100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 69 – Partie 4

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Leurs combats

Partie 4

***Point de vue d’Elliessara***

Quelle était la meilleure façon de décrire cette scène qui se déroulait devant moi ?

Un massacre joué par les dieux de la légende ?

Initialement, je pensais que ce serait un combat assez serré avec notre camp qui réussissait à peine à remporter la victoire, mais aucun de ceux qui avaient reçu de l’équipement d’Alkelios n’était mort et tous les membres éveillés supérieurs du côté ennemi tombaient comme des mouches face aux nôtres.

Il y avait aussi la question de son rugissement. Un dragon avec une autorité aussi puissante ne devait pas m’échapper. Certes, Alkelios était déjà marié et, même s’il avait juré fidélité à notre royaume, cela ne suffisait pas.

Embryger enverrait certainement une princesse pour tenter de conquérir son cœur ou utiliserait cette bataille pour s’assurer qu’il ne tomberait pas dans nos mains. Il est trop précieux pour permettre à quiconque d’autre que la famille Seyendraugher de l’avoir, du moins des familles royales. J’avais réfléchi à ça puis j’avais fermé les yeux, pensant à un complot pour le faire nôtre.

« Seryanna est le problème... » Murmurai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, maman ? » Me demanda Elleyzabelle.

Quand j’avais ouvert les yeux et que je l’avais regardée, je lui avais demandé : « Ma fille, as-tu déjà choisi un mari ? »

« Hein ? Est-ce vraiment le bon endroit pour en parler ? » Demanda-t-elle avec un sourire ironique.

« GAAH! CELA BRÛLE ! » Cria un dragon de douleur alors qu’il était brûlé par les flammes d’autres dragons.

Il devait être de l’élément du vent, sinon sa voix n’aurait pas pu nous atteindre. De telles choses se produisaient de temps en temps avec ces dragons, mais quel choix du moment il avait ? Néanmoins, je n’avais pas quitté ma fille du regard.

« Oui. » Répondis-je avec un sourire.

Elle avait regardé à gauche où nos troupes massacraient l’ennemi, puis s’était retournée vers moi.

« Non, maman, je ne l’ai pas fait. » Me dit-elle.

« Est-ce vrai ? » Répondis-je, puis j’avais levé les yeux au ciel.

« Pourquoi me demandes-tu cela ? » Elle fronça les sourcils.

En la regardant, je lui avais dit avec un sourire « Tu devrais savoir pourquoi, mais est-ce que tu veux jouer cette carte dangereuse ou pas ? » Lui avais-je demandé.

Elleyzabelle était l’une de mes filles qui n’avaient encore accepté aucun dragon pour faire partie de sa vie. En même temps, elle avait fait de son mieux dans le monde politique compliqué de notre royaume. Si c’était elle, alors certainement elle savait de quoi je parlais.

« Sera-t-il le seul ? » me demanda-t-elle.

J’avais secoué ma tête.

« Non, ce sera juste une formalité pour empêcher les autres nobles et princesses d’essayer de nous l’enlever. De cette façon, Seryanna et peut-être plus tard Kataryna pourront toutes les deux jouir de leur monopole sur lui, » lui avais-je dit.

« Si c’est comme ça, ça ne me dérange pas, mère. » Elleyzabelle hocha la tête.

Je savais que je pouvais compter sur elle, avais-je pensé.

BOOM !

Une explosion s’était produite non loin de moi, mais Reyades avait bloqué l’onde de choc et les débris avant qu’ils ne nous parviennent.

« Qu’est-ce qui se passe ? » Demandai-je alors que je me couvrais la bouche avec ma manche pour ne pas respirer la poussière.

« Il semble que nous soyons attaqués, mais… étrange… J’étais certain d’avoir sécurisé la zone il n’y a pas si longtemps. Comment ont-ils pu se faufiler devant moi ? » Se demanda Leone en s’approchant de moi.

« Ce doit être l’homme humain qui se téléporte, » déclara Elleyzabelle.

