Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Chapitre 2 – Partie 5

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Chapitre 2 : De nouvelles urgentes et une réunion

Partie 5

En persuadant Brad et Hilde de devenir les deux piliers de mes réformes médicales, j’avais fait deux promesses :

La première était de mettre en place un système national de santé qui permettrait à tout citoyen du royaume de recevoir un traitement médical. La seconde était de faire fabriquer par les meilleurs forgerons du pays des scalpels, des aiguilles pour suturer et d’autres équipements médicaux.

Pour assurer le financement de la première de ces mesures, j’avais donné la priorité à l’augmentation des impôts. Le chemin à parcourir était encore long, mais les choses progressaient régulièrement.

Quant à ce dernier, le développement de l’équipement médical, cela allait bien dans certaines parties, et pas si bien dans d’autres.

La médecine dans ce monde était principalement de la magie blanche (magie de guérison), et des herbes brassées par un guérisseur ou une guérisseuse (bains médicaux), et la chirurgie n’était pratiquée que dans un nombre vraiment limité d’endroits. Les outils pour les chirurgiens étaient extrêmement rares. Brad devait nécessairement commander spécialement cela pour son propre usage. Bien qu’il ait développé des scalpels, des points de suture et des seringues de son propre chef, il y avait des limites quant à leur fonctionnalité. Il n’avait pas été capable de faire ses petits scalpels, et ses seringues étaient beaucoup plus grandes que ce que j’avais l’habitude de voir.

Ses fonds pour la recherche étaient probablement limités, il était donc difficile de le blâmer, mais cela mettait encore beaucoup de pression sur les patients. C’est pourquoi j’avais voulu me lancer dans un projet national d’amélioration de notre équipement médical. J’avais été capable de produire des outils qui satisfaisaient Brad et Hilde pour l’instant, mais je ne pouvais pas encore les mettre en production en série.

Même si j’avais un artisan qui pouvait fabriquer des aiguilles hypodermiques minces, il y avait des limites au nombre d’aiguilles qu’une personne pouvait fabriquer. Elles n’étaient pas produites dans une usine, donc c’était une évidence, et il n’y avait pas beaucoup d’artisans capables de fabriquer une aiguille fine. Dans la situation actuelle où nous essayons d’augmenter le nombre de médecins, nous manquions évidemment d’équipement. Comme l’équipement médical ne pouvait pas être immédiatement réutilisé et qu’il fallait le faire bouillir à nouveau pour chaque patient, le nombre requis avait augmenté.

Nous avions donc de la difficulté à produire de l’équipement médical, mais il semblait qu’il y avait beaucoup d’artisans talentueux dans ce pays qui pouvaient faire des travaux ornementaux détaillés, alors j’avais pensé qu’il serait possible d’établir une production en série dans ce pays.

Notre pays étudiait actuellement de nombreux domaines, et nous étions à court de main d’œuvre partout, alors j’avais pensé qu’il serait peut-être mieux, tout en protégeant nos forgerons existants, de laisser ce qui pourrait être laissé à d'autres personnes à ces autres pays.

Tout en y réfléchissant, j’avais expliqué à Taru l’utilisation d’une aiguille hypodermique. Comme la chirurgie elle-même était inconnue dans la République de Turgis, j’avais dû commencer par là, ce qui avait pris un certain temps.

Une fois que je lui eus donné le récapitulatif, les yeux de Taru s’ouvrirent en grand en raison de son étonnement. « Dans le royaume, vous pouvez guérir les gens sans mages qui utilisent la magie blanche ? Je trouve ça incroyable. »

« Vraiment ? » lui avais-je demandé.

« Dans ce pays, le sol est couvert de neige d’octobre à mars. Ceux qui ont les jambes faibles ne peuvent même pas voyager d’une manière convenable. Si nous avions au moins un médecin dans chaque village, je pense que ce serait beaucoup plus facile de vivre ici, » déclara Taru.

« C’est une politique très attentionnée de la part du roi, » Roroa m’avait souri en disant ça.

C’était un compliment, donc ça ne me dérangeait pas tant que ça, mais quand même.

Taru croisa les bras et fronça les sourcils. « Je comprends que ces aiguilles hypodermiques sont importantes. Je pense qu’avec les artisans de notre pays, vous devriez aussi pouvoir les produire en série. Je veux relever le défi. Je crois que c’est un travail qui va me faire vibrer le cœur, » déclara Taru.

