Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 6 – Histoire courte en prime 7

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Histoire courte en prime : Liscia en voie de guérison

« ... Mais je m’ennuie, » murmurai-je.

J’avais toujours rejoint les gardes du château dans leur formation avec Aisha quand j’avais du temps libre, mais je ne pouvais pas le faire dans mon état. J’envisageais de lire un livre, mais tout ce que j’avais dans cette pièce, c’était des manuels de tactique et de stratégie militaires. Si je les lisais maintenant, j’étais sûre de perdre l’envie de manger mon déjeuner. Ça m’avait fait mal de moi-même l’admettre, mais j’avais une chambre vraiment terne. La seule chose féminine dans cette pièce était une poupée que Souma avait fabriquée dans le cadre de son hobby, donc je me sentais plutôt pathétique. Souma avait beaucoup trop de capacités appropriées pour une fille.

Alors que j’étais assise là sans rien à faire, on avait frappé à la porte.

« Entrez, » avais-je crié, et Roroa était arrivée avec Aisha, qui portait un grand objet couvert.

« Salut, Grande Soeur Cia, comment va ta santé ? »

« Excusez-nous... Oof. » Aisha déposa son gros paquet sur le sol.

J’avais cligné des yeux. « Ma santé se stabilise, mais... C’est quoi ce truc ? »

Roroa avait ri malicieusement.

« J’ai pensé que tu t’ennuierais, alors on a emprunté ça à mon chéri. Pas vrai, grande sœur Ai ? » demanda Roroa.

« Ouais. Ta-dah, » déclara Aisha.

Aisha avait retiré la couverture pour révéler un simple récepteur pour le Joyau de Diffusion de la Voix. Quand Roroa avait appuyé sur l’interrupteur, c’était en plein milieu d’un programme de chant.

« Je suis allée et je l’ai fait ajuster à l’une des unités de la famille royale pour qu’elle reçoive des émissions publiques, » avait dit Roroa avec un air confiant et suffisant. « Ça devrait t’aider à tuer l’ennui pendant que tu ne peux pas sortir, tu ne crois pas ? »

« Est-ce que je peux l’utiliser ? Nous n’avons pas beaucoup de récepteurs simples..., » lui demandai-je.

« Nous avons reçu la permission de Sa Majesté. Il n’était pas prévu de l’utiliser dans un avenir immédiat, alors il a dit que c’était bon, » expliqua Aisha.

Si elles avaient eu la permission, je suppose que c’était probablement correct, n’est-ce pas ?

« Merci, Roroa, Aisha. »

« Hahaha ! » Roroa rit. « Ne t’inquiète pas pour ça. »

« Remettez-vous vite, » ajouta Aisha.

Elles craignaient que le fait de rester trop longtemps puisse être un fardeau pour moi, alors elles avaient rapidement quitté la pièce. Ayant été laissée seule, j’avais regardé une émission de musique avec un esprit distrait. D’habitude, j’étais du côté de la production de ces choses, donc je ne m’étais pas détendue et je n’avais pas regardé de cette façon auparavant, mais... c’était étonnamment bon.

Alors que je réfléchissais à ça, on avait encore frappé à la porte.

« Entrez, » avais-je crié, et cette fois, Juna et Naden étaient arrivées.

« Pardonnez-nous, » dit Juna.

« Nous entrons, » déclara Naden.

Toutes les deux semblaient avoir des bras pleins de livres. Elles les avaient transportés et les avaient laissés à mon chevet. D’après l’apparence des couvertures et des titres, on aurait dit qu’il s’agissait de romans d’aventure et de romans d’amour.

« C’est quoi, ces livres ? » leur avais-je demandé.

« Ils sont à moi, apportés ici de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, » déclara Naden, gonflant fièrement sa poitrine.

Juna avait souri avec ironie et elle ajouta : « Lady Roroa nous a dit que vous vous ennuyiez, alors Naden a apporté ses livres pour vous les prêter. »

« Parce que j’ai entendu dire que tu n’avais que des livres militaires. Ces livres sont tous géniaux, » déclara Naden.

Juna et Naden, tout comme Roroa et Aisha avant elles, semblaient être venues avec quelque chose pour m’aider à éviter de m’ennuyer. Je leur avais souri et je les avais remerciées.

« Merci, Juna, Naden. »

« S’il vous plaît, prenez bien soin de vous, » m’avait dit Juna.

« Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle-nous, » ajouta Naden.

Elles avaient quitté la pièce toutes les deux. Je leur avais fait signe de la main alors qu’elles fermaient à contrecœur la porte derrière elles, tenant un des livres qu’elles m’apportaient serré contre la poitrine. J’étais vraiment reconnaissante de la gentillesse de tout le monde.

« Argh..., » avais-je murmuré.

On aurait dit qu’à un moment donné, je m’étais endormie en tenant le livre de Naden.

Quand je m’étais réveillée, le soleil était déjà couché. Mais il faisait encore clair à l’intérieur de la pièce, mais c’était parce que les lanternes étaient allumées. Probablement qu’une des servantes l’avait fait pour moi pendant que je dormais.

Quand je m’étais assise, on avait frappé à la porte.

« Comment vas-tu ? Liscia. »

C’était Souma qui était entré après ce coup. Dans ses mains, il tenait un plateau avec un petit pot dessus. Carla était derrière lui, elle aussi, avec un plat de soupe et plus encore.

« J’ai entendu dire que tu n’avais pas d’appétit, mais j’ai pensé que tu devrais au moins manger quelque chose, » me déclara Souma. « J’ai imposé au personnel de cuisine de faire faire ça. »

Cela dit, Souma avait soulevé le couvercle du pot pour me montrer ce qu’il contenait.

« Ta-dah. La recette spéciale de grand-mère pour les jours de maladie, “Tamatama Udon”, » déclara Souma.

« Tamatama Udon ? » demandai-je.

« Tu fais mijoter les oignons dans le bouillon jusqu’à ce qu’ils soient tendres, puis tu ajoutes des nouilles udon, comme celles que Poncho a faites pour moi. Une fois bouilli au point que c’est mou et facile à digérer, tu y déposes un œuf. Il y a aussi du gingembre dedans, donc ça va te réchauffer, et c’est très nutritif, » expliqua Souma.

La vapeur s’était échappée du bouillon de soupe sous mes yeux. Je n’avais toujours pas beaucoup d’appétit, mais il semblait que j’avais quand même un peu faim. Ça m’avait donné très envie de manger.

« Merci, je vais en prendre, » avais-je dit.

« Seulement ce que tu peux prendre, d’accord ? Je suis sûr qu’Aisha mangera les restes, » déclara Souma.

« Heehee ! Peut-être que je vais tout manger et rendre Aisha triste... Ouais, c’est bon, » déclarai-je.

Souma et Carla avaient souri en me regardant manger l’udon. Je ressentais la gentillesse venant de tout le monde...

C’était un secret, mais je m’étais dit que : Tu sais, ce n’est pas si mal, de temps en temps.

Mais je ne pouvais pas laisser tout le monde s’inquiéter pour moi pour toujours. Souma et les autres allaient partir pour la République, mais on m’avait dit que Hilde la médecin allait bientôt arriver. J’aurais besoin qu’elle me fasse un examen approfondi.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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