Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Épilogue – Partie 4

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Épilogue : Vers son premier voyage à l’étranger

Partie 4

Le jour suivant...

Alors que j’étais encore préoccupé par les événements d’hier soir, je travaillais comme d’habitude au bureau des affaires gouvernementales quand mon Premier ministre, Hakuya, était arrivé dans la pièce. Il semblait au bout du rouleau.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je. « Vous avez l’air horriblement fatigué. »

Hakuya s’approcha de moi et me déclara alors avec un regard tourmenté. « Votre Majesté... Puis-je vous demander de quitter le château pendant un moment ? »

« ... Encore une fois ? » demandai-je.

Dois m’éloigner du château ? Me dit-il de quitter le château ? Je suis quand même le roi ici, vous en rendez-vous compte ?

« Voulez-vous me renverser ? » demandai-je. « Franchement, Hakuya, si vous voulez le trône, c’est d’accord. Cela ne me dérange pas de vous laisser l’avoir. »

« Ne dites pas de bêtises. Je ne veux pas de cette chose, » répliqua-t-il.

« “Cette chose” ? Bon, je vais vous écouter..., » dis-je.

« Parfait. Vous n’avez qu’à m’écouter. Tout récemment, vous avez annoncé la date de votre cérémonie de mariage, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

Après qu’il ait demandé ça, j’avais acquiescé.

L’autre jour, j’avais annoncé que moi, qui n’étais encore que le régent (provisoire) qui n’était pas encore officiellement monté sur le trône, effectuerais la cérémonie du couronnement qui ferait de moi le quatorzième roi, en même temps que se tiendrait ma cérémonie de mariage avec Liscia et mes autres fiancées. Tout cela était prévu pour se dérouler à la fin de cette année. J’avais décidé de le faire de cette façon, car gérer ces grands événements tout à la fois serait plus doux pour le trésor national.

Cependant, Hakuya avait dit que cela causait un problème. « Sire, le château est maintenant inondé de propositions de nobles, ainsi que des Rois des États de taille moyenne et petite présents dans l’Union des Nations de l’Est, qui veulent tous former des liens matrimoniaux avec vous. Ils espèrent se glisser maintenant dans la place, avant la cérémonie de mariage. »

« Alors, c’est ce qu’on pourrait appeler une ruée de dernière minute des prétendantes, non ? » demandai-je. « Ne pourriez-vous pas toutes les refuser ? »

« Nous pourrions, mais... elles proviennent toutes de maisons dont la position fait qu’il est difficile de refuser quand elles disent : “Même si vous refusez, nous aimerions vous rencontrer au moins une fois avant de le faire”, » déclara-t-il. « Récemment, le nombre de demandes de mariage présentées au château a augmenté et la section qui en est responsable est sur le point d’exploser. »

« ... Y a-t-il beaucoup de personnes qui m’envoient des propositions de mariage ? » avais-je demandé avec trépidation.

« Non, elles ne sont pas juste pour vous, Sire, » répondit-il. « Chacun des hommes célibataires qui se tiennent à vos côtés et qui sont perçus comme ayant un avenir prometteur a aussi reçu un assez grand nombre de propositions de mariage, » répondit-il.

Donc, s’ils ne pouvaient pas se marier dans la famille royale, ils voulaient au moins épouser l’un de mes proches avec un avenir prometteur. Après tout, c’était probablement un défi plus facile à surmonter pour eux que de devenir membre de la famille royale. Franchement... si vous vous disiez que tous les nobles l’avaient fait, ce serait normal, mais... quand même, c’était impressionnant qu’ils puissent continuer à faire ça.

« Dans tous les cas, le plus populaire de vos serviteurs est Sire Poncho, » déclara Hakuya.

Poncho ? Maintenant, il y avait un fait surprenant qui venait de m’être annoncé.

« N’est-ce pas Ludwin, le beau capitaine de la Garde Royale ? » demandai-je.

« C’est vrai que Sire Ludwin est incroyablement populaire, mais la Maison des Arcs est une grande maison, et les seules personnes qui peuvent le lui proposer sont de la noblesse et ceux ayant un rang de chevalier, » déclara Hakuya. « Sur ce point, Sire Poncho est de basse naissance, et même les familles marchandes qui font partie des roturiers lui envoient des propositions de mariage. En outre, alors que Sire Ludwin leur paraît hors de portée, beaucoup de femmes semblent penser qu’elles pourraient facilement séduire Sire Poncho. »

« ... Il est pris à la légère, hehe, » riais-je.

Si les propositions de mariage s’accumulaient aussi pour Poncho, cela signifiait qu’il était populaire. Bien qu’il fut grassouillet, il était aussi un jeune homme doux et attentionné. Et par-dessus tout, sa nourriture était délicieuse. En plus, il avait conduit le pays jusqu’à une résolution de la crise alimentaire, et si vous considériez la façon dont il était presque vénéré comme un dieu de la nourriture dans la région d’Amidonia, il devait y avoir beaucoup de femmes qui voudraient se marier avec lui.

