Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 6 – Histoire parallèle 3

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Histoire parallèle 3 : Le « Testons-le ! » de Genia et Mérula

« C’est l’heure de Genia... »

« ... et de Mérula... »

« « ... Testons-le ! » »

Les deux filles qui criaient cela et poussaient leurs poings en l’air étaient Genia, la Surscientifique, qui venait de se fiancer à Ludwin Arcs, le capitaine de la garde royale, l’autre jour, et Mérula Merlin, du Royaume des Esprits de Garlan, la haute elfe dont la curiosité trop forte l’avait fait accusée de sorcellerie, et l’avait mise en fuite de l’État Orthodoxe de Lunaria.

Les deux filles étaient maintenant dans l’atelier situé dans un donjon en ruines appartenant à la Maison des Maxwell.

« ... Hmm, y avait-il un sens derrière cet acte ? » demanda Mérula à Genia alors que son visage pâle était devenu rouge.

« Hein ? C’était de toute évidence sous l’impulsion du moment, » répondit Genia.

« L’impulsion du moment... ? Maintenant, écoute, Genia..., » commença Mérula.

« Allez, Merumeru. Le temps d’attente est fini. Faisons des tests ! » s’écria Genia.

« S’il te plaît, ne m’appelle pas Merumeru ! » s’écria Mérula.

Ignorant les protestations de Mérula, Genia avait sorti quelque chose de derrière elle. C’était un sac à l’allure minable, de la taille d’un sac de sable utilisé dans la boxe.

« C’est l’objet à tester aujourd’hui, » avait déclaré Genia. « Dun-du-du-du-du-duuun : le sac du héros, » annonça Genia.

« Le sac du héros ? » demanda Mérula.

« On dit que ce sac a été utilisé par le premier roi d’Elfrieden, qui, tout comme notre roi (Souma), a été invoqué depuis un autre monde en tant que héros. Il ne ressemble peut-être pas à grand-chose, mais il peut contenir beaucoup de choses, et récemment Sire Poncho l’a utilisé pour stocker les ingrédients qu’il rassemblait sur tout le continent et les ramener ici. »

« Le premier roi... Attends, n’est-ce pas un vrai trésor ? » demanda Mérula, en tapant sur le sac.

Si c’était le premier roi d’Elfrieden dont elles parlaient, il avait été un grand héros qui avait uni les nombreuses races pour former ce royaume. Son histoire avait été racontée dans la légende, et il était toujours aimé et respecté par le peuple. Si le premier roi l’avait utilisé, c’était probablement un trésor incroyable.

« C’est techniquement un trésor national, ouais, » répondit Genia, comme si ce n’était pas grand-chose.

« T-Trésor national ! » ? Mérula avait sauté en arrière en raison de la surprise. « Attends, est-ce normal de traiter un trésor national si mal !? »

« Quand j’ai dit au roi : “Je veux l’étudier”, il a dit : “Ne le brise pas” et je l’ai emprunté, » déclara Genia.

« Si facilement !? Comme si tu demandais à emprunter une nouvelle montre de poche qu’il vient d’acheter !? » s’écria Mérula.

« On dirait que le roi veut faire des recherches scientifiques sur les reliques, » Genia haussa ses épaules. « Penses-tu qu’il s’est passé quelque chose ? »

« Je ne saurais pas dire..., » murmura Mérula.

Ayant appris qu’il y avait un lien entre son ancien monde et celui-ci après l’incident de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, Souma avait demandé à ses organismes de recherche de faire des recherches plus spécifiques sur les reliques de la surscience qui étaient sans aucun doute la clé pour apprendre quel était le lien. Mais il n’était pas allé jusqu’à leur expliquer cette situation.

« De toute façon, aujourd’hui, je pense qu’on va faire des tests sur le sac du héros. » Genia avait ramassé la relique. « Voyons d’abord son poids et son volume. Comme tu peux le voir, à l’heure actuelle, même une habitante délicate d’un sous-sol avec des bras minces comme moi peut facilement le soulever. »

« L’autodévalorisation était-elle nécessaire ? Eh bien, ça a l’air léger, » déclara Mérula.

« Mais, écoute ça, il y a déjà beaucoup de choses à l’intérieur. D’accord, mes golems, sortez de là, » déclara Genia.

Après les avoir fait sortir, Genia avait utilisé les golems de terre qu’elle avait faite avec sa propre capacité pour qu’il apporte un grand réservoir d’eau rectangulaire. Il devait être aussi massif qu’un grand hangar. La base mesurait environ quatre mètres sur cinq mètres, et il mesurait plus de quatre mètres de haut. Genia avait dû monter une échelle pour pouvoir se tenir sur le bord du bassin.

Mérula, qui était restée à la regarder, lui avait demandé : « Euh, Genia ? C’est pour quoi faire ? »

« Le truc avec ce sac, c’est qu’il a déjà été immergé dans une rivière pendant une demi-journée. »

« Qu’est-ce que tu fais à un trésor national !? Ne seras-tu pas punie ? » demanda Mérula.

Mérula était confuse, mais Genia s’en fichait.

« On ne peut pas laisser les petites choses entraver les progrès académiques, » répliqua Genia.

« J’ai toujours pensé que j’étais trop obsédée par la recherche, mais... le monde est grand, » déclara Mérula.

« Ha ha ha ! S’il te plaît, ne me complimente pas comme ça, Merumeru, » déclara Genia.

« Je ne te complimente pas ! » annonça Mérula.

« En tout cas, grâce à l’immersion d’une demi-journée dans la rivière, il y a beaucoup d’eau à l’intérieur. Nous ne connaissons pas son volume, donc on ne sait pas s’il est plein ou non. Quoi qu’il en soit, je pense que si nous ouvrons le sac dans ce réservoir d’eau, nous pouvons savoir combien d’eau il y a à l’intérieur. Après tout, si ça devient dangereux, on peut fermer le sac. » Sur ce, Genia avait tourné le sac vers le réservoir d’eau. « Et maintenant, la grande ouverture. »

Avec cette proclamation facile, Genia avait ouvert le sac, et l’eau avait commencé à jaillir avec une force incroyable. Le sac avait fait pencher Genia vers l’arrière malgré elle, mais elle avait réussi à éviter que cela ne devienne un problème en demandant à ses serviteurs de la tenir en place.

L’eau continuait à s’accumuler, et en un rien de temps, le réservoir était déjà à moitié plein. Parce qu’elle avait été remplie d’eau de rivière, elle était boueuse, et il y avait beaucoup d’algues, de morceaux de bois flotté et de déchets à l’intérieur.

« Oh, des poissons..., » Mérula, qui regardait ça d’en bas, avait remarqué à travers la paroi transparente un certain nombre de poissons nageant à l’intérieur de l’aquarium. Ils avaient dû entrer alors que le sac était immergé dans la rivière.

Mis à part tout le reste, le poisson dans le sac est encore vivant. C’est fascinant. Je ne sais pas comment est le sac à l’intérieur, mais à tout le moins, il a les conditions nécessaires pour soutenir les poissons vivants.

Mérula avait tendance à se faire traîner par Genia, mais elle était tout aussi curieuse. Elle avait rapidement basculé son esprit dans le mode Chercheuse et avait commencé à analyser.

L’eau, qui semblait pouvoir sortir à l’infini, avait fini par s’arrêter avec les neuf dixièmes du réservoir plein.

« Hmm, » déclara Genia. « Il est impensable que ce soit tout ce qui est passé à côté après avoir été immergé dans la rivière pendant une demi-journée. Par conséquent, cela pourrait être limité en raison des capacités maximales du sac. Plus ou moins un hangar plein ? Normalement, s’il y avait autant d’eau à l’intérieur, je ne pourrais pas la soulever. Est-ce que cela signifie que le poids des choses à l’intérieur peut être ignoré ? »

Descendant de l’échelle, Genia avait spéculé avec sa main sur son menton.

« C’est incroyable de pouvoir ignorer le poids de tant d’eau..., » Mérula réfléchit. « Oh ! Regarde, Genia. Peux-tu voir les poissons qui nagent dans le réservoir ? »

« Hm ? ... Tu as raison. Ils nagent en étant pleins d’énergie, » répondit Genia.

« Sont-ils si énergiques parce qu’il ne s’est écoulé qu’une demi-journée ? Mais il n’y a pas de lumière à l’intérieur, n’est-ce pas ? Même s’il y avait de l’eau tout le temps, ils penseraient probablement que c’était la nuit et ils seraient plus léthargiques ».