« Tch ! Ce Draejan pourri et ses petits tours ! » Murmura Reyades en gardant les yeux rivés sur l’ennemi, prêt à me défendre de toute attaque imminente.

« Tuez la reine ! » Cria l’un des soldats ennemis.

Quelques milliers de personnes s’étaient précipitées hors de la forêt et avaient affronté les soldats postés à cet endroit. Normalement, cela aurait été une sage décision qui aurait abouti à la perte de vie, mais j’avais avec moi trois des meilleurs éveillés supérieurs du royaume.

« Tuez-les tous. » Je leur avais ordonné cela et j’avais couvert ma bouche et mon nez avec mon éventail, pour que l’ennemi ne puisse pas me voir lancer de la magie défensive.

C’était vrai que le poison m’avait affaiblie, mais grâce à Alkelios, je me sentais mieux jour après jour. Si je devais intervenir, je pourrais même me battre avec eux, mais il était trop tôt pour révéler cette carte à mon ennemi.

« Comment osez-vous ! » Cria Malavan alors qu’elle lançait plusieurs centaines de lances d’un coup.

Elle était ma meilleure guérisseuse et quelqu’un qui avait généralement un comportement calme, mais quand quelqu’un lui marchait sur la queue, cette dragonne aux cheveux noirs pouvait se montrer très méchante.

Tandis qu’elle visait l’ennemi avec ses lances, je pouvais voir Leone lançant plusieurs faux du vent et se préparant à attaquer avec une volée de flèches de vent. Il était doué pour répandre ma voix sur le terrain, mais était également un excellent combattant. Leone n’était pas le type de dragon que l’on devrait sous-estimer à cause de son attitude calme.

Sur le champ de bataille, il était le meilleur dragon pouvant lancer de la magie à longue portée. Ses vents et ses flèches pourraient percer n’importe quelle armure et traverser tout un champ de bataille avec une précision extrême. Son meilleur sortilège s’appelait Flèche de vent et, grâce à cela, il pouvait tuer un dragon à une distance de deux kilomètres, mais plus la cible était éloignée, plus l’attaque était faible. C’est la raison pour laquelle il n’était pas préférable d’utiliser contre des commandants ou des dragons de haut rang, à moins de savoir avec certitude que cette attaque pourrait le tuer.

De courtes distances, cependant, c’était une attaque perçante.

« Flèche de vent ! » Leone jeta le sort et celui-ci fit un trou dans au moins vingt dragons qui faisaient la queue.

Ensuite, il avait lancé une Salve de Vent et plus de cent dragons étaient tombés au sol, leurs corps transpercés et découpés par ses flèches.

« Leone, assure-toi de raconter à mon mari ce qui s’est passé ici. Je ne souhaite pas qu’il revienne pour vérifier si tout va bien pour moi. » avais-je dit au dragon.

« Comme vous l’ordonnez, Votre Majesté ! » déclara-t-il en inclinant la tête.

« Tsunami de Piques de terre ! » avait crié Reyades en lançant l’une de ses attaques les plus puissantes.

Du sol, des pointes aussi pointues que des aiguilles et atteignant six mètres de long avaient poussé vers le ciel, perçant et embrochant tout pauvre dragon qui se trouvait sous elles. D’innombrables dragons avaient succombé à cette attaque qui s’était étendue plus loin vers la forêt comme une vague imparable.

Malavan n’avait accordé aucun moment de repos à ses adversaires et les avait immédiatement attaqués à distance avec des flèches de lumières dirigées vers leurs organes vitaux. Leone avait fait de même avec ses faux de vent.

Pendant ce temps, je restais sur mon siège et attendais patiemment que leur combat se termine. Cela ne durerait pas longtemps. Après tout, ils étaient trois éveillés supérieurs à qui on avait confié la tâche de me protéger. Cependant, même si, par une chance absurde, ils réussissaient à se glisser au travers, j’avais encore quelques tours dans mon sac pour m’échapper ou tuer mon adversaire.