Poncho était connu pour céder facilement du terrain lorsqu’il était poussé en raison de ce que le monde avait vu lors de ses apparitions sur les programmes diffusés. Pour n’importe quelle femme, même faiblement confiante dans son apparence, il pourrait ne pas avoir été déraisonnable qu’elles pensent qu’elles pourraient facilement le pousser à baisser sa garde face à elles. Et il était tout à fait vrai que Poncho n’était pas très bon quand il s’agissait de repousser ces sortes d’avance.

Hmm... J’étais heureux d’entendre qu’un bon serviteur comme Poncho ait un succès auprès des dames, mais j’espérais qu’il continuerait à faire du bon travail pour moi à l’avenir, alors je ne voulais pas que quelqu’un d’aussi bizarre se place ainsi à ses côtés.

« Avez-vous pris toutes les contre-mesures nécessaires ? » demandai-je.

« Tout à fait, » répondit-il. « J’ai déjà demandé à Madame Serina d’agir comme aide-permanente de Sire Poncho. Elle assiste à des réunions de mariage arrangées avec lui, et chasse les femmes qui l’approchent purement par ambition personnelle. »

Oh... Dans ce cas, je n’ai aucun souci à me faire... Si Serina est là en tant qu’assistante de Poncho, tout se passera sans problème pour nous, pensai-je.

Il y avait quelques problèmes avec la personnalité de Serina, mais elle était extrêmement gracieuse et belle. Si elle était à ses côtés, alors les femmes qui avaient peu confiance en leur apparence, et qui pensaient pouvoir le séduire reculeraient automatiquement.

Je lui avais souvent demandé de servir comme assistante de Poncho avant cela, mais Serina disait toujours des choses comme. « Quand je fais de tels efforts pour le compte d’un gentilhomme, j’espère qu’il agira correctement avec moi en retour. Je travaille très dur, alors s’il vous plaît, traitez-moi correctement en me donnant à nouveau des repas. »

Bien qu’elle se plaignait, et il était évident qu’elle ne faisait ça que parce qu’elle voulait sa nourriture, et elle semblait être proactive à l’égard de Poncho. Poncho aimait à la fois manger et cuisiner, et Serina était accro à la malbouffe de la Terre que lui et moi développions ensemble.

Serina ne semblait pas elle-même le savoir parce qu’elle avait laissé sa tendance sadique à intimider les filles mignonnes trop souvent ressurgir, mais nous avions tous l’impression que Poncho l'avait complètement apprivoisée avec de la nourriture. Il était un homme timide que vous ne pouviez pas laisser seul, et elle était une femme forte qui avait tendance à se mêler de tout, alors ils s’entendaient bien et...

Attendez, hein ?

« Serina assiste aux réunions pour les demandes de mariage de Poncho, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Oui. J’ai entendu dire que beaucoup de femmes annulent les réunions quand elles voient la femme qui se tient à côté de lui, » répondit-il.

« N’est-ce pas comme... si Serina a inconsciemment “couvé” Poncho ? » demandai-je.

« ... »

Nous nous étions regardés avec des regards maladroits sur les visages comme si nous étions en état de siège.

... Eh oui, il était préférable que nous ne nous impliquions pas dans cette affaire. Il serait grossier pour nous d’y aller et de demander la moindre chose. Pour le moment, j’avais décidé de changer de sujet.

« Hmm... Quoi qu’il en soit, je parie que ce n’est pas seulement Ludwin et Poncho qui sont visés, n’est-ce pas ? Vous devez aussi recevoir un nombre important de propositions, non ? » demandai-je.

Hakuya était beau, et il était le plus proche de tous les hommes se tenant autour de moi. Je ne pouvais pas imaginer les dames et les nobles du monde le laisseraient s’échapper ainsi. Au moment où j’avais soulevé la question, Hakuya avait eu un regard clairement visible de déplaisir comme s’il avait mordu quelque chose de désagréable.

« Je... n’ai pour le moment aucune intention de prendre une épouse, » répondit-il.

« Ce n’est pas que vous ne vous intéressez pas aux femmes, n’est-ce pas ? Êtes-vous de ceux qui pensent que le mariage est trop compliqué ? » demandai-je.

« Non, » répondit Hakuya. « J’ai l’intention d’avoir un jour une femme et des enfants, mais je veux trouver et choisir moi-même une partenaire. Je ne voudrais pas que quelqu’un d’autre me force à me marier. »

« ... Vous me dites ça, à moi ? » demandai-je.

