Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Après le retour au pays 4 – Partie 2

Bannière de Genjitsushugisha no Oukokukaizouki ☆☆☆

Après le retour au pays : Arc – 4 : Le plus long jour de la Forêt Protégée par Dieu

Partie 2

Les feuilles vertes de la Forêt Protégée par Dieu brillaient sous le soleil d’été.

En venant apporter de l’aide auparavant, nous avions arrêté le convoi du rhinosaurus à l’extérieur et nous nous étions dirigés vers le village à pied, mais cette fois-ci nous venions du ciel, ce qui nous avait permis d’atterrir directement dans le village des elfes sombres.

« Il est vraiment venu sur un dragon ! » s’exclama un elfe.

« C’est un grand... »

Ils n’étaient pas méfiants parce que nous les avions prévenus, mais les elfes sombres regardaient avec curiosité le ryuu et le dragon descendre de loin.

Quand nous nous étions posés et que Naden et Ruby avaient pris forme humaines, les individus qui nous regardaient de loin s’étaient précipités comme un barrage qui venait d’éclater. Entourés d’elfes sombres de tous âges, des enfants aux adultes, nous avions fini par être malmenés.

« Quoi !? Les filles, vous êtes des dragons !? »

« Wowwwie ! Hé, transformez-vous encore ! »

« Roi Souma, comme c’est gentil d’être venu nous voir. »

« Vous avez été d’une grande aide la dernière fois. »

« Hey, Lady Aisha, c’est gentil à vous de revenir. »

« Lady Aisha, félicitations pour vos fiançailles avec Sa Majesté. »

« Cette rousse est-elle la partenaire de Sire Hal ? C’est une beauté. »

« Qui est cette gamine aux cheveux noirs ? Hein ? N’est-elle pas qu’une enfant ? »

C’est ainsi que les choses s’étaient déroulées. Les questions volaient vite et il n’était pas clair quant à savoir qui disait quoi à qui jusqu’à ce que quelqu’un frappe dans les mains.

En regardant dans la direction du bruit, nous avions vu le père d’Aisha, Sire Wodan, qui nous regardait avec un sourire ironique.

« Tout le monde, Sa Majesté et son entourage viennent d’arriver. C’est malpoli de les entourer et de les interroger comme ça, » déclara Wodan.

Quand Wodan les gronda légèrement, les elfes sombres prirent du recul, semblant un peu gênés.

Maintenant que nous étions libérés de la foule, nous pouvions enfin reprendre notre souffle.

« Vous me sauvez la vie, Sire Wodan, » lui dis-je avec reconnaissance.

« Non, non, les villageois étaient impolis. Cependant, c’est parce que lorsqu’ils ont appris que vous, qui êtes venus à l’aide de notre village, veniez nous rendre visite, ils ont tous été enthousiasmés par la façon dont ils devaient vous accueillir. S’il vous plaît, pardonnez-leur, » déclara Wodan.

« Ne vous inquiétez pas pour ça. Je suis reconnaissant pour l’accueil chaleureux, » déclarai-je.

Wodan et moi avions après ça échangé une poignée de main ferme. À ce moment, les elfes sombres se mirent à applaudir...

Je ne savais pas trop, mais c’était un peu embarrassant d’être accueilli comme ça.

« Maintenant, ce n’est pas nécessaire que nous restions ici à parler pour toujours, » déclara Wodan, en indiquant dans quelle direction il voulait que nous allions. « S’il vous plaît, venez chez moi. »

« Chef. » Une main s’était levée de l’intérieur de la foule des elfes sombres.

Celui dont la main était levée était Sir Sur, qui avait dirigé les renforts venus pendant notre bataille contre l’armée.

« Je voulais inviter Sire Halbert chez moi, » déclara-t-il. « Si cela ne vous dérange pas ? »

« Hmm, qu’en dites-vous, roi Souma ? » demanda Sire Wodan.

J’avais souri et hoché la tête. « Ça ne me dérange pas. C’est pour ça que je l’ai emmené. »

« Merci, » déclara Sur. « Maintenant, Sire Halbert, s’il vous plaît, venez chez moi. »

« D-D’accord ? » déclara Hal.

Hal avait été traîné avec Sur le tirant par le bras. Ruby se dépêcha de les suivre.

Après nous être séparés de Hal, Aisha, Naden et moi étions allés chez Sire Wodan.

En regardant le village le long du chemin, je ne voyais presque aucun signe de la catastrophe qui s’était produite ici auparavant. Mais pour commencer, leurs maisons se trouvaient dans une forêt, et beaucoup étaient simples, alors il n’avait pas fallu longtemps pour les reconstruire.

« Vous avez déjà parcouru un long chemin vers la reconstruction, » avais-je commenté.

« C’est grâce à votre généreuse mise à disposition de matériel, » déclara Sire Wodan. « Merci, vraiment. »

« Je devrais vous remercier. Merci d’avoir envoyé ces renforts pendant la récente guerre, » déclarai-je.

« Ce n’était rien. Ce sont les moments où nous avons le plus besoin de nous entraider, » déclara Wodan.

Après avoir un peu marché, nous étions entrés dans la maison de Wodan.

Après avoir été conduit jusqu’au salon, Wodan m’avait offert le siège au bout de la table, mais j’avais fermement refusé.

