Rakudai Kishi no Cavalry – Tome 4 – Chapitre 1 – Partie 3

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Chapitre 1 : Chapitre 1 : Camp de formation

Partie 3

« Oh, mon Dieu, la Princesse Écarlate a-t-elle vraiment perdu ? »

« Ouais, ce n’est pas possible. »

Deux filles regardant l’affrontement de loin soupireraient toutes les deux. Sur leurs bras, il y avait une bande jaune qui annonçait leur statut de membres du club de presse. Il s’agissait dans leur cas du club de presse de Bunkyoku, qui était venu au camp de formations pour couvrir l’événement. Le Festival des Sept Étoiles de l’Art de l’Épée avait toujours été l’occasion de recueillir des informations sur les équipes des autres écoles, ce qui n’arrivait pas souvent. C’était un événement vital pour les clubs de presses de toutes les écoles, donc les deux membres de Bunkyoku étaient venus de loin à Kyushu pour écrire un article sur la princesse-chevalière Stella Vermillion, mais — .

« C’est un peu décevant ! »

« Raikiri a gagné si facilement ! Même si j’ai été surexcitée par cette histoire... »

« En réalité, elle est faible ! Ça veut dire qu’il n’y a pas vraiment d’histoire qu’on peut faire avec elle. »

— Elles voulaient écrire des articles sur Stella qui seraient dignes d’être mentionnés, mais sa perte aurait un impact dramatique sur tout ça. Le club de presse de Bunkyoku souffrait d’une déception.

Face à leurs marmonnements... Kagami Kusakabe, qui portait un brassard de club de presse similaire et qui les avait entendues d’où elle se tenait, murmura avec stupéfaction. « Berk, où regardaient les Bunkyoku ? »

« Qui sait ? Elles ont été attirées ici par les résultats qu’elles voulaient elles-mêmes voir, et cela a assombri leurs propres yeux face à la réalité. Elles ne sont pas dignes d’être appelées journalistes, » déclara une voix qui pourrait être confondue avec une femme.

Celui qui avait parlé était Nagi Arisuin, qui avait regardé la bataille fictive entre Raikiri et la Princesse Écarlate de sa place à côté de Kagami. Ils savaient tous les deux ce qui se passait, parce qu’ils avaient regardé beaucoup de combats de Stella. Ils savaient que le résultat de ce combat n’était pas un signe de faiblesse de la part de Stella, comme l’avaient pensé les observateurs de Bunkyoku.

Cependant — parmi d’autres écoles différentes, il y avait aussi des personnes avec des yeux avertis. Il s’agissait d’un garçon et d’une fille qui regardaient le combat un peu plus loin de l’endroit où se tenaient Kagami et Arisuin.

« Waouh — quel combat incroyable ! Tu pourrais les faire payer cher pour ce genre d’info ! » s’exclama le garçon.

« Les participants de Hagun sont tous excellents cette année. N’est-ce pas, Kusakabe ? » demanda la fille.

Kagami avait souri aux deux personnes qui parlaient en s’approchant.

« Yagokoro-san et Komiyama-san, vous regardiez aussi ? » demanda Kagami.

« Bien sûr. S’il y a une bataille fictive entre Raikiri et la Princesse Écarlate, n’importe quel journaliste en aurait connaissance, » répondit Yagokoro.

« Entièrement vrai, » répondit Komiyama.

Après avoir salué les deux étudiants, l’épaule de Kagami avait été touchée par Arisuin qui se tenait à l’écart derrière elle.

Kagami tourna la tête pour demander la raison, mais Arisuin demanda d’abord. « Kagami, qui sont ces deux-là ? »

Lorsqu’on le lui avait demandé, Kagami avait réalisé que c’était la première fois qu’Arisuin rencontrait ces deux personnes.

« Ah, je devrais te les présenter, hein ? Cette fille est Yagokoro-san du club de presse de l’Académie Bukyoku, et ce garçon est Komiyama-san du club de presse de l’Académie Donrou ».

« Je suis enchantée, Arisuin-san, » déclara Yagokoro.

« Enchanté de vous rencontrer, » déclara Komiyama.