Pour Liscia et moi, nos fiançailles nous avaient été totalement imposées. Même avec Aisha et Juna, elles m’avaient d’abord approché avec d’autres motivations à cause de leurs positions, et quant à Roroa, elle avait apporté tout son pays en même temps. Elle était venue auprès de moi afin de me pousser à protéger les habitants de la principauté en m’épousant. Je n’en avais pas rencontré une seule d’une manière ordinaire.

Quand je lui avais fait cette remarque, Hakuya baissa la tête, plus troublé que je ne l’aurais cru de sa part. « Sire, je m’excuse pour mes paroles. Je ne voulais pas dire du mal de vos fiançailles... »

« C’est bon. Je sais parfaitement que dans mon monde, la majorité des gens pense comme vous, » déclarai-je.

Au Japon, les mariages étaient généralement faits par amour et avec le consentement des deux parties.

Dans ce monde qui n’avait pas réussi à se débarrasser du système féodal, plus leur position dans la société était élevée, moins les individus avaient de libertés à cet égard. En particulier, en ce qui concerne les mariages des chevaliers et des nobles, leur signification en tant que lien entre les maisons était très importante. Comme avec Ludwin et Genia, ou Hal et Kaede, il y avait des cas où les maisons étaient déjà associées les unes aux autres, mais ces exceptions étaient rares. Dans la plupart des cas, plus on montait sur l’échelle sociale, plus les attentes de la maison déterminaient les choix de mariage.

Cela dit, si quelqu’un avait assez d’autorité comme je l’avais, c’était une situation qui pourrait être traitée. Quand l’affaire vis-à-vis de mes fiançailles avec Juna était arrivée, si nous avions fait en sorte qu’elle soit adoptée dans une famille noble, il aurait été possible si nous l’avions voulu d’ajuster la différence de statut entre nous.

Dans le cas de Hakuya, il était le Premier ministre de ce pays, donc il pouvait faire quelque chose comme ça. Donc, dans ce cas, c’était un problème vis-à-vis du point de vue de Hakuya concernant le mariage.

Eh bien, s’il y avait une chose que je pourrais dire, c’était que peu importe comment une relation avait pu commencer, l’amour restait de l’amour. Mon lien avec Liscia et les autres était si profond maintenant que je ne pouvais pas imaginer me séparer d’elles.

« Vous savez, certaines amours ont commencé dans une relation qui leur avait été imposée ? » avais-je dit, parlant affectueusement de mon cas personnel.

Hakuya sembla surpris, puis sourit un peu. « ... Je suppose que vous avez raison. Sire, quand je vous vois, vous et votre famille, je commence à penser que peut-être tout irait bien. »

« Mais pour l’instant, vous n’avez toujours pas l’intention d’épouser quelqu’un, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« J’en suis désolé, » répondit-il.

Hmm... Eh bien, s’il voulait attendre que la femme idéale apparaisse, j’avais supposé que c’était une option valable. Mais peut-être aussi qu’il avait déjà trouvé chaussure à son pied et qu’il était engagé dans un amour unilatéral en ce moment.

« Mais en tant que votre roi, laissez-moi vous dire cela. Vous feriez mieux de commencer à former votre successeur au cas où le pire se produirait, » avais-je dit. « Je suis sûr que vous aimeriez être capable de vous installer dans une retraite confortable, tôt ou tard, non ? »

« C’est bien vrai. Je pense que je vais chercher un bon moment pour prendre un apprenti, » répondit-il.

« Oh, je suppose qu’avoir un apprenti est aussi une option valable. En y réfléchissant, vous vous occupez personnellement de l’enseignement de Tomoe, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Tomoe était ma petite sœur par adoption, et je l’aimais tendrement. Récemment, elle apprenait la lecture, l’écriture et l’arithmétique avec Hakuya, et il lui enseignait apparemment aussi l’histoire de ce pays. J’avais entendu dire qu’elle était une étudiante enthousiaste, et Hakuya lui répondait en devenant un instructeur enthousiaste.

Quand j’avais soulevé ce point, Hakuya avait souri avec ironie. « J’ai cédé pour la petite sœur afin de répondre à la demande de sa grande soeur. Bien qu’elle ne soit pas spécialement intelligente, elle a de la passion, alors je crois qu’elle peut devenir une personne accomplie avec du temps. Mais même ainsi, je n’ai aucun désir de placer mon lourd fardeau sur les épaules de votre petite sœur. »

« Ne vous êtes-vous pas déjà transformé en un enseignant bien trop aimant ? » demandai-je.

« Mon opinion n’est basée que sur une évaluation calme de la situation, » répondit-il d’un ton neutre.

Hmm... Eh bien, si Hakuya pensait à ce genre de choses à sa manière, je suppose que c’était assez bien.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Akuya voit le trône comme une "chose" à fuir ! MDR

  2. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

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