Si les ténèbres d’Alkelios persistaient encore maintenant, cette attaque sournoise aurait été gérée avec une facilité déconcertante. Ainsi, ils avaient encore la possibilité d’esquiver ou de bloquer une ou deux attaques. C’était pour eux une perte de temps, car je m’assurerais qu’aucun d’entre eux ne survive. Mon ordre était assez clair, après tout.

Maintenant, je me demande comment Alkelios va traiter avec mon petit-fils. Va-t-il le tuer ou l’épargner ? avais-je pensé alors que je levais les yeux et regardais les deux dragons s’affronter au loin.

***

***Point de vue d’un soldat au hasard***

J’avais rejoint cette guerre parce que je voulais protéger ma famille. Je voulais me battre et montrer que j’étais un dragon digne d’être appelé père et mari, mais lorsque j’avais jeté un œil à la horde que nous avions devant nous, je n’avais pu m’empêcher de frissonner de peur.

C’était alors que le rugissement de Sa Majesté nous était parvenu. Cela nous avait remplis d’espoir et d’énergie. Je pouvais me sentir prêt à serrer mon épée et à repousser la peur dans mon cœur, mais j’avais toujours du mal à faire un pas en avant et je n’étais pas le seul...

Tout le monde autour de moi marchait d’une manière incertaine parce que nous ne savions pas si nous pourrions gagner cette bataille. Que pourrions-nous faire ? Nous étions si peu nombreux... et tellement nombreux...

C’était alors quand le deuxième rugissement était venu.

Comme une vague d’énergie pure, il s’était précipité sur nous, enlevant toute sorte de peur et de doute de nos cœurs. Mes mains tremblaient et mon cœur battait vite, mais pas à cause de la peur, non... c’était la confiance et l’envie de se battre.

Je... je souris ? avais-je pensé en sentant les coins de mes lèvres se lever.

Tout le monde autour de moi était comme ça. Il y avait une énergie imparable à l’intérieur de nous, une poussée d’adrénaline qui nous disait qu’il était impossible de perdre, alors nous avons crié :

« POUR ALBEYATER ! »

Alors que nous courions vers l’ennemi, j’avais levé les yeux et vu une scène que je n’oublierais jamais de toute ma vie.

Sur une dragonne rouge en forme de bête, entourée d’une dragonne à écailles noires, et d’une à écailles d’argent et d’un dragon à écailles blanches, un seul dragon en forme de demi-bête brandissait deux épées une de ténèbres et une de lumière.

Quand je l’avais vu chargé comme ça vers la horde de dragons ennemis, j’avais eu l’impression de voir un héros, non... une légende vivante.

Sans crainte, sans doute, avec une force inégalée et la volonté de vaincre des armées, ce dragon s’était précipité au combat.

Y avait-il des mots pouvant décrire ce dragon ? Y avait-il un moyen d’expliquer sa grandeur ? Plus que le roi, plus que la reine, je pensais que si je le suivais, et que si nous le suivions dans une bataille, nous gagnerions.

Ce dragon était comme une étoile intouchable, un sommet inaccessible... ou alors j’étais inspiré de le croire, mais je me sentais comme si je n’étais pas le seul.

Quand j’avais regardé autour de moi, j’avais vu d’innombrables autres personnes regarder le ciel, suivre ces braves dragons des yeux, se demandant qui ils étaient et comment ils pourraient être si héroïques ?

« POUR ALBEYATER ! » avais-je encore crié, mais cette fois en les regardant alors qu’ils se heurtaient à l’ennemi.

Avec eux devant nous, je sentais que cette bataille serait notre victoire garantie. Nous avions des légendes de notre côté tandis que notre ennemi avait des traîtres. Peu importe leur nombre, nous finirions par gagner !

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4 commentaires

  1. Oups, encore un qui va polygame 😰 Merci pour la bataille 😈

  2. merci beaucoup pour cette quatrième partie, hâte de lire le combat entre A et D...^^

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