Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Chapitre 4 – Partie 7

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Chapitre 4 : La venue de la Sainte

Partie 7

Quelques jours plus tard...

Le château royal du Royaume de Friedonia avait annoncé que toutes les fois et les religions devaient être enregistrées auprès de l’État, et que toutes les religions qui recevraient cette reconnaissance seraient considérées comme des religions d’État. En d’autres termes, la signification d’une religion d’État dans le royaume avait été changée pour être identique à une corporation religieuse.

Le Roi Souma était apparu sur le Joyau de Diffusion de la Voix pour la première fois depuis longtemps afin de s’adresser à son peuple.

« Jusqu’à maintenant, dans ce pays, chaque personne, chaque famille et chaque race adorait tous les dieux qui leur plaisaient, » avait-il annoncé. « En plus des croyances ayant le plus grand nombre de croyants tel que le Culte de la Mère-Dragon et l’Orthodoxie Lunaire, les elfes sombres adorent le dieu qui protége la Forêt Protégée par Dieu, et il y a ceux qui adorent les dieux de la mer et de la montagne. Nous venons tous de races différentes et avons grandi dans des environnements différents, il est donc tout à fait naturel que les choses se soient passées ainsi. »

Les individus qui vivaient dans les villes de l’intérieur, dans les villages de montagne et dans les villes balnéaires avaient tous hoché la tête en accord avec ses paroles. Ils vivaient dans des endroits différents, donc c’était un fait que les choses qu’ils craignaient et les choses qu’ils adoraient seraient différentes.

L’image de Souma avait continué à parler aux habitants de son pays. « Nous sommes dans un État multiracial. Dans notre nation, les coutumes de nombreux groupes différents ont fondu et se sont mélangées, créant chaque jour de nouvelles formes de culture. Je crois que la foi devrait être selon le même principe. Ce dont ce royaume a besoin n’est pas l’unité sous un seul dieu. Je pense que l’harmonie vient de la reconnaissance de la liberté des individus de choisir ce en quoi ils veulent croire. Tout comme vous avez des êtres dans lesquels vous croyez, les autres aussi en ont. Je voudrais que vous tous l’acceptiez, et s’il vous plaît, soyez tolérant. Je suis sûr que si vous agissez ainsi, les autres seront également tolérants quant à vos croyances. »

Le peuple ne croyait qu’à moitié ce que Souma avait dit.

Dans ce pays où les médias ne s’étaient pas encore développés, ils avaient une connaissance limitée des autres religions. Fondamentalement, ils n’avaient aucune idée de ce qui était enseigné dans les églises des autres religions. C’était pourquoi ils étaient emplis de doutes. La suspicion avait donné naissance à des ogres dans les endroits sombres et avait transformé l’herbe des pampas séchées en fantômes.

Même si un groupe était de simples adorateurs de leur montagne, ceux qui se méfiaient d’eux pourraient penser qu’ils étaient membres d’une organisation maléfique secrète. Souma était bien conscient de cela.

« De quoi avons-nous besoin pour cultiver cette tolérance ? » demanda Souma. « De compréhension mutuelle. Peu importe comment je vous dis d’être tolérant envers les autres religions, nous ne pouvons pas accepter les religions maléfiques qui font des choses comme sacrifier des vierges pour invoquer des démons. Je ne vous demanderai pas d’être tolérant envers de telles religions. Cependant, je suis sûr qu’il est difficile de dire si la religion d’une autre personne est bonne ou mauvaise depuis l’extérieur. »

À ce moment-là, Souma avait fait une pause, avant de se remettre à parler pour souligner un fait. « Et c’est pourquoi nous nationalisons la religion. »

Il avait continué après quelques secondes. « Je veux que les représentants de chaque organisation confessionnelle enregistrent leur religion auprès du pays. Si vous réussissez l’examen, votre religion sera reconnue comme une religion d’État, sujet toutes les quelques années à des enquêtes plus approfondies. »

« Le processus d’examen est simple. Vous devez seulement promettre de ne pas vous engager dans des activités répréhensibles telles que de tuer, de voler les biens des autres ou de vous livrer à des violences sexuelles au nom de votre religion. »

