Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 6 – Épilogue 1 – Partie 2

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Épilogue 1 : Une danse avec toi

Partie 2

Mais, quand même... Les Anciens et les Nouveaux, hein ? Était-ce le temps qui séparait le Nouveau de l’Ancien ? L’écoulement du temps dans ce monde ? Si oui... qu’est-ce que cela faisait de moi, qui étais venu de l’extérieur de cette époque ?

« Non. Vous n’êtes ni l’un ni l’autre, » avait dit Lady Tiamat, comme pour répondre à mes doutes avant que je ne puisse demander.

Oh, c’est vrai, Lady Tiamat pouvait lire dans mes pensées, n’est-ce pas ?

« Je pensais que j’étais humain, comme Liscia et les autres, » avais-je dit.

« Oui. Votre race est très certainement humaine. Cependant, vous ne pouvez pas être classé comme un Nouveau comme le reste de la race humaine, » déclara-t-elle.

« Est-ce parce que j’ai été convoqué d’un autre monde ? » demandai-je.

« ... Je ne trouve aucune possibilité de répondre à ça, » répondit-elle.

« Le cube m’a traité de familier, » avais-je dit. « Et vous-même, un jour, vous m’avez appelé “Vous qui avez une odeur familière”. »

Dans ce rêve où nos consciences avaient été synchronisées, Lady Tiamat avait rapproché son nez de ma poitrine, et m’appelait « Vous qui avez une odeur familière ».

Au début, je pensais que c’était parce qu’elle me comparait au premier roi d’Elfrieden, dont j’avais entendu dire qu’il avait aussi été un héros appelé d’un autre monde, et qui avait formé un contrat avec un dragon de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon. Cependant, ce cube dans le nuage m’avait lui aussi qualifié de « familier ».

Ce cube n’avait aucun lien avec le premier héros.

De plus, Lady Tiamat et le cube, qui m’appelaient tous les deux « familiers », étaient aussi tous les deux des Anciens. J’étais humain, mais je n’appartenais pas à la catégorie des Nouveaux, et les Anciens m’appelaient familier. Cela signifiait...

« Serait-ce que je suis encore plus vieux, ou quelque chose comme ça ? » avais-je lâché une idée.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » Liscia m’avait demandé, alors j’avais décidé d’expliquer mon hypothèse.

« Je pense que ce monde et le monde d’où je viens sont peut-être sur le même axe temporel. En gros, ça voudrait dire que ce n’est pas un monde différent pour moi. »

« Souma n’est pas un héros d’un autre monde ? » Liscia marmonnait avec un regard indiquant qu’elle était choquée.

Tout le monde semblait confus par ma déclaration, mais j’étais plus déconcerté que n’importe lequel d’entre eux. L’intérieur de ma tête était un chaos total. Mais cela s’était cumulé de bien des façons.

« Si je me souviens bien, il y a beaucoup de liens avec le monde dans lequel j’étais avant. C’est plus évident avec les noms. Tomoe et Kaede viennent de la langue de mon ancien pays, le japonais, » déclarai-je.

« Le sont-ils ? » Les yeux de Kaede s’étaient écarquillé.

J’avais hoché la tête et j’avais dit : « Oui. Kaede était le nom d’une plante qui devient rouge à l’automne. Les feuilles rouges avaient l’air jolies au soleil couchant, et les filles portaient souvent son nom. »

« Je savais que c’était un nom commun parmi les familles ayant des liens avec l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes, mais... Je ne savais pas que ça venait d’une plante, » répondit Kaede.

Ils l’utilisaient sans le savoir ? J’avais regardé Lady Tiamat.

« Et aussi... celle qui a le plus retenu mon attention, Lady Tiamat, c’était votre nom, » déclarai-je.

Tiamat était silencieuse.

« Je ne le sais que par les jeux et autres, mais Tiamat était le nom d’un dragon qui apparaissait dans les vieilles légendes de mon monde. Et, qu’est-ce que je vois ? La Mère-Dragon qui règne sur les dragons dans ce monde est aussi appelée Tiamat. Si le nom est si approprié, je ne vais pas le considérer comme un hasard. On ne vous a pas donné le nom de Tiamat parce que vous étiez la Mère-Dragon, n’est-ce pas ? »

Madame Tiamat n’avait ni confirmé ni nié. Elle ne devait pas en avoir la permission. Si c’était le cas, n’était-ce pas parce que ma pensée était au point mort ?

Prenez les reliques de la surscience des donjons que Genia étudiait, par exemple. Les gemmes utilisées dans le Joyau de Diffusion de la Voix étaient une surtechnologie totale du point de vue d’une société dont le niveau technologique se rapprochait de la fin du Moyen-âge, et ils l’étaient encore selon les standards du monde d’où je venais. Mais si c’était le monde de l’avenir, il y avait au moins une explication.

Cependant, cela n’avait fait que soulever d’autres questions.

Si je devais supposer que les deux mondes étaient reliés sur la même ligne du temps, qu’est-ce qui aurait pu transformer ce monde scientifique en un monde d’épée et de sorcellerie ? D’ailleurs, il n’y avait pas que des humains dans ce monde. Il y avait une variété de races : des hommes-bêtes, des elfes, des dragonewts, et plus encore.

Comment étaient-ils tous nés ?

Quel était ce monde, la magie, la surscience, les autres races, les monstres et les démons... ?

Je n’avais pas de réponses claires à tout cela. Ce n’était pas bon. La question était devenue trop grosse pour être résolue à l’intérieur de ma petite tête minuscule.

« La réponse à vos questions peut devenir claire avec le temps. » La voix calme de Lady Tiamat m’était venue alors que je me tenais la tête dans la confusion. « Je ne peux pas tout vous dire, mais si vous voulez apprendre de ce monde, je suis sûre que vous finirez par trouver la vérité. »

« Est-ce une prophétie ? » avais-je demandé.

« Non. C’est un vœu, » répondit-elle.

« Un vœu ? » avais-je demandé, mais Tiamat m’avait simplement répondu avec un sourire doux et solitaire.

« Finalement, vous arriverez à la vérité, puis vous irez vers le nord, là où cet enfant vous attend, » répondit-elle finalement.

En fin de compte, tout ce que j’avais appris de ma conversation avec Tiamat était que ce monde pourrait être sur la même ligne du temps que le mien. Même quand j’en demandais plus, Lady Tiamat n’avait pas répondu.

Évidemment, en regardant la forme du continent, je n’allais pas avoir un moment de « C’était la Terre depuis le début », mais..., en vue de ce qui s’était produit quand j’étais arrivé face à ce cube, et de la manière dont tout cela aurait pu arriver, j’avais dû imaginer que le monde d’où je venais était impliqué d’une certaine façon. J’étais frustré, incapable de trouver une exploration claire.

Même après avoir été conduit de la grande salle à ce qui semblait être une salle d’attente, j’avais passé en revue notre conversation dans ma tête alors que j’étais assis sur un canapé confortable.

« Finalement, vous arriverez à la vérité, puis vous irez vers le nord, là où cet enfant vous attend. »

Qu’est-ce qu’elle voulait dire, la vérité ? Je n’avais pas pu m’empêcher de me sentir frustré. Si je n’avais pas eu un pays reposant sur mes épaules, j’aurais commencé à aller partout, à la recherche de traces du monde passé.

« Est-ce que ce que Lady Tiamat a dit te dérange ? » demanda Liscia en posant sa tête sur mon épaule.

« ... Eh bien, oui. Il s’agit de mon origine, donc je ne peux pas être heureux de ne pas le savoir, » répondis-je.

« C’est vrai. Mais, Souma, tu es toi... et tu es aussi le roi, » Liscia avait posé sa main sur la mienne. « En tant que roi, tu as la capacité de déplacer les individus. Le taux d’alphabétisation des personnes est en hausse, et tu as rassemblé beaucoup de gens intelligents pour travailler pour toi. Alors... n’essaye pas de porter le fardeau tout seul. Peu importe qui tu es, d’où tu viens, ou ce qui est arrivé à ton monde, je t’accepterai. »

« Liscia..., » répondis-je.

« Bien que je le dis aussi égoïstement, parce que je veux que tu restes roi. » Liscia m’avait fait un sourire espiègle en disant cela.

Aisha, qui était assise à l’opposé de Liscia, s’était penchée assez près pour que nos épaules se touchent. « En effet ! Peu importe qui vous êtes, Sire, nous sommes avec vous ! »

« Aisha... Merci. Vous deux, » avais-je dit.

Avec leurs encouragements, j’avais senti que je pouvais enfin me détendre un peu les épaules.

Pendant ce temps, Hal était assis sur le canapé en face de nous, avec un regard à moitié exaspéré et à moitié admiratif. « Souma, je suis étonné que tu puisses avoir une humeur si douce et si sirupeuse avec deux partenaires. »

Kaede était assise à côté de lui, s’accrochant de près à lui, et, faute d’autres endroits, Carla était assise sur le même canapé, se sentant un peu mal à l’aise.

Halbert avait soupiré, puis il avait commencé à se gratter la tête. « Pour moi... je n’ai pas encore l’impression que je prends Ruby pour épouse. Ce que je veux dire c’est que, bien sûr, les mariages politiques sont normaux dans les rangs de la noblesse et de la chevalerie, mais j’avais déjà Kaede. Nous sommes des amis d’enfance, et... eh bien... Je voulais en faire ma femme, un jour ou l’autre. »

Va-t-il se vanter d’elle ? avais-je pensé, mais j’étais resté silencieux et j’avais écouté.

« Mais maintenant, j’ai décidé d’avoir une seconde femme, » continua Hal.

« Oh... Je suis heureux pour toi, Hal, » avais-je dit. « Je suis content que Lady Tiamat ait accepté l’affaire entre Ruby et toi. »

À la toute fin de la discussion précédente, je m’étais excusé auprès de Lady Tiamat pour le fait que Hal avait chevauché un dragon non marié comme Ruby. Même si, en fin de compte, c’était à l’avantage de Dracul, c’était quelque chose que mon subordonné avait fait sans réfléchir suffisamment, alors j’avais présenté des excuses appropriées pour éviter un incident diplomatique.

Lady Tiamat avait souri à Hal et Ruby. « Je suis sûre que ce lien était aussi le destin. » Puis Lady Tiamat avait baissé la tête aussi pour Hal. « Sire Halbert. Je vous laisse Ruby jusqu’au jour de votre mort. »

Quand l’être adoré comme la Mère-Dragon avait incliné la tête devant lui, Hal s’était levé par réflexe de sa chaise et avait répondu : « Oui, Lady ! »

En repensant à ce moment, j’avais mis un sourire ironique et j’avais dit : « Lady Tiamat a incliné la tête devant toi. Tu ferais mieux de rendre Ruby heureuse. »

« À propos de ça... » Hal tenait sa tête dans ses mains. « Je n’aurais jamais pensé en arriver là, donc je n’ai aucune idée de la façon d’interagir avec elles. Dois-je l’accepter comme un mariage politique ? Devrais-je les aimer de manière égale ? Une fois que je commence à me dire : “N’est-ce pas injuste pour Kaede ?” ou “N’est-ce pas injuste pour Ruby ?” il n’y a pas de fin à cela. »

« Détestes-tu l’idée d’épouser Ruby ? » avais-je demandé.

« Si je la détestais, ça ne me dérangerait pas tant que ça ! » répondit-il.

Hal était, au fond, un homme simple et dévoué, alors il avait dû avoir du mal à accepter l’idée d’aimer deux femmes. Ça m’avait fait me sentir mal dans ma peau, moi, le type avec cinq fiancées.

Quand j’avais regardé Kaede, me demandant comment elle se sentait à propos de Hal, elle avait la main à la bouche et tremblait. On aurait dit qu’elle étouffait son rire. C’était drôle que Hal soit en train de se creuser sa cervelle inexistante et de s’inquiéter pour quelque chose que Kaede avait déjà accepté.

Je me sentirais mal pour Ruby s’il gardait ce regard déprimé, alors j’avais décidé d’essayer de faire un peu changer son état d’esprit

« Hal, tu sais que tu es un crétin ? » demandai-je.

« Oui, je suis au courant, mais quand tu le dis si brutalement, ça m’énerve. » Bien sûr, il avait l’air en colère.

J’avais soupiré et je lui avais dit : « Une pensée faible est semblable à aucune pensée. Avec ton cerveau, tu ne trouveras rien de décent, alors ne perd pas ton temps à penser. De plus, une chose est claire. Pendant que tu es indécis sur ce qu’il faut faire, tu ne rends pas Kaede ou Ruby heureuse. »

« Argh... »

« En plus, tu es plus un faiseur qu’un penseur, n’est-ce pas ? Si tu as le temps de t’inquiéter si tu n’es pas sincère, utilise-le pour leur montrer de la sincérité, » déclarai-je.

« Ne pas s’inquiéter et le montrer avec mon attitude, hein... Tu as raison. » Hal s’était levé et avait soulevé Kaede dans ses bras.

« Ahhh ! » s’écria Kaede.

« Ce n’est pas comme si je perdais mon temps à réfléchir, » déclara-t-il. « Je n’ai peut-être pas encore tout accepté, mais je vais tout faire pour rendre Kaede et Ruby heureuses. »

C’était le simple... euh, le Hal sincère. Une fois qu’il avait décidé de ne pas trop réfléchir, il avait trouvé sa détermination. C’était plutôt cool qu’il puisse la prendre dans ses bras et dire une phrase passionnée comme ça tout en restant calme. Le visage de Kaede était aussi rouge vif.

« D’accord... alors. S’il te plaît, fais de ton mieux, tu sais, Hal..., » répondit Kaede.

Avec l’embarras qu’elle avait, il semblait que c’était tout ce que Kaede pouvait faire sortir de force de sa bouche.

Hahaha, on dirait que Hal s’est vengé d’elle, pensai-je en souriant, mais alors...

« Comme tu l’as dit, tu dois aussi faire de ton mieux, Souma. » Liscia avait souri en me disant ça.

« Oh ! Oh ! Sire ! La princesse et moi aimerions aussi être portées ! » Aisha avait ajouté.

En obtenant cela venant des deux côtés, je m’étais rétracté sur moi-même.

Puis...

Une prêtresse-dragonne était soudain apparue et nous avait dit : « Sire Souma, Sire Halbert, les préparatifs sont terminés. »

« Souma, c’est son grand jour, alors ressaisis-toi, d’accord ? » déclara Liscia.

« Allez-y, Sire ! » Aisha avait crié, m’envoyant de l’avant.

« Toi aussi, Hal, » ajouta Kaede. « Ne déshonore pas la Maison de Magna. »

« Quoi, pas de paroles gentilles pour moi !? » demanda Hal.

Kaede avait aussi envoyé Hal. Elle était comme une femme à l’époque d’Edo, envoyant son mari en frappant une pierre de feu pour que les étincelles tombent sur son dos.

Maintenant... il était temps de partir. Naden et Ruby attendaient.

Il y avait deux raisons pour lesquelles j’étais venu à la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon.

La première était la demande de Lady Tiamat de l’aider à faire face à la tempête qui s’abattait sur la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon. L’autre était de former un contrat de Chevalier Dragon, liant Naden, celle qui pouvait voler dans cette tempête avec moi. Pour cette raison, on m’avait demandé de participer à la Cérémonie du Contrat qui se tenait entre les chevaliers dragons du Royaume de Nothung et les dragons de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon.

Cependant, comme les événements s’étaient développés si rapidement, l’ordre des événements s’était mélangé, et comme la tempête précédente avait causé des dégâts à Dracul, notamment à cause des inondations, la Cérémonie du Contrat à laquelle le Royaume de Nothung aurait été invité avait été annulée. Malgré cela, Naden et moi, ainsi que Ruby et Halbert, avions déjà pour ainsi dire formé des contrats. C’est pourquoi il avait été décidé qu’une Cérémonie du Contrat aurait lieu aujourd’hui avec seulement ces deux couples.

Quand Hal et moi avions été transportés dans la grande salle, Lady Tiamat était déjà là sous forme de dragon, et nous étions entourés de dragons sous forme humaine. L’amie de Naden, Pai, et les anciennes acolytes de Ruby, Sapphire et Emerada, étaient là aussi.

Alors que nous étions encore nerveux, après avoir été jetées au centre de l’attention, Naden et Ruby étaient apparues, l’une dans une robe noire et l’autre dans une robe rouge.

Ruby était au départ une belle fille, mais Naden avait été relookée par Liscia, alors elle brillait tout aussi intensément. Les robes semblaient avoir été entrelacées avec des fibres métalliques, et le contraste entre le noir de Naden et le rouge de Ruby était saisissant.

Pendant ce temps, Hal et moi étions dans nos tenues militaires habituelles. La mienne était noire et celle de Hal était verte.

Elles s’étaient approchées de nous, s’étaient agenouillées, avaient posé leur main gauche à leur poitrine, tout en nous tendant la main droite.

Ruby avait été la première à ouvrir la bouche. « Mon chevalier, mon partenaire. Je souhaite conclure un contrat de monture avec vous. »

Hal avait inhalé brusquement. « J’accepte ! » Il avait pris sa main et l’avait tirée pour la relever sur ses pieds.

J’avais entendu cela de Naden plus tard, mais l’ordre des contrats dans lesquels ils étaient formés était décidé par le statut de la personne qui devenait des chevaliers dragons. Le chevalier le mieux classé était gardé pour la fin, et après cela cela allait dans l’ordre des rangs. C’est pourquoi Naden était passée en dernier, mais avec seulement deux couples présents, on ne se sentait pas vraiment spécial d’être gardé pour la fin.

À part ça, Naden avait ouvert la bouche. « Mon roi, mon partenaire. Je souhaite conclure un contrat de monture avec vous. »

« J’accepte. » J’avais pris la main de Naden, la tirant sur ses pieds.

J’avais été surpris quand elle m’avait appelé son roi, mais elle avait raison, je n’étais pas un chevalier, j’étais le roi d’une nation.

Une fois qu’elle avait été debout, Naden et moi avions serré nos deux mains l’une contre l’autre. Nous étions dans la pose parfaite pour la danse de la haute société. Au même moment, la musique avait commencé à être jouée dans la grande salle. Faiblement au début, mais de plus en plus fort. Les prêtresses-dragonnes devant Lady Tiamat avaient commencé à jouer avec des instruments de musique. C’était un rythme lent, une mélodie détendue.

« Euh !? » m’étais-je exclamé. « Cette musique... »

« Qu’est-ce que c’est, Souma ? » demanda Naden.

« ... Non, rien, » répondis-je.

J’avais commencé à danser dans le tempo de la musique.

J’avais dansé avec Naden, en accord avec la mélodie. Hal et Ruby avaient aussi commencé à danser.

Pendant que nous dansions, je m’étais penché et j’avais chuchoté à l’oreille de Naden : « Est-ce qu’ils utilisent toujours cette musique pour la danse lors de la Cérémonie du Contrat ? »

« Je ne crois pas. Je n’ai jamais entendu ce morceau avant, » répondit-elle.

« Je vois…, » dis-je.

Dans ce cas, Lady Tiamat aurait pu arranger ça. Le morceau qu’ils jouaient était un morceau qui venait de mon monde. C’était le thème principal d’un film où une belle dansait avec une bête. Naden et moi avions dansé sur la célèbre musique qui était jouée pendant la scène de danse qui avait été le point culminant du film.

En voyant le visage de Naden de près, je m’étais demandé. Lequel d’entre nous était la belle, et lequel d’entre nous était la bête ? Si vous voyiez cela comme un conte sur un mariage humain-animal, en tant que ryuu, cela ferait de Naden la bête, mais elle méritait aussi d’être appelée la belle. La fille devant mes yeux était vraiment une belle bête.

« Quel partenaire de danse fantastique, j’ai... ! » avais-je murmuré.

« Hm ? As-tu dit quelque chose ? » demanda Naden.

« Non, rien. Je pensais juste à la chance que j’ai, » répondis-je.

Pendant que nous dansions, j’avais regardé pour voir Hal et Ruby. Hal ne devait pas être habitué à ce genre de choses, parce que ses mouvements étaient un peu maladroits, mais Ruby faisait du bon travail en le guidant.

« Souma, tu sais vraiment danser », m’avait dit Naden. « Je pensais que tu serais mauvais dans ce genre de choses. »

« Je l’étais, mais j’ai désespérément travaillé pour apprendre comment le faire. Après tout, je suis amené à avoir beaucoup d’interactions sociales. »

« Hahaha ! Tu as la vie dure, hein, » répliqua Naden.

« Oui, en quelque sorte. Avec tout l’entraînement que tu as refusé de faire, tu t’en sors plutôt bien, Naden, » répliquai-je.

« Je n’ai commencé à les éviter que récemment. Je m’entraînais comme je devais le faire avant..., » répondit-elle.

 

J’avais regardé tendrement Naden alors qu’elle cherchait des excuses, quand...

« Naden. » La voix de Lady Tiamat m’était soudainement venue à l’esprit.

« Lady Tiamat ? » Naden semblait aussi entendre la voix.

Oh, ouais. Elle avait appelé Naden, alors bien sûr qu’elle le pouvait.

Pendant que nous continuions à danser, la voix douce de Lady Tiamat avait résonné dans nos têtes. « Naden. Il y a quelque chose dont je dois m’excuser auprès de toi. »

« Hein ? S’excuser ? » demanda Naden.

