Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 3 – Chapitre 3 – Partie 4

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Chapitre 3 : Une nouvelle Évolution Existentielle

Partie 4

« Eh bien. Je suppose qu’il n’y avait rien que nous puissions faire à ce sujet… Fais de ton mieux pour ne pas te faire surprendre souvent, Rentt, » déclara Lorraine, d’une voix un peu décontractée.

Comme c’est terrible.

Bien que j’aie essayé de trouver une solution avec Lorraine, le problème en cause semblait intrinsèquement insoluble, et c’était l’impression que j’avais eue de notre conversation. Mais, être mentalement résistant aux surprises n’était pas une compétence que je pouvais acquérir du jour au lendemain… Le mieux que je peux faire avait été de replier mes ailes immédiatement après avoir été surpris, et peut-être d’être conscient de garder mes ailes repliées tout au long de la journée. C’était là les deux solutions les plus réalistes au problème.

« Il vaudrait mieux que je puisse faire quelque chose par pure volonté…, » déclarai-je.

« Rentt, tu devrais au moins faire plus attention à Maalt. Ce serait un peu plus facile dans les labyrinthes en explorant seuls, sans qu’aucun autre aventurier te regarde dans le dos. Maintenant, même si quelqu’un a vu, tu pourrais simplement prétendre que c’était un de tes tours de magie originaux, ou une autre excuse créative que tu aurais pu trouver. »

Ce n’est pas vraiment une explication ou une excuse, mais je suppose que je n’aurais pas vraiment le choix dans une telle situation.

En y pensant calmement, même si mes ailes perçaient les vêtements que je portais, elles ne perceraient probablement pas ma robe. Après tout, ma robe était assez solide pour me défendre même contre les attaques de monstres. Peu importe la volonté ou la violence que mes ailes avaient décidé d’obtenir, un simple déploiement ne serait pas à la hauteur d’un coup intentionnel. En tenant compte de cela, ma robe resterait très probablement intacte.

« Par ailleurs, Rentt. Tes ailes… penses-tu que tu es maintenant capable de voler ? » Lorraine me regardait encore dans le dos.

Alors que je m’inquiétais des étranges appendices qui surgissaient soudainement de mon dos, il était tout à fait possible qu’ils aient eu leurs propres fonctions bénéfiques. Honnêtement, même moi, j’étais curieux de savoir ce que ces ailes pouvaient faire.

Pour commencer, les ailes étaient faites pour voler, et la plupart de ce que j’avais vu dans ma vie le suggéraient. Bien sûr, il y avait des oiseaux qui ne volaient pas sur ces terres. Bien qu’ils aient eu leurs propres ailes, elles avaient été ignorées dans une certaine mesure, d’où l’absence de vol de ces créatures.

« Je suppose que je devrais l’essayer…, » déclarai-je.

J’avais enlevé ma chemise et déployé mes ailes. Elles n’étaient en aucun cas grosses, pas même déployées, un simple coup d’œil suffisait pour m’informer que ces ailes étaient physiquement incapables de voler.

Mais pouvoir voler était une sorte de romance en soi. Comme je n’étais pas capable d’utiliser la magie du vol, un dirigeable ou ces ailes étaient les seuls moyens possibles pour m’élever dans le ciel. J’avais donc battu des ailes aussi fort que je le pouvais, impatient de voir si je pouvais réaliser mes rêves de vol.

Et pourtant…

« Je vois. Peut-être devrions-nous vérifier d’autres aspects de tes nouveaux appendices, » déclara Lorraine, sans le moindre signe de pitié en observant mes battements futiles.

Il était clair quant à ce qu’elle voulait dire : j’étais physiquement incapable de voler. J’avais beau essayer, mes pieds avaient à peine décollé du sol. Tout ce que j’avais pu faire, c’est créer une légère rafale dans la pièce.

« Non… Pas encore. Je dois juste mettre plus de puissance dedans ! Il doit y avoir des pouvoirs cachés dans ces ailes ! » déclarai-je.

J’avais intensifié mes mouvements, refusant d’abandonner.

Lorraine hocha la tête sagement. « Utile en été, sans doute. Ça crée une bonne brise, tu vois. »

Une déclaration froide.

Maudite soit-elle !

Était-ce tout ce que je pouvais faire ? Est-ce que toutes ces ailes en étaient capables ?

Non. C’est impossible ! Je devrais être capable de voler. Je devrais pouvoir voler à travers les cieux !

Manquait-il quelque chose ? Était-ce pour ça que je ne pouvais pas voler à ce moment-là ? C’était quoi ce mystérieux… quelque chose ?

Hmm. Je m’étais souvenu que certains dragons n’étaient pas capables de voler simplement parce qu’ils avaient des ailes… Les ailes seules ne pouvaient pas espérer soulever un corps aussi lourd… ou quelque chose comme ça ? Si oui, ne serais-je pas dans la même situation ?

Je m’étais tourné vers Lorraine pour obtenir des réponses.

« Eh bien… Blague mise à part, on dit souvent que les monstres aux masses corporelles énormes s’envolent souvent à l’aide de réserves de mana ou d’esprit. Dans tous les cas, je ne connais pas les détails précis et les détails exacts, bien sûr, mais cela vaudrait la peine d’essayer, » déclara Lorraine.

Lorraine venait de faire l’idiote, alors elle avait maintenant une suggestion légitime à me faire.

