Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Chapitre 1 – Partie 1

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Chapitre 1 : Depuis la Nouvelle Ville, Venetinova

Partie 1

Il s’agit d’une histoire qui date de la période où Souma était parti pour la république.

La scène se déroule à Venetinova, une ville côtière à l’est du Royaume de Friedonia.

La côte du Royaume était courbée dans une forme de < . Afin d’encourager une distribution plus active des marchandises dans tout le pays, le roi Souma avait parrainé la construction de Venetinova à l’angle de cette forme.

S’il y avait une chose qui était unique dans cette ville, c’était sa disposition à deux niveaux. Au niveau inférieur, face à la mer, il y avait un port de pêche, une place, des parcs et plus encore, tandis que le quartier résidentiel, le palais du gouverneur et d’autres bâtiments similaires étaient concentrés au niveau supérieur.

Presque toutes les zones commerciales se trouvaient le long de la route sur la colline entre ces deux niveaux. Ce tracé de la ville servait à préparer le grand tremblement de terre qu’on disait frapper une fois tous les cent ans.

Dans l’une des cliniques situées le long de la route de Venetinova, il y avait actuellement un petit garçon de huit mois qui balançait ses jambes alors qu’il était tenu par sa mère.

« Gasou Gasou ! » le bébé roucoula.

Ce bébé en bonne santé s’appelait Fuku. Lors de la visite de Souma au camp de réfugiés, Hilde Norg, une femme médecin appartenant à la race des trois yeux, et Brad Joker, un chirurgien, l’avaient accouché par césarienne. D’ailleurs, Souma lui-même avait donné son nom au garçon.

Aujourd’hui, le petit Fuku était venu avec sa mère pour un contrôle régulier.

Hilde était la médecin qui l’examinait. « Hm... Je ne vois rien qui sorte de l’ordinaire. Il est plein d’énergie. »

Jusqu’à tout récemment, elle était à l’école professionnelle de Ginger dans la capitale, Parnam, afin de former des médecins. Une fois sur la bonne voie, Hilde, qui avait toujours été plus à l’aise pour traiter les gens du peuple que pour se cacher dans un laboratoire, avait cédé ses fonctions à ses élèves en fin d’études à l’école. Afin de suivre les anciens réfugiés, elle avait déménagé dans cette nouvelle ville et avait ouvert une clinique, après s’être inquiétée pour eux.

Cela dit, Hilde était considérée comme l’un des deux plus grands esprits du monde médical, et l’autre était le chirurgien, Joker. Ainsi, ils étaient tous les deux fréquemment appelés à l’école de médecine de Parnam, mais récemment, pour une certaine raison, elle avait séjourné à Venetinova.

En entendant Hilde dire que son enfant allait bien, la mère de Fuku inclina la tête. « Merci infiniment. C’est grâce à vous et au Dr Joker que Fuku et moi sommes toujours là. »

« Ce n’est pas nécessaire de me remercier, » déclara Hilde. « Vous savez que c’est mon boulot. Et surtout, comme le roi vous l’a dit, vous devriez vraiment remercier votre enfant, d’être né quand nous étions tous les deux là. »

Peut-être pour cacher sa timidité, Hilde se retourna et détourna le regard alors qu’elle caressait les cheveux de Fuku, qui avaient finalement commencé à pousser de façon uniforme.

Fuku avait applaudi avec joie.

La mère de Fuku la regarda avec un léger sourire. « Je suppose que vous avez raison. Maintenant, nous pouvons attendre ensemble le retour de mon mari. »

« Oh, c’est vrai, ils ont trouvé votre mari, n’est-ce pas ? » demanda Hilde.

« Tout à fait, » déclara une autre femme, s’avançant. « J’ai eu des nouvelles de mon frère aîné. »

La personne qui avait répondu à cette question était une jeune fille de dix-huit ans qui portait une tenue semblable à celle d’un Amérindien stéréotypé, et qui peignait ses joues avec une peinture qui semblait magique.

