Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Chapitre 5 – Partie 9

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Chapitre 5 : L’évêque qui brise le commandement, Souji Lester

Partie 9

— Le dernier jour du troisième mois de l’année 1547 du Calendrier Continental — le jour du Festival de l’Annonce du Printemps

Ce jour-là, j’avais amené Aisha et Tomoe dans la ville du château. La ville était bondée de personnes venues pour le festival. Je portais ma tenue habituelle quand je devais voyager incognito, la tenue du voyageur de l’Union Archipel du Dragon à Neuf Têtes, mais avec le nombre de personnes là-bas, peut-être que je n’aurais pas eu besoin d’un déguisement.

« Je-Je viens avec les bénédictions de printemps..., » Tomoe bégayait alors qu’elle répétait la phrase clef. « D’accord ! »

Dans tout ce brouhaha, Tomoe, qui portait une robe blanche de mage avec des plumes cousues dessus, offrait une fleur à une vieille dame dans un étal de rue.

La vieille dame avait souri et lui avait dit. « Oh, ma chérie, quelle adorable petite fée ! » acceptant la fleur de Tomoe avec un doux sourire et lui donnant un sac plein de bonbons.

Une fois qu’elle avait accepté les bonbons, Tome avait balancé sa tête de haut en bas afin de remercier la dame, puis elle s’était précipitée dans ma direction avec ses petits pas avant de me montrer son sac de bonbons.

« Grand frère, regarde ce que j’ai eu ! » déclara Tomoe.

« Oui, je vois. C’est super pour toi, » répondis-je.

« Ouais ! » déclara Tomoe.

Alors que je lui avais tapoté la tête, la queue de Tomoe avait remué d’avant en arrière, démontrant qu’elle était heureuse. Voyant Tomoe comme ça, Aisha, déguisée avec un uniforme scolaire, avait fait un sourire stupide.

« Ohhh, » déclara Aisha. « Mademoiselle Tomoe est si adorable ! »

« Tenez. J’en ai aussi pour vous, Aisha, » Tomoe avait offert de ses bonbons.

« Puis-je vraiment !? Je vous aime tellement, Mademoiselle Tomoe ! » s’exclama Aisha.

« Ahh !! » s’écria Tomoe.

Aisha attrapa Tomoe, la souleva facilement et se mit à frotter sa joue contre la sienne. Comme toujours, j’avais aussi l’impression de voir une queue invisible se balançant à l’arrière d’Aisha.

... Eh attendez, qu’est-ce qu’elle faisait là, en laissant une enfant de onze ans l’apprivoiser avec de la nourriture ?

Alors que je regardais Aisha avec un peu d’exaspération...

« Hey, n’est-ce pas le roi lui-même, » quelqu’un avait soudainement appelé depuis derrière moi.

Quand j’avais regardé dans la direction d’où venait la voix, Souji était là, assis dans l’un des sièges du patio devant un bar et buvant du vin. Il avait une tasse en bois à la main, et avait déjà l’air assez pompette. L’homme qui buvait même en plein jour était-il vraiment un membre du clergé ? Il y avait ce qui semblait être une femme assise en face de Souji et portant une capuche, et celle-ci sirotait son verre bien plus lentement que l’homme et par petites gorgées.

« ... Il est encore seulement midi. Vous en rendez-vous compte, homme d’Église ? » dis-je. « Est-ce Mérula ? »

« Bonjour, Roi Souma, » Mérula m’avait salué gaiement.

Est-ce vraiment Mérula ? Ce serait un problème si les gens découvraient qu’elle était une haute elfe, alors elle essayait probablement de garder un profil bas.

Souji avait reposé son verre, puis il avait dit avec des yeux vitreux, « Wôw... C’est sûr que c’est un festival ça. Ne soyez donc pas si rigide. N’êtes-vous pas de votre côté en ville avec Aisha et Tomoe ? N’avez-vous pas une belle fleur à chaque bras ? »

« N’est-ce pas normal... Vous savez, je ne fais que passer du temps avec ma famille, » répondis-je.

La raison pour laquelle aujourd’hui je me promenais secrètement était d’arpenter la ville du château, mais aussi d’avoir un rendez-vous avec Aisha.

Bien que j’avais... hm... développé ma relation avec Liscia, mais je n’avais rien avec mes autres fiancées. J’avais agi ainsi non pas, car je ne les aimais pas, mais pour éviter un ordre de naissance des enfants qui pourrait devenir gênant. Je voulais empêcher que tout cela se transforme en un problème de succession. Cela concernait surtout Roroa, qui était dans une position risquée en étant la princesse souveraine d’un ancien pays ennemi. Donc, pour elle et pour le bien de l’enfant qui allait naître, je ne pouvais pas encore lui tendre la main.

Ce ne serait probablement pas un problème si je faisais quelque chose avec ma reine secondaire, Juna, dont les enfants n’auraient pas le droit d’hériter, ou sur Aisha, qui était issue d’une race ayant une longue durée de vie et qui aurait donc du mal à concevoir, mais elles se retenaient toutes deux par égard pour Roroa.

Honnêtement... elles étaient toutes de si adorables femmes.

Eh bien, le résultat était que Liscia s’était maintenant retrouvé à se faire demander par mes autres fiancées : « Dépêche-toi d’avoir le plus tôt possible l’héritier », et elle s’était plainte en retour : « Je vous jure, toute cette pression me fait mal à l’estomac. »

... Je me sentais mal pour elle.

Hum... ! Quoi qu’il en soit, même si je ne pouvais pas poser la main sur elles, il était important que je fasse encore d’autres activités avec Aisha et mes autres fiancées.

Quand je l’avais expliqué à Souji, il avait dit : « Hmm... Cela doit être difficile d’être un homme ayant une telle famille alors que vous êtes si jeune, » comme si ce n’était pas son problème, et puis il avait repris sa tasse et avait bu le reste de son vin comme s’il enfonçait un couteau dans la plaie. « Pwah! »

« Ne pensez-vous pas que vous en avez eu plus qu’assez ? » demandai-je.

« Dans l’Orthodoxie Lunaire, le vin est sacré. En d’autres termes, en versant ce liquide dans mon corps, j’accumule la vertu, » répliqua Souji.

« Cela ressemble absolument à l’excuse d’un ivrogne, » l’avais-je informé. « Vous êtes vraiment irresponsable. »

« Mais c’est commode pour vos citoyens que je sois si irresponsable, n’est-ce pas ? » grimaça Souji,

... Franchement, ce vieil homme...

J’avais haussé les épaules. « Eh bien, on peut le dire. Après tout, le plan d’Hakuya est de vous utiliser pour séparer les croyants du chef-lieu de l’Église. »

« Eh bien, Votre Majesté, vous me grattez le dos, je gratterais le vôtre, » répliqua Souji. « Je vais me lâcher avec tout ce que j’ai en réserve. »

« Je compte sur vous, » dis-je. « Maintenant, je vais y aller et retourner auprès d’Aisha et Tomoe. »

« Bien sûr. Que la protection et la paix de Dieu soient sur vous et votre famille, » déclara Souji.

En entendant la prière de l’évêque délinquant derrière moi, il était difficile pour moi de savoir à quel point il était sérieux. J’étais retourné à l’endroit où Aisha et Tomoe étaient en ce moment.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Merci pour le chapitre.
    PS : Le mal de tête que les grands pontes doivent se coltiner !

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