Murazukuri Game no NPC ga Namami no Ningen toshika Omoenai – Tome 1 – Section 3 – Chapitre 6

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Chapitre 6 : Ma sœur ivre et le ciel d’hiver

Une fois mes villageois bien bordés dans leur lit, j’étais sorti de ma chambre. J’avais jeté mes bouteilles vides et les emballages des collations, puis j’avais jeté un coup d’œil dans le réfrigérateur. J’avais plutôt faim après avoir été sur les nerfs toute la journée. Et comme nous avions encore beaucoup de viande du village, j’avais décidé d’en faire frire.

Et alors que je cuisinais, la porte du couloir s’ouvrit pour révéler Sayuki dans son costume. Son visage était tiré et fatigué, ce qui enlevait vraiment à sa belle apparence. La voir en costume m’avait toujours déconcerté. À mes yeux et dans mes souvenirs, elle était toujours en uniforme d’écolière, et j’avais du mal à me faire à l’idée qu’elle était maintenant une adulte avec un travail à plein temps. J’avais vérifié l’heure, il était 10 heures. Elle avait dû faire des heures supplémentaires.

« Ça sent bon, Oniichan », dit Sayuki.

« Tu en veux ? »

« Oui, s’il te plaît. Je suis affamée ! Je n’avais pas réalisé qu’il était si tard. »

Non seulement elle m’avait appelé « Oniichan » comme si ce n’était rien, mais sa voix semblait presque douce. Bien sûr, elle avait été un peu moins irritable avec moi ces derniers temps, mais ça semblait un peu louche. Peut-être que quelque chose s’était passé au travail qui l’avait mise de bonne humeur. Je l’avais étudiée pendant qu’elle allait regarder la télé, sifflant alors qu’elle commençait à se débarrasser de son costume.

Va faire ça dans ta chambre, s’il te plaît ! Il va être tout froissé si tu ne l’accroches pas !

Malgré sa minceur, Sayuki mangeait comme un ogre, je lui avais donc donné une généreuse portion de riz avant d’ajouter la viande et la sauce. J’avais ajouté quelques œufs pour faire bonne mesure.

« C’est prêt. »

« Merci…, » répondit-elle sans enthousiasme.

Maintenant, Sayuki était assise avec ses jambes sous le kotatsu, juste en chemise. On aurait dit qu’elle s’attendait à ce que je lui apporte la nourriture. Pourtant, elle souriait et balançait la tête d’un côté à l’autre. Et franchement, c’était un peu effrayant.

« Purée, ça a l’air trop bon ! Merci, Oniichan ! Laisse-moi t’embrasser pour te remercier ! », dit-elle en fronçant ses lèvres.

C’est quoi ce bordel ?! Est-ce vraiment ma sœur ?!

J’avais posé une main sur son front pour l’éloigner de moi, et ce fut alors que j’avais remarqué l’odeur qui se dégageait d’elle, et ses joues rouges.

Elle est ivre !

Soudainement, tout prit un sens. J’avais complètement oublié que ma petite sœur avait largement dépassé l’âge de boire. Je lui avais donné un léger coup sur la tête, profitant de l’occasion pour mettre notre nourriture sur la table afin que nous puissions nous asseoir pour manger. Ce n’était pas un repas complexe, mais la sauce et la viande formaient une combinaison délicieuse.

« La viande a bien meilleur goût quand on est fatigué », dit Sayuki tout en s’enfournant la nourriture dans la bouche.

Ce n’était peut-être pas particulièrement digne d’une dame, mais j’étais heureux de voir qu’elle aimait la nourriture que j’avais préparée.

« Tu rentres souvent tard ces derniers temps. Est-ce que tu vas bien ? », avais-je demandé.

« Oui, je vais bien ! C’est parce que j’aime mon travail ! Je vais bien ! », avait-elle répété tout en me faisant un signe du pouce satisfait.

C’était une réponse bizarre, mais elle n’avait pas l’air de mentir. Et bien qu’elle ait des poches sous les yeux, la joie dans son regard était authentique. Peut-être que c’était juste l’alcool ?

« Mais.. », dit-elle, sans poursuivre sa pensée.

Avait-elle quelque chose en tête ? J’étais censé demander « qu’est-ce qui ne va pas ? » dans un moment comme celui-ci, non ? Je ne savais pas ce que je pouvais lui dire pour l’aider, mais si Gams me voyait ignorer les problèmes de ma sœur, il serait vraiment déçu.

« Si tu veux dire quelque chose, je t’écouterai, d’accord ? Je ne serai probablement pas d’une grande aide, mais parfois il est bon de se défouler. »

Il y avait un regard sérieux dans les yeux de Sayuki alors qu’elle posait ses baguettes. Je lui avais rendu son regard de manière égale, peut-être pour la première fois depuis des années.