« Les poissons à l’intérieur sont énergiques, hein... Il y a quelque chose à ce sujet qui attire mon attention. Si je me souviens bien, le roi a dit que la nourriture qui se trouve à l’intérieur ne pourrit pas facilement. Si c’est le cas..., » déclara Genia.

Les filles avaient échangé des arguments qui ne semblaient aller nulle part.

Pendant ce temps, deux hommes les observaient depuis la terrasse de la cabane en rondins construite à l’intérieur de l’atelier utilisant un donjon en ruine. L’un d’entre eux était le capitaine de la Garde royale, Ludwin Arcs, qui était le fiancé de Genia. L’autre était le protecteur de Mérula, Souji Lester, l’évêque corrompu envoyé de l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria.

Les deux hommes buvaient de la bière sur la terrasse tout en regardant les femmes faire leurs recherches. L’un affichait un sourire abasourdi et l’autre tenait sa tête.

« Cette Genia est redevenue imprudente. » Celui qui tenait sa tête était Ludwin. Aujourd’hui, comme tous les jours, le sérieux capitaine de la Garde Royale se faisait bardasser par son amie d’enfance Genia. « A-t-elle dit qu’elle a laissé un trésor national dans une rivière pendant une demi-journée ? À quoi pensait-elle ? S’il était perdu, le roi ferait plus qu’abolir la Maison de Maxwell ! »

« Ha ha ha ha ha ! » Souji avait ri d’une manière vraiment joyeuse tandis que Ludwin serrait sa tête. « Oh, où est le mal ? De toute façon, pendant ta génération, les Maisons d’Arcs et Maxwell fusionneront pour devenir la Maison de Maxwell-Arcs, n’est-ce pas ? »

« Arg, ce n’est pas le problème ! D’ailleurs, devriez-vous laisser Madame Mérula courir comme une folle, Sire Souji ? Vous êtes son protecteur, n’est-ce pas ? » demanda Ludwin.

« Même si tu m’appelles son protecteur, mon travail est juste d’être tranquille et d’éviter d’agir vis-à-vis des demandes que mon pays m’envoie, » avait répondu Souji. « Je la protégerai des demandes de mon pays pour l’arrêter, mais je ne me soucie pas assez pour ouvrir ma bouche à propos de quoi que ce soit d’autre. Même quand il s’agit d’autre chose que de la recherche, elle s’en sort mieux que moi de toute façon. »

En disant cela, Souji avait bu de sa bière. Normalement, on s’attendrait à ce qu’un homme de l’Église Orthodoxe Lunaire s’abstienne de tels désirs mondains, mais il était aussi pourri que jamais.

« Ouf..., » avait-il ajouté. « Quand il s’agit pour l’un de nous de gronder l’autre, c’est Mérula qui est la plus bruyante, tu sais ? C’est toujours, “Nettoie cette pièce”, ou, “Tu agis comme un cochon. Reprends-toi en main,”. »

« Non, je pense que Madame Mérula a raison... Elles sont toutes les deux chercheuses, mais la façon dont elle est soignée et ordonnée est comme l’opposé polaire de Genia, » répondit Ludwin.

« Tu serais peut-être étonné d’apprendre que tu aurais mieux fait de sortir avec Mérula, non ? » demanda Souji.

« De même, si nous vous jumelions avec Genia, je pense que vous seriez encore plus déluré qu’aujourd’hui, » répliqua Ludwin.

Imaginez les paires de Ludwin et Mérula, et Souji et Genia... Tous les deux avaient alors grimacé d’un sourire ironique. C’était parce que, même si les couples avaient des personnalités similaires, ils ne pensaient pas à ça comme quelque chose de bien.

« Après tout, il est difficile pour les choses de s’arranger quand les deux partenaires sont trop semblables », avait dit Souji.

« ... Est-ce comme ça que ça marche ? » demanda Ludwin.

Pendant que les deux avaient ce genre de conversation à cœur ouvert, Genia avait fait signe à Souji. « Hé, tu as une minute, vieux Souji ? »

« Hm ? Tu veux dire moi, la jeune Mlle Genia ? » demanda Souji.

« Ouais. Désolée, mais pourrais-tu venir ici un instant ? » demanda Genia.

« Bon sang, je suppose que je vais devoir…, » commença Souji.

Avec des pas légèrement instables à cause de l’alcool, Souji se dirigea vers l’endroit où se trouvaient Genia et Mérula.