« Oh ! Alors vous allez..., »

... prendre le travail, j’allais le dire, mais Taru avait levé deux doigts.

« Pourtant, même si je les fais, il y a deux problèmes majeurs pour les amener au royaume. Premièrement, l’exportation d’armes vers un autre pays nécessite l’autorisation de l’État. S’il ne s’agit que d’aventuriers qui achètent des armes pour leur usage personnel et les utilisent, ils ne seront pas accusés de quoi que ce soit, mais si nous exportons un produit en grande quantité, nous devons obtenir l’autorisation du gouvernement. C’est pareil au Royaume de Friedonia, non ? » demanda Taru.

« Eh bien... oui, c’est vrai..., » déclarai-je.

Il était vrai que notre pays avait également géré l’importation et l’exportation d’armes.

Ce n’était pas tout à fait au niveau des interdictions de l’époque d’Edo sur les armes à feu entrant dans la ville et les femmes sortantes, mais... des quantités excessives d’armes importées d’ailleurs dans le pays pourraient constituer une menace pour la paix. Si les armes étaient sorties du pays, cela diminuerait notre capacité de nous défendre, et si elles étaient introduites, cela pourrait préfigurer une rébellion. C’est pourquoi, dans tout pays, l’importation et l’exportation arbitraire d’armes sont réprimées.

« Mais les aiguilles ne sont pas des armes, n’est-ce pas ? » avais-je dit.

« Si c’est le cas, vous devrez le prouver aux autorités. Aucun pays n’a jamais eu d’aiguilles avant cela, il sera donc difficile de dire d’un coup d’œil si elles sont des armes ou non. Si nous essayons, de les vendre sans garantie qu’elles ne sont pas des armes, il y a un risque de problèmes, » déclara Taru.

« Si ce ne sont que des aiguilles, personne ne pensera que ce sont des armes, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Même s’ils ne sont pas eux-mêmes des armes, tout sera fini si on les soupçonne d’être des pièces d’armes, » déclara Taru.

« Je comprends votre point de vue..., » dis-je.

Malheureusement, Taru avait raison.

C’était vrai, si quelqu’un qui n’était pas familier avec les seringues voyait une aiguille hypodermique toute seule, il ne serait pas tout à fait sûr que ce n’était pas une arme. Si nous devions expliquer leur utilisation chaque fois que nous étions arrêtés à l’entrée d’une ville ou à la frontière, ce serait un problème, et il n’y avait aucune garantie qu’ils nous croiraient. Après tout, il me semblait que j’aurais besoin de demander la permission de ce pays pour les importer et les exporter.

Mais ce pays était une république, non ? Techniquement, ils avaient un chef d’État. Mais jusqu’à ce que je voie l’équilibre des pouvoirs entre leur chef d’État et le Conseil des Chefs, je ne savais pas trop qui convaincre. C’était un vrai ennui.

J’avais besoin d’y réfléchir plus attentivement.

« Alors, quel est l’autre problème ? » lui avais-je demandé.

« C’est une question d’expédition. Les hivers dans ce pays sont longs. La terre est recouverte par la neige et la mer est recouverte de glace. Vous avez dit que vous en vouliez des dizaines de milliers, ce qui signifie qu’il y en a toujours besoin, n’est-ce pas ? C’est une chose en été, mais comment voulez-vous les transporter en hiver, alors que les routes terrestres et maritimes sont inutilisables ? » demanda Taru.

« Je me le demande..., » je ne pouvais que tenir ma tête. C’est vrai, l’expédition serait un problème.

Même dans le Royaume de Friedonia, le sud était enfermé dans la neige et la glace en hiver. Il semblerait qu’il serait vraiment difficile d’obtenir des expéditions de la République de Turgis, où les hivers étaient plus longs et plus rigoureux. Il s’agissait d’un pays étranger, alors je ne pourrais pas déployer un réseau de transport.

J’avais demandé à Roroa en chuchotant : « Pour l’instant, pouvons-nous seulement échanger avec eux pendant l’été ? Même pour ça, il nous faudrait une autorisation officielle, j’en suis sûr. Qu’est-ce que tu en penses ? »

Roroa porta une main à sa bouche et y réfléchit avant d’y répondre. « Ouais... Mais si tu as décidé de le faire, chéri, je pense que tu devrais négocier directement avec leurs hauts fonctionnaires. Si tu essaies de faire avancer les choses en tant que commerçant, il faudra du temps pour que les rapports sur ce qui se passe s’accumulent. »

« Me dis-tu de ne pas négocier sous un faux nom, mais comme Souma Kazuya ? » demandai-je.

