Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Après le retour au pays 4 – Partie 3

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Après le retour au pays : Arc – 4 : Le plus long jour de la Forêt Protégée par Dieu

Partie 3

Pendant ce temps, à peu près à cette période...

Après s’être séparé de Souma et des autres, Halbert s’était retrouvé pratiquement traîné dans la maison de Sur.

Il marchait là où sa main était tirée. Avec la force de Halbert, qui était parmi les meilleurs du royaume, il serait facile de se libérer de cette main, mais il ne sentait rien d’autre que la bonne volonté de Sur, et il ne pouvait donc pas traiter cet homme mal.

Ruby s’était dépêchée de les suivre tous les deux.

Halbert tourna la tête dans sa direction et demanda en chuchotant : « H-Hey, Ruby, qu’est-ce qui se passe ici !? »

« N-Ne me demande pas ça, » elle lui avait répondu en chuchotant. « Ne peux-tu pas t’enfuir ? »

« S’il était hostile, ce serait une chose, mais je me sentirais mal de balayer une invitation faite avec bonne volonté..., » répondit Hal.

« Alors, tout ce qu’on peut faire, c’est attendre et voir comment ça se passe, non ? » demanda Ruby.

Pendant qu’ils faisaient cet échange, Sur avait fait demi-tour en souriant. « D’accord, on y est. Bienvenue chez moi. »

« « Hein ? » »

Le temps qu’ils s’en rendent compte, tous deux avaient été conduits dans une petite maison avec un toit de chaume. C’était clairement la demeure d’un fermier, mais le toit était étrangement abrupt.

« C’est une maison terriblement en pointe que vous avez... hein..., » déclara Halbert.

L’opinion de Halbert était plus ou moins exactement ce à quoi elle ressemblait, alors Sur avait ri.

« Ici, dans cette forêt, quand l’hiver arrive, nous avons une bonne accumulation de neige. Si on n’utilise pas des toits comme ça pour que la neige tombe, ils risquent de s’effondrer, » déclara Sur.

« Vous avez autant d’accumulation que ça ? » demanda Halbert.

« Tout à fait. À cause de cela, nous ne pouvons pas chasser en hiver, et tout le monde passe son temps à l’intérieur, à réparer des choses ou à faire l’entretien de ses armes. Bien que l’hiver de l’année dernière ait été différent, » déclara Sur.

« Comment cela se fait-il ? » demanda Halbert.

Sur avait indiqué le tas de bois à côté de l’escalier. « Parce que nous avions du bois provenant des arbres abattus par le glissement de terrain, ainsi que de l’éclaircissement périodique que Sa Majesté nous a conseillé de faire. Nous avons fait des œuvres d’art traditionnel, comme des statues, mais elles semblent être devenues populaires dans le monde extérieur, et elles créent une richesse considérable pour nous. Dans le temps, il y avait parfois des marchands qui reçoivent la permission du royaume et de la Forêt Protégée par Dieu de venir les acheter. »

« Wôw..., » s’exclama Halbert.

« Le plus populaire d’entre elles est... Voyons voir, je crois que j’en avais un par ici..., » déclara Sur et commençai à creuser dans le tas de bois.

Peu de temps après, il avait retiré un objet long et mince de la pile.

« Ahh, le voilà. » Il l’avait tendu pour que Halbert et Ruby le voient. « Nous y voilà. Voici l’article le plus populaire. »

« Est-ce que vous voulez dire... une épée en bois ? » demanda Halbert.

Ce que Sur tenait, c’était une épée en bois. De plus, ce n’était pas le genre d’épée classique à double tranchant utilisé dans le royaume, mais une épée modelée sur le katana qui était le style principal en usage dans l’Union de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes. En plus de cela, il y avait une sorte d’écriture ou de symboles gravés sur la poignée.

« Sa Majesté a appelé ça un bokuto souvenir, » déclara Sur.

« Oh... Bien sûr que Souma serait impliqué, » déclara Halbert en secouant la tête, exaspéré.

Quand Sur avait commencé à parler d’art traditionnel, mais qu’il avait dit que l’objet le plus populaire était un bokuto, il avait eu ce sentiment. Si c’était le genre de chose où il ne pouvait pas dire à première vue à quoi ça servait, c’était bien quelque chose venant de Souma.