Être appelé par son nom quand Genia expérimentait...

Ludwin avait eu un mauvais pressentiment à ce sujet, mais s’il avait empêché l’homme d’y aller, cela allait forcément être lui qui aurait mangé une balle perdue, alors il s’était tu et il avait simplement regardé Souji y aller.

Un peu avant que Genia n’appelle Souji.

« Je soupçonne que la raison pour laquelle la nourriture qui est mise dans le sac ne pourrit pas facilement, c’est que le temps qu’il faut à la nourriture pour pourrir est prolongé, » déclara Genia.

« Qu’entends-tu par là ? » demanda Mérula.

« Je pense que l’écoulement du temps à l’intérieur du sac est différent de l’écoulement du temps à l’extérieur du sac. Peut-être que la raison pour laquelle le poisson qui avait été à l’intérieur pendant une demi-journée était encore si énergique provient aussi du fait que l’écoulement du temps est différent. Alors, voilà l’idée, » expliqua Genia.

Genia avait sorti un sablier. Lorsqu’il avait été retourné, le sable qui remplissait la partie supérieure avait commencé à tomber vers le bas. Genia avait mis le sablier dans le sac dans cet état.

« Ce sablier est conçu de telle sorte qu’il faut cinq minutes pour que tout le sable atteigne le fond. On va attendre cinq minutes avec ça ainsi, » déclara Genia.

« ... je vois. Alors c’est donc ça, » répondit Mérula.

Cinq minutes plus tard.

Quand Genia avait sorti le sablier, le sable n’était pas encore complètement tombé. En plus, il y avait eu peu de changement dans la quantité de sable au sommet.

Genia avait porté sa main sur son menton et avait gémi. « Hrm... Je m’attendais à ce que le sable ne soit pas complètement tombé, mais si la quantité au sommet n’a pas sensiblement changé, est-ce que cela signifie que le temps est pratiquement gelé ? »

« Le temps s’est arrêté à l’intérieur de ce sac !? Est-ce possible ? » demanda l’elfe.

« Notre bon sens ne s’applique pas quand il s’agit de la façon dont les reliques de la surscience fonctionnent, ma chère Merumeru, » déclara Genia.

« Ne m’appelle pas comme ça... Mais comment savoir si le temps s’est arrêté à l’intérieur ou non ? » demanda Mérula.

« Hm... Il semble que nous soyons forcés d’utiliser notre dernier recours, » annonça Genia.

« D-Dernier recours ? » demanda Mérula.

Mérula avait dégluti pendant que Genia lui affichait un sourire indomptable.

« Il faut aller voir à l’intérieur avec un cobaye, » déclara Genia.

Et c’est pourquoi Souji avait été appelé ici.

Mérula avait jeté un regard froid sur Genia. « Donc tu ne vas pas entrer. »

« Je suis une observatrice, » expliqua Genia. « J’ai le devoir de laisser des traces de l’expérience. »

« Franchement... Est-ce que cela va vraiment bien se passer ? » demanda Mérula.

« Tu t’inquiètes pour le vieux ? » Genia sourit, et Mérula se retourna pour regarder ailleurs.

« Même si c’était lui, j’aurais du mal à dormir la nuit si quelque chose lui arrivait, » déclara Mérula.

« Tout ira bien, » dit Genia. « Tu as vu avec quelle énergie les poissons nageaient, n’est-ce pas ? »

« Ils ont peut-être l’air comme ça à la surface, mais il n’y a aucun moyen de savoir si les poissons sont vraiment bien comme ils ne parlent pas, » déclara Mérula.

Puis Souji était arrivé. « Tu m’as appelé, la jeune Mlle Genia ? »

« Heehee ! Je sais que c’est soudain, mais peux-tu nous aider un peu. »

« De l’aide ? ... Attends, euh !? » s’écria Souji.

Sans attendre sa réponse, Genia avait placé le sac du héros au-dessus de Souji.

Souji avait un physique terriblement musclé pour un homme d’Église, et normalement il n’aurait jamais pu entrer dans un sac comme ça, mais une fois qu’il avait été placé au-dessus de sa tête, il y était entré facilement. Il était complètement à l’intérieur en un rien de temps.

Mérula était sidérée par ce qui venait d’arriver soudainement. « Attends ! Est-ce vraiment bien !? »

« Pas de soucis, pas de soucis... Probablement, » répondit Genia.

