Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Chapitre 2 – Partie 2

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Chapitre 2 : De nouvelles urgentes et une réunion

Partie 2

Pendant que nous parlions de cela, Kaede, qui appartenait à une race d’homme-renard, nous observait d’un peu plus loin, la tête penchée sur le côté. « Mégère ? Est-ce que Ruby m’appellera aussi comme ça ? »

« Dans ton cas, elle n’aurait même pas tort, » déclara Halbert avec lassitude. « S’il te plaît, essaye de t’entendre avec elle. »

« Alors, il va falloir lui rapporter un cadeau. Mais avant de me dire ça, essaye d’être aussi prévenant, Hal. »

« Oui, madame..., » les épaules de Hal s’étaient affaissées alors qu’il disait ça.

Depuis qu’il avait pris Ruby pour seconde femme, il avait complètement perdu le contrôle de la situation. Ce n’est pas comme si j’étais du genre à pouvoir en parler.

À côté de Hal et Kaede, Tomoe était sur les épaules d’Aisha. « Regarde, Aisha ! Il y a un magasin qui vend des pommes de terre vapeur là-bas ! »

« Oh, tu as raison. Elles ont l’air délicieuses, » répondit Aisha en bavant.

N’ayant pu se rendre à la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, si l’on exclut la période difficile qu’elle avait sans doute passée en tant que réfugiée, c’était la première fois que Tomoe voyageait hors du pays. Elle avait onze ans maintenant, alors elle devait être aussi excitée qu’une élève du primaire lors de sa première sortie d’une nuit en forêt ou à la mer. Elle se distinguait un peu, mais elle avait l’air de s’amuser, alors j’avais laissé faire.

« Ah ! Hé, chéri... Euh, non, jeune maître. Viens juste une minute. » Soudain, Roroa m’avait arrêté devant le stand d’un certain marchand.

J’avais regardé, me demandant de quoi il s’agissait, et il me semblait que c’était un endroit où l’on vendait des vêtements. « Il y a quelque chose que tu veux ? Si ce n’est pas si cher, je peux te l’acheter... »

« Non, ce n’est pas ça. Eh bien ! Si tu veux m’acheter quelque chose, j’en serais ravie, mais ce n’est pas ça. Jette un coup d’œil à ce qu’ils vendent ici. » Roroa avait ramassé l’un des objets en vente et me l’avait tendu.

Quand je le lui avais pris, j’avais vu qu’il s’agissait d’une épingle à cheveux en métal ornée. Elle avait été conçue avec un motif d’arbre, mais... C’était incroyable. Les conceptions utilisées étaient très complexes. Les détails de chaque feuille étaient gravés, et je pouvais même apercevoir un oiseau assis dans les branches.

« Cette boucle d’oreille en forme de poisson a ici aussi toutes les écailles soigneusement gravées, » déclara Juna.

« Cette broche d’âne est aussi ainsi, » déclara Aisha en posant Tomoe. « Les rênes sont faites avec une chaîne, mais elles sont vraiment détaillées. »

Elles avaient continué à exprimer à quel point elles étaient impressionnées. C’était vrai, chacun des produits était finement détaillé.

La vieille dame aux oreilles de lapin qui tenait le magasin avait parlé. « Bonjour, jeune homme. Ce sont de belles jeunes filles que vous avez avec vous. Pourquoi ne leur achèteriez-vous pas quelques-unes de mes marchandises en cadeau ? Ça leur montrera quel homme vous êtes, vous savez. »

La vieille dame aux oreilles de lapin riait de bon cœur et parlait dans l’argot de marchand que j’entendais toujours comme un dialecte du Kansai. Si elle avait des oreilles de lapin, cela voulait-il dire qu’elle appartenait à la race des lapins blancs ? En entendant parler des lapins, j’avais imaginé de jeunes lapines, mais... ouais, eh bien, il y en avait toute une race, donc bien sûr, il y avait aussi des personnes de son âge.

J’avais pris l’un de ses produits et je lui avais demandé : « J’aime bien celui-ci, et je veux l’acheter, mais est-ce une œuvre d’un artisan célèbre ? »

« Non, ils en font partout dans les ateliers. Ce n’est pas si cher que ça, » répondit-elle.