« Ces derniers temps, j’ai l’impression que quelqu’un me suit… ou peut-être me regarde. Je veux dire, je sais que c’est probablement mon imagination, mais… »

« Tu as un harceleur ? »

Je pense que la plupart des gens auraient balayé ses inquiétudes, mais Sayuki avait déjà été harcelée auparavant, quand j’étais à l’université. C’était probablement la raison pour laquelle elle était si inquiète. Le fait qu’elle soit si belle m’avait toujours rendu jaloux, mais la beauté avait aussi de mauvais côtés.

« C’est inquiétant. Surtout depuis que tu rentres si tard », avais-je dit.

« Tu es… inquiet pour moi ? »

Elle leva les yeux vers moi avec anxiété.

« Bien sûr que je le suis. Gros naze ou pas, je suis toujours ton frère. »

« J’ai toujours pensé que tu ne m’aimais pas. »

Quoi ? N’était-ce pas l’inverse ?

« Non, mais je comprends pourquoi tu m’as détesté pendant si longtemps. Je suis pathétique. »

« Tu sais, tu commences à ressembler un peu à ce que tu étais avant… C’est plutôt… cool. »

Sayuki détourna rapidement le regard, gênée par son aveu.

Je m’étais forcé de croire que ses rougeurs étaient dues à l’alcool. Mais même si cela venait de son ivresse, ses mots m’avaient touché. Je pouvais pratiquement me sentir pleurer en me rappelant à quel point nous étions proches.

« Cool. Oui, c’est moi. »

J’avais essayé de cacher mon embarras en ébouriffant doucement ses cheveux. Je n’avais pas fait ça depuis des années, mais ma main faisait toujours ce geste automatiquement. Je devais me rappeler qu’elle n’était plus une enfant ! J’attendais qu’elle se mette en colère et qu’elle m’agresse, mais elle ne l’avait pas fait.

« Sayuki ? »

« O-oh… désolée. Je suis vraiment somnolente. C’est probablement l’alcool. Mais je ne suis pas ivre… », dit-elle en riant tout en agitant ses mains devant son visage.

J’avais pensé qu’elle dégrisait, mais j’avais clairement tort.

« Pourquoi on n’échangerait pas nos numéros ? Comme ça je pourrais venir te chercher les soirs où tu rentres tard. »

J’avais sorti mon smartphone de ma poche et le lui avais proposé.

C’était le vieux téléphone de maman. Elle me l’avait donné récemment pour s’assurer que j’avais un moyen de rester en contact pendant que je travaillais. J’étais d’accord pour avoir un téléphone jetable bon marché sans Internet ni rien d’autre, mais elle m’avait dit de « vivre avec mon temps ». Pendant ce temps, papa, qui utilisait encore un téléphone qui ressemblait à une brique, faillit s’étouffer derrière elle.

« Tu es sûre que je peux t’appeler ? »

« Bien sûr. Tant que ce n’est pas quand je travaille. »

« D’accord. Mais si quelque chose arrive, ne deviens pas fou cette fois, d’accord ? »

Sayuki sourit face à son téléphone tout en tapant mon numéro et mon adresse électronique. J’espérais que cela la faisait se sentir au moins un peu plus en sécurité.

Il y avait encore un long chemin à parcourir avant que je sois un aussi bon frère que Gams, mais je sentais que j’y arrivais lentement.

*****

Mes villageois étaient tellement reconnaissants que j’avais récupéré une grande partie de mes PdD dès le lendemain. Mais ce n’était rien comparé à ce que je pouvais obtenir si je payais. Ce jeu favorisait clairement les riches. J’étais sûr que les joueurs FreeToPlay pouvaient encore s’amuser avec, mais je ne voyais pas comment ils pourraient dépasser le Jour de la Corruption. Ils s’amusaient avec la version gratuite pendant près d’un mois, puis le jeu leur imposait soudainement un événement si difficile… Mais peut-être que c’était le but. Ils seraient probablement tellement attachés à ce jeu qu’ils ne pourraient pas s’empêcher d’y investir leur argent réel.

« Très sournois… »

C’était ennuyeux, mais les développeurs savaient vraiment comment soutirer de l’argent aux gens.

Aujourd’hui, mes villageois étaient occupés à faire des réparations.

« Tu devrais te reposer un peu, Gams. »

« Désolé, Rodice, je ne peux pas ! Qui va faire le gros du travail sans moi ? », répondit Gams tout en tenant une bûche dans ses bras.

Et bien que la magie de Chem ait scellé ses blessures, il n’avait pas encore retrouvé toute sa force physique. Mais cela ne l’empêchait pas de travailler. Chem lui demanda à plusieurs reprises de se reposer, mais il refusa.

« Je suis assez fort moi-même », dit Rodice.

C’était peut-être vrai, mais Rodice aurait quand même eu du mal à faire le travail de Gams. Je m’étais dit que je devrais dire à Gams de se reposer via la prophétie, mais un Gams fatigué ferait quand même plus de travail qu’un Rodice en pleine forme. En fait, Gams travaillait tout aussi dur que les jours où il n’avait pas passé son temps à se battre.

« Cela doit être fait avant toute autre attaque. »

Gams avait clairement pour priorité de faire réparer la clôture le plus vite possible. La nuit dernière, tout le monde était trop fatigué pour faire quoi que ce soit d’autre que dormir, et ils s’étaient donc réveillés avec une clôture pleine de lacunes et de trous par lesquels les monstres pouvaient encore ramper.

« Tu ne dois pas te forcer », prévint Chem tout en courant à ses côtés et en regardant bien son visage.

« Ne t’inquiète pas. Je sais. »

Gams n’avait pas réagi à l’anxiété qui se lisait dans ses yeux.

« Je vais te faire un massage ! Papa les adore ! », promit Carol tout en s’interposant entre Gams et Chem.

Chem lui jeta un regard dur.

« Carol, Gams et moi sommes en train de parler. C’est impoli de nous interrompre. »

L’expression sur son visage était effrayante. Pour une prêtresse qui était habituellement si gentille et douce, elle était vraiment en colère.

« Gams préférerait me parler ! »

« Non, seulement dans tes rêves. »

Les deux sourirent à Gams, mais ce dernier ne sourcilla même pas. Pourtant, après avoir zoomé plus près, je pourrais jurer voir de la sueur qui coulait sur ses tempes.

« Arrête d’embêter Gams, Carol ! Il est fatigué ! Chem, j’aurais aussi besoin de ton aide ! », dit Lyra.

« Ok ! »

Les filles disparurent plus profondément dans la grotte, et Gams poussa un soupir de soulagement.

Je voulais continuer à regarder, mais j’avais du travail ce soir-là. J’enfilai ma salopette, observant mes villageois quelques instants de plus afin de me motiver, puis je partis à la rencontre de mon collègue.

*****

J’étais de retour au travail. Je voulais gagner assez pour acheter plus de PdD. Aujourd’hui, nous ne nettoyions pas un supermarché, mais un bâtiment polyvalent où nous devions nous occuper des sols et des fenêtres. Faire le sol ne me posa aucun souci, mais les fenêtres étaient plus difficiles que je ne le pensais. J’avais vu des gens dans des films et des fictions nettoyer les fenêtres comme si ce n’était rien, mais en réalité ce n’était pas si simple. Le patron et Yamamoto-san n’avaient pas l’air d’avoir de problèmes avec ça, il y avait donc probablement un tour de main que je n’avais pas encore. Au lieu de cela, j’avais concentré mon attention sur les étages, où je serais plus utile.

« Travailler en journée fait une grande différence », me suis-je murmuré.

C’était la première fois que je travaillais l’après-midi, et c’était plutôt rafraîchissant.

« Hé ! »

Yamamoto-san inclina la tête vers moi frénétiquement alors que je me tenais devant le distributeur automatique pour prendre ma pause.

« Désolé pour l’autre soir. Quelque chose d’urgent est arrivé. Merci beaucoup de m’avoir couvert ! »

« Pas de problème. Mon truc était prévu le dernier jour du mois, mais je pouvais travailler la veille. », avais-je répondu.

Et malgré une petite panique de ma part, tout s’était arrangé.

« Oh, bien ! Tu veux quelque chose à boire ? Je vais te le chercher pour te remercier. »

Ce serait impoli de refuser, non ? J’avais donc hoché la tête.

« Je vais prendre un thé au lait chaud, si ça te va. »

« Bien sûr. Voilà. »

Celui qu’il avait choisi se trouvait être ma marque préférée. Nous étions en décembre maintenant, et les jours devenaient encore plus froids, j’étais reconnaissant d’avoir quelque chose pour me réchauffer.

« C’est quoi ce truc urgent qui est arrivé, au fait ? », avais-je demandé.

« Euh, je te le dirai si tu promets de garder le secret vis-à-vis du patron », dit Yamamoto-san en baissant la voix.

« Bien sûr. Je ne suis pas très bavard. »

De toute façon, je pouvais deviner ce que c’était. Contrairement à moi, Yamamoto-san était sociable, il avait donc probablement un rendez-vous. Sinon, pourquoi m’aurait-il appelé ?

« Je sais que tu es aussi un joueur… En fait, il y avait un événement à durée limitée dans un de mes jeux », dit-il.

« Oh. »

Sa réponse n’était pas celle à laquelle je m’attendais. La plupart des gens seraient probablement consternés de le voir s’absenter du travail pour jouer à un jeu vidéo, mais pas moi. Cela ferait de moi un hypocrite.

« Je comprends tout à fait. C’était un événement rare ? », avais-je dit.

« Ouf ! J’avais un peu peur que tu t’énerves contre moi. Bref, tu te souviens que je te parlais de ce jeu qui me passionnait ? Un événement venait d’apparaître subitement à la fin du mois, et je voulais avoir la journée pour m’y préparer. »

Confiant dans le fait que je comprenais, son explication s’était animée.

Je ne pouvais pas m’empêcher d’être curieux. Dans les jeux, la fin du mois était une période courante pour organiser des événements, le fait que nous soyons tous les deux occupés à cette période pouvait donc être une parfaite coïncidence. Malgré tout, j’avais décidé de creuser un peu plus.

« Quel genre de jeu est-ce ? Une sorte de RPG ou… une simulation de village ? », avais-je demandé.

« Pas du tout. Je m’ennuie avec ce genre de jeux. Je préfère les jeux de type battle-royale où tu tues d’autres joueurs. Tu sais, le genre de choses qu’on ne peut pas faire dans la vie réelle ! »

L’envie de tuer de Yamamoto-san était un peu terrifiante, mais j’avais entendu dire que ce genre de jeux était populaire en ce moment. Comme ils étaient multijoueurs, on était confronté à une stratégie différente à chaque fois, il était donc difficile de s’en lasser. Beaucoup de mes connaissances sur Internet y jouaient.

Bref, il ne parlait pas du Village du Destin. Il y avait aussi des meurtres dans ce jeu, mais pas entre personnes.

« Oh oui, j’ai déjà essayé ces jeux, mais je n’arrive pas à m’y mettre. Je ne suis pas mauvais aux jeux de combat, par contre », avais-je dit.

« Oh, c’est vrai. Eh bien, j’allais te dire que tu devrais essayer, mais je pense que ça ne sert à rien maintenant. »

Yamamoto-san croisa les bras et se mit à réfléchir. Rien qu’à son apparence, j’avais toujours pensé qu’il était trop bien élevé pour s’entendre avec moi, mais j’aimais vraiment parler de jeux avec lui pendant nos pauses. Pour être honnête, il n’y avait pas grand-chose d’autre sur lequel je savais comment avoir une conversation. J’avais englouti mon thé au lait, reconnaissant d’avoir rencontré quelqu’un avec qui je pouvais communiquer. Cela m’avait permis de me sentir prêt à affronter le reste de la journée de travail.

*****

« Enfin… »

Cette nuit-là, le travail était plus difficile que d’habitude. Nous étions censés terminer en fin d’après-midi, mais le client était tendu et n’arrêtait pas de nous faire remarquer les endroits que nous avions « ratés », si bien que nous n’avions terminé que bien après le coucher du soleil. Avoir encore un client comme ça semblait être pour moi de la malchance, mais le patron m’avait dit que c’était assez courant. L’industrie du nettoyage était beaucoup plus compliquée que je ne le pensais.

Je voulais d’autres en-cas et boissons, j’avais donc demandé au patron de me déposer à l’épicerie près de chez moi. Une fois que j’avais eu tout ce que je voulais, je m’étais mis à rentrer chez moi. J’avais fait quelques folies, c’était agréable.

Notre quartier étant plutôt résidentiel, les rues étaient donc calmes à cette heure de la nuit. Assez silencieuses pour entendre l’éclat de rire d’une famille qui passait du temps ensemble. Voir des familles s’entendre me dérangeait beaucoup, mais dernièrement, je ne leur accordais même pas un regard. Il était incroyable de constater à quel point un simple changement de perspective pouvait affecter votre vie.

« Des brioches à la viande par une journée froide… Y a-t-il quelque chose de meilleur ? », avais-je dit à haute voix.

Je marchais le long du chemin, ma brioche à la viande dans une main et du thé dans l’autre. À ce moment-là, mon téléphone commença à sonner dans ma poche. Enfournant le reste de la brioche dans ma bouche, j’avais sorti mon téléphone pour voir que Sayuki m’appelait. J’avais cligné des yeux de surprise. C’était la première fois qu’elle m’appelait.

« Allô ? Qu’est-ce qu’il y a ? », avais-je demandé avec des restes de la nourriture dans ma bouche.

« Oniichan ! Je crois que mon harceleur me suit ! »

J’avais avalé le reste de la brioche immédiatement au moment où j’entendis la panique dans sa voix.

« Où es-tu ? Je vais venir directement ! »

« Je me cache dans la supérette près de notre maison ! »

J’avais fait demi-tour. J’avais commencé à sprinter dans le sens inverse de mon trajet. Je n’allais pas laisser quiconque poser la main sur ma sœur !

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