« Je vois, ils sont tous les deux dans le même domaine que toi, » déclara Arisuin.

« C’est ainsi. Après tout, on porte les mêmes brassards, » déclara Kagami.

C’était vrai. Arisuin acquiesça d’un signe de tête. Yagokoro s’était approchée de lui après le salut direct.

« Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais en vous rencontrant en personne, vous êtes vraiment un tombeur de dames, hein ? Vous pouvez séduire rien qu’avec ce visage, n’est-ce pas ? » demanda Yagokoro.

« Yagokoro, c’est impoli, » face à Yagokoro qui avait dit une telle chose en regardant fixement le visage d’Arisuin, Komiyama, qui se tenait à côté d’elle, l’avait frappée du coude.

Mais Arisuin n’était pas vraiment dérangé par ça. Il avait seulement souri.

« Hahahaha. Je suis d’accord avec vous. Les fleurs et les femmes doivent être aimées, » répliqua Arisuin.

« F-Femmes... ? » s’exclama Komiyama.

Face aux paroles qu’Arisuin avait prononcées, Komiyama s’était mis à trembler comme s’il ne pouvait pas entièrement comprendre leur signification.

« Oh, Alice-chan est ce genre de personne. Ne t’inquiète pas, Komiyama-san, » déclara Kagami.

« Je vais laisser ça de côté…, » murmura Komiyama.

« Quoi, Komiyama ? Ne savais-tu pas que Nagi-san est comme ça ? Ta collecte de données a été superficielle, hein ? » s’exclama Yagokoro.

« Kuh. Je ne comprenais pas jusqu’où allait son fétichisme…, » répliqua Komiyama.

Kagami pensait que ces propres pensées ressemblaient beaucoup à celle de Komiyama. Même en tant que journaliste, il y avait ce qu’on appelait la préférence. Yagokoro et Kagami avaient préféré écrire des articles dans les journaux qui mélangeaient les faits sur les prétendants avec leurs côtés humains. En revanche, Komiyama était le type le plus objectif qui réussissait à établir les faits de l’actualité tout en évitant la dramatisation, comme dans le cas d’une émission gouvernementale. Ce genre de journaliste ne vérifierait probablement pas des choses comme l’inclination sexuelle.

« Mais Nagi-san, puisque vous êtes un candidat représentatif, est-ce que vous pouvez regarder d’autres personnes se battre de façon aussi décontractée ? » demanda Komiyama.

« J’ai eu un peu de chance, alors j’ai réussi jusqu’ici. À l’origine, je ne m’intéressais pas au Festival des Sept Étoiles de l’Art de l’Épée, vous savez ? » répondit Arisuin. « Même si c’est un peu injuste pour les personnes qui ont perdu contre moi, c’est le cas. De toute façon, je ne suis venu à ce camp de formations que pour chaperonner ma colocataire. C’est pour ça que je me détends. »

« La chance, hein ? Je ne pense pas qu’on puisse gagner vingt combats consécutifs par chance, » déclara Yagokoro.

« Mais puisque j’ai gagné, on ne peut rien y faire, n’est-ce pas ? » demanda Arisuin.

« Eh bien, je suppose que les gens qui entrent dans ce genre de compétitions apparaissent avec différents buts et circonstances. C’est probablement une bonne chose qu’il y ait aussi ce genre de candidat, » déclara Komiyama.

« Oh, mon Dieu, êtes-vous du genre ouvert d’esprit ? » demanda Arisuin.

« Pardonnez-moi pour ce que j’ai dit avant…, » déclara Komiyama.

Face au regard charmant d’Arisuin, Komiyama s’était mis à pâlir puis il avait battu en retraite.

Alors qu’elle regardait cette scène étrange, Kagami avait soudainement demandé aux deux quelque chose qu’elle avait en tête. « Au fait, Yagokoro-san et Komiyama-san. Que pensez-vous de la bataille de tout à l’heure ? »

« Parles-tu match entre Raikiri et la Princesse Écarlate ? » demanda Yagokoro.

« Oui, » répondit Kagami.