« Nuire aux individus est généralement contraire aux règles, mais certaines religions ici-bas pourraient s’engager dans l’automutilation. Pour toute question concernant les détails spécifiques, par exemple si le fait de faire un tatouage à quelqu’un constitue un préjudice, veuillez consulter les autorités locales. Je leur ai donné des directives spécifiques, comme accepter des choses quand les personnes le demandent par elles-mêmes, mais interdire les actes quand elles sont imposées aux autres qui n’en veulent pas. Alors, suivez leurs instructions et tout ira bien. »

« Si une religion ne peut pas faire cette promesse, ou refuse de s’enregistrer, elle sera traitée par les autorités comme interdites, alors s’il vous plaît soyez bien conscient de cela. Je suis sûr que nos habitants auraient du mal à dormir la nuit si des individus qui suivent des croyances aussi dangereuses étaient autorisés à vivre près d’eux. Je veux que vous compreniez bien ça. »

Après avoir dit tout cela, Souma prit une profonde respiration. Puis il continua, comme s’il parlait à chaque membre de son peuple.

« Enfin, je crois que la foi est quelque chose qui existe pour les vivants, et non pas pour les morts. Afin de ne pas traîner notre tristesse avec nous, de pouvoir supporter les souffrances de notre vie quotidienne et de vivre nos vies comme de bonnes personnes, nous devrions avoir la foi. Je prie pour que personne ne soit blessé par cette foi. »

Je prie pour que personne ne soit blessé par cette foi.

Il s’agissait de la chose que Souma avait le plus envie de dire.

Depuis que le Domaine du Seigneur-Démon était apparu, les personnes n’avaient pas arrêté d’être inquiètes quant à la situation. Dans ces moments-là, la religion était devenue plus active, car le cœur de ses personnes comptait sur elle pour les soutenir, et lorsque la religion devenait plus active, des conflits entre différentes religions et sectes surgissaient. Le soutien des personnes se transformerait alors en quelque chose qui les blessait.

Il n’y avait peut-être pas beaucoup de personnes dans le royaume qui comprenaient parfaitement ce qu’il venait de dire. Cependant, ses paroles resteraient gravées dans tous les auditeurs.

Comme s’il essayait de changer l’ambiance, Souma frappa dans ses mains. « Eh bien, passons maintenant à un sujet moins sérieux. Maintenant que toutes les religions qui s’inscrivent deviendront une religion d’État, nous avons prévu un petit événement. Roroa va vous l’expliquer. »

« Très bien. Tu n’as qu’à me laisser faire ! » s’exclama Roroa.

Quand Souma s’était légèrement écarté, une adorable fille aux cheveux attachés en deux queues était venue se tenir à côté de lui.

« Salut, je suis l’ancienne princesse d’Amidonia et la troisième fiancée de Souma, Roroa. Comment allez-vous, habitants du Royaume de Friedonia ? » déclara-t-elle.

Témoin de son inépuisable réserve de joie, le peuple d’Elfrieden fut abasourdi, tandis que le peuple d’Amidonia avait souri avec ironie tout en se disant : « Comme attendu de notre princesse ! » L’atmosphère sérieuse qui s’était accumulée jusqu’à ce moment-là avait disparu comme si tout cela avait été un mensonge, et elle n’avait jamais été là pour commencer. Même le roi Souma était stupéfait.

« ... Roroa, est-ce le ton approprié pour faire ça ? » demanda Souma.

« Chéri, c’est bon, » déclara Roroa avec confiance. « Depuis que je suis passée dans l’émission de Juna, tout le monde connaît déjà mon caractère. »

« Bien que je pense que le choix des rôles était assez forcé..., » répondit Souma.

Souma avait baissé ses épaules comme s’il était épuisé. Il ressemblait moins à son fiancé et ressemblait plus à un grand frère que sa petite sœur aurait tourné en bourrique, mais les habitants du royaume se sentaient à l’aise en les regardant agir ainsi.

Puis Roroa se tourna vers l’écran, mit ses mains sur ses hanches, et déclara. « Maintenant, nous allons faire en sorte que toutes les religions appropriées qui s’inscrivent chez nous deviennent des religions d’État, mais j’ai une petite demande pour vous tous quand vous venez vous enregistrer. Si l’un d’entre vous possède des festivals intéressants liés à vos dieux, assurez-vous de nous le dire, est-ce d’accord ? Dans le monde de mon chéri, je sais que certains événements religieux ont été transformés en festivals nationaux, et les croyants et les non-croyants les apprécient ensemble. Pourquoi ne pourrions-nous pas aussi le faire pour notre pays ? »

Roroa avait levé ses bras et le peuple avait applaudi. Il semblait que même s’ils ne comprenaient pas ce qu’elle disait, ils avaient réagi au mot « festival ». Ils étaient ravis que quelque chose d’amusant puisse ainsi se produire.

