Maou No Hajimekata – Tome 1 – Chapitre 9 – Partie 3

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Chapitre 9 : Envahissons la ville.

Partie 3

« Nous devrions les combattre avec toute notre force ! » Frappant son poing contre le bureau, le chef des soldats cria.

« Si nous le faisions, nous ne serions pas en mesure de déterminer l’ampleur des pertes que nous subirions. Je pense qu’il serait plus sage de faire des compromis avec eux ? » Le chef de la guilde des marchands parlait calmement.

« Muu…, » alors qu’il caressait sa longue barbe, le maire de la ville marmonnait dans sa barbe.

{Si vous obéissez à mes ordres et payez des impôts, je vous laisserai tranquille. Dans le cas contraire, j’utiliserai la force pour vous faire plier à ma volonté. Vous aurez deux heures pour décider. Si vous souhaitez m’obéir, ouvrir vos portes dans ce délai et sortez me saluer.}

C’était à peu près ce qui était contenu dans le document qu’Aur avait écrit et envoyé au maire. Jake avait crié qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre, mais si vous deviez être plus précis à ce sujet, c’était plus près d’un ultimatum. Dans tous les cas, dans ces deux heures, ils devaient décider s’ils se battaient ou s’ils cédaient. Les individus dans la salle de réception du maire étaient le maire, le capitaine de la garde, le chef de la guilde marchande et pour une raison inconnue, Jake qui avait été nommé comme représentant de l’aventurier. Ils échangeaient tous des regards les uns avec les autres.

De plus, le capitaine de la garde avait une attitude « on fonce dans le tas », alors que le chef de la guilde marchande avait l’opinion de se soumettre à Aur. Il s’agissait de deux points de vue complètement différents et très contradictoires. Le maire n’arrivait pas à décider quelle option il choisirait et Jake n’était pas assez intéressé pour s’immiscer dans l’affaire, et ils avaient donc été laissés dans un état indécis.

« Êtes-vous en train de me dire que vous allez vous soumettre à un magicien maléfique ? Espèce d’être humain honteux ! Non seulement cela, mais il s’agit clairement d’un acte d’agression envers notre Royaume de Figuria ! » cria le capitaine.

« Alors, permettez-moi de vous le demander franchement. Pensez-vous que vous serez capable de vaincre la horde des démons à l’extérieur ? » demanda le marchand.

Les soldats étaient en vérité des personnes envoyés par le Royaume. Au sommet du pays, il y avait un roi. En dessous de lui, il y avait des seigneurs qui gouvernaient diverses régions du royaume. Et un pas en dessous des seigneurs, il y avait le maire de la ville qui gouvernait une ville et en dessous, un chef de village qui gouvernait un village.

Aur exigeait que les taxes de cette ville lui soient envoyées à la place du Royaume de Figuria... En d’autres termes, c’était presque comme si l’on disait que la ville changerait de pays auquel elle appartenait. Le plus surprenant dans tout cela, c’était que le montant qu’Aur demandait à payer en impôts était en fait beaucoup moins élevé que ce qui était exigé d’eux par le Royaume de Figuria.

Les soldats qui appartenaient à Figuria refusaient avec véhémence de céder, mais les marchands qui étaient poussés par les profits voulaient accepter les conditions d’Aur. La ville était dans une situation difficile et ne savait pas ce qu’il devait faire. C’était à cause de cette phrase qu’Aur avait écrite dans le document.

{Si vous m’obéissez, alors je vais faire en sorte que cette ville n’ait pas besoin de payer des impôts au royaume de Figuria.}

À cause de cette seule chose... Si Aur utilisait ce prétexte pour interdire à la ville d’accumuler de la puissance militaire, alors qu’ils ne s’opposaient pas au Royaume de Figuria, ils pourraient alors vivre en payant moins d’impôts. Si tel était le cas, la ville serait simplement enrichie.

La ville pouvait agir comme s’ils obéissaient « à contrecœur » aux ordres d’Aur, et si le Royaume de Figuria décidait qu’ils voulaient que la ville paie ses impôts comme d’habitude, le maire de la ville pouvait simplement dire « Alors, s’il vous plaît, subjuguez d’abord le magicien maléfique Aur », il pourrait avoir ce genre de position face aux deux parties en présence. Les pensées du maire de la ville étaient en fait le contraire de celles du chef de la guilde marchande. Le maire de la ville pensait : « Si Aur devait se battre contre le pays, combien de temps et jusqu’où pourrait-il tenir ? »

« N’y a-t-il pas d’aventuriers dans cette ville ? S’il s’agit de traiter avec des monstres, ces hors-la-loi ne sont-ils pas la bande parfaite pour accomplir ce devoir ? » demanda le capitaine.

« C’est peut-être vrai, mais vous savez quoi ? Ce sont des gens qui ne prendront aucune mesure à moins d’être indemnisés. Qui va les payer ? » Jake, qui était resté silencieux pendant tout ce temps, avait répondu aux paroles du capitaine de la garde.

« Bande de lâches... ! À une période aussi critique pour la ville, allez-vous encore débiter ce genre de bêtises ? L’ennemi est un magicien maléfique ! C’est un acte de guerre ! Nous avons la justice de notre côté, il n’y a pas besoin d’une autre raison de se battre…, » déclara le capitaine.