« Oh, c’est vrai. Pour dire les choses simplement — c’était à un niveau outrageusement élevé, » répondit Komiyama.

« Lequel ? » demanda Kagami.

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Les deux, bien sûr, » répondit Yagokoro.

Face à cette réponse, Kagami avait gloussé. Ces deux-là avaient après tout compris la réalité. Oui, Yagokoro et Komiyama avaient bien vu la raison pour laquelle Stella avait perdu lors de cette bataille fictive.

« La Princesse Écarlate possède exactement la puissance dont parlaient les rumeurs l’entourant. Il n’y a rien qui s’y oppose. Elle a la capacité offensive qui lui permet de combattre coup pour coup, et la puissance surgissant sans crier gare... chacun de ses traits de chevalier est parfaitement de première classe. Un étudiant de première année comme ça n’arrive qu’une fois par décennie. Donc, dans ce match, la raison de sa défaite n’était pas due à une faiblesse. La Princesse Écarlate n’est certainement pas faible, mais c’est simplement que Raikiri est étrangement forte, » répondit Komiyama.

« Je le pense aussi, » déclara Yagokoro. « Komiyan et moi sommes tous les deux en troisième année, donc nous avons pu collecter des données sur Raikiri l’année dernière, mais la beauté et la puissance de sa technique ne peuvent même pas être comparées à celles de l’année dernière. »

« Peut-être qu’au cours de l’année dernière, elle a perfectionné sa technique pour battre le roi de l’épée des sept étoiles, » déclara Komiyama. « Mais c’est pour ça que c’est toujours aussi incroyable. Même si elle est aussi forte, Raikiri participe à ce camp de formations non pas en tant que représentante, mais en tant qu’entraîneuse bénévole. Et sa place de représentante a été prise non pas par le chevalier de Rang A, mais par un chevalier de Rang F. »

En disant cela, Komiyama avait tourné son regard vers le bord de l’arène d’entraînement.

Et là, il y avait l’homme qui avait vaincu Raikiri et lui avait volé sa place de représentante. Le Pire, Ikki Kurogane.

Il était un chevalier de Rang F, et bien qu’il avait la puissance la plus faible entre tous ces combattants, il était l’homme qui avait fauché à travers ses supérieurs jusqu’à ce qu’il atteigne le poste d’étudiant représentatif au Festival des Sept Étoiles de l’Art de l’Épée.

« Au fait, qu’est-ce qu’il fait sur le côté comme ça ? » demanda Komiyama.

« Je suppose qu’il va y avoir une bataille fictive dans peu de temps ? Je dis ça, car Intetsu vient d’être matérialisée, » répondit Kagami.

« Celles qui sont près de lui sont les sœurs Hagure, qui sont des représentantes comme moi, » déclara Arisuin.

« Une bataille simulée... contre ces deux filles ? » demanda Komiyama.

« Pour Senpai, ce n’est pas grand-chose, » déclara Kagami.

L’hypothèse de Kagami était en effet correcte. Et devant les yeux de ces quatre personnes, Ikki était en train de combattre dans une bataille simulée avec comme participants : lui d’un côté, et les deux sœurs jumelles de troisième année Kikyou Hagure et Botan Hagure en face.

« Vous êtes à mooooiiiiiiiiii ! » cria Kikyou.

Kikyou Hagure, qui avait matérialisé un Dispositif en forme de lance, utilisa un Art Noble d’accélération instantanée et elle avait attaqué avec une charge supersonique. Mais Ikki, face à la vitesse absurde de la lance, n’avait pas paniqué devant cet état de choses.

« Op. »

— Donnant un petit coup sur le fer de lance qui s’approchait, il l’envoya se poignarder dans le sol.

« Quoiiiiiiiiiiiiiiiii !? » cria Kikyou.

Kikyou, dont la lance avait été plantée dans le sol, s’était vue projeter vers le haut comme si elle faisait du saut à la perche, alors que son propre élan l’envoyait dans les airs sans avoir le moindre contrôle.

Et quand elle avait fini de survoler Ikki...

« Hein ? » s’exclama sa sœur.

