Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Histoire courte en prime 1

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Histoire courte en prime : Colloque sur la production de programmes

Fin du 12e mois, 1 546e année du Calendrier Continental.

Ce jour-là, j’avais convoqué Juna et Roroa dans la salle de conférence afin de tenir une réunion sur le programme éducatif pour l’éducation des habitants que nous allions lancer au cours de la prochaine année. J’avais participé à cette émission en tant que planificateur, Juna était la présentatrice et Roroa en était la commanditaire.

« Maintenant, dans son essence même, ce programme est centré sur Juna et le Petit Musashibo qui enseignent les mathématiques et d’autres matières académiques aux habitants par le biais de la chanson. Cependant..., » j’avais entrelacé mes doigts devant ma bouche, puis je leur avais dit aux deux filles. « Je pense que, tout seul, l’effet serait trop réduit. Les gens hésitent à étudier, car c’est si ennuyeux. »

« Tu as raison, » Roroa était d’accord. « J’aime l’arithmétique parce que c’est bon pour me faire de l’argent. Cependant, je ne sais pas trop quoi faire quand il s’agit de littérature classique. Il n’y a aucune chance qu’un tiers puisse vraiment savoir ce que l’auteur voulait dire. » Elle avait levé les mains en feignant la défaite.

Juna avait gloussé. « En vérité, c’est parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. Si vous pouvez simplement dire quelque chose qui semble correct, alors cela l’est. Je trouve cela plus facile. Avec l’arithmétique, la moindre erreur dans vos calculs vous donne une mauvaise réponse. »

« Eh bien, certaines personnes sont plus fortes dans les sciences, tandis que d’autres réussissent mieux dans les sciences humaines, » avais-je dit. « J’étais en sciences humaines, donc mon opinion est plus proche de celle de Juna. Bien que l’histoire soit plus mon truc que la littérature. »

« Selon vous deux, qu’est-ce qui va mieux pour Grande Sœur Cia et la Grande Sœur Ai ? » demanda Roroa.

« Je dirais qu’elles sont toutes les deux spécialisées en athlétisme, » répondis-je.

Juna avait rigolé. « Il n’y a aucun doute là-dessus. »

Cela allait sans dire pour Aisha, mais, ayant eu Georg comme mentor, Liscia pouvait aussi parfois avoir des idées farfelues. Les premier et deuxième guerriers les plus puissants de notre famille éternuaient peut-être en ce moment.

« Eh bien ! Cela étant dit, » déclarai-je, « les études sont un peu ennuyeuses, alors pour que les gens regardent une émission qui les pousse à le faire, je pense qu’il nous faut une certaine sorte d’accroche. Si tout ce que nous avons, c’est Juna et le Petit Musashibo qui chantent des chansons amusantes. Je pense que c’est dans tous les cas un peu faible. »

« Mais Grande Sœur Juna n’est-elle pas populaire dans tout le pays ? » demanda Roroa.

« Eh bien, oui, elle possède une popularité incroyable en tant que Lorelei. Mais c’est un programme éducatif. Il est important que la façon dont elle chante ici soit amusante, et non pas trop émotionnelle. De plus, en raison de sa nature éducative, je ne peux pas la faire s’habiller avec de jolies robes. »

« Donc tu veux dire que Grande Sœur Juna a trop de choses qui la pénalisent dans ce contexte. » Roroa hocha la tête en signe de compréhension.

Eh bien, après tout, en vue de l’annonce prochaine de mes fiançailles avec Juna, changer son image de « Juna la Lorelei » à « Juna la fille qui chante des chansons pour enfants » faisait partie de mon intention ici.

« Je pense que si nous avons Juna et le Petit Musashibo sur le plateau, les enfants sont sûrs de regarder, » déclarai-je. « Le problème, ce sont les adultes. Quand je considère le taux d’alphabétisation et le niveau de réussite scolaire dans ce pays, ce sont vraiment les adultes que je veux le plus avoir. Les enfants sont flexibles lorsqu’il s’agit d’apprendre, mais les adultes ont déjà leurs valeurs en place. »

« Vous avez raison. » Juna acquiesça d’un signe de tête. « “Je n’ai jamais eu besoin de le faire avant, alors pourquoi devrais-je commencer maintenant ?” est quelque chose qu’ils semblent susceptibles de dire. Et c’est d’autant plus le cas pour ceux qui ont le plus besoin d’étudier. »

Ouais, il y avait sûrement des personnes comme elle l’avait décrit.

« C’est pourquoi, afin d’accrocher ces adultes, je pense que nous allons lancer un autre projet que j’ai aussi en cours de réalisation, » avais-je dit. « Je viens de trouver l’homme parfait pour ce travail. »

« Un autre projet ? » demanda Juna.

« Un programme de héros, » déclarai-je.

Récemment, j’avais découvert un homme nommé Ivan Juniro qui pouvait produire des effets spéciaux comme des explosions sous la forme d’illusion. J’avançais dans la production d’une émission de héros avec lui au centre.

« Être le héros cool qui se bat contre les méchants est un fantasme pour beaucoup de garçons et de jeunes hommes, donc il devrait y avoir une demande pour un spectacle où les femmes peuvent regarder un gars vraiment cool. En combinant ces deux choses avec une émission éducative, je veux qu’ils la regardent en pensant qu’ils regardent une émission sur un héros, » déclarai-je.