« Comment ça ? probablement... ? » demanda l’elfe.

« Pour l’instant, attendons, » déclara Genia.

Était-ce environ dix minutes plus tard ?

Genia avait lentement sorti le corps de Souji du sac.

Lorsque Souji s’était envolé et avait atterri à plat sur ses fesses, Mérula s’était précipitée vers lui.

« Souji ! Vas-tu bien !? » demanda Mérula.

« Ohohoh... Quoi ? Qu’est-ce qui vient de se passer ? » demanda Souji.

« Il n’y a rien qui cloche chez toi, n’est-ce pas ? As-tu bien deux bras et deux jambes !? As-tu deux yeux, deux nez et deux oreilles ? » demanda Mérula.

« Non, ce serait bizarre si un humain avait deux nez. Attends, mais, hein ? » s’exclama Souji.

Quand Souji avait regardé autour de lui, Genia lui avait posé une question.

« Vieil homme Souji, tout à l’heure, je t’ai mis dans un sac. Combien de temps s’est écoulé d’après toi dans le sac ? »

« Le temps ? Je ne comptais pas, mais... tu me l’as retiré juste après, n’est-ce pas ? » demanda le curé.

« Non. Tu as été dans le sac pendant 20 secondes, » déclara Genia.

« Ne sois pas stupide. Il n’y a aucune chance que ce soit si long, » répliqua Souji.

« Hm... Aie ! » s’écria Genia.

Alors que Genia essayait de penser — boom — un poing était tombé sur sa tête.

Quand Genia se retourna, Ludwin se tenait là avec un sourire et une veine pulsante sur sa tempe. En réponse à ce regard menaçant, Genia avait réussi à forcer un sourire, alors que son visage se contractait.

« G-Grand Frère Luu ? Je ne peux pas dire que j’approuve la violence domestique, » déclara Genia.

« Toi, tais-toi ! Que penses-tu faire là à utiliser soudainement Sire Souji pour tes expériences !? » s’écria Ludwin.

« C’était pour l’avancement de la science…, » déclara Genia.

« Il y a des choses qu’il est normal de faire, et d’autres qui ne le sont pas ! Maintenant, écoute-moi bien là, tu…, » commença Ludwin.

Tandis que Ludwin commençait à faire la leçon à Genia, Mérula regardait le Sac du Héros qui avait été laissé par terre.

Souji avait remarqué ce qu’elle regardait et il lui avait parlé. « H-Hey... Mérula ? »

Même après qu’il l’eut appelée par son nom, les yeux de Mérula étaient toujours fixés sur le sac.

Souji se souvenait parfaitement de certaines choses. Mérula Merlin était un paquet de curiosité, et elle continuait à foncer de l’avant même lorsqu’elle était dans les pires situations. Par exemple, elle s’était glissée dans un lieu saint, l’église principale de l’Orthodoxie Lunaire, pour pouvoir poser les yeux sur le Lunalith, un monolithe sur les prophéties du dieu Lunaire Lunaria, qui était l’objet du culte en Orthodoxie Lunaire, et qui venait directement d’elle. C’est ainsi qu’elle avait été déclarée sorcière par l’Eglise Orthodoxe et s’était retrouvée en fuite.

Comme si elle s’était résolue à le faire, Mérula avait crié et s’était jetée la tête la première dans le sac.

« Mérula !? » cria Souji.

Puis Ludwin et Genia avaient également remarqué la situation.

« Madame Mérula !? » cria Ludwin.

« Merumeru ! » cria Genia.

Contrairement à Ludwin, qui se souciait vraiment de son bien-être, Genia s’était déplacée à côté de Mérula, qui avait les épaules dans le sac, puis avait sorti une montre de poche et l’avait appelée.

« Merumeru, entends-tu ma voix ? » demanda Genia.

« Oui. Je t’entends, » la réponse était venue de l’intérieur du sac. On aurait dit qu’elle allait bien.

« Merumeru, comment est-ce là-dedans ? Vois-tu quelque chose ? » demanda Genia.

« J’ai vu quelque chose de noir juste après mon insertion. Je ne sais pas comment le dire, mais c’était comme l’obscurité. J’ai fini par y enfoncer ma tête, mais maintenant je ne vois plus rien, » répondit Mérula.

« Ténèbres, hein... Peux-tu entendre ma voix sans délai ? » demanda Genia.

