Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 7 – Chapitre 8 – Partie 2

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Chapitre 8 : La salle médicale brumeuse

Partie 2

« V-Vous êtes venu sur le site de cet événement. Je ne le savais pas, » déclara Ikki.

« C’est un événement national. C’est évident pour moi, le chef de la branche japonaise, d’être ici. Sans compter que mes trois enfants y participent, » déclara Itsuki.

« C-C’est aussi vrai, ahah, » Ikki avait répondu à son père qui était soudainement arrivé ici, mais sa réponse avait été maladroite et son sourire était tremblant. Ce ne serait pas étrange, puisque son père avait vu son acte d’amour avec sa bien-aimée. Cette maladresse n’était pas une blague, et donc même Ikki serait comme ça.

… Assise sur la chaise pliante à côté d’Ikki, Stella affichait déjà une expression terrible sur son visage. Elle avait ses deux petites mains arrondies en poings pendant qu’elle les posait sur ses genoux et qu’il penchait la tête vers le bas, Stella tremblait. Ses oreilles étaient d’un rouge vif comme si le feu était sur le point de s’échapper hors ses lobes d’oreilles. Sa tête bouillait de trop d’embarras, à tel point que ses yeux tournoyaient autour d’elle. Elle pensait que même la fois où Ikki avait vu sa silhouette alors qu’elle se changeait il y a si longtemps était loin d’être aussi embarrassante que celle-ci.

Oh non… oh non… ! pensa Stella.

Ça aurait été mieux si ça avait été n’importe qui d’autre, mais c’était le père de son bien-aimé, qu’elle n’avait même pas rencontré une seule fois. Pour qu’il puisse voir leur scène d’intimité… elle voulait tuer la fille d’il y a une minute qui avait dit « Miaou ~ ». Elle serait sans doute perçue comme une fille idiote et dépravée. C’était la pire première impression.

Ahh... ! pensa Stella.

Pour être honnête, elle ne ressentait que du dédain envers le père d’Ikki. Il avait causé d’innombrables problèmes à Ikki. Stella ne pouvait même pas pardonner le moindre de ces actes. Mais, il était toujours le père d’Ikki, et il était aussi le chef de la branche japonaise de la Ligue des Chevaliers Mages. En tant que petite amie d’Ikki ou deuxième princesse impériale de Vermillion, ce serait terrible d’être vu comme une idiote.

Elle devait se rétablir d’une façon ou d’une autre. Sa tête surchauffée n’arrivait pas à réfléchir.

Puis Itsuki avait parlé. « Princesse Stella. »

« O-Oui !? » répondit Stella.

Son visage s’était levé et avait regardé vers Itsuki. À cet instant, Itsuki baissa profondément la tête vers elle.

« Je suis heureux de faire votre connaissance, Princesse. Je suis le père d’Ikki Kurogane, Itsuki Kurogane. Bien que mon fils ait été confié à vos soins, je m’excuse de m’être présenté si tard, » déclara Itsuki.

L-Le b-b-b-b-beau-père de m’a salué en premierrrr ! pensa Stella.

Peu importe qu’elle se soit rétablie, c’était un gros échec. Cela avait porté le coup de grâce. À maintes reprises, quelque chose dans la tête de Stella avait produit un *bang* et de la vapeur s’était échappée de là.

Qu-Que dois-je faire maintenant, selon l’étiquette japonaise ? Se demanda Stella.

Eh bien, Stella essayait désespérément de réfléchir à la façon de faire preuve de respect et de sincérité envers une personne plus âgée, mais sa gêne causée par les échecs répétés, en plus de la pression d’accueillir le parent de son amour, lui avait surchauffé la tête. Elle n’avait pas pu porter un bon jugement.

« Je suis Stella Vermillion ! Je ne suis pas grand-chose, mais traitez-moi bien ! » déclara Stella.

Elle avait utilisé des phrases japonaises étranges et s’était agenouillée sur place.

« … S-Stella, tu n’es pas censée dire “Je ne suis pas grand-chose”, mais “Bien que je sois indigne”. Et se prosterner, c’est peut-être un peu exagéré…, » déclara Ikki.

« Ah…, » s’exclama Stella.

Ikki souligna ces problèmes à voix basse, et les vertiges de Stella s’intensifièrent. En entendant cette salutation inhabituelle…

« … Hah, » un petit rire, mais clair était sorti de la bouche d’Itsuki. Dans la petite salle médicale silencieuse, les oreilles de Stella l’avaient bien capté.