À propos de ça, juste après, Roroa avait murmuré : « D’ailleurs, si nous en faisons un festival, ça va faire bouger l’argent, et ça, cela m’excite rien qu’à y penser », mais sa voix était assez basse pour que seul Souma l’entende et lui fasse avoir un sourire ironique.

Roroa fit un clin d’œil à l’écran. « Eh bien, puisque je suis sûre que simplement en parler ne vous donne pas une idée appropriée de ce que je veux dire, je vais probablement vous donner un exemple concret. Alors, vieil homme Souji, venez ici et expliquez un peu notre projet. »

« Oh, allons, ma petite dame, m’appeler un vieil homme c’est un peu trop..., » celui qui était apparu en disant ça était un homme âgé d’une quarantaine d’années avec un corps musclé. Il parlait avec un ton ironique, frottant sa tête lisse qui était aussi bronzée que le reste de son corps. « Je suis quand même un évêque de l’Orthodoxe Lunaire. »

Maintenant qu’il l’avait mentionné, l’homme portait la tenue d’un prêtre de l’Orthodoxie Lunaire. Cela aurait été plus facile à voir s’il ne l’avait pas porté d’une manière si approximative... en vérité, c’était fait avec tant de relâchement qu’on pouvait voir qu’elle avait été modifiée à un degré presque scandaleux. Les manches longues étaient coupées court, et son pantalon et sa robe de cérémonie descendaient à peine juste au-dessous des genoux. Quand cet homme en forme et bronzé portait la tenue, il ressemblait à un samue, une tenue que les moines bouddhistes zen japonais portaient tout en se livrant à des travaux physiques.

Roroa avait exprimé une objection. « Un vieil homme est un vieil homme. D’ailleurs, je pense que c’est un peu trop osé de votre part d’appeler la troisième future reine primaire “petite dame”. »

Comme ils se bataillaient en usant de mots, l’homme avait répondu de la même manière. « Ne me mettez pas dans le même panier de crabes ! Et maintenant, écoutez-moi, ma petite dame. Vous allez bientôt être une femme mariée, alors vous feriez mieux de développer au moins un genre de sex-appeal débordant. »

« Qu-Qu’est ce que vous me dites là !? Vous n’avez qu’à observer..., » Roroa avait soudainement pris une pose et avait essayé de gémir érotiquement, mais l’homme avait simplement rigolé en réponse.

Le fait qu’il avait pu rire face à la meilleure attitude sexy qu’elle pouvait faire avait rendu Roroa en colère, et Souma avait dû se hâter de lui attraper les bras et de les lui placer dans son dos.

« Lâche-moi, mon chéri ! » cria-t-elle. « Je ne peux pas faire bouillir ce crabe comme ça ! »

« Roroa, calme-toi. Quant à moi, je trouve que tu es très mignonne, » déclara Souma tout en caressant la tête de Roroa.

La tête de Roroa se tourna afin de le regarder dans les yeux. « ... Le penses-tu vraiment ? »

« Bien sûr, je trouve que tu es vraiment mignonne, » répondit Souma.

« Hm... Eh bien, dans ce cas, je vais lui pardonner, » déclara Roroa.

C’est tout ce qu’il a fallu pour l’amadouer !? pensèrent les personnes qui observaient la scène sur les récepteurs simples. Ces personnes n’étaient pas familières avec les routines de comédie manzai du mari et de la femme, donc elles ne savaient pas exactement ce qui venait de leur être montré, mais tout le monde était soulagé que tout ait été résolu pacifiquement.

Souma avait souri ironiquement et avait dit à l’homme portant une tenue du prêtre sur mesure, « Maintenant, Monseigneur Souji, si vous pouviez vous charger du reste de l’explication. »

« D’accord, Votre Majesté Souma, » répondit Souji.

Après avoir dit ça, l’homme avait fait un pas en avant avant de déclarer. « Salutations à vous, habitants de Friedonia. Je suis l’évêque envoyé par l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria afin d’organiser les fidèles dans ce pays : Souji Lester. »

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Merci pour le chapitre.

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