« Alors, ce qui est gravé sur le manche, est-ce de lui aussi ? » demanda Halbert.

« Exact. Il dit que ce sont les caractères qui représenteraient le nom de cette forêt dans la langue de son monde, » Sur leur avait montré la poignée et expliqué.

Halbert et Ruby ne pouvaient pas les lire, bien sûr, mais il y avait quatre kanji, 神護之森, gravés dessus.

Souma avait d’ailleurs envisagé de sculpter le nom du lac d’Hokkaido, car de toute façon, personne ne pouvait lire ce que cela disait, mais quand il imaginait des soldats s’entraînant diligemment avec l’une de ces épées en bois en main... Alors non, il avait refusé cette idée de lui-même.

Sur avait offert le bokuto à Halbert. « Sire Hal, en voulez-vous un pour vous ? »

Halbert fixa le bokuto proposé.

Ruby se dit : Qu’est-ce que tu regardes si sérieusement ? Mais... finalement, Halbert l’avait lentement pris.

« Hein !? Le prends-tu !? C’est juste un bâton de bois, n’est-ce pas !? » Ruby avait réagi aux actions de Halbert avec un choc alors que ses yeux étaient écarquillés.

« Je ne sais pas pourquoi ! Je ne comprends pas, mais je le voulais vraiment ! » déclara Halbert.

Alors que Sur hochait la tête pendant que Halbert essayait de s’expliquer. « Je comprends. Il y a quelque chose que vous trouvez étrangement excitant, en tant qu’homme. »

« C’est ça ! Si vous voyez quelque chose comme ça, vous ne pouvez pas ne pas le prendre ! Y a-t-il une sorte de magie placée sur ces caractères ? » demanda Halbert.

« Je ne ressens pas vraiment de pouvoir magique, » déclara Ruby, emplie de doute. Les dragons rouges étaient sensibles aux pouvoirs magiques.

Très probablement, ce que Halbert et Sur ressentaient était la même chose que tous ces garçons qui avaient acheté un bokuto souvenir lors d’une sortie scolaire. Cependant, Halbert ne savait pas que c’était une chose, alors il avait l’impression d’avoir été charmé d’une façon ou d’une autre. C’était l’effet du bokuto souvenir.

Pendant qu’ils avaient cette discussion sans importance, quelque chose avait fait irruption depuis la maison de Sur.

Halbert, étant un guerrier par nature, s’était préparé à se battre à l’instant où cela s’était produit, mais quand il avait réalisé que c’était une petite enfant, sa tension s’était calmée...

Cependant, c’était une erreur.

« Seigneur Hal ! » s’écria l’enfant en effectuant un plaquage énergique au niveau de l’estomac d’Halbert.

« Guhhhh ! » Halbert avait poussé un gémissement.

« Hal !? » s’écria Ruby.

Il s’était servi de ses mains pour faire un signe à une Ruby inquiet comme quoi il allait bien.

Celle qui enlaçait Halbert était une petite elfe sombre.

Elle avait peut-être douze ans. Ses cheveux avaient été coupés court, et elle avait un joli visage. Sans égard pour la réaction de Halbert, la jeune fille se frotta le visage contre son abdomen.

« Seigneur Hal ! J’avais envie de vous voir ! » déclara la jeune fille.

« Euh... Êtes-vous la fille de Sire Sur ? » demanda Hal, se souvenant que Sur avait dit qu’elle voulait le voir. Cette fille qui avait fait un câlin volant devait être elle.

La fille lâcha prise, et inclina poliment la tête. « Excusez-moi pour ça. Je suis la fille de Sur, Velza. »

Velza leva le visage et sourit.

« Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, Seigneur Hal, mais je suis l’un de ceux que vous avez sauvés sous le sable et la terre. Merci beaucoup pour cela, » déclara Velza.

Et elle inclina la tête une fois de plus.

Halbert était agité. « Non, ce n’est rien que vous avez besoin de me remercier. Je n’ai fait que suivre les ordres de Souma... »

« Ça m’a quand même rendue heureuse. Je n’oublierai jamais le jour où vous m’avez sauvée. Je ne vous oublierai pas non plus, Seigneur Hal, ni ma dette de gratitude, » déclara Velza.