Elle s’appelait Komain. À l’origine, son frère Jirukoma l’avait laissée responsable de l’accueil des réfugiés et elle était aujourd’hui l’une des responsables communautaires des anciens réfugiés qui s’étaient installés à Venetinova.

Komain était venue ici aujourd’hui pour soutenir Fuku et sa mère pendant leur examen de routine. « D’après le messager kui que mon frère a envoyé, il devrait maintenant être en route. »

Jirukoma était retourné vers le nord, à la tête de tous ceux qui refusaient de devenir membres de ce pays et qui insistaient pour tenter de reconquérir leur patrie. Il séjournait maintenant dans le Royaume de Lastania, l’un des plus petits pays de l’Union des nations de l’Est, en tant que soldat volontaire, après avoir répondu à leur appel aux troupes.

Dans ce pays, il recueillait également des informations sur ceux qui avaient été dispersés alors qu’ils étaient chassés du nord. Le père de Fuku n’était que l’un de ceux qu’il avait trouvés comme ça.

« Il a dit que votre mari vous cherchait dans l’un des pays voisins de Lastania, » déclara Komain. « Quand mon frère lui a dit que vous étiez en sécurité et que votre enfant était né, il a tout lâché pour se précipiter ici et être à vos côtés. »

« Franchement... Cet homme a toujours été si pressé, » déclara la mère de Fuku, mais elle avait l’air très heureuse.

Hilde haussa les épaules, exaspérée. « Eh bien, c’est bon d’avoir sa famille réunie. Laissez-moi juste vous mettre en garde sur une chose. »

« Hein ? Euh, bien sûr, » répondit la mère.

« Votre ventre a déjà été ouvert une fois pour l’accouchement. L’intervention s’est parfaitement déroulée, et vous pouvez probablement en avoir une seconde, mais... une fois que le ventre a été coupé, il est plus faible et une naissance naturelle devient plus difficile. Donc, la prochaine fois que vous accoucherez, il sera plus sûr pour vous et le bébé, de vous ouvrir et de le sortir médicalement, » déclara Hilde.

La mère de Fuku et Komain avaient toutes les deux dégluti.

Hilde leur avait souri à toutes les deux. « Quand votre mari reviendra, vous passerez un moment romantique ensemble, non ? Si ça vous fait décider que vous en voulez vraiment un second, vous ferez mieux de consulter un médecin approuvé par moi ou par le pays. »

« C’est d’accord ! » La mère de Fuku hocha la tête avec enthousiasme.

Entendant cela, Fuku poussa aussi un cri de confiance, qui fit que les trois autres se regardèrent et sourirent.

« L’examen est-il fini ? » Brad avait sorti sa tête du plus profond de la clinique. C’était un homme dont l’expression était généralement plus discrète, mais il jetait maintenant un regard inquiet sur Hilde. « Euh... est-ce bon ? »

« Ils vont bien, » déclara Hilde. « La mère et l’enfant sont en bonne santé. »

« Non... Ce n’est pas ce que je voulais dire..., » déclara Joker.

« Franchement... Tu es plus nerveux que je ne le pensais. » Hilde s’était levée et avait poussé Brad à l’arrière de la clinique. « Pour commencer, aucun homme n’est autorisé ici tant que je vois une patiente ! »

« Non, tu vois le bébé... J’ai juste..., » commença Joker.

« Assez. Va là-bas et prépare-toi pour demain ! Tu devras aller à la capitale et examiner la princesse. Ils disent qu’elle est tombée malade, » déclara Hilde.

Après avoir forcé Brad à partir, Hilde était retournée à sa place. « Bon sang, » murmura-t-elle.

Après avoir vu cette interaction entre les deux médecins, Komain avait incliné la tête sur le côté de manière interrogative. « Le Dr Brad est aussi là, hein ? J’avais entendu dire qu’il avait eu une soif de voyage et qu’il voyait des patients dans tout le pays. »

Brad était, en effet, enclin à l’envie d’errer. Il était du genre à dire au roi Souma en face : « Je veux guérir les pauvres, pas les riches. » En termes plus flatteurs, il était du genre solitaire ; en termes moins flatteurs, il souffrait encore d’un léger syndrome du collège.

