Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 2 – Histoire courte en prime 5

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Histoire courte en prime : Le travail en coulisses de Tomoe et Poncho

— Fin du 9e mois, 1 546e année, Calendrier Continental – dans un bassin de montagne dans le royaume

Au milieu des hautes montagnes du royaume, un cirque avec en son centre un beau lac, ce bassin qui était entouré de champs de hautes herbes permettait la création d’une « réserve de rhinosaurus ». Cette « réserve » comme son nom l’indiquait, était un endroit où les lézards super massifs appelés rhinosaurus, ou lézards à cornes étaient protégés et pouvaient se reproduire.

Les rhinosaurus étaient assez gros pour qu’il faille afin de les regarder lever les yeux vers le ciel. Ils avaient chacun plus de force qu’un moteur diesel, alors dans ce monde, ils avaient été dressés et entraînés pour tirer d’énormes véhicules porte-conteneurs. Cette capacité de transport de fret des rhinosaurus avait attiré l’attention de Souma, il avait donc dès lors cherché à augmenter leur nombre. Il s’en était servi pour créer quelque chose comme des trains afin d’accroître la circulation des individus et des marchandises dans tout le pays.

À l’origine, il fallait beaucoup de temps pour entraîner un rhinosaurus à tirer une charge. Mais maintenant que Souma disposait de Tomoe et de sa capacité à parler aux animaux, il pouvait, grâce a celle-ci, négocier directement avec ces bêtes de somme et ainsi gagner leur coopération en un temps record.

Lors des négociations, les rhinosaurus avaient émis la requête de pouvoir vivre et d'élever leur petit en un lieu sûr avec beaucoup d’herbe délicieuse, c'est ainsi que la réserve des rhinosaurus avait été mise en place.

Tomoe se trouvait maintenant dans cette réserve de rhinosaurus.

« Monsieur Rhinosaurus. Monsieur Rhinosaurus. » Elle avait la main posée sur le nez d’un rhinosaurus immense, même selon les standards des rhinosaurus. C’était une espèce qui semblait avoir combiné un rhinocéros et un lézard géant, dont la taille avait été décuplée. Tomoe essayait de parvenir à une compréhension mutuelle avec celui-ci.

« Monsieur Rhinosaurus, j’ai autre chose à vous faire transporter. Ils m’ont dit que c’est un très gros navire cette fois-ci. Seul un rhinosaurus aussi gros et fort que vous pouvez le faire. S’il vous plaît, prêtez-nous votre force. »

Tomoe expliqua poliment la situation. Mais bien qu’elle puisse converser avec la créature, les rhinosaurus n’étaient pas très intelligents. Ainsi, à peu près tout ce qu’il comprenait de ce qui était dit par Tomoe était, « Bagages, porter, okay ? »

« Grrr... » (Moi, porter. Mais toi, amène à moi une femelle. D’accord ?)

C’était peut-être fragmenté, mais Tomoe avait compris ce qu’il voulait dire. « Je comprends. Je vais demander au gardien de vous mettre en contact avec une compagne pendant la saison des amours. »

« Grrahhh ! » (Alors moi, porter.)

Avec une expression pleine de motivation, le rhinosaurus avait émis un rugissement exceptionnellement fort. Alors que Tomoe se sentait encore soulagée par le succès de ses négociations, deux personnes derrière elle l’avaient interpellé.

« Madame Tomoe, je suppose que les négociations sont maintenant terminées ! » s’exclama une voix d’homme.

« Bien joué, petite sœur, » déclara une voix féminine.

Lorsque Tomoe se retourna, le ministre d’État à la crise alimentaire, Poncho Ishizuka Panacotta, et le chef des servantes qui s’occupait de toutes les femmes de chambre du château, Serina, s’approchaient d’elle. Poncho était venu pour organiser le transport des provisions avec les rhinosaurus, tandis que Serina était là en tant qu’assistante. Ils voyageaient tous les deux avec Tomoe.

« Poncho, Serina. Je viens de finir. » Quand Tomoe avait titubé vers eux, ils l’avaient accueillie en souriant.

« C’est bon à entendre, » déclara Poncho. « Maintenant, Madame Tomoe, voulez-vous faire une pause et vous joindre à nous pour le déjeuner ? Oui, oui, oui. »

« Nous avons les repas à emporter que Poncho a emballés avant de partir. » Serina tenait le panier de manière à ce que Tomoe puisse le voir.

Tomoe leur avait fait un sourire éclatant. « Wowwie. La nourriture de Poncho est toujours si délicieuse, et j’adore ça. »

« Tout à fait. Cela valait la peine de le pousser à me laisser vous accompagner, » déclara nonchalamment Serina. Il semblait qu’elle était venue avec eux principalement pour mettre la main sur ces repas. En y réfléchissant, Tomoe s’était rendu compte qu’il était étrange pour Serina, qui était la femme de chambre en chef et la servante personnelle de sa sœur adoptive Liscia, de ne pas être aux côtés de Liscia.

« Est-ce bon pour que vous n’y ailliez pas avec Grande Sœur Liscia ? » demanda Tomoe.

« La princesse m’a déclaré : “S’il te plaît, vas aider Poncho” et elle m’a fait partir avec un sourire, » déclara Serina.

« N’est-ce pas parce que..., » commença Poncho.

... elle voulait se débarrasser de vous, Poncho s’arrêta de peu avant que ces mots ne sortent.