C’était mon argument passionné, mais Roroa semblait emplie de doute.

« Je comprends ce que tu dis, Chéri, mais je ne comprends pas ce que ce programme de héros est censé être. Après tout, je n’en ai jamais vu un moi-même. Au fait, comment est-ce ? » demanda Roroa.

« Eh bien... Les premiers spectacles de tokusatsus parlaient d’un humain très fort avec une identité secrète qui battait facilement les méchants. Sur **** Zukin, *** Kamen et Kaiketsu *****, ils cachaient leur identité avec un tissu enroulé sur leur visage ou une paire de lunettes solaires, » expliquai-je.

« Je ne suis pas trop sûr pour cette identité secrète vu qu’ils ne la cachaient pas très bien, » déclara Roroa.

« ... Ce n’était qu’un début. Alors, s’il vous plaît ne prêtez pas trop attention aux détails, car ce genre de choses est un peu une faiblesse, » déclarai-je.

Au fait, c’était tout ce que j’avais appris de mon grand-père. C’était un grand fan de ce genre de héros de tokusatsu, et il avait une collection d’affiches fanées qui étaient importantes pour lui.

« Les choses se sont développées à partir de là, et les héros qui se sont transformés, qui ont été sur des véhicules, et formés des équipes de combat sont apparus plus tard, mais... Je ne pense pas que nous puissions faire quoi que ce soit de trop élaboré avec le niveau technologique actuel du pays. Nous devrions, pour commencer, prendre nos marques sur les premiers spectacles de tokusatsus, » déclarai-je.

« Je pense que ça a l’air intéressant, mais... faire ce programme va coûter cher, » déclara Roroa. « Si je peux parler en tant que sponsor ici, je veux trouver un moyen de gagner de l’argent grâce à ce projet. »

La demande de Roroa était prévisible.

« Quand il s’agit de programmes de héros, il y a toujours des produits tiers », lui répondis-je. « Les objets que le héros utilise lorsqu’il se transforme et se bat deviennent des jouets que les enfants voudront. Si ton entreprise s’occupe de la marchandise associée, je pense que tu devrais faire un bénéfice net si l’émission est un succès. »

« Je vois... Ouais, je pense qu’on peut faire en sorte que ça marche. » Elle avait dû faire un rapide calcul mental des bénéfices, parce que Roroa souriait de satisfaction.

Pendant ce temps, Juna affichait un regard pensif quand elle demandait. « Je pense qu’il attirera l’attention des gens, mais... les téléspectateurs que vous avez mentionnés sont des enfants, des jeunes hommes et des femmes, non ? Il vous manque les hommes plus âgés, n’est-ce pas ? »

« ... Tout à fait, c’est ça le problème, non ? » Cette observation aiguisée m’avait fait me gratter la tête. « Ce serait bien d’avoir quelque chose à fournir pour les hommes d’âge moyen qui sont trop vieux pour s’enflammer pour des héros. »

« C’est facile, » déclara Roroa avec un regard sans émotion. Hein ? Facile ? Puis Roroa avait soudain pris une pose sexy et s’était mise à gémir. « Si on veut accrocher des vieux avec quelque chose, c’est du sex-appeal. »

« Oui, oui, oui, très mignon, » avais-je dit.

« Hé, arrête de me tapoter sur la tête, » Roroa gonfla ses joues avec indignation.

Quand Roroa avait essayé de prendre une pose sexy, elle ne s’était fait passer que pour une enfant qui essayait trop fortement de ressembler à une adulte, mais le sex-appeal, Hmm... si je décidais de mettre un peu de ça dans un spectacle de héros...

« Alors peut-être, une méchante femme commandante. Certaines d’elles pourraient porter des tenues assez sexy, » déclarai-je.

« J’aime bien, » dit Roroa. « Une vilaine fille voluptueuse ferait très bien l’affaire. »

« Mais qui aurait pu jouer ce rôle ? » demandai-je.

Au moment où je l’avais demandé, toute la pièce s’était tu.

Si je cherchais quelqu’un de voluptueux parmi mes proches, Aisha et Juna en avaient toutes les deux la silhouette, mais la sexy commandante maléfique était un rôle de méchant, pas quelque chose que je voulais associer à une future reine du pays.

J’avais alors réfléchi. « Si seulement j’avais quelqu’un avec une belle silhouette, qui était prête à porter des tenues sexy, qui joueraient une méchante si je le lui demandais... Hé, attendez. »

« ... Hm ? » demanda Roroa.

« Votre Majesté, n’est-ce pas..., » Juna déclara lentement.

Il semblait que nous en étions tous les trois arrivés à la même conclusion.

Elle serait parfaite !

 

☆☆☆

« Atchoum ! »

« Qu’est-ce qui ne va pas, Carla ? » demanda Liscia. « As-tu attrapé un rhume ? »

« Oh, non, je vais bien. Quelqu’un doit parler de moi. »

Bonjour, Mademoiselle Dran.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Zhexiel Kurokage

    Merci pour le chapitre.

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