Strike the Blood – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 3

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Chapitre 1 : Le Sanctuaire des Démons

Partie 3

Probablement une frappe à paume ouverte, pensa-t-il.

Mais quoi qu’il se soit réellement passé, il n’y avait aucune possibilité pour Kojou d’en avoir une compréhension exacte. Ce qu’il avait compris, c’est qu’en un seul coup, les bras de la petite fille avaient envoyé au loin un homme adulte.

Il n’avait senti aucun flux de magie. Il n’avait pas senti les actes des esprits. Parmi les possibilités restantes, une sorte de qi gong ou peut-être art arcanique. Quoi qu’il en soit, il n’y avait aucun doute que la jeune fille possédait de bonnes capacités.

Kojou avait supposé que la jeune fille pourrait être beaucoup plus âgée qu’elle n’en avait l’air, mais il s’était immédiatement corrigé : non, c’est impossible. Il n’y a pas... il ne peut pas..., aucune espèce à longue durée de vie ne porterait de jolies et mignonnes culottes comme ça.

L’homme qui avait été emporté semblait être une sorte d’anthropomorphe, en d’autres termes, un loup-garou ou l’un de ses proches cousins. Bien qu’il ne semble pas si puissant, sa force physique et sa robustesse surpassaient de loin celles d’un être humain. Pourtant, le fait de recevoir un seul coup de la part d’une fille délicate l’avait envoyé se fracasser contre un mur, d’où il ne bougeait pas.

« Cette gamine est une Mage d’Attaque... !? » L’autre homme avait été en état de choc, et avait finalement crié une fois qu’il avait retrouvé ses sens.

Un Mage d’Attaque Neutralisateur de Démon était un terme fourre-tout pour les êtres humains qui possédaient diverses compétences, telles que la sorcellerie et le pouvoir spirituel, pour s’opposer aux êtres démoniaques. Qu’ils soient employés par des armées, des unités de police du S.W.A.T., des sociétés privées de sécurité ou d’autres organisations, ils appartenaient à de nombreux groupes, et les compétences qu’ils utilisaient étaient présentes dans de nombreuses variétés, mais quoi qu’il en soit, il n’y avait aucun doute qu’ils étaient les pires ennemis des êtres démoniaques. Ce n’était pas qu’un petit nombre de Mages d’Attaque qui gagnait leur vie exclusivement en tant que chasseurs de démons, en agissant comme des assassins.

Bien sûr, dans le Sanctuaire des Démons de la Ville d’Itogami, les activités des Mages d’Attaque étaient aussi strictement réglementées que celles des démons. Au moins, on ne se ferait pas attaquer pour avoir parlé à une fille sur le bord de la route.

Mais, l’homme était sûrement perturbé parce que c’était arrivé si soudainement.

Son expression était tordue par la peur et la colère, et sa vraie nature démoniaque s’affirmait. Yeux pourpres. Et... des crocs.

« Un type D... ! » murmura Kojou.

L’expression de la fille était devenue sinistre. Parmi les différents types de vampires, le type D désignait ceux qui revendiquaient le « seigneur de guerre perdu » comme Primogéniteur, qui était issu principalement en Europe. Ils se trouvaient être les vampires qui correspondaient le mieux aux perceptions communes des êtres humains au sujet des vampires.

Qu’est-ce que tu vas faire ? se demandait Kojou, déconcerté.

Si vous aviez des pensées normales, alors vous devriez aller sauver une fille attaquée par un vampire, mais il semblait que cette fille n’était pas une lycéenne ordinaire.

Pour commencer, la jeune fille suivait Kojou partout. Au pire, elle était l’ennemie de Kojou. Les chances qu’une Mage d’Attaque ciblerait Kojou n’étaient certainement pas nulles.

Mais même ainsi, il ne pouvait pas laisser aller cette situation.

Son adversaire n’était pas un démon ordinaire. C’était un vampire. Peu importe à quel point elle était une Mage d’attaque, il ne pensait pas qu’elle pouvait vaincre un vampire toute seule.

Même si cela se déroulait avant le coucher du soleil, les vampires possédaient des pouvoirs physiques qui dépassaient de loin le bon sens et résistaient aussi à la magie. Et ils avaient des capacités de régénération incroyables. De plus, ils avaient un autre atout à jouer, adapté à ceux qu’on appelle les Seigneurs du monde démoniaque.

« ... Shakti ! Sors de là ! » cria l’homme vampire, un instant plus tard, et quelque chose avait jailli de sa jambe gauche.

Cela ressemblait à du sang frais, mais ce n’était pas du tout du sang. C’était du feu noir, scintillant comme le yin et le yang.

De ce feu noir émergea finalement la forme déformée d’un cheval.

Son hennissement aigu avait fait trembler l’air, les flammes qui l’enveloppaient avaient brûlé l’asphalte.

« Vous employez un Vassal Bestial au milieu d’une ville... ! » cria la fille avec une expression de colère.

Le bracelet que l’homme portait à la main gauche, après avoir détecté une magie offensive, avait commencé à émettre une alarme sonore. Une sirène avait retenti, exhortant les personnes du centre commercial à évacuer.

Un Vassal Bestial. Oui, le monstre que l’homme avait convoqué était un familier appelé Vassal Bestial.

L’existence des Vassaux Bestiales était la raison même pour laquelle les Mages d’Attaque craignaient les vampires.

Il y avait de nombreuses races de démons qui égalaient les vampires en force brute, en agilité et en pouvoirs spéciaux innés. Malgré cela, pourquoi craignait-on seulement les vampires en tant que seigneurs du monde démoniaque... ?

La réponse était les Vassaux Bestiales.

Les Vassaux Bestiales possédaient une variété de formes et de capacités. Cependant, même les moins puissants d’entre eux avaient largement surpassé la force de combat d’un hélicoptère d’attaque ou d’un char d’assaut lourd à la fine pointe de la technologie. On disait que les Vassaux Bestiales employés par les « Anciens » étaient capables de souffler des villes entiers.

Naturellement, le Vassal Bestial du jeune homme n’était pas capable de faire ça. Cependant, il ne faisait aucun doute que le cheval fantôme incandescent pourrait faire assez de dégâts en courant simplement pour mettre le feu à tout le centre commercial.

Il s’était retourné et avait lâché une dangereuse bête appelée comme ça contre une fille toute seule.

Il était sûr que l’homme qui se prenait pour un seigneur n’avait jamais utilisé un Vassal Bestial sur un humain à l’extérieur d’un laboratoire. Son expression était saisie par la peur, et la tension du feed-back magique apparemment lourd.

Le Vassal Bestial qu’il avait libéré le laissait dans un état de quasi-folie, fauchant les arbres le long de la rue et faisant fondre les lampadaires en métal. Il s’agissait littéralement d’une masse d’énergie destructrice avec un esprit propre. Il était certain qu’un seul jet de flamme transformerait le corps d’un être humain en cendres en un instant.

Malgré cela, le visage de la jeune fille ne montrait aucun signe de peur.

« Sekkarou... ! »

La fille avait sorti quelque chose de l’étui à guitare qui était encore sur son dos.

Ce n’était pas un instrument de musique, mais une lance en argent avec un éclat glacé.

En un instant, le manche de la lance s’était étiré, et en même temps, la lame principale qui semblait être stockée à l’intérieur s’était épanouie. Des lames latérales s’étendaient vers la gauche et la droite de la lame principale comme les ailes d’un avion de combat à géométrie variable. Son apparence était celle d’une arme raffinée par les temps modernes.

Mais il n’y avait aucun doute que c’était une arme pour effectuer des charges primitives. Il ne pensait pas qu’il pouvait s’opposer au Vassal Bestial qui diffusait d’énormes flammes. En effet, il doutait qu’une fille de si petite taille puisse même frapper avec une telle chose. Cependant, les yeux vifs de la jeune fille fixèrent froidement le Vassal Bestial alors qu’elle avançait près de lui.

Wwwfff. Une expiration silencieuse s’était échappée des lèvres de la fille.

La jeune fille semblait facilement contrôler la belle lance de près de deux mètres de long, la poussant vers le cheval fantomatique flamboyant qui courait comme un fou. Cependant, le cheval fantôme n’avait pas arrêté sa charge.

Le Vassal Bestial d’un vampire était une masse sensible de pouvoir magique si ultradense qu’elle prenait une forme physique. En d’autres termes, il s’agissait de magie pure. Une fois libéré, il n’y avait aucune chance d’arrêter un Vassal Bestial si ce n’était en l’écrasant avec une force magique encore plus puissante.

Pour la fille, le fait d’attaquer serait équivalent à faire face avec sa seule lance à un débordement de lave.

L’homme s’était mis à rire parce qu’il savait déjà tout ça. Ce n’était pas un rire confiant quant à la victoire. C’était un simple rire de soulagement. Il avait simplement peur d’elle. Il avait peur de la fille inconnue qui était une Mage d’Attaque et qui avait mis à terre son ami d’un seul coup...