Serina était une servante compétente, mais elle avait la mauvaise habitude d’être carrément sadique envers les jolies filles. Ce n’était rien d’insidieux, elle aimait juste éveiller un peu leur sentiment de honte. (Faire des choses comme faire en sorte que Liscia s’habille avec des robes à froufrous.)

Dernièrement, Serina s’était amusée en taquinant Liscia au sujet de sa relation avec l’homme qu’elle aimait, puis en savourant ses expressions embarrassées.

... Oui, je suis sûr qu’elle l’a envoyée avec un sourire, pensa Poncho.

Cela mis à part, les trois individus s’étaient déplacés ailleurs, trouvant un endroit où ils ne se feraient probablement pas marcher dessus par un rhinosaurus pendant qu’ils déjeunaient. Quand Serina avait ouvert le panier, il était rempli d’une viande brune farcie dans des petits pains. Tomoe en avait pris un et l’avait regardé fixement.

« Est-ce un sandwich ? » demanda Tomoe.

« C-C’est similaire. Mais dans le monde de Sa Majesté, on les appelle des hamburgers teriyaki, » répondit Poncho. « Le poulet frit est glacé avec l’eau hishio que les loups mystiques font, puis mis sur un pain avec des légumes. »

« *Bouchée, Bouchée*... Je vois. C’est tout à fait délicat. » Serina avait déjà mordu dans l’un d’eux, puis elle s’essuya la bouche pendant qu’elle donnait cette évaluation. Depuis qu’elle avait mangé ces ramens riches en gelin pendant la panique des esprits de la mort apparaissant dans le château la nuit, Serina était devenue accro à la malbouffe que Poncho et Souma faisaient.

Quand elle avait vu l’air satisfait sur le visage de Serina, Tomoe avait aussi mordu dedans. « Oh !? C’est vraiment délicieux, Poncho ! »

« Je suis content de vous entendre dire ça, » voyant le sourire radieux de Tomoe, Poncho s’était mis à rire. Et c’est alors...

« Petite sœur, vous avez de la sauce sur la joue, » déclara Serina.

Serina avait utilisé une serviette pour essuyer la sauce de la joue de Tomoe. Tomoe était à la merci de Serina et n’avait pas pu résister, mais quand cela avait été fait, elle avait baissé un peu la tête devant elle.

« Merci, Serina, » déclara Tomoe.

« Hee Hee. C’était après tout dommage de voir votre adorable visage ruiné par la sauce, » déclara Serina et elle lui fit un sourire chaleureux. Serina avait montré son sadisme avec Liscia, mais elle était en fait très gentille avec les enfants. Elle n’en était peut-être pas consciente elle-même, mais chaque fois qu’elle était avec une jeune fille comme Tomoe, elle voulait la dorloter.

Parce qu’ils étaient souvent ensemble, Poncho l’avait remarqué, et il regardait avec le sourire quand Serina essayait un peu trop fort d’aider Tomoe. Si quelqu’un d’autre les observait, ils auraient eu l’air de deux parents et de leur enfant en train de pique-niquer pendant leur jour de congé. Mais il est vrai que Tomoe semblait trop vieille pour être la fille d’une femme ayant l’apparence jeune de Serina (et de son âge incertain).

Cela ne ressemblait pas vraiment à une scène qui avait sa place dans un pays sur le point de faire face à une grande guerre.

Le grand frère honorifique de Tomoe qui était aussi le roi de ce pays, Souma, était sur le point de partir en guerre contre le général de l’Armée, Georg Carmine. La raison pour laquelle Tomoe et le groupe étaient venus à la réserve de rhinosaurus était pour l’aider à préparer cette bataille. Comme les rhinosaurus pouvaient transporter de grandes quantités de marchandises en une seule fois, on s’attendait à ce qu’ils aient un rôle clé à jouer dans le conflit à venir.

« ... Je me demande si Grand Frère va bien, » chuchota Tomoe en regardant les rhinosaurus grignoter l’herbe. Quand ils l’avaient entendue, Poncho et Serina avaient placé leur main sur sa tête en silence.

« T-Tout ira bien, » déclara Poncho. « Avec les muscles d’Aisha et le cerveau d’Hakuya, Sa Majesté a beaucoup d’individus talentueux réunis autour de lui. C’est pour ça que tout se passera bien, oui... probablement. »

« Poncho, vous devez le dire avec plus de confiance, sinon vous allez l’inquiéter, » déclara Serina.

« J-Je suis terriblement désolé ! » Poncho s’était assis droit comme une baguette.

Le regardant avec un sourire ironique, Serina tapota doucement Tomoe sur la tête. « J’ajouterais que Poncho gère tout ce qui concerne le ravitaillement. Il ne semble peut-être pas fiable, mais c’est une personne digne de confiance. C’est pourquoi Sa Majesté et les autres ne peuvent pas échouer. »

Ce qui n’était pas caractéristique pour Serina, c’était que ses paroles témoignent d’une foi totale envers celui dont elle avait parlé. Tomoe était surprise de l’entendre parler de Poncho comme ça, mais quand elle s’était rendu compte que c’était pour l’encourager, elle avait souri et lui avait fait un salut. « Oui, madame ! Je crois aussi en Grand Frère et Grande Sœur ! »

En entendant la joyeuse réponse de Tomoe, Poncho et Serina avaient souri.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre.

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