Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 4 – Chapitre 14

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Chapitre 14 : Épilogue

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Chapitre 14 : Épilogue

Partie 1

Curtis, un étudiant boursier de l’académie du royaume était venu aux toilettes pour hommes.

Il avait l’intention d’arranger sa coiffure en utilisant le miroir dans les toilettes du dortoir des garçons.

Cependant, il y avait un visiteur précédent.

« Oh, tu es…, » commença Curtis.

Lorsqu’il avait appelé le garçon, il avait mis quelque chose dans sa poche en étant surpris afin de le cacher.

« Non, ce n’est pas ce à quoi ça ressemble ! » déclara l’autre.

Curtis avait souri pour calmer la personne agitée.

« Je ne taquinerai pas un garçon qui se soucie de son apparence, » déclara Curtis.

Cette personne avait fait quelque chose devant le miroir avant d’entrer, mais sûrement il faisait seulement quelque chose pour ranger son apparence tout comme ce qu’il avait prévu de faire.

Cette personne — Aaron avait l’air embarrassé.

Mais, c’est là que Curtis avait senti quelque chose qui n’allait pas. Il ne semble pas qu’il ait juste arrangé sa coiffure — plus important encore, ses lèvres ont l’air vraiment brillantes.

Cela ne ressemblait pas à du rouge à lèvres, mais ses lèvres étaient trop vives pour un garçon

En plus, il y avait la coiffure d’Aaron.

Auparavant, sa coiffure avait l’air plus sauvage, plus viril, et pourtant, récemment, sa coiffure avait été arrangée pour être propre et rangée.

Sa façon de s’habiller jusque-là négligemment était également devenue plus soignée.

Cette personne avait une attitude un peu rude avant. C’était un type avec lequel Curtis n’était pas très doué, mais l’actuel Aaron avait l’air plus gracieux et délicat qu’avant.

Aaron semblait remarquer que le regard de Curtis était tourné vers ses lèvres. Il s’était empressé de trouver une excuse. « C’est de la crème pour les lèvres ! »

« Crème pour les lèvres ? » demanda Curtis.

« Tu sais, tes lèvres deviennent gercées quand l’air est sec, n’est-ce pas ? J’utilise de la crème pour éviter ça, » déclara Aaron.

« Je… Je vois, » déclara Curtis.

L’air est-il vraiment aussi sec même si ce n’est plus l’hiver ? Il doit avoir la vie dure.

Aaron avait l’air gêné quand Curtis lui avait envoyé un regard inquiet et qu’il avait quitté les toilettes pour hommes.

« Désolé de prendre ton temps. Je m’en vais maintenant, » déclara Aaron.

Je m’en vais maintenant — ces mots lui avaient aussi donné un sentiment hors de propos. Les hommes utilisaient souvent ces mots aussi, mais la façon dont Aaron les disait tout à l’heure était étrangement féminine.

Curtis avait suivi la disparition d’Aaron avant de remarquer une autre chose étrange.

« Hm ? »

Aaron était tombé sur un homme qu’il connaissait en sortant des toilettes.

« Aaron, tu es beau aussi aujourd’hui, » déclara l’autre.

« Bon sang, tout le monde n’arrête pas de dire ça, » déclara Aaron.

Beaucoup de « !? » flottait au-dessus de la tête de Curtis.

Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi Aaron est-il si intime avec un étudiant ? Je croyais qu’il courait après les étudiantes avant — .

Il se souvenait d’avoir vu Aaron draguer des étudiantes de l’académie avec d’autres étudiants qui avaient l’air de délinquants.

Mais il y avait quelque chose d’étrange avec l’actuel Aaron.

En y repensant, récemment, j’ai l’impression qu’il est toujours avec d’autres garçons — ne me dis pas que…

Curtis avait senti un léger frisson sur son dos.

***

C’était bruyant dans le manoir de Marie depuis le matin.

« Le petit-déjeuner n’est-il pas encore prêt ~ ? » demanda Greg.

Greg était allongé sur la table, à moitié endormi, alors qu’il demandait pour son petit-déjeuner. Kyle avait fait une remarque sournoise en voyant Greg comme ça.

« Le petit-déjeuner serait prêt plus vite si tu nous aidais, Greg, » répliqua Kyle.

« Je suis un spécialiste de l’alimentation. En plus, tu devrais aussi dire ça à Baltfault, » répliqua Greg.

J’attendais aussi que le petit-déjeuner soit servi sans rien faire.

Cependant, Kyle secoua la tête.

« Le comte est différent parce qu’il a payé les frais de nourriture, » répliqua Kyle.

— Le pouvoir de l’argent est vraiment puissant. Je ne me fais pas gronder même si je ne fais rien pour aider.

Julian et Jilk étaient aussi entrés dans la salle à manger pendant que j’attendais.

« Quel est le plan pour aujourd’hui ? » demