100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 65 – Partie 1

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Chapitre 65 : Réunion de guerre

Partie 1

***Points de vue de Feryumstark***

Depuis le retour d’Alkelios de la forêt Seculiar, j’avais été plus actif et ma femme, la reine l’était aussi. Je passais de temps en temps ici au moins une heure par jour pour écouter diverses plaintes et propositions de nobles respectables.

En bref, nos vies en tant que roi et reine du royaume d’Albeyater revenaient à ce qu’elles étaient il y a tant d’années avant que cet événement maudit n’arrive. Presque perdre mon meilleur ami et ma femme en quelques décennies à cause de trahisons et de complots contre la couronne n’était pas une chose à laquelle je pouvais facilement faire face. Quant à ceux qui étaient derrière cela, c’était encore un mystère. Après tout, l’assassin devait avoir quelqu’un dans le royaume pour pouvoir franchir nos défenses. L’attaque sur l’ancienne terre des Draketerus avait également été planifiée presque parfaitement. Ils savaient quand et comment frapper.

En tant que roi et tacticien militaire, j’avais trouvé la stratégie presque parfaite. La raison pour laquelle je pensais que c’était « presque » parce que l’ennemi n’avait jamais considéré la véritable puissance de Brekkar. Il était le seul éveillé à participer à cette bataille et au moment où les autres arriveraient, il était déjà trop tard. Alkelios avait appelé cela une Blitzkrieg, une guerre rapide comme l’éclair qui avait duré plusieurs jours et non pas des mois ni des années.

Aujourd’hui, comme toujours, j’étais arrivé dans la salle de trône après avoir déjeuné et bu une tasse de thé avec ma femme. Je m’étais assis sur mon trône et j’avais pris la pile de papiers qu’Elovius m’avait préparés. C’était les rapports qu’il avait compilés, que je devais lire aujourd’hui. Normalement, ce travail était davantage destiné à un bureau ou à une salle d’étude, mais je n’avais pas envie de m’asseoir devant mon bureau aujourd’hui.

En les lisant, je fronçai les sourcils. Quand j’avais eu fini, j’avais mis la pile sur mes genoux et j’avais regardé le Premier ministre qui se tenait à côté de moi.

« As-tu vérifié que les informations écrites ici sont vraies ? » Je lui avais demandé cela.

« Oui, Votre Majesté. » Répondit Elovius en s’inclinant.

« Alors… ça veut dire que Draejan est un traître. » Je poussais un soupir.

Quelqu’un de ma propre famille m’avait trahi. Ce n’était pas impensable, mais pour les dragons, c’était un événement extrêmement rare. Dans le cas des humains, cependant, j’avais entendu dire que leurs rois ne faisaient même pas confiance à leurs propres femmes, encore moins à leurs enfants ou leurs neveux.

« Il semblerait que oui. Le prince Kryogan, qui est actuellement ambassadeur d’Albeyater dans l’empire d’Embryger, a envoyé un rapport dans lequel il affirmait qu’une des factions politiques de l’empire s’éloignait de leur autorité. Il semblerait qu’ils essaient de gagner des faveurs de la princesse qu’ils soutiennent pour monter sur le trône. Au même moment, la princesse Saluka Fer, qui est mariée à la famille ducale Bryghtanar de l’empire Embryger, a envoyé un rapport avec la signature de son mari nous avertissant de ce mouvement possible et que nous ne devions pas être trop directe à juger comme si c’était un ordre direct de l’impératrice ou de l’empereur, » avait-il expliqué.

« Hm, une faction ? Y a-t-il des factions dans notre royaume ? » Je lui avais demandé cela par curiosité. La principale différence entre une faction et un parti réside dans le fait que le premier vise le trône, tandis que le second se concentre sur les jeux politiques au sein du royaume, luttant pour la terre et l’autorité tout en maintenant leur loyauté envers le roi et la reine actuels.

« Aucune dont je suis au courant. Cependant, comme je l’ai mentionné, je pense personnellement que le prince Charmeill est un candidat fort après le départ à la retraite de Votre Majesté. Bien que, récemment, je vois la princesse Elleyzabelle et Joséphine se rattraper. Cependant, elles ont encore beaucoup à apprendre et malheureusement, la princesse Joséphine est trop obstinée pour trouver un moyen de mettre fin à la guerre contre les humains et, si elle est mise sur le trône, elle pourrait négliger notre propre politique draconienne, » avait expliqué Elovius.

Bien que Charmeill soit le premier prince et lui le second, il n’était pas intéressé par le trône et était bien actuellement avec son poste de Premier ministre. Si cela ne tenait qu’à moi, je penserais qu’Elovius était bien meilleur que Charmeill, mais ce dernier était également un éveillé supérieur. En ce qui concerne les dragonnes, seule la première princesse Natalia avait atteint l’éveil supérieur. Malheureusement, elle ne s’intéressait pas à la politique et préférait passer son temps sur le champ de bataille.

Il y avait aussi Baluth qui avait atteint l’éveil supérieur il n’y a pas si longtemps, mais son objectif était de devenir un général comme Brekkar, qu’il vénérait comme un modèle.

Ces enfants me faisaient craindre pour l’avenir de mon royaume et m’empêchaient de prendre une retraite anticipée.

Poussant un soupir, j’avais regardé Elovius et lui avais demandé : « nous devons donc nous attendre à un rassemblement possible des forces ennemies dans les prochains mois ? »

« Oui, mes estimations se situent dans les six à huit prochains mois, selon le temps qu’il faudra à ces troupes pour arriver à nos frontières. Quant à une estimation de leurs effectifs, environ 2 éveillés supérieur et 40 000 soldats, » avait-il déclaré en me montrant le rapport de la puissance de combat de ladite faction.

« Hm, donc, le duc Hallagan, le marquis Fervanis et plusieurs barons dont je n’ai jamais entendu parler… aucune dragonne ? » avais-je demandé en fronçant les sourcils.

« Aucune, Votre Majesté. C’est une faction exclusivement composée de dragon soutenant une princesse, » avait déclaré Elovius.

« Te rends-tu compte à quel point cela semble ridicule ? » Lui demandai-je en abaissant le rapport.

« Oui, Votre Majesté, et c’est pourquoi ni nous ni l’empire ne pensons qu’ils ont une chance d’atteindre le trône. À moins que… bien sûr, ils parviennent à conquérir Albeyater par eux-mêmes, » avait déclaré Elovius.

« Hm… dans ce cas, ils peuvent soit déclarer notre terre comme faisant partie de l’empire, soit la gouverner entièrement par eux-mêmes comme un État vassal, » avais-je dit en hochant la tête.

C’était une situation plutôt dangereuse, dans laquelle nous pourrions être ciblés par des dragons affamés.

« Cela signifie également que tes estimations sont fausses. Ils n’ont aucune chance de gagner avec une telle force, » déclarai-je en frappant l’estimation de mes doigts.

« Je le sais, mais les rapports confirment ces chiffres, Votre Majesté. » Répondit-il en s’inclinant.

Poussant un soupir, j’avais commencé à réfléchir à la façon dont Draejan était entré en jeu dans tout cela.

À ce moment, cependant, un messager était entré dans la salle du trône et s’était agenouillé devant nous. Sa respiration était agitée, montrant qu’il était venu en courant. J’avais pris cela comme un signe de l’urgence de ce message.

« Votre Majesté, je suis venu vous annoncer que la duchesse Marchialle a été assassinée par des dragons inconnus sans ailes il n’y a pas si longtemps, » avait-il déclaré en un souffle.

« QUOI ?! » avais-je crié en me levant du trône.

C’était une très mauvaise nouvelle. La duchesse était une amie proche de ma femme et elle entretenait également des liens étroits avec la guilde des marchands au sein du royaume. Entendre qu’elle avait été assassinée à avait fait bouillir mon sang et je ne pouvais qu’imaginer la douleur que ma femme allait subir après cela.

Ensuite, un autre messager était entré de la même manière.

« Votre Majesté, je suis venu vous annoncer que la vicomtesse Mercuria a été assassinée par des dragons inconnus sans ailes il n’y a pas longtemps, » avait-il déclaré en un souffle.

Et un autre entra peu après.

« Votre Majesté, je suis venu vous annoncer que le duc Galbarian a été assassiné par des dragons inconnus sans ailes il n’y a pas longtemps, » avait-il déclaré en un souffle.

Après lui, j’en avais vu un autre entrer et j’avais dégluti en me demandant ce qui se passait.

« Votre Majesté, je suis venu vous apprendre que la ville de Melles est assiégée par des bandits. La même chose pour la ville de Naver, Ugen et Unvar. Dans le rapport, il est écrit que les villes d’Onias, Nalta et de Nezv sont toutes tombées sous le siège des bandits, » expliqua-t-il.

J’avais dégluti quand j’avais entendu cela.

En regardant Elovius, j’avais vu qu’il était lui aussi choqué par cette nouvelle. Il était néanmoins absolument ridicule d’assiéger une ville avec des bandits. Ils ne pourraient jamais espérer gagner cette bataille, cependant, à long terme, cela signifiait obliger le personnel militaire à rester sur place pour protéger la ville. Les marchands étaient également contraints de s’arrêter avec leurs caravanes, ce qui allait entraîner une perte de profits et de biens, ce qui aurait un impact direct sur l’économie du royaume.