« Hein ? À l’atelier là-bas ? » demandai-je.

Est-ce que quelque chose d’aussi compliqué pourrait être fait si facilement ? J’avais des doutes.

Roroa gonfla sa poitrine et expliqua fièrement. « Les accessoires fabriqués dans la République de Turgis sont célèbres pour leur décoration détaillée. Beaucoup de marchands viennent ici l’été pour mettre la main dessus. »

« C’est normal. Après tout, Turgis finit par se faire enterrer dans la neige pendant l’hiver, » la vieille dame aux oreilles de lapin déclara ça. « On ne peut pas aller très loin, donc beaucoup d’entre nous restent dans nos maisons, à travailler là-bas. Nous vivons comme ça depuis quelques siècles, alors nous, les Turgiens, nous sommes doués pour travailler avec nos mains. »

Je vois... donc c’est ainsi. Pendant que j’étais accaparé par cette impression, Roroa avait souri avec audace.

« Hé, jeune maître. Si les artisans turgiens peuvent faire un travail aussi minutieux, ne pensez-vous pas qu’ils pourraient vous aider à faire ces choses auxquelles vous pensez depuis un certain temps ? » demanda Roroa.

« Ces choses... ? Oh, celles-là ! » m’exclamai-je.

C’était vrai, il y avait une chose que je pensais faire depuis un moment, mais le projet de développement n’avait pas beaucoup avancé, vu le niveau des artisans de notre pays. Mais peut-être que les artisans de ce pays seraient capables de les fabriquer. Si ce que la vieille dame avait dit était vrai, il y avait des artisans très compétents partout dans ce pays. Nous pourrions être en mesure non seulement de les développer, mais aussi de les pousser vers la production de masse.

La République de Turgis... Je pensais qu’ils n’avaient rien, mais ils cachaient un immense potentiel. Je m’étais tourné vers la vieille dame qui tenait la boutique.

« Madame, je vais en acheter un certain nombre. Alors pourriez-vous me présenter un artisan qui habite près d’ici et qui est compétent dans son travail ? » demandai-je.

« Merci pour vos achats. Pourquoi n’essayeriez-vous pas d’aller à l’atelier d’Ozumi ? Taru est jeune, mais compétente. La petite est un peu timide et peut être têtue quand il s’agit de son travail, mais si je vous écris une lettre de recommandation, vous serez bien traité. »

« S’il vous plaît, allez-y. Oh ! Roroa, Juna, Aisha, Tomoe, s’il y a quelque chose ici que vous voulez, vous pouvez l’acheter, » déclarai-je.

Roroa avait réagi immédiatement. « C’est bien mon chér... Euh, non, mon jeune maître ! Waouh, quelle générosité ! »

« Merci, chéri, » ajouta Juna. « Tomoe, veux-tu choisir le nôtre ensemble ? »

« Euh... ? Oh, bien sûr ! » répondit Tomoe.

Juna, qui savait qu’une personne aurait une meilleure allure si elle n’hésitait pas dans des moments comme celui-ci, s’inclina une fois, puis invita Tomoe, qui avait tendance à se retenir dans des moments comme celui-ci, à regarder les marchandises de la dame avec elle.

C’étaient des femmes aux antécédents compliqués, mais quand on les voyait devant un magasin d’accessoires, riant ainsi, c’était rassurant de voir à quel point toutes les deux étaient comme n’importe quelle autre jeune fille.

« C’est parfait, Hal, » déclara Kaede. « Tu devrais acheter ici ton cadeau pour Ruby. »

« Bien sûr. Oh ! Mais peux-tu m’aider à en choisir un ? Et bien sûr, Kaede, je t’en achèterai un aussi, » déclara Hal.

« Je suppose que je vais devoir le faire. Mais je m’attends à ce que tu choisisses le mien toi-même, tu sais ? » déclara Kaede.

« Euh, d’accord, » répondit Hal.

On aurait dit que Kaede et Hal prévoyaient aussi d’acheter quelque chose ici.

« Je pense que l’or ira bien avec les cheveux roux de Ruby, » suggéra Kaede.

« Ouais, tu pourrais avoir raison. J’ai l’impression que l’argent ferait bien avec tes cheveux dorés, » déclara Hal.

« Je pense que tu as bon goût, Hal, » déclara Kaede.