Je suppose qu’il fallait s’y attendre, puisque Lorraine était du genre à penser à toutes les solutions possibles à un problème. Étant donné son caractère, il ne serait pas étrange qu’elle en soit déjà arrivée à cette conclusion avant même que j’y pense.

En hochant la tête à Lorraine, j’avais commencé à infuser du mana dans mes ailes.

« Ah… Comme je m’y attendais…, » déclara Lorraine, avec un soupçon d’admiration dans sa voix alors qu’elle continuait à me fixer dans ma direction.

Comme le montrait sa réaction, j’avais décollé du sol et flottais maintenant en l’air. L’expérience m’avait semblé être un succès, et l’infusion de mana dans mes ailes était la bonne approche.

Cependant…

« Ne peux-tu pas aller plus haut, Rentt ? » demanda Lorraine.

Pour répondre à la question de Lorraine, la hauteur à laquelle je volais était un peu basse — tout au plus, on pouvait mettre environ deux gros livres entre mes pieds et le sol. Il serait peut-être plus approprié de dire que je flottais plutôt que de voler.

Il n’était pas difficile de comprendre pourquoi Lorraine disait ça, car même moi, je ressentais la même chose. Pour moi, voler, c’était s’envoler librement dans le ciel, et peut-être même faire quelques virages serrés. Je ne pouvais en aucun cas me satisfaire de ce maigre degré d’élévation.

J’avais essayé beaucoup de choses pour augmenter mon élévation, du renforcement de mon flux de mana et à la flexion de diverses parties de mon corps. Hélas, rien de ce que j’avais fait ne semblait affecter la hauteur à laquelle je pouvais voler.

« Je suppose que c’est tout…, » déclarai-je.

Lorraine m’avait donné quelques bonnes claques dans le dos alors que je m’étais affalé les épaules en signe de déception.

« Là, là, là. Dans tous les cas, tu peux éviter les pièges au sol grâce à cela. Pas trop mal, non ? Après tout, les trous au sol sont le roi des pièges — les plus simples, mais aussi les plus meurtriers, lorsqu’il s’agit de tuer des aventuriers, » déclara Lorraine.

Lorraine me consolait de toute évidence. Malgré tout, elle n’avait pas tort. Alors que les labyrinthes étaient souvent pleins de pièges, le plus mortel de tous ces engins compliqués n’était autre que les pièges les plus simples. Ils étaient souvent apparus en grand nombre, et leur construction simple les rendait difficiles à détecter.

Les pièges qui s’activaient lorsqu’on les piétinait étaient trop courants, peut-être comme une lance qui surgirait d’un trou dans le sol ou d’une flèche venant dans les crevasses d’un mur. Peut-être qu’un mécanisme plus ingénieux était en place, et qu’un danger invisible attaquerait l’aventurier s’il levait le pied. Malgré cela, on pourrait s’habituer à ce genre de pièges, et éventuellement voir à travers leur trahison.

Le piège à fosse, cependant… Il pouvait exister n’importe où, et il était difficile à détecter. Même moi, j’avais failli être leur proie à de nombreuses reprises… et à quelques reprises, j’étais tombé dans ces fosses. Heureusement, j’avais réussi à sortir de peu avant d’être tombé au fond, par exemple en balançant un grappin sur une corde que j’avais heureusement apportée et sortis. Bien sûr, une seule erreur dans une telle situation conduirait sans aucun doute à la mort. Ce n’était pas vraiment la chose la plus joyeuse à se rappeler, mais maintenant que j’avais ces ailes, je pouvais au moins éviter ces pièges mortels terriblement simples.

« Quoi qu’il en soit… si possible, j’aimerais quand même voler à de plus grandes hauteurs… Pour s’envoler dans les cieux…, » déclarai-je.

Dans mon chagrin, j’avais attrapé la télécommande du petit dirigeable. Comme prévu, il avait décollé rapidement et avec élégance — j’étais loin de ses mouvements de vol raffinés.

Le petit dirigeable volait librement dans les airs.

Ah… oui. C’est ce que je veux réaliser…

Soudain, j’avais légèrement incliné la tête, vaincu par un profond sentiment de perte. Lorraine m’avait rapidement rassuré, avec un soupçon d’inquiétude dans sa voix.

« Attends, attends. Il doit y avoir plus que ça, Rentt. Tu n’as toujours pas essayé certaines choses ! Que dirais-tu de l’esprit ou de la divinité, et non de la magie, la prochaine fois ? »

Lorraine avait raison : cela valait la peine d’essayer.

Il y avait encore de l’espoir. Je n’étais pas encore interdit de volé haut dans les cieux.

Solennellement, j’avais reposé le petit dirigeable au sol avant de ranger la télécommande. Revenant au centre de la pièce, j’avais déployé mes ailes une fois de plus. Avec le signe de Lorraine, j’avais insufflé tout mon esprit dans mes ailes.

Oui. Ça doit être ça !

Un bruit étrange avait rempli mes oreilles, un gémissement ? Avant de pouvoir identifier correctement ce son, j’avais réalisé que ma tête avait été violemment poussée dans le mur.

« R-Rentt ! Vas-tu bien !? Rentt ! » cria Lorraine.

La voix alarmée de Lorraine résonnait dans mes oreilles alors que ma tête restait à moitié enfoncée dans le mur de sa demeure.

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3 commentaires :

  1. Oups. Prévoir une zone dégagée pour les décollages 😂

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