« Cependant, l’autre parti n’est pas venu ici pour piller notre ville. En fait, si nous cédons à leurs demandes, nous réaliserons un profit. Même en sachant que c’est le cas, est-ce que vous suggérez toujours que nous risquons notre vie pour rien ? » demanda le marchand.

« Eh bien, même si vous me dites cela, je ne suis plus vraiment un aventurier... mais ce que je fais, c’est de dire clairement ce que les autres aventuriers diront certainement en réponse à vos paroles, » déclara Jake.

Le capitaine de la garde criait, le chef du marchand répliquait calmement, tandis que Jake s’immisçait dans la conversation.

« Taisez-vous un peu ! » Les discussions devenaient trop compliquées et le maire avait crié pour faire taire tout le monde. « Vous avez dit que votre nom était Jake ? Vous êtes l’une des personnes qui avait vu directement à quoi ressemblait l’ennemi, n’est-ce pas ? »

Le maire calma son esprit et demanda à Jake avec détermination. « S’il vous plaît, parlez franchement. Si vous incluez tous les soldats et aventuriers de cette ville et que nous nous battons avec tout ce que nous avons... quelles sont nos chances de vaincre cet ennemi ? »

 

***

 

« Écoutez attentivement mes paroles ! » cria le capitaine.

Les soldats étaient alignés les uns derrière les autres avec devant eux les aventuriers. Le chef des soldats avait élevé la voix.

« L’ennemi est un magicien maléfique nommé Aur, et ses subordonnés sont des démons et des monstres ! Sans savoir à quoi ressemblent leurs prouesses magiques, leur nombre dépasse facilement les 300 ! En comparaison, nous n’avons que 200 personnes qui servent dans nos troupes ! Cependant, nous sommes les fiers soldats du royaume de Figuria. Mais si vous, aventuriers courageux, êtes prêts à combiner nos efforts et à travailler ensemble, nous serons facilement capables de vaincre les créatures faibles comme les gobelins et les orcs ! »

La voie choisie par le maire était celle de la résistance. Il croyait qu’ils pouvaient gagner. Cependant, il avait également prédit qu’un grand prix devait être payé. Il s’agissait de la réponse que Jake avait donnée au Maire, et le Maire avait choisi de croire aux paroles de Jake.

Au lieu de simplement chercher des profits, ils avaient choisi la voie de la bravoure et de la vaillance, ils étaient déterminés à ne pas succomber au mal.

Cependant, du côté obscur de cette décision, plus le groupe d’aventuriers prenait de dommages dans son ensemble, moins ils auraient à les payer à la fin de la guerre. Ce type de calcul avait également été pris en considération.

« Prenez les armes, levez vos épées ! La justice est de notre côté, le mal périra face à la lumière ! Allons à la guerre ! Pour cette ville que nous aimons ! » cria le capitaine.

« Hoooouuuuuuuurrrrraaaaa ! » Les hommes d’armes avaient fait entendre leur voix. On pourrait même dire que ces deux groupes étaient généralement antagonistes l’un envers l’autre, mais face à un ennemi commun, les aventuriers et les soldats travaillaient ensemble afin de gagner la guerre. Leur ennemi était le magicien maléfique qui était accompagné d’un groupe de monstres. Les soldats et les aventuriers qui ne connaissaient pas les exigences d’Aur étaient excités par la situation alors que leur sang s’enflammait de l’esprit de droiture.

Quiconque portait une épée à cette époque fantasmerait sur le fait d’être un héros. En se nourrissant de leur désir de devenir des héros, ils avaient créé cette atmosphère excitante.

« Mettez-vous en position ! Les gobelins seront laissés aux avant-gardes, mais en visant les Ogres quand on en voit, cela augmentera nos chances de victoires ! Ce sont de grandes créatures et des cibles faciles, utilisez tous vos efforts pour les viser et les abattre ! »

Les individus qui étaient compétents dans l’utilisation de l’arc avaient escaladé les tours de guet et s’étaient préparés à tuer de loin les intrus. Il y avait des soldats avec des lances placées devant la porte. Derrière eux, il y avait des aventuriers qui étaient doués en magie.

« L’ennemi contrôle trois sortes de monstres. Alors que nous ne savons pas combien d’individus sont des magiciens, ils auront sûrement peu ou pas de capacités magiques. Même s’ils nous tirent des boules de feu, n’ayez pas peur ! Nos magiciens vous couvriront donc concentrez votre attention sur l’extermination des gobelins, soldats, » déclara le capitaine.

« ... Penser qu’un jour viendra où nous vous ferons confiance... Mais je ne pense pas que nous pourrions trouver un allié plus fiable que vous en ce moment ! »

Les aventuriers qui étaient magiciens communiquaient avec les soldats, et les soldats leur rendaient un sourire amical.

... C’était possible de gagner ! Même si cela sera difficile, les héros courageux réussiraient et détruiraient assurément le magicien maléfique. Le capitaine de la garde croyait sincèrement en ce résultat. Son corps était rempli d’énergie et il sentait que son armure était plus légère que jamais. Il s’agissait de la première fois qu’il partait en guerre avec des sentiments aussi énergiques.

Il n’y avait plus rien dont il avait peur.

« Allons-y, braves héros ! » cria le capitaine.

Clac...

Un son léger et banal résonna dans les environs.

Et avec ce seul bruit, le haut du corps du capitaine de la garde avait disparu.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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