Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Histoire courte en prime 2

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Histoire courte en prime : Journal de bord de Castor

Au début du 2e mois, 1 547e année, Calendrier Continental – La Cité Lagune

C’était encore l’hiver, mais ce matin-là, le ciel était clair et la température était bonne. À bord d’un seul croiseur arrêté dans le port militaire de Cité Lagune, quelqu’un chantait à contre-courant.

« Je suis un dragon de mer rustique. Au lieu de voler, la mer est ma route. Garde le cap bien droit ! Garde le cap bien droit ! Lai-la-la-la-lai-lai-lai-lai. »

La voix appartenait à l’ancien général de l’armée de l’air, Castor, qui était actuellement sous la garde d’Excel Walter après avoir pris part à la rébellion de Georg. Il était en train de nettoyer le pont tout en chantant une chanson qu’il inventait au fur et à mesure qu’il avançait dans sa tâche.

« D-Duc Vargas, que faites-vous ? » Un homme d’âge moyen avait couru vers Castor. Il s’agissait du commandant en second de ce croiseur.

« Hein ? » Castor plaça sa serpillière sur l’épaule, et il regarda l’homme. « Ça ne se voit pas ? Je fais le nettoyage du pont. »

« C’est un travail pour les jeunes marins. Si un ancien duc comme vous le fait, les officiers inférieurs se sentiront tendus et les officiers supérieurs se sentiront mal à l’aise, » déclara l’homme.

Castor avait répondu avec un sourire un peu moqueur. « Je suis maintenant une nouvelle recrue. La Duchesse Walter ne vous a pas aussi dit de me traiter ainsi ? »

Sous la garde d’Excel, Castor avait participé à un entraînement de jour en tant que marine commun et avait reçu des instructions sur les opérations de la Marine par Excel la nuit.

Castor avait au début été déconcerté de devoir soudainement apprendre à connaître la Marine, mais n’ayant rien à faire pendant qu’il était sous la garde d’une autre maison, et aussi en raison de sa mentalité militaire profondément ancrée, il appréciait la possibilité de servir dans une force militaire, même si des différences existaient entre Les Forces aériennes et la Marine.

« Et aussi, ne m’appelez pas Duc Vargas, » ajouta Castor. « J’ai été dépouillé de mon nom de famille. »

« Ah... Alors, Sire Castor. Non, mais vous êtes aussi le neveu de la duchesse Walter..., » déclara l’homme.

Bien que Castor ait accepté sa nouvelle position, ceux qui l’entouraient ne l’avaient pas acceptée. Parce qu’il avait été l’un des trois ducs, et aussi l’époux de la fille d’Excel, le chef de la Défense Nationale (bien que lui et sa femme aient été officiellement séparés), les personnes ici ne savaient pas quoi faire de lui. Plus quelqu’un était haut placé dans la chaîne de commandement, plus cela devenait apparent.

Castor avait noté la réponse du commandant en second et avait dit avec exaspération. « Ne vous inquiétez pas pour ça. Je suis Castor maintenant. En plus, cela ne me dérange pas de nettoyer le pont. Quand j’étais dans l’armée de l’air, je m’occupais de ma propre wyverne. C’est une chose que je vais monter et donc, c’est quelque chose dans laquelle je vais confier ma vie. En ce sens, un navire et une wyverne ne sont pas si différents. En nettoyant ses moindres recoins comme ça, j’aurai une idée de la forme du vaisseau. »

« J’aurais aimé que certains des jeunes marines qui se plaignent d’avoir à nettoyer puissent vous entendre dire cela, » déclara le commandant en second en soupirant.

Il y a longtemps, lui-même avait été une nouvelle recrue, et il avait détesté l’époque où il nettoyait le pont et se brûlait au soleil tous les jours. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il avait appris peu à peu d’importantes leçons. La capacité de Castor à comprendre immédiatement cela était impressionnante, mais rien de moins que ce à quoi on pouvait s’attendre d’un homme qui avait commandé une armée entière pendant de nombreuses années.

Castor appuya son menton sur l’extrémité de sa vadrouille qui était pressée contre le pont. « En plus, si je ne travaille pas, je ne peux pas sortir boire. »

« Est-ce une question d’argent ? Maintenant que j’y pense, qu’est-ce qu’on fait pour votre salaire ? » demanda l’autre.