Mais, en un seul instant, le rire de soulagement de l’homme fut empli par la peur.

« Qu... !? »

Car il avait vu que son Vassal Bestial s’était arrêté, empalé par la lance d’argent.

La jeune fille avait enfoncé sa lance sans dire un mot en un éclair. Le corps géant du cheval fantôme s’était alors déformé, puis il s’était déchiré et il avait disparu sans laisser de trace.

Cela avait été aussi rapide que d’éteindre la flamme d’une bougie. La silhouette du Vassal Bestial avait complètement disparu. Il ne restait plus que l’asphalte brûlé.

« I... Impossible ! Anéantir mon Vassal Bestial en un seul coup !? » s’écria l’homme.

L’homme avait eu un frisson très retardé face à la perte de son familier. Cependant, l’expression de la jeune fille était restée avec une grimace.

Elle avait regardé l’homme avec des yeux remplis de colère, avait posé sa lance puis elle avait chargé la silhouette à terre et paralysé de l’homme. Et, au moment où la lance d’argent était sur le point d’empaler le cœur de l’homme...

« Ola ! »

La pointe de la lance avait soudainement été déviée, changeant de cap.

« Hein !? » Les yeux de la jeune fille, débordants de rage froide, s’étaient écarquillé en raison de la surprise.

C’était Kojou qui se tenait là à côté d’elle.

Kojou avait sauté depuis là ou il se trouvait avant de frapper la lance, la déviant juste à temps. Il avait ainsi arrêté l’attaque de la jeune fille. Il n’avait pas voulu s’impliquer dans un combat entre un vampire et une Mage d’Attaque, mais il ne pouvait pas se contenter de rester en arrière quand une vie allait être prise. Il était certain que le vampire ne voulait pas mourir en étant empalé juste parce qu’il avait fait une tentative de flirt ratée auprès d’une lycéenne.

« Kojou Akatsuki !? Vous avez arrêté Sekkarou à main nue... ! »

La fille Mage d’Attaque avait sauté en arrière en affichant une expression choquée. Tandis qu’elle mettait une certaine distance entre eux, se méfiant de l’apparition soudaine de Kojou, elle avait atterri sur le toit d’un fourgon garé à proximité.

« Hé, toi. Attrape ton ami et casse-toi d’ici, » cria Kojou d’un ton agité à l’homme, toujours au sol et se trouvant derrière lui. « Et apprends déjà ta leçon. Ne drague plus jamais des lycéennes. Et n’utilise pas non plus les Vassaux Bestiales de manière irresponsable ! »

« O... oui.. D-Désolé... Je t’en dois une ! » répondit l’homme.

L’homme hocha la tête, le visage pâle, puis il emporta le corps inconscient de son ami. La fille les avait regardés avec des yeux hostiles.

Kojou avait alors fait un soupir exaspéré. « Vous aussi... Je ne sais pas ce que vous vouliez faire, mais c’est beaucoup trop. Laissez tomber, c’est tout. »

Lorsqu’elle entendit les paroles apparemment fatiguées de Kojou, les épaules de la jeune fille tremblèrent de surprise. Toujours sur ses gardes avec sa lance pointée vers lui, elle avait fait à Kojou un regard maussade.

Puis elle avait parlé sur un ton grincheux. « Pourquoi avez-vous interféré ? »

L’expression de Kojou était devenue encore plus fatiguée. « “Interfèrer”, hein ? Je pense qu’il est normal d’arrêter un combat qui se déroule devant vous. Et d’ailleurs, comment connaissez-vous mon nom ? »

« ... Se transformer en un démon dans un lieu public, et en outre, utiliser un Vassal Bestial dans une zone urbaine sont des violations flagrantes du Traité de la Terre Sainte. Personne ne remettrait en question mes actes même s’ils étaient tués, » déclara la fille.

« Même si vous dites ça, n’est-ce pas vous qui avez frappé la première ? » demanda-t-il.

« Ce n’est pas…, » la jeune fille se tut à mi-chemin comme si elle réfléchissait calmement à la question. Elle semblait se rappeler comment la dispute avec les hommes avait commencé.

Tu saisis maintenant ? pensa Kojou, en fixant la fille d’un regard fort.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais agiter cette chose et essayer de tuer des personnes, car votre culotte a été un peu visible, c’est un peu trop. Ce n’est pas parce que les démons sont concernés que..., » alors qu’il déclarait ça, Kojou s’était rendu compte qu’il avait fait une erreur.