Bien qu’il ait reçu une demande de Souma pour donner des cours, il voyageait encore à travers le pays pour voir et traiter des patients. Techniquement, il avait pris des apprentis avec lui et les avait formés sur le terrain.

C’est pourquoi Komain avait été surprise de voir Brad ici.

Cependant, Hilde avait reniflé. « Qu’y a-t-il de surprenant ? Les hommes sont si simples, » dit-elle en se frottant l’abdomen.

Ce geste avait indiqué à Komain tout ce qu’elle avait besoin de savoir. « Vous aussi, docteur ! »

« Wôw, félicitations ! » s’écria la mère de Fuku.

« Hmph..., » Hilde se retourna pour détourner le regard en raison de son embarras. Mais, quand même, d’une voix toute petite, elle répondit : « Oui, oui... Merci. »

La façon dont elle l’avait dit avait fait éclater de rire Komain et la mère de Fuku malgré elles.

 

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« Komain, merci d’être venue avec moi aujourd’hui, » déclara la mère de Fuku, inclinant la tête.

« Dooo, » son petit fils avait aussi confirmé.

Il était un peu plus de trois heures de l’après-midi. Sur la route de la colline à l’extérieur de la clinique d’Hilde, Komain retroussa ses manches et déclara : « Oh, ce n’est pas grave. Mon frère m’a demandé de m’occuper de tout le monde. Si je peux faire quoi que ce soit, s’il vous plaît, allez-y, dites-le-moi. »

« Je vous remercie. Rentrez-vous chez vous maintenant ? » demanda-t-elle.

« Non, j’ai des documents à remettre au gouverneur, alors j’ai l’intention d’y aller après ça, » déclara Komain.

« Oh, vraiment ? Eh bien, continuez votre excellent travail, » déclara la mère.

« Bien sûr que oui ! À plus tard, Fuku, » déclara Komain.

Prenant la main de Fuku et la serrant, Komain leur fit ses adieux à tous les deux puis elle courut vers le sommet de la colline. Le manoir du gouverneur était au point culminant de la ville. Pendant que Komain courait dans la rue commerçante, la femme qui tenait l’un des magasins de fruits l’avait appelée.

« Komain, vous avez toujours l’air si occupée. Mangez-vous bien ? » demanda-t-elle.

« Maintenant que vous en parlez, j’ai peut-être sauté le déjeuner aujourd’hui, » répondit Komain.

« Ce n’est pas bon. Même si vous êtes occupée, vous devez manger ! » La dame avait lancé l’une des pommes qu’elle vendait à Komain.

« Wôw... Merci, madame ! » Komain attrapa la pomme, puis elle fit un signe de la main à la dame, avant de continuer son chemin.

Les gens faisaient souvent signe à Komain quand elle courait dans les rues.

Elle faisait beaucoup de travail dernièrement, du nettoyage, de la lessive, du gardiennage, des livraisons et de l’enlèvement des nids d’abeilles. Bien qu’elle fût une jeune fille, elle avait fermement assumé son rôle d’organisatrice communautaire pour les réfugiés, et parce qu’elle avait eu le courage de donner aux hommes de la région une tranquillité d’esprit, même s’ils étaient des travailleurs acharnés et pouvaient être un peu durs, il n’était pas étonnant qu’elle soit devenue si populaire. Elle ne le savait pas, mais on l’avait déjà surnommée la fille de Venetinova.

Mais... je ne peux pas continuer à faire ça éternellement, pensa Komain en courant dans les rues de Venetinova. Les réfugiés commencent à s’enraciner dans cette nouvelle ville. Si nous voulons nous assimiler dans ce pays, il vaut mieux qu’il n’y ait pas de « mur » entre ceux qui étaient auparavant réfugiés et ceux qui ne l’étaient pas. Mon rôle d’organisateur pour la communauté est emblématique de ce mur, alors ils n’auront plus besoin de moi. C’est en soi une bonne chose, mais...