Les épaules de Stella s’étaient mises à trembler. Les larmes coulèrent alors qu’elle considérait sa misérable performance. Elle voulait disparaître. Et puis, sur son épaule…

« … Stella, tu n’as pas besoin d’être si tendue, » la main d’Ikki vint doucement autour de son dos et il la soutint d’une étreinte, tout en la consolant. Puis Ikki fixa son père d’un regard aiguisé. « Elle est nerveuse de vous voir soudainement, Père. N’est-ce pas pas terrible de votre part de vous moquer d’elle ? »

En entendant ces paroles, Itsuki s’était sincèrement excusé. « Oh, toutes mes excuses. Je ne voulais pas me moquer d’elle. C’est juste… Je me suis souvenu que lorsque tu as été arrêté, tu t’es aussi mis à genoux pour saluer le père de la princesse Stella. Je trouve juste ça un peu amusant… ahhh, ne trouvez-vous pas que c’est proche ? »

« Quoi ? Attendez, Père ! » s’écria Ikki.

« … Ikki a fait la même chose ? » demanda Stella.

Face à l’événement embarrassant soudainement exposé, Ikki avait baissé la tête avec honte, ce qui avait confirmé la question de Stella.

Ikki aussi l’a fait…, pensa Stella.

« Aha... »

Sachant que l’homme qui la consolait avec un visage cool avait fait la même chose, les joues de Stella s’étaient relâchées. Sa nervosité s’était rapidement atténuée.

Visant probablement cette situation, Itsuki avait de nouveau parlé. « Merci beaucoup pour votre politesse. Continuez à vous entendre bien avec Ikki. »

En disant cela, il tendit la main vers Stella, et Stella répondit comme si elle sautait dessus.

« Oui, oui. Bien sûr ! … Ah, » répondit Stella.

Et puis, au moment où elle serra la grande main d’Itsuki, elle pensa… que cette main dure et travailleuse était un peu semblable à celle d’Ikki. La chaleur qui s’en était graduellement répandue était semblable.

D’une façon ou d’une autre… c’est différent de ce que je pensais…, pensa Stella.

Une main plus dure et plus froide… c’est ce qu’elle imaginait de cet homme. Après tout, c’était quelqu’un qui avait tourmenté son propre fils. Devant la réalité qui différait de son imagination, Stella était devenue un instant perplexe.

Alors qu’Ikki, dont l’acte honteux avait été révélé, était un peu gêné, il avait parlé. « Alors pourquoi êtes-vous venu ici, Père ? Se pourrait-il que vous ne vous sentiez pas bien ? »

Il demanda ceci à Itsuki, indiquant une nuance d’inquiétude. Après tout, ils étaient dans la salle médicale, et il pensait que la raison pour laquelle il serait venu ici serait probablement liée à la maladie.

Mais Itsuki l’avait nié dans sa réponse après avoir libéré sa main de celle de Stella. « Non. Je suis venu ici pour te voir. »

« Moi… ? » demanda Ikki.

« En effet. En tant que chef de la famille Kurogane, j’ai quelque chose à discuter avec Ikki Kurogane, » déclara Itsuki.

Non seulement Ikki, mais Stella avait aussi affiché de la nervosité face à ces mots. Quand Itsuki… le clan Kurogane bougeait, ce n’était rien de bon.

Ainsi, Stella s’appuya sur le bras d’Ikki, comme s’il le soutenait.

Une affaire avec la chef du clan Kurogane. En d’autres termes, une affaire avec la famille d’Ikki. Pendant un instant, elle avait pensé que sortir parce qu’elle était une étrangère était une question de bon sens, mais…

Je ne suis plus une étrangère… ! pensa Ikki.

Stella avait abandonné cette idée. C’était la copine d’Ikki… non, sa famille. Après la bataille avec Raikiri, leur relation était devenue comme ça, alors quoi que Kurogane fasse, elle protégerait Ikki cette fois. Elle ne voulait plus qu’il soit blessé. Comme si elle montrait une telle intention, elle resta à côté de lui, et choisit de s’opposer à Itsuki.

Itsuki semblait aussi lire l’intention de Stella dans ses yeux brûlants et il leur avait donc parlé de la raison de sa venue sans lui demander de partir. De sa voix lourde comme du plomb, il avait alors dit…

 

« Ikki. Je pense à te renier, » déclara Itsuki.

 

C’était une suggestion qui résolvait définitivement tous les problèmes tournant autour d’Ikki et du clan Kurogane.

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