« On ne peut pas rencontrer les responsables en portant un masque, n’est-ce pas ? » me demanda-t-elle en retour.

« D’accord, » dis-je. « Eh bien, je suppose qu’on doit ramener cette affaire pour quand je serai à la maison. Juste au moment où il semblait que nous pouvions les produire en masse, aussi... »

Tandis que mes épaules s’affaissaient de résignation, Taru nous regardait bizarrement. « Je croyais que vous étiez le jeune maître et son employée ? Vous avez l’air d’agir d’égal à égal selon moi. »

Argh... N’était-ce pas naturel à l’instant, n’est-ce pas ? Roroa s’était toujours sentie comme ma partenaire quand il s’agissait d’affaires comme ça.

« Mwahahaha, tu trouves ? » Roroa ricana. « Je ne suis pas n’importe quelle vieille employée. Après tout, je suis sa maîtresse avec l’approbation de sa femme Juna ! »

Après ça, Roroa m’avait serré le bras. Attends ! Une maîtresse que ma femme approuve !?

C’est quoi cette histoire ridicule ? Maintenant, je dois jouer le jeu !?

Je voulais me plaindre, mais on était devant Taru, alors je m’étais retenu.

Roroa souriait joyeusement en me regardant. Pourquoi cette petite... ? Elle savait que je ne pouvais pas la corriger ici, alors elle l’avait encore plus fait.

L’air semblait avoir gelé. Pendant que Juna souriait, il y avait une intensité étrange et Tomoe avait paniqué quand elle avait vu son visage.

Sentant le malaise dans l’air, Taru avait un peu reculé.

« Est-ce... aussi lié à votre situation familiale ? » demanda Taru.

« J’aimerais que vous ne fouiniez pas..., » c’était tout ce que j’avais pu dire.

Soudain, Juna s’était levée. « Chéri, nous allons nous excuser un moment. »

« Hein, Juna ? » demandai-je.

Elle avait le même sourire plâtré qu’avant. Puis elle se tint derrière Roroa et posa les mains sur ses épaules.

L’expression de Roroa s’était instantanément raidie. C’était un pays froid, mais elle transpirait beaucoup.

« E-Euh, Ju... Madame, y a-t-il un problème ? » Roroa avait tourné son cou pour regarder Juna.

Elle avait souri en disant : « Pourquoi n’irions-nous pas prendre l’air toutes les deux ? »

« Non... Je veux rester ici... tu sais..., » commença Roroa.

« Ne sois pas comme ça. Viens avec moi. Mlle Roroa, la maîtresse que j’approuve personnellement, » déclara Juna.

Il y avait un poids à ces mots qui ne permettait pas d’argumenter.

On disait que « plus la personne était calme, plus elle est fâchée », et il semblait que Juna soit ce genre de personne.

Roroa avait regardé dans ma direction. Ses yeux avaient crié, A-Aide-moi !

Mais j’avais simplement secoué la tête en silence. Tu plaisantais trop, Roroa. Fais avec.

Je-Je viens de m’emporter !

Trouve donc des excuses à Juna...

Noooooooooooooonnnnn...

« Heehee ! Devrions-nous aller sur notre... hm ? »

Juste au moment où Juna se préparait à emmener Roroa, c’était arrivé.

Bruit sourd... Bruit sourd... Il y avait un bruit de tremblement de terre au loin. En même temps, la pièce avait tremblé. C’était un tremblement de terre de faible magnitude.

Les outils accrochés aux murs vibraient. Le son et les secousses devenaient de plus en plus forts.

« Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce un tremblement de terre ? » demanda Roroa.

« Cela semble... un peu étrange que ce soit le cas, » dit Juna.

« Tomoe, si les secousses deviennent plus fortes, tu te réfugies sous la table, » avais-je ordonné.

« D-D’accord ! » déclara Tomoe.

Pendant que nous paniquions, l’expression de Taru n’avait pas du tout changé. De plus, elle soupira en disant : « Ce n’est pas un tremblement de terre. C’est juste un idiot qui arrive. »

« Un idiot ? » lui avais-je demandé.

Puis le tremblement s’était calmé, et Hal s’était précipité dans l’atelier. « Hé ! Il y a un truc énorme dehors ! »

Un truc énorme ?

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !!

  2. Merci pour le chapitre !

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