Tous les deux avaient ainsi eu ce genre de douce conversation en regardant les marchandises de la boutique.

Attends, hein... ? Où est allée Aisha ?

Maintenant que j’y pense, je n’avais pas vu Aisha depuis un moment maintenant.

J’avais regardé autour de moi et j’avais vu Aisha un peu plus loin avec deux messagers kuis perchés sur ses épaules. On aurait dit qu’elle avait reçu une lettre.

Pour une raison inconnue, je m’étais souvenu du jour où elle avait appris qu’une catastrophe naturelle avait frappé la Forêt Protégée par Dieu. J’avais beau essayer d’oublier l’expression d’angoisse sur le visage d’Aisha cette fois-là, mais je n’avais pas pu.

J’avais ainsi longtemps attendu, me demandant quel genre de nouvelles j’avais reçues, mais il n’y eut aucun changement dans l’expression d’Aisha. Puis, après avoir terminé la lettre, Aisha était venue vers moi.

« Il y avait un message pour nous ? » lui avais-je demandé.

« Oui. Deux lettres de Lady Liscia, » répondit Aisha.

« De Liscia ? » demandai-je.

« Oui. Le premier s’adressait à moi, et le second à vous, sire, » déclara Aisha.

Après ça, Aisha m’avait passé une seule lettre non scellée. Tout en l’acceptant, j’avais incliné la tête d’un air interrogateur. Elle avait envoyé des lettres séparées à Aisha et moi ?

« S’est-il passé quelque chose dans la capitale ? » lui avais-je demandé.

« Dans ma lettre, elle m’a demandé de faire quelque chose de précis, » déclara Aisha.

« Quelque chose de précis ? » demandai-je.

« Je suis désolée. Elle a écrit pour ne pas vous dire ce que la lettre disait, Sire. » Aisha inclina la tête en s’excusant.

J’avais encore moins idée de ce qui se passait maintenant. Je devais regarder ce que disait ma propre lettre.

Voyons voir...

 

« Cher Souma,

Je pense que cette lettre arrivera avec une autre pour Aisha. Après qu’Aisha ait lu la sienne en premier. Lis bien cette lettre après ça. »

 

C’était ainsi que la lettre avait commencé.

Je n’avais pas vraiment compris, mais elle semblait insister. Aisha semblait avoir déjà lu la sienne, alors je pourrais probablement continuer. J’avais continué à lire, et...

« Euh... ? »

Quand j’avais vu un certain passage, j’avais soudain eu l’impression d’avoir reçu un projectile dans la tête.

Hein... ? Était-ce pour de vrai ? Était-elle sérieuse ? Non... Il le fallait. Ça ne servait à rien de mentir comme ça. Ce qui veut dire... Quooiiiiiiiiiiiiiiiii !?

« Qu-Qu’est-ce qui ne va pas !? » demanda Aisha.

J’avais l’air d’avoir une sacrée tête, parce qu’Aisha avait commencé à me secouer l’épaule. Cela m’avait ramené à la raison, mais j’avais encore des sueurs froides dans le dos et mes genoux tremblaient.

Sans blague ? Est-ce vraiment ça ?

J’avais tourné ma tête vers Aisha comme un robot en métal cassé. « Je rentre chez moi. »

« Hein ? » s’exclama Aisha.

« Je retourne tout de suite au royaume ! » avais-je déclaré aux autres avec les yeux injectés de sang.

En y repensant plus tard, je ne pense pas avoir été très sain d’esprit à l’époque. Tous les plans que j’avais en tête jusque-là avaient disparu de mon esprit. Après tout, tout mon esprit était maintenant complètement occupé par une certaine chose écrite dans la lettre de Liscia.

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10 commentaires

  1. Pouah, l'héritier ?
    Hate de lire la suite.
    Je suis une petite clandestine sur ce site mais Félicitation Mikhail pour ce boulot acharné qui me ravie !

  2. Un petit billet elle est enceinte

  3. Merci pour le chapitre !

  4. Merci pour le chapitre et bonne continuation !

  5. Merci pour ce chapitre !!! C'est génial pour Liscia du coup tout est annulé pour la république de Turgis? C'est dommage car celà avait l'air intéressant !Mais bon félicitations à Souma !!

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