Elle s’était écrasée sur sa sœur Botan, qui visait le dos d’Ikki avec une arme de poing et était sur le point d’appuyer sur la détente.

« Arg ! » cria Botan.

« Noooooon ! » cria Kikyou.

Et ainsi, les deux combattantes avaient été envoyées roulées sur la surface sablonneuse du sol. Inquiet quant à leur santé, Ikki les avait appelées et il s’était précipité auprès d’elles.

« Toutes les deux, allez-vous bien  ? » demanda Ikki.

« Oh aie... ouais. Je vais très bien. Et toi, Botan-chan ? » demanda Kikyou.

« Euhh... Je crois que je me suis écorchée le genou, » répondit Botan.

« Shizuku, » Ikki avait alors appelé sa sœur.

« Oui, laisse-moi faire, Onii-sama, » en réaction à la voix d’Ikki, Shizuku, qui attendait sur le côté, avait rapiécé le genou écorché de Botan avec une magie de guérison.

Et pendant ce temps, Ikki avait parlé aux sœurs Hagure. « Kikyou-senpai, vous utilisez la vitesse, mais cela ne présente pas vraiment d’avantages à le faire lorsque vous maniez une lance contre moi, qui possède une portée inférieure d’attaque. Ce faisant, vous avez renoncé à votre propre avantage en termes de portée. Je pense que vous devriez considérer les tactiques offensives un peu plus attentivement. Et aussi, le fait d’entrer dans la ligne de tir de votre propre alliée Botan-senpai est — . »

Il avait souligné les problèmes dans le combat qu’ils avaient eu tout à l’heure, démontrant que ce qu’Arisuin, qui observait la situation de loin, était correct.

« Ce simulacre de bataille, c’est vraiment comme si Ikki les entraînait toutes les deux, » déclara Arisuin.

Parce que la bataille fictive avait été beaucoup trop unilatérale, cette vérité sautait aux yeux. En réalité, cette bataille fictive avait été l’entraînement que les sœurs Hagure avaient demandé à Ikki dès le début, de sorte que le discernement d’Arisuin était totalement correct.

« ... De l’entraînement, hein ? En tout cas, il était vraiment impressionnant. Le Pire n’est pas seulement bon quand il s’agit de brandir une épée, » murmura Komiyama.

« Kagami-chan, ces sœurs Hagure sont-elles faibles ? » demanda Yagokoro.

Face à la question de Yagokoro, Kagami secoua la tête en désaccord. « Pas du tout ! On pourrait certainement dire que les sœurs Hagure ont eu de la chance de ne pas avoir à faire face à des combattants supérieurs comme Senpai ou Stella-chan, mais il n’y a aucune chance qu’elles soient faibles. Toutes les deux ont fait tomber les dix premiers du classement de l’académie qui étaient plus forts qu’elles, et ce sont des chevaliers qui ont gagné leurs vingt matches sans jamais être vaincus. Si elles étaient comparées à Raikiri ou Grande Coureuse, je pense qu’elles perdraient, mais elles ont de réelles capacités. »

« Et il les a vraiment traités comme des enfants, hein ? C’est plus important que prévu, » murmura Komiyama.

« En tout cas, elles sont très calmes. Elles s’entraînent de façon régulière dans ce précieux camp de formations, » déclara Yagokoro.

« Senpai aime fourrer son nez dans les affaires des autres, alors c’est rafraîchissant, non ? » demanda Kagami.

« De plus, en trois jours, Ikki a fait tomber tous les entraîneurs que Kyomon a amenés, est-ce que vous le saviez ? » demanda Arisuin.

Les paroles qu’Arisuin avait prononcées étaient vraies. Nous étions au quatrième jour du camp de formations, mais Ikki avait déjà battu facilement dans des batailles fictives tous les entraîneurs professionnels que Kyomon avait engagés.

C’était la raison pour laquelle il n’avait plus aucun adversaire pour faire des batailles simulées et qu’il faisait ce genre d’entraînement. Même Raikiri, qui était l’entraîneuse la plus forte du camp de formations, avait déjà été battue par Ikki lors d’un vrai match.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chap ^^

  2. Merci pour le chapitre !

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