututu » et il agita un doigt vers elle. « Kazuma et ses parents veulent mieux comprendre notre pays, non ? Dans ce cas, il faut leur faire découvrir notre culture traditionnelle. »

« Culture traditionnelle ? » lui avais-je demandé.

« Oookyakya ! » Kuu gloussa de joie. « Dans ce pays, quand des amis viennent de loin pour vous rendre visite, il est d’usage d’abattre un animal et d’organiser une fête. Toi et moi sommes déjà comme des amis, après tout ! Demandons à l’auberge d’organiser un festin ! »

Avec cela dit, Kuu m’avait placé son bras autour de l’épaule.

J’aurais dû me sentir un peu trop proche de la part d’un gars plus jeune, mais, pour une raison ou une autre, ça ne m’avait pas tant dérangé. Il n’y avait pas de malice derrière tout ça, et je pouvais dire que c’était comme ça qu’il était, donc je ne pouvais même pas me résoudre à me sentir comme, « Eh bien, je suppose qu’il n’y a rien à y faire... » C’était peut-être une sorte de charisme.

« J’apprécie l’offre, mais ne serait-ce pas un problème pour l’auberge de recevoir une demande soudaine comme celle-là ? » lui avais-je demandé.

« Oh, ne t’inquiète pas, je connais le propriétaire. Si je paie de l’argent et que je fournis moi-même les ingrédients, ce ne sera pas un problème. Leporina, va chez l’aubergiste et rassemble le matériel nécessaire, » déclara Kuu.

« Argh... Je comprends, mais, jeune maître, tu es un tel esclavagiste, » se plaignit Leporina. « Tu m’envoies déjà chez ton père demain... »

Kuu s’en était bien moqué. « Pendant que tu fais les courses, tu peux aussi acheter ce vin de cerise cher que tu aimes. »

« Je m’en occupe tout de suite ! » Avec un salut, Leporina s’était levée et était partie en courant de l’atelier.

Kuu était étonnamment doué pour s’occuper de sa subordonnée.

Kuu se tourna vers la femme près de lui. « Taru, tu viens aussi à la fête. Après tout, plus on est de fous, plus on rit. »

« Franchement, imbécile de maître, tu es tellement difficile à gérer. » Taru accepta avec résignation. Cependant, ses oreilles d’ours blanc frémissaient un peu.

Serait-ce que les oreilles de l’ours des neiges fonctionnaient de la même façon que les queues de la race des loups mystiques ? Si c’est le cas, malgré l’attitude froide qu’elle avait affichée, il se pouvait qu’elle eût été enthousiaste par l’idée.

Dans tous les cas, le festin impromptu avait été organisé.

Le soleil se couchait, et un grand tapis dans le grand hall de l’Auberge de l’Oiseau Blanc était rempli d’assiettes contenant divers plats. La majorité contenait de la viande, de la viande, de la viande, de la viande... Un assortiment de plats de viande. L’aubergiste de la race des aigles blancs était en train de déposer une autre grande assiette avec un nouveau plat de viande.

La race des aigles blancs était, comme son nom l’indiquait, des hommes-bêtes avec des ailes sur le dos, mais leurs ailes étaient brunes du milieu vers l’extérieur, de sorte que cela ne donnait pas l’impression qu’elles appartenaient à des anges. Pour les hommes, leurs visages étaient de véritables visages d’aigle, ressemblant à des représentations mi-homme, mi-animal, de dieux provenant de peintures murales de l’Égypte antique.

En regardant l’aubergiste préparer la nourriture, j’avais parlé à Kuu, qui était à côté de moi. « Je vois beaucoup de plats de viande... »

« C’est comme ça que sont nos fêtes. En général, nous abattons notre bétail, puis nous mangeons la viande, » déclara Kuu.

« C’est de la nourriture de fête, non ? Quel est votre régime alimentaire normal ? » demandai-je.

« En plus de la viande, nous mangeons des fruits de mer, du poisson et des produits laitiers. Nous avons des pommes de terre, mais les fruits et les légumes ne peuvent être récoltés que dans certaines régions du Nord, donc ils sont rares et coûteux, » déclara Kuu.

« Hmm..., » murmurai-je.

S’il disait qu’il y avait une demande de légumes, on pourrait probablement développer une route commerciale et les exporter ici. Comment avaient-ils eu leur vitamine C et tout ça ? J’avais lu dans un manga qu’il y a longtemps, les marins souffraient du scorbut à cause d’une carence en vitamine C, et c’était très dur pour eux.