« Votre Majesté, c’est… » Elovius était à court de mots.

J’avais rapidement renvoyé les messagers et leur avais dit de voir quels autres rapports allaient arriver.

« Appelle Brekkar et vois si un autre assassinat a eu lieu aujourd’hui. Fais-en une priorité, » avais-je ordonné.

« Comme vous le souhaitez, Votre Majesté ! » Il s’inclina puis partit.

Poussant un lourd soupir, je m’étais adossé à mon trône et j’avais regardé le plafond. Dans mon esprit, j’avais répété les paroles prononcées par les messagers et marquées sur la carte de mon royaume. Avec ces attaques et la menace de la faction de l’Empire d’Embryger d’agir contre nous, je commençais à voir des liaisons. S’ils gagnaient cette guerre à venir, ces bandits assiégeant mes villes deviendraient les héros du nouvel âge.

C’était gênant et inquiétant. L’armée de mon royaume était déjà infirme et la majeure partie se trouvait sur le front occidentale sous le commandement de Charmeill et de Natalia, s’assurant que les humains n’attaquaient pas.

Cependant, si j’envoyais Kataryna et Alkelios dans ces villes, ces sièges se finiraient en quelques jours. Ceci, cependant, ne voulait pas dire que mes troupes ne souffriraient pas d’épuisement et d’une baisse de moral. Si tel était le but, il était fort probable que les quelques mois d’estimations d’Elovius se soient transformés en quelques semaines. Sinon, il n’y aurait aucun avantage à assiéger ces villes. Dans quelques mois, toutes les pertes seraient amorties.

Pour le moment, je m’étais levé et j’avais ordonné que tous les rapports urgents soient présentés directement au Premier ministre. Pendant ce temps, j’étais allé voir ma femme et vérifier comment elle allait. Je devais également lui annoncer la mort de son amie.

Cela ne va pas être facile… Pensais-je en quittant la salle du trône.

Elliessara avait appris la nouvelle de l’assassinat de la duchesse sans fondre en larme ni rien de ce genre. Si quelqu’un l’avait vue à ce moment, ils auraient pensé qu’elle n’était qu’une dragonne froide, mais je la connaissais mieux que quiconque. La nouvelle la frappe fort, mais ce n’était pas la première fois qu’elle perdait un ami ou un membre de sa famille. Ce ne serait pas la dernière fois non plus. Au cours des siècles passés, nous avions tous deux perdu beaucoup de ceux qui nous étaient chers. Ce n’était peut-être que par pure chance qu’un seul de nos enfants est décédé jusqu’à présent. Bien que, nous aurions tous deux préféré que tous survivent, mais peut-être que ce fût trop demander et les dieux nous ont prit Coshun ?

Pour le moment, je l’avais réconfortée du mieux que je le pouvais. Puis quelques heures plus tard, j’étais retourné sur mon trône, où je m’étais assis et j’avais attendu qu’Elovius se présente avec son rapport.

Le premier à entrer, cependant, fut Sire Seryanna Draketerus, la femme d’Alkelios Yatagai Draketerus. Elle traînait derrière elle une dragonne nue et inconsciente attachée avec une corde de manière à ce qu’aucune de ses parties intimes ne soit visible. Il vaudrait mieux dire qu’elle l’avait littéralement enroulée de corde.

« Votre Majesté. » Dit-elle en s’agenouillant devant moi.

« Sire Seryanna, qu’est-ce que c’est que… ça ? » Lui demandai-je en désignant celle qu’elle avait apportée.

« Un assassin. » Répondit-elle calmement.

« Hein ? » Je plissais les sourcils.

Puis, alors qu’elle expliquait l’attaque, les portes s’ouvrirent à nouveau. Cette fois, c’était Kataryna qui était entrée en traînant derrière elle deux dragons gelés. Ils étaient dans deux gros blocs de glace, et je pouvais dire que le temps qu’il avait fallu pour les emprisonner avait duré moins d’une seconde.

« Votre Majesté. » La dragonne me fit un sourire puis regarda Seryanna. Elle acquiesça et dit : « Bonjour, Seryanna. »

« Bonjour, Kataryna. Des assassins ? » Demanda Seryanna pendant que je regardais leurs « prises ».

« J’ai un mauvais pressentiment à ce sujet... » Murmurai-je.

À ce moment, Kléo entra dans la salle du trône et me salua avec un sourire.

« Votre Majesté. » Dit-elle.

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6 commentaires

  1. merci pour cette première partie, hâte de lire la suite^^.

  2. Merci pour le chapitre ! Des assassins ?

  3. Merci pour le chapitre

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