Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Épilogue – Partie 1

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Épilogue : Vers son premier voyage à l’étranger

Partie 1

— Premier jour du 4e mois de l’année 1547 du Calendrier Continental —

Il s’agissait du lendemain de la tenue du Festival de l’Annonce du Printemps de l’Orthodoxie Lunaire.

Le Festival de l’Annonce du Printemps avait été assez animé hier, donc la ville du château serait fort occupée après ça à tout nettoyer aujourd’hui. Je passais la journée au bureau des affaires gouvernementales, fixant un unique morceau de papier.

Liscia, qui venait d’entrer dans la pièce, me regarda d’un air soupçonneux et demanda : « Souma, est-ce que quelque chose vient de se produire ? »

« Hmm ? Oh, je regardais ça, » dis-je en tendant à Liscia la feuille que je regardais avant ça.

Le morceau de papier avait trois caractères, ou des symboles alignés dessus. C’était quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. En partant de la gauche, il y avait « un triangle en forme de flèche pointant vers la gauche, combinée avec un carré », puis « deux lignes verticales et quelque chose faite avec une ligne verticale avec cinq lignes horizontales le traversant » et « un symbole en forme de parapluie. »

Liscia regarda le bout de papier que je lui avais donné. « Qu’est-ce que c’est ? »

Je lui avais alors répondu. « C’est apparemment une portion de l’oracle de Lunalith que Mérula a vu. »

***

Mérula Merlin était venue avec Souji Lester, l’évêque que nous avions invité comme une contre-mesure pour faire face à l’Orthodoxie Lunaire. Ses recherches se concentraient principalement sur le spirituel et la magie, et ses longues années de recherche avaient produit une incroyable richesse de connaissances, alors je l’avais accueillie à bras ouverts.

Dès qu’elle était arrivée, Mérula avait été invitée à travailler dans le laboratoire de Genia, la Surscientifique, vu qu’il y avait toutes sortes d’équipements disponibles là-bas et que la sécurité y était maximale. Il semblait que le minerai maudit, qui absorbait la magie, était un sujet de recherche très intéressant pour Mérula. Et ainsi, Genia et elle passaient toutes leurs journées ensemble, absorbées dans leurs recherches.

Quel genre de réaction chimique serait produite par la réunion d’une chercheuse excentrique en surscience et d’une chercheuse excentrique en magie, et quel effet cela aurait-il sur ce pays ? J’étais plutôt impatient d’y être, et en même temps, j’étais un peu inquiet.

Quelque chose était arrivé la première fois que j’avais rencontré Mérula.

Nous avions parlé de l’oracle qu’elle avait vu apparaître sur le Lunalith, et quand je lui avais demandé des détails, Mérula avait secoué la tête en semblant déçue.

« Ils l’appellent un oracle, donc je pense que ce qui est apparu était du texte, mais ce n’était pas dans un système d’écriture d’un pays de ce monde, donc je ne pouvais pas comprendre ce qu’il disait. Si j’avais eu un peu plus de temps devant moi, j’aurais peut-être au moins pu savoir s’il s’agissait de phonographes ou d’idéogrammes, mais... »

Il semblerait qu’elle n’avait pas eu le temps de le mémoriser correctement. Sa vie était en danger, alors je pouvais difficilement la blâmer pour ça.

Quand je lui avais demandé s’il y avait quelque chose dont elle se souvenait, aussi minime soit-elle, elle avait dit : « Il s’agit juste d’une petite fraction du texte, mais je m’en souviens... c’était quelque chose comme ça... »

Et puis elle avait écrit ces trois caractères ou symboles incompréhensibles sur un morceau de papier. Les souvenirs de Mérula étaient vagues, donc c’était probablement exactement comme elle les avait vus.

En fin de compte, la seule chose que nous savions était que ces sortes de caractères ou de symboles incompréhensibles étaient apparus en tant qu’oracle.

Liscia sembla réaliser quelque chose, car elle déclara : « Ah... ! Si l’écriture ne vient pas de ce monde, est-ce que cela pourrait venir du tien ? »

« Oui, » dis-je. « C’était quelque chose que je soupçonnais aussi, mais je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est... »

Je ne pouvais évidemment pas prétendre me familiariser avec tous les systèmes d’écriture sur Terre, mais je pouvais au moins dire qu’en plus d’une décennie de vie au Japon, je n’avais aucun souvenir d’avoir vu ce genre d’écriture avant. Celui au milieu pourrait ressembler un peu au kanji pour « prier » ou « samouraï » si vous le regardiez de la bonne façon, mais quant à ce qui ressemblait à une flèche qui le précédait, et le parapluie qui était venu après, c’était... je n’en avais aucune idée.

J’avais abandonné et avais mis le morceau de papier à l’intérieur de mon bureau. « Eh bien, même si je ne pouvais en lire que trois caractères, ça ne m’avancerait pas vraiment. Et après tout, je ne peux pas négliger mes devoirs justes parce que je suis curieux quant à ça. Oublions ça pour l’instant. »

Et ainsi, Liscia et moi avions commencé la paperasse pour la journée, mais... j’avais affecté l’une de mes consciences que j’avais séparées pour y réfléchir pendant ce temps.

Des événements avaient parfois eu lieu en dehors du Royaume de Friedonia. Si quelque chose me dérangeait, quand c’était une affaire intérieure, je pouvais faire venir de nouvelles personnes, affecter du personnel sur l’affaire, et assigner un budget pour que cela fasse l’objet d’une enquête. Après tout, j’étais roi.

Cependant, quand cela se déroulait dans un autre pays, je ne pouvais pas enquêter.

Si c’était quelque chose que le pays concerné avait déjà étudié, il était possible que je puisse acquérir l’information par la diplomatie ou l’espionnage. Cependant, s’ils n’avaient pas encore enquêté, je n’avais aucun moyen d’acquérir des informations sur ça. Et parce qu’il s’agissait d’un autre pays, je ne pouvais pas envoyer une équipe pour enquêter sur l’affaire.

Et si ce pays ne pouvait pas mettre la main sur l’information décisive qui pourrait se trouver dans un tel événement, n’y avait-il pas des chances que cela puisse décider du destin de notre propre nation ? Et si nous l’apprenions trop tard ? Chaque fois que je pensais à ça, je me sentais incapable de rester assis.

Le monde n’était pas composé uniquement d’un seul pays. Et surtout, si je restais à l’intérieur du château, il était naturel qu’il y ait des choses que je ne pouvais pas trouver de cette façon. J’avais encore... tellement de choses à apprendre sur ce monde.

Je dois en apprendre plus. Oui, beaucoup plus, à propos de nombreux pays différents. Alors que j’étais submergé par le travail du gouvernement, c’était ce que je pensais.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Merci pour le chapitre.

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