« Le manque de légumes ne vous rend-il pas tous malades ? » lui avais-je demandé.

« Hein ? Je n’ai jamais entendu parler de ça. On n’est pas souvent malades. Nous n’avons pas vraiment de raison d’avoir peur de la mort en raison de la maladie. On a plus peur de mourir de froid, » déclara Kuu.

« Hmm... »

Avaient-ils une façon particulière d’absorber ces nutriments ?

Pendant que je réfléchissais à tout cela, les préparatifs de la fête semblaient être terminés. Étaient présents pour l’occasion Aisha, Juna, Roroa, Tomoe, Hal, Kaede, et moi pour Friedonia, ainsi que Kuu, Taru, et Leporina pour Turgis, pour un total de dix personnes.

Quelque chose qui ressemblait à des gobelets de bois avait été distribué. Un pour chacun d’entre nous.

Quand j’avais regardé dedans, j’avais vu que la coupe contenait un liquide blanc. En la faisant bouger, j’avais vu qu’elle était juste un peu épaisse. Plutôt que du lait, on aurait dit du saké non raffiné.

« Un mystérieux liquide blanc... ? » avais-je murmuré.

« Ça ? C’est notre fameux lait fermenté, » répondit Kuu.

« Lait fermenté ? » demandai-je.

« C’est une boisson faite à partir de lait fermenté de yak de neige » (c’était apparemment un animal poilu ressemblant à une vache qui vivait dans ce pays) « Donc c’est du lait fermenté. Il a un goût fort, mais une fois qu’on s’y est habitué, c’est bon, tu vois ? » déclara Kuu.

« Fermentation..., » avais-je murmuré. « Si c’est du lait de yak, alors... des bactéries lactiques ? »

Maintenant que j’y pense, les bactéries lactiques n’avaient-elles pas la capacité de produire de la vitamine C ? Si je me souviens bien, cela faisait partie du processus de fermentation... Mais je ne m’en souvenais que vaguement. Se pourrait-il que les habitants de ce pays complètent leur apport autrement insuffisant en vitamine C avec cette boisson ?

Cela dit, une fois que tout le monde aurait reçu sa coupe, il avait été décidé que Kuu et moi porterions un toast. Avec tout le monde rassemblé autour de nous, lui et moi nous étions levés.

« Les longs discours avant un festin sont si grossiers. C’est pourquoi je serai bref. » Après avoir dit ça, Kuu se tourna vers moi, et leva sa coupe. « À nos invités de Friedonia ! »

En réponse à ces mots, j’avais aussi élevé ma coupe à Kuu. « Au peuple de Turgis ! »

Puis nous avions fait claquer nos gobelets ensemble.

« « Santé ! » » nous avions tous les deux déclaré ça.

« « « « « Santé ! » » » » » tout le monde a dit ça.

Puis la fête avait commencé.

« Maintenant, vas-y, goûte, » Kuu m’avait dit de le faire.

« D-D’accord..., » répondis-je.

J’avais essayé de boire le lait de yak de neige fermenté et il avait un goût étrange.

Il était plus fluide que son apparence ne le laisse supposer, mais... comment pourrais-je le décrire... ? C’était peut-être comme du yaourt nature à boire. Mais il avait aussi cette saveur alcoolisée. C’était mieux que ce à quoi je m’attendais, même de cette façon, mais j’avais l’impression qu’il avait meilleur goût avec du miel.

Tout le monde, sauf Tomoe, s’était léché les lèvres à cause de ce lait fermenté.

Soit dit en passant, dans ce pays, tout comme dans le nôtre, il n’y avait pas de loi imposant un âge minimum pour boire. Il semblait que la coutume voulait qu’à partir de quinze ou seize ans, les enfants puissent boire ouvertement en public. J’avais envisagé de mettre en place une loi appropriée, mais d’une certaine façon, cela faisait partie de la culture locale, alors je l’avais laissée tomber pour le moment. Si je m’en mêle inutilement, cela pourrait, après tout, susciter une réaction négative de la part du public.

Eh bien ! Si les gens prenaient conscience de leur santé, des voix s’élèveraient naturellement en faveur d’un âge minimum pour la consommation d’alcool. Je pourrais attendre d’avoir une loi d’ici là.

En buvant mon lait fermenté, j’avais regardé autour de moi.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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