Komain avait mordu dans la pomme qu’on lui avait donnée et avait poussé un petit soupir.

Il est peut-être temps que je commence à chercher une façon de vivre pour moi-même, comme le faisait mon frère quand il est parti dans le Nord.

Komain y avait pensé quand elle avait couru dans les rues. Alors qu’elle réfléchissait encore, elle arriva à destination.

Le manoir du gouverneur ; c’était l’endroit où vivait le gouverneur qui dirigeait la ville.

Ce n’était pas le manoir du seigneur parce que Venetinova faisait partie du domaine royal, et donc le seigneur de cette ville était le roi Souma. Cependant, le roi Souma était basé dans la capitale, alors il avait donc dû envoyer quelqu’un pour gérer cette ville.

Il y avait eu des moments où l’administration des grandes villes était laissée aux nobles et aux chevaliers travaillant dans le bureau du gouvernement, mais vu l’importance de cette ville, un simple magistrat n’aurait pas été suffisant.

Le titre créé pour le poste de dirigeant de cette ville était « gouverneur ». Il s’agissait d’un nouveau poste, créé pour la personne qui dirigerait cette ville importante au nom de Souma, et l’endroit où ce gouverneur vivait et travaillait s’appelait le palais du gouverneur.

Quant à savoir qui était l’actuel gouverneur de la ville...

« Excusez-moi. Le gouverneur Poncho est-il là ? » demanda Komain.

En effet, c’était l’ancien ministre de la Crise alimentaire et actuel ministre de l’Agriculture et des Forêts, Poncho Ishizuka Panacotta.

Parce que cette ville importante ne pouvait pas être laissée entre les mains de quelqu’un qui n’était pas compétent, le proche collaborateur du roi, Poncho, avait été mis à contribution, bien que temporairement, pour faire le travail. À cause de cela, les jours de Poncho passaient à une vitesse fulgurante, il allait travailler dans le château tous les matins et retournait à Venetinova tous les après-midi.

Techniquement, son remplaçant avait déjà été choisi — c’était le Seigneur d’Altomura, Weist Garreau, qui s’était distingué dans la guerre — mais jusqu’à ce qu’il soit prêt à prendre la relève, les journées chargées de Poncho allaient continuer.

De plus, Poncho avait eu un autre lot d’ennuis qui l’attendaient.

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6 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre !!!

    C’est dommage que Venetinova ne reste pas à la charge de Poncho ou d’une autre personne que Weist (Komain par exemple ou bien roroa, colbert ou un nouveau personnage) car il a dorénavant énormément de pouvoir, Seigneur d’altomura, grenier du royaume de Friedonia et Seigneur de venetinova, futur poumon économique du royaume et si on compte les terres environnantes, ça fait beaucoup pour un seigneur et il est au minimum au rang d’un duc. Donc avoir confiance à Weist est une chose mais peut être que ce sera pas le cas pour ces futures générations.

    • On ne sait pas comment cela va évoluer, mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas très loin de la cité de Madame la Reine des Mers. Alors, disons, la tête du dirigeant de cette zone sera toujours proche d’un couteau s’il faisait quelque chose de non correct, de plus, à la prochaine génération, elle sera encore là elle.

      De plus, il va y avoir quelques événements qui pourraient aussi faire changer la situation, mais je n’en dirais pas trop pour le moment.

      Roroa ne pourrait pas, elle est trop occupée et Colbert idem. Quant à Komain, elle n’est même pas du royaume si on y regarde, elle ne s’est pas fixée, mais cela pourrait venir. Et en vue du nombre de femmes que Souma a, il va sûrement y avoir un certain nombre d’enfants, dont au moins de deux races à très longue durée de vie (Aisha et la petite dragonne). De plus, il y a d’autres personnes qui pourraient se voir attribué. Là, ce n’est qu’un poste de gouverneur. Il ne donne pas la terre à la personne, donc il peut changer son affectation du jour au lendemain. Il a prévu le coup sur ça.

  3. Merci pour le chapitre.

  4. Merci pour le chapitre!

  5. Merci pour le chapitre.

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