« Je ne suis pas ici en tant que roi aujourd’hui, mais simplement en tant qu’homme, pour prendre Aisha pour épouse. Asseyez-vous à la tête de la table, Sire Wodan, » déclarai-je.

« ... Je vois, » déclara-t-il.

Sire Wodan s’était assis sur le siège au bout de la table, pendant que je m’asseyais en face de lui. J’avais demandé à Aisha de s’asseoir à côté de moi, et Naden s’était assise un peu derrière nous, attendant.

Puis j’avais baissé la tête. « Même si mes fiançailles avec Aisha ont été convenues, je dois m’excuser d’avoir été si occupé que cela ait retardé ma venue pour vous donner, à vous, son père, mes hommages. S’il vous plaît, donnez-moi votre fille... donnez-moi Aisha comme épouse. »

« S-S’il te plaît, Père, » Aisha se hâta de baisser la tête.

Quand j’avais jeté un coup d’œil, Naden inclinait la tête avec nous.

Sire Wodan soupira un peu. « Levez la tête, » dit-il.

Quand j’avais levé le visage, Wodan avait essayé de forcer un sourire, mais il avait échoué. C’était une expression inconfortable.

« Je suis sûr qu’Aisha a demandé ce mariage, n’est-ce pas ? Vous n’avez pas besoin de baisser la tête, Sire Souma. C’est compliqué pour moi en tant que père, mais si c’est le souhait de ma fille... il semble que je doive vous donner ma bénédiction, » déclara Wodan.

« Pèrrrrreee..., » déclara Aisha en larmes, sa voix pleine d’émotion. Wodan lui avait fait un sourire, puis avait ramené son visage à la normale, et il m’avait regardé dans les yeux.

« Nous, les elfes sombres, nous sommes une race qui vit longtemps. Aisha est plus jeune que vous et vivra plus longtemps, j’en suis sûr. Même si vous atteignez la fin de votre vie naturelle, vous laisserez Aisha derrière vous. Comprenez-vous ça ? » demanda Wodan.

« Oui, » répondis-je.

La vie d’un être humain ordinaire comme moi, lorsqu’un membre d’une race de longue durée comme Naden ou Aisha la regardait, devait ressembler à une chose courte. Malgré tout, Aisha et Naden voulaient toutes les deux être avec moi.

Afin de m’assurer qu’elles ne regrettent pas le temps passé avec moi, j’avais pensé du fond du cœur que je m’efforcerais d’être un bon roi, et un bon partenaire. Même si un moment où nous serions obligés de nous séparer devait venir...

Cependant, ce que Sire Wodan voulait dire semblait un peu différent de ce à quoi je réfléchissais. Il commença à parler, comme s’il avait trouvé une sorte d’illumination.

« Cependant, aussi durables que soient nos races, si nous ne pouvons pas vivre jusqu’à la fin de notre vie naturelle, il nous est possible de vivre moins longtemps que les humains. Nous pouvons mourir à la guerre ou dans des accidents. Si nous attrapons des maladies épidémiques, nous mourons assez facilement. Ma propre femme, la mère d’Aisha, a perdu la vie à cause d’une telle maladie. Si vous baissez votre garde parce qu’elle vit longtemps, Aisha peut mourir avant vous, » déclara Wodan.

J’étais silencieux.

« Alors, s’il vous plaît, prenez soin d’Aisha. Donnez-lui une nouvelle famille et de bons souvenirs pour le moment où, un jour, vous partirez en premier, » Sire Wodan inclina légèrement la tête.

Le souhait d’un père était toujours le bonheur de sa fille.

Je serais moi-même bientôt père. Je ne savais pas encore si ce serait un garçon ou une fille, mais il se pourrait qu’un jour, comme Sire Wodan, je confie mon enfant à quelqu’un.

J’avais choisi mes mots avec soin et je lui avais répondu d’un ton calme. « Aisha est une personne beaucoup plus forte que moi. À partir de maintenant... Je suis sûr qu’elle me défendra sur le champ de bataille. »

Il était silencieux.

« Cela étant dit, je crois que je vais essayer de protéger le sourire d’Aisha contre tout le reste. Pour qu’un jour, elle puisse me voir partir avec le sourire. Pour qu’elle ne regrette pas notre temps passé ensemble, » déclarai-je.

« Sire..., » Aisha pleura et s’approcha de moi.

J’entendais renifler derrière moi aussi. Ses larmes avaient aussi probablement fait pleurer Naden.

Wodan se leva et se dirigea vers moi. Puis, plaçant ses mains sur les miennes et celles d’Aisha, il sourit et déclara : « Seigneur Souma, je compte sur vous pour prendre soin d’Aisha. »

« Oui, Père, je le ferai, » déclarai-je.

« Aisha. Sois heureuse, » déclara Wodan.

« Je le ferais... Père, » déclara Aisha.

« Madame Naden, je suis sûr que vous serez aussi l’épouse de Sire Souma. S’il vous plaît, traitez bien Aisha comme un membre de la même famille, » déclara Wodan.

« Bien sûr que je le ferai ! Bien compris ! » répondit Naden.

Après avoir entendu nos réponses, Wodan avait souri largement et acquiesça de satisfaction.

☆☆☆

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !!! Très touchant !

  2. Merci pour le chapitre, et bonne continuation !

  3. Merci pour le chapitre !

Laisser un commentaire