« Je ne sais pas quoi dire..., » Halbert avait été submergé par les remerciements persistants de la fille.

« Hehe hehe. C’est une fille très polie, n’est-ce pas ? » Ruby, qui avait été complètement laissée en dehors de ça, déclara ça à Sur. « Elle est si petite, mais elle s’en sort bien. »

« Ne m’en parlez pas de ça. Quand est-ce que ma fille garçon manqué est devenue si pol... Gwah ! »

« Sire Sur !? » s’écria Ruby.

Au milieu du mot, Sur avait commencé à avoir du mal à parler en raison de la douleur. Velza avait donné un coup de pied dans un morceau de bois placé par ses pieds, et cela avait frappé directement le tibia de Sur.

Pendant tout ce temps, Velza n’avait jamais fait disparaître son sourire.

Quand Halbert et Ruby avaient vu Velza sourire comme ça, cela leur avait rappelé une Kaede en colère, et un frisson avait couru le long de leurs colonnes vertébrales.

Parce que Halbert et Ruby étaient tous les deux simples dans leur personnalité, ils se disputaient souvent sans que cela devienne horrible, mais s’ils franchissaient la ligne, ils savaient qu’une Kaede souriante leur ferait la leçon. Le sourire de cette fille était comme celui de Kaede à ces moments-là.

Velza s’était inclinée devant Ruby. « Seriez-vous peut-être la femme du Seigneur Hal ? »

Ruby avait été stupéfaite pendant un moment, mais elle avait hoché la tête.

« Oui. Je suis Ruby, un dragon. J’ai formé un contrat de chevalier dragon avec Hal. Parce que le contrat entre un dragon et un chevalier fait d’eux des partenaires de vie, on pourrait dire que nous sommes fiancés, » déclara Ruby.

Quand Velza avait entendu la réponse de Ruby, elle avait claqué ses mains ensemble. « Oh, mon Dieu ! Vous êtes ce dragon, Madame Ruby ? Dire qu’il est devenu chevalier dragon ! C’est bien le Seigneur Hal. »

Après avoir dit ça, avec un regard innocent dans les yeux, Velza avait pris les mains de Ruby.

« À l’avenir, je veux rejoindre la Défense nationale comme le Seigneur Hal. Si possible, je veux être affecté à l’unité du Seigneur Hal. C’est un plaisir de faire votre connaissance, madame, » déclara Velza.

« D-D’accord..., » déclara Ruby.

Il semblait que Ruby n’était pas entièrement mécontente d’être évoquée de cette façon.

Voyant Velza se frayer un chemin dans les bonnes grâces de Ruby en un rien de temps, Halbert avait senti que la situation avançait quelque part où il n’avait aucun contrôle.

Qu-Qu’est-ce que c’est que ça... ? Ce sentiment du fossé autour de mes murs a été comblé sans que je m’en aperçoive... ? pensa-t-il.

Pendant que Halbert pensait cela, Sur, qui s’était remis de sa douleur, avait placé une main sur l’épaule de Velza avec un soupir.

« C’est malpoli d’obliger nos invités à rester dehors aussi longtemps. Et si on continuait ça à l’intérieur ? » déclara Sur.

« Oh, mon Dieu ! Tu as raison ! Quelle négligence de ma part. J’étais tellement ravie que Seigneur Hal soit là que je me suis excitée malgré moi. Allons-y, Seigneur Hal, Lady Ruby. »

Velza avait pris les mains de Halbert et Ruby et les avait conduits à l’intérieur de la maison.

Si quelqu’un d’autre l’avait vu, on aurait dit qu’une petite sœur avait son grand frère et sa grande sœur qui lui faisaient plaisir. Halbert et Ruby ne se sentaient pas mal non plus d’avoir une petite fille qui les adorait.

Cependant, derrière les deux qui étaient menés par le bout du nez par Velza, Sur affichait un sourire ironique.

Bonté divine, pensa-t-il. Elle doit tenir ça de sa mère passionnée... Si vous ne la reprenez pas par les rênes, vous allez être dans une mauvaise passe, Sire Hal.

En pensant cela, Sur les avait suivis tous les trois à l’intérieur de la maison.

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    Si elle a 12 ans elle vraiment très très jeune pour une Elfe.

  2. Merci pour le chapitre !

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