La fille s’était remise mise en position avec la lance d’argent alors qu’elle regardait Kojou avec un visage dégoûté. « Par hasard, l’avez-vous vue ? »

« Ah, euh, c’est…, » les lèvres de Kojou tâtonnaient pour trouver une excuse.

Elle pensait sûrement que c’était un type qui avait abandonné une fille qui se faisait draguer, mais aussi qu’il avait sauvé arbitrairement des démons en train de devenir fou furieux dans une zone urbaine. Et comme c’était en fait le cas, tout ce qu’il pouvait faire était d’essayer de l’expliquer.

« Hé, franchement, ce n’est pas quelque chose sur quoi il faudrait s’énerver. Ce n’est pas comme si j’étais intéressé par les sous-vêtements d’une lycéenne. Et même s’ils étaient plutôt mignons... ce n’est pas comme si le fait de les voir devrait vous faire perdre votre calme. J’ai…, » déclara-t-il.

« ... »

Tandis qu’elle regardait Kojou faire excuse après excuse, la jeune fille avait poussé un profond soupir. Cependant, le regard méprisant qu’elle faisait vers Kojou était resté. Et cet instant, comme si le destin avait choisi de jouer un petit tour, le vent fort caractéristique des îles isolées avait soufflé à travers le centre commercial en bord de mer.

Alors qu’elle se tenait sur le toit du véhicule, la jupe de la jeune fille se souleva par hasard, permettant ainsi de clairement voir ce qui se trouvait.

Les mouvements de Kojou s’étaient alors arrêtés. Son regard avait été aspiré inconsciemment, le laissant incapable du moindre geste.

Un silence oppressant était tombé sur les lieux.

« Pourquoi les regardez-vous à nouveau ? » demanda la jeune fille, en gardant sa lance en position avec ses deux mains.

Sa voix avait finalement permis à Kojou, complètement gelé, de retrouver ses sens.

« Euh, attendez. Vous ne pouvez pas m’en vouloir pour ça. Tout cela est arrivé parce que vous vous tenez dans un endroit comme ça…, » répliqua Kojou.

« ... C’est bon. » La jeune fille avait dit cela d’une voix mesurée, regardant froidement un Kojou agité.

Elle avait arrêté de se tenir dans sa posture défensive, puis elle avait fait rétrécir sa lance allongée jusqu’à la ramené une fois de plus à la taille d’une guitare. Après ça, la fille l’avait replacée à l’intérieur de l’étui à guitare qu’elle avait fait tombée au sol sans bruit.

« Ah, attendez..., » comme elle était en train de partir sans dire un mot, Kojou avait réussi d’une manière ou d’une autre à l’appeler.

« Pervers, » la jeune fille avait jeté un coup d’œil à Kojou, laissant ce mot derrière elle, et cette fois-ci, elle avait tourné le dos à Kojou, s’enfuyant rapidement.

« ... »

Pff. Ayant été laissé seul, Kojou avait placé ses mains dans les poches de son parka et s’était appuyé contre un mur voisin, en expirant avec force.

Il sentait qu’il avait été arbitrairement et sévèrement jugé, mais pour une raison inconnue, il ne se sentait pas en colère contre la fille.

C’était probablement parce que le visage de la jeune fille était rouge comme une betterave juste avant qu’elle ne s’enfuie.

Aussi calme qu’elle prétende être, elle n’est encore qu’une enfant, pensa-t-il.

Ayant détecté le pouvoir magique d’un Vassal Bestial, la Garde de l’île serait sûrement là en un rien de temps. Il s’agissait d’agents anti-démon armés chargés de maintenir l’ordre public sur l’île. Même s’il se sentait un peu coupable, rester ici plus longtemps n’apporterait que des ennuis.

« Hmm... ? »

Ses sourcils s’étaient plissés alors qu’il remarquait tardivement quelque chose qui était tombé dans la rue.

Il s’agissait d’un simple portefeuille, avec une bordure rouge autour d’un fond blanc.

Il avait été divisé en deux parties, l’une pour les billets et l’autre pour la petite monnaie. Le côté billet contenait plusieurs billets de mille yens et un billet de dix mille yens. C’était une somme d’argent suffisante pour rendre Kojou jaloux, mais pas assez pour étourdir les yeux de qui que ce soit.

Le détenteur du portefeuille n’avait qu’une seule carte de crédit et une carte d’étudiant qui y était insérée.

La carte d’étudiant possédait une photo d’une jeune fille au visage souriant maladroitement, et un nom inscrit dessus, Yukina Himeragi.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre !

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