« Oui. Je t’entends. Dans ma situation actuelle, il semble que l’écoulement du temps n’est pas différent de l’extérieur, » déclara Mérula.

« Hm... Je me demande jusqu’où tu dois aller pour que l’écoulement du temps change. Vas-tu aller plus profondément ? » demanda Genia.

« Je vais essayer. Pourrais-je te demander de me tenir les chevilles, au cas où ? » demanda Mérula.

« J’ai compris. Je m’accrocherai bien à tes pieds, » déclara Genia.

Genia avait saisi Mérula par les chevilles alors qu’elle rampait lentement vers l’avant dans le sac. Même quand elle était à mi-chemin, Mérula semblait être capable d’entendre Genia correctement, sans aucun décalage dans le temps.

« Mérula, puis-je te demander de chanter quelque chose à partir de maintenant ? » avait demandé Genia.

« D’accord... La. La lu la la, » Mérula commença à changer.

Une voix claire et joliment chantante était venue de l’intérieur du sac.

C’était une mélodie que personne ici ne connaissait, mais la chanson pourrait provenir de la patrie de Mérula, le Royaume des Esprits de Garlan. Tandis qu’ils pouvaient entendre ce chant, le corps de Mérula continuait d’avancer dans le sac. Puis, quand les pieds de Mérula et les mains de Genia étaient à l’intérieur du sac jusqu’à ses poignets, c’était arrivé.

Le chant de Mérula s’était arrêté.

« Mérula, m’entends-tu ? » Genia l’avait appelée, mais Mérula n’avait pas répondu.

Cependant, les mains de Genia saisissaient encore les chevilles de Mérula. Ainsi, Genia avait obtenu l’aide de Ludwin et Souji pour sortir Mérula du sac. Quand ils l’avaient fait...

« La la la la la. »

Dès qu’ils avaient commencé à tirer, ils avaient entendu Mérula chanter. Elle avait continué à chanter comme si rien ne s’était produit. Quand elle avait été retirée totalement, Mérula avait incliné la tête sur le côté en raison de sa confusion.

« Ce que j’ai ressenti, peu de temps après que j’ai commencé à chanter, c’est que tu m’as tout de suite sorti de là. Je n’avais même pas encore fini ma première chanson, » expliqua Mérula.

Quand elle avait entendu ce rapport de Mérula, Genia avait dit : « Hm... » et elle y avait réfléchi en long et en large. « Il semblerait que lorsqu’une “cible” est placée à l’intérieur du sac, le temps de cette cible est arrêté lorsqu’elle est complètement à l’intérieur. C’est pourquoi, quand les pieds de Mérula sortaient, et quand j’avais juste mes mains à l’intérieur, nous n’étions pas affectés. »

Après avoir dit ça, Genia avait fait claquer ses mains.

« Pour l’instant, résumons ce que nous avons appris dans un rapport. Les reliques de la surscience sont fascinantes. Je pense que même ce que nous avons appris aujourd’hui suffira à satisfaire le roi, » déclara Genia.

« Tu as raison. C’est un objet vraiment fascinant, » confirma Mérula.

Les femmes étaient ainsi parties écrire leur rapport le jour même, pleines d’énergie pour une raison inconnue.

En les regardant toutes les deux agirent ainsi, les hommes avaient soupiré.

« Hahh... On dirait que ça s’est terminé sans que rien tourne mal, » constata Ludwin.

« Hé, Ludwin, est-ce qu’on te fait subir ça tout le temps ? » demanda Souji, semblant inquiet, et Ludwin répondit avec un sourire sec.

« Oui... Mais maintenant, nous allons avoir un peu de silence pour un petit moment..., » commença Ludwin.

« Maintenant que j’y pense, Merumeru, » commenta Genia, « Tu vois, le roi m’a demandé d’enquêter sur la salle d’invocation. »

« Oh, cette pièce qu’ils utilisaient pour le rituel d’invocation qui a fait venir Sa Majesté depuis un autre monde ? Ça a l’air super intéressant, » répondit Mérula.

« « ... » »

Il semblait qu’un deuxième épisode de « Testons-le ! » avait déjà été annoncé.

Voyant l’inquiétude dans les yeux de Ludwin, Souji lui avait tapoté sur l’épaule.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Folles, elles sont folles...

  2. Merci pour le chapitre !

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