Ils avaient reçu l’ordre de traiter Castor comme une nouvelle recrue, mais il était techniquement sous la garde d’Excel et n’était pas officiellement un marin. Naturellement, cela signifiait qu’il ne toucherait pas de salaire de la Défense Nationale.

Les épaules de Castor s’étaient affaissées. « Je vis entièrement de l’argent de poche de la duchesse Walter. »

« Euh... Est-ce que c’est serré au niveau argent ? » demanda le soldat.

« Non, elle me donne une bonne somme pour quelqu’un en garde à vue. Je n’ai pas non plus de frais de subsistance dans le manoir Walter... Mais quand même, » déclara Castor.

« Y a-t-il quelque chose qui vous insatisfait ? » demanda l’autre.

« C’est de la duchesse Walter dont il s’agit, » déclara Castor. « Elle est toujours sur mon dos. Si je ne prends pas ma formation de marin au sérieux et si je n’apprends pas comment la Marine fonctionne avec elle, je ne sais pas ce qu’elle va me dire. Elle commencerait à me sermonner avec un sourire sur le visage, j’en suis sûr. »

« ... Je comprends, » répondit l’autre.

Le commandant en second comprenait la situation de Castor.

Les marines appelaient tous Excel « Mère » par respect, mais ils savaient aussi très bien qu’elle avait une personnalité qui allait beaucoup trop loin pour qu’on la qualifie simplement d’espiègle et facétieuse. Elle avait un corps beau et galbé qui lui donnait l’air d’une femme d’une vingtaine d’années, et elle était très douée en stratégie militaire et politique, mais seule une nouvelle recrue qui ne connaissait pas sa véritable nature pouvait sincèrement être heureuse quand elle le rappelait à l’ordre.

Castor poussa un profond soupir. « J’aimerais pouvoir retourner en arrière et avertir mon jeune moi qui me languissais de la duchesse Walter : “Arrête. Cette femme est plus que tu ne peux supporter”. »

« Vous avez aussi vécu ça, n’est-ce pas, Sire Castor ? Tous les hommes de la marine tombent amoureux de la belle Duchesse Walter à un moment donné. Naturellement, cet amour ne se concrétise jamais, et n’apporte l’agonie que lorsqu’ils y repensent des années plus tard. »

« Je sais ce qu’ils ressentent, » déclara Castor. « Mais une fois de temps en temps, un fou arrive à lui tirer une flèche dans le cœur. Après tout, c’est ainsi qu’Accela est née. »

« Oh, maintenant que vous en parlez... Non, ce n’est rien, » le commandant en second avait commencé à dire quelque chose, puis s’était arrêtée.

Castor devint méfiant et demanda : « Quoi ? Si quelque chose vous tracasse, dites-le, s’il vous plaît. »

« Non, euh... Votre femme est la fille de la duchesse Excel, donc il y a eu des rumeurs selon lesquelles vous vous en êtes pris à sa fille parce que la duchesse Walter vous a rejeté... »

« ... Oh. Oui, j’ai entendu ces rumeurs, » déclara Castor.

Castor haussa les épaules, exaspéré. C’était vrai, des rumeurs de ce genre circulaient depuis un moment. Bien que lorsque les rumeurs s’étaient répandues que lui et Accela étaient très proches... ou plutôt qu’elle le tenait sous sa coupe, les rumeurs s’étaient dissipées d’elles-mêmes.

« La vérité est un peu différente. Au contraire, on pourrait dire..., » commença Castor.

« Hein ? Qu’est-ce que ça veut dire !? » demanda l’autre.

« Ça veut dire, eh bien... Permettez-moi de garder cela secret, » déclara Castor.

« Ohhhh, maintenant vous me rendez curieux. »

Voyant l’expression indiquant un véritable intérêt sur le visage du commandant en second, Castor avait souri d’un air ironique avant de déclarer. « Eh bien, que diriez-vous de m’offrir un verre ce soir ? Si c’est le cas, je vous raconterai tout ce qui s’est passé à l’époque. »

« Je vais vous montrer le meilleur endroit, » déclara l’autre.

Et ainsi, ils étaient sortis boire un verre tous les deux ce soir-là.

 

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Entre parenthèses, l’endroit où le commandant en second avait conduit Castor était le genre où l’on aimait parler à de jolies dames pendant que l’on buvait, et cela avait causé quelques problèmes plus tard, mais Castor ne pouvait pas encore le savoir à ce moment-là.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre.

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