Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 8 – Chapitre 13 – Partie 5

Bannière de Rakudai Kishi no Cavalry ***

Chapitre 13 : La demi-finale enveloppée de nuages noirs

Partie 5

« Es-tu au courant ? Ce Shion est encore le meilleur de sa classe de l’année. »

« Comme c’est agréable d’avoir tout ce qu’on veut avec un peu de chance. »

« Ouais ouais ouais. Je pensais à l’incendie à l’école. Amamiya nous a sauvés, mais n’aurait-il pas pu en être la cause ? »

« C’est possible. Même le maire l’a loué. Cela l’a fait passer pour un héros. »

« Et le reste d’entre nous sont des figurants dans son histoire. C’est méchant. »

« Il est toujours numéro un avec sa chance quoiqu’il arrive. Je suis tellement jalouse. »

« Et on ne peut pas non plus l’énerver. Qui sait ce qu’il ferait. »

« Des trucs effrayants. Si nous ne continuons pas à agir amicalement… »

« On pourrait avoir un autre incendie. »

Personne ne lui faisait confiance. Personne n’avait apprécié ses efforts ou ses réalisations. Tout dans sa vie était comme du sable, lui glissant entre les doigts.

Ce pouvoir, cette capacité… J’aurais mieux fait de m’en passer...., pensa-t-il.

En entendant ce nom, de vieux souvenirs avaient refait surface. Des images du passé qu’il ne voulait pas voir, des efforts désespérés qu’il espérait voir récompenser. Sa tête lui faisait mal, et il avait essayé de se débarrasser de sa nostalgie.

« … Ikkki-kun, où as-tu entendu ce nom ? » demanda Amane.

Son passé avait été effacé quand il avait rejoint la Rébellion. Pourquoi quelqu’un qui n’avait aucun lien de parenté le saurait-il ? Ikki n’avait pas caché sa source.

« Du Premier ministre Tsukikage. Il m’a dit que vous choisiriez de perdre les demi-finales, mais cela aurait des répercussions négatives sur l’Académie Akatsuki, alors il m’a demandé de vous traîner sur le terrain en utilisant ce secret. Il m’a parlé de vous, le garçon nommé Shion Amamiya, » répondit Ikki.

Ce garçon avait vécu la moitié de sa vie liée par sa capacité anormale, une capacité qui lui donnait tout ce qu’il désirait, mais lui enlevait tout ce qu’il appréciait. Peu importe ses efforts, personne ne reconnaîtrait ses réalisations. Une bonne note de test n’était pas parce qu’il avait étudié durement. Une activité de club réussie n’avait pas été réalité parce qu’il avait bien agi. Il avait rassemblé son courage pour sauver ses camarades de classe d’un incendie, mais ils l’avaient accusé de l’avoir allumé. Tout ce qu’il tentait d’attraper lui échappait.

Tout ce qui restait était une Gloire sans Nom.

Tout le monde autour de lui ne voyait que de la chance à sa place. Ils ne l’avaient pas vu, n’avaient pas reconnu son existence. C’était un fantôme, et si on peut appeler ça vivre, c’est ainsi que la moitié de sa vie avait été.

« En entendant cette histoire, les pièces du puzzle se sont mises en place. Depuis notre première rencontre, j’ai ressenti un dégoût pour vous. Je n’arrivais pas à comprendre, mais maintenant je sais pourquoi, » déclara Ikki.

Ikki repensa aux yeux sombres et chaotiques d’Amane, et le fait qu’il s’était demandé si les deux individus se connaissaient de quelque part. Ce n’était pas vrai, mais maintenant Ikki comprenait pourquoi il pensait ainsi. L’obscurité dans les yeux d’Amane reflétait une vie de potentiel nié, une vie dépourvue d’attentes et d’espoirs, une vie non reconnue par les autres. Et ce qu’Ikki voyait dans ces yeux, c’était lui-même, avant de rencontrer son grand-père. À l’époque où il ne croyait pas en sa propre valeur et se fermait au monde.

« C’est pour ça que j’étais dégoûté, que je n’arrivais jamais à m’entendre avec vous. Vous êtes ce pour quoi je me suis battu. Vous vous abandonnez au désespoir, » déclara Ikki.

Le Premier ministre Tsukikage avait dit qu’Amane enviait Ikki, parce qu’Ikki était quelqu’un qui ne se livrait pas au désespoir, qui croyait en son propre potentiel même quand personne ne le reconnaissait et qui, luttant pour s’améliorer. Il était devenu assez fort pour prendre le nom de Roi de l’Épée sans Couronne. Ikki avait réussi là où Amane avait échoué. Bien sûr. Amane envierait, et détesterait cela au point de vouloir le détruire, tout comme la Gloire sans Nom avait détruit Amane en lui-même. C’était devenu le seul but d’Amane, et c’est pourquoi Amane avait rejoint le plan de Tsukikage.

L’évaluation d’Ikki était brutale.

« Plus j’y pense, plus c’est idiot. Personne ne vous reconnaît, alors vous vous en prenez à moi ? Vous n’êtes alors qu’un gamin qui fait une crise de colère. Le Premier ministre m’a demandé de vous forcer à vous battre, et j’allais le faire pour mes propres raisons, mais honnêtement, à quoi cela sert-il ? Faites ce que vous voulez. Perdre ou ne pas perdre. Vous pouvez gâcher mon match contre Stella si ça vous rend si heureux. La chance n’a jamais été de mon côté, alors qu’est-ce qu’il y a d’autre contre moi ? Et de toute façon, ma promesse avec Stella est plus forte qu’un perdant et ses gémissements. Notre combat ne sera pas gâché par des gens comme vous, » déclara Ikki.

Il n’y avait pas de bluff dans les mots d’Ikki, seulement de la certitude. Maintenant qu’il savait qui était Amane Shinomiya, il ne considérait même pas le garçon comme un ennemi. Tout au plus, il était un caillou sur le bord de la route.

Amane avait entendu cette réponse et se mit à ricaner. « Hehe... ahahahaha ! »

Son corps tremblait comme un jouet cassé, pris dans les spasmes d’un rire incontrôlable.

« Ah, je vois… Je n’ai jamais parlé de mon passé à personne, mais c’est un Blazer qui peut trouver des trucs comme ça. Je ne pensais pas qu’il me trahirait, mais j’ai d’abord dévié de ma trajectoire, alors je ne peux pas me plaindre. Eh bien, le secret est dévoilé, donc tu as raison. Arrêtons de jouer la comédie. Tu as vraiment touché dans le mile, Ikki-kun. Je déteste les gens qui travaillent dur, et je déteste ceux qui sont récompensés pour avoir encore plus travaillé durement. Pourquoi est-ce juste que je ne reçoive jamais d’éloges maintenant ? Tu devrais être aussi nul que moi, alors je voulais ruiner tout ce que tu as gagné une fois en finale, mais nous y voilà. On dirait qu’il n’y a aucune raison d’attendre, hein ? » déclara Amane.

Amane avait admis la vérité sans remords et avait manifesté son Dispositif, Azur, un dans chaque main pour le poignarder avec force dans le sol de l’arène.

« D’accord, je ne renoncerai pas après tout. Le Festival des Sept Étoiles de l’Art de l’Épée n’est pas si intéressant, mais puisque tu t’en vantes, je veux voir comment tu vas lutter contre ma Gloire sans Nom. Voyons combien de temps tu peux lutter contre la déesse qui a détruit ma vie ! » déclara Amane.

L’arbitre avait essayé de protester contre la rétractation d’Amane de son retrait, mais Ikki avait manifesté Intetsu.

« C’est bon. Arbitre, s’il vous plaît, commencez le match, » déclara Ikki.

« Concurrent Kurogane… êtes-vous sûr ? » demanda l’arbitre.

Ikki hocha la tête.

« Je ne le poursuivrai pas s’il veut s’enfuir, mais je le combattrai s’il veut me faire face. Il doit répondre de la façon dont il a traité ma petite sœur, » déclara Ikki.

« Haha, ahhh Ikki-kun. Si peu de talent, mais toujours si juste. J’aime tellement ça chez toi, et je te déteste tellement que j’ai envie de te tuer, » déclara Amane.

La méchanceté d’Amane, qui ne se cachait plus, avait refroidi la colonne vertébrale de l’arbitre. Au-dessus d’eux, les corbeaux s’installant sur le dôme s’étaient envolés à l’unisson et le ciel s’était obscurci davantage, le tonnerre frappait au loin. Était-ce bien pour eux deux de se battre ? L’arbitre avait senti que quelque chose d’irréversible était sur le point de se produire… mais si les deux concurrents acceptaient de se battre, il ne pourrait pas arrêter le match.

« COMMENCEZ ! » déclara l’arbitre.

Et la deuxième demi-finale avait ainsi commencé.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

2 commentaires

Laisser un commentaire