Lady Tiamat avait alors répondu dans nos têtes. « Quand tu étais troublée par le fait que tu avais l’air différente des autres dragons, je n’ai pas pu te dire : “Tu es un ryuu”. Le fait que tu sois née à cette époque signifiait que quelqu’un qui savait ta valeur apparaîtrait. J’ai caché ta nature pour ne pas gêner cette réunion, et je m’en excuse. »

« Ne faites pas ça ! » répondit Naden.

Alors qu’elle dansait encore, Naden avait juste tourné son visage vers Lady Tiamat. La musique avait déjà dépassé le point médian et avait augmenté en intensité. Nos émotions s’étaient aussi vues amplifier avec la mélodie.

Naden avait crié, les larmes aux yeux, « Vous étiez toujours là pour m’encourager, Lady Tiamat ! “Dans tous les cas, quelqu’un qui connaîtra votre valeur apparaîtra”, c’est ce que vous m’avez dit ! Quand je l’ai entendu, je ne l’ai cru qu’à moitié... Non, je n’y croyais pas du tout... Mais j’ai vraiment rencontré Souma ! »

De grosses larmes avaient commencé à rouler sur le visage de Naden.

« Alors... je vous en suis reconnaissante. Merci... “Maman”, » déclara Naden.

J’avais l’impression que Lady Tiamat avait souri quand elle avait entendu les paroles de gratitude de Naden. « Prends soin de toi, ma fille bien-aimée. »

La musique était proche de la fin. J’avais tenu de près Naden, dont le visage était couvert de larmes.

« Naden, je sais que je ne suis pas l’homme le plus fiable, mais travaillons ensemble à partir de maintenant, » déclarai-je.

Naden sanglotait alors qu’elle me répondit. « Oui. Oui ! »

Ici, et aujourd’hui, Naden et moi avions formé un contrat en tant que partenaires.

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16 commentaires

  1. Merci pour la chapitre ! Mais bon sang..... vivement la suite, car là, il y a trop de questions sans réponses qui viennent d'être posées !!

  2. Merci pour le chapitre.
    Ps : La cérémonie de contrat est étonnement banal. Je m'attendait à quelque chose de plus "magique"...

    • Ce n'est que partie remise.

      Il ne faut pas oublié que le pays des dragons est dans un état catastrophique. Toutes les rivières débordes et de nombreuses bombes ont touchées les zones autres que le château. De plus, les préparatifs pour la grosse cérémonie ont été annulé, et les autres personnes qui devaient venir ont été reporté d'une certaine période de temps. C'est pour ça que nous n'avons pas eu les Chevaliers-Dragons ici.

      De plus, là, ce n'est pour ainsi dire que des fiançailles si on le regarde d'un autre point de vue. Le véritable mariage va avoir lieu lors du couronnement. Car sinon, cela serait pas génial si elle se mariait avant la première épouse principale.

      Après ça, peut-être que la Mère Dragon a prévu quelque chose de spécial pour le mariage.

      Et il se peut qu'il y ai un autre élément venant du coté des humains qui voulaient pas trop s'attardé dans les montagnes. Mais je ne dirais rien. Il faudra attendre 2 semaines...

    • Comment faire plus "magique", avec autant de dragons qui assiste à la cérémonie ? c'est impossible.

      • Je parle du contrat lui-même. Je l'imaginai plus comme une magie ou quelque chose du genre liant les âmes des partenaires jusqu'à la mort de l'un d'eux.

        • La magie a plutôt déjà opéré bien avant. Déjà que l'histoire des oeufs de dragons qui éclos qu'après un temps semble-t-il aléatoire est louche.

          On peut parfaitement imaginé ce que cela sous entends.

          Elle est après tout vu comme la Déesse qui rapproche les âmes conjointes.

          On en apprendra peut être plus quand ils iront au nord.

  3. Merci pour le chapitre. *fredonne la musique de la Belle et la Bête*

  4. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  5. Beaucoup de questions comme déjà indiqué plus haut. Mais a moins qu'il n'y eu une ''guerre des étoiles'' dans le système solaire, notre roi en discutant avec des astronomes devrait savoir s'il est bien dans le même univers.

    • Aucune information là-dessus. Mais cela peut aussi être un « oubli » volontaire pour nous le faire découvrir plus tard, un peu comme dans Ragnarok, où tout un tome et bien plus est basé sur une telle chose...

      Le nbr de jour pourrait être correct, même avec un 32e jour dans le dernier mois, s’ils mettent le 0,25 jour/années en décembre. Et le nombre d’heures correspond aussi, car c’est sur 24 heures. Donc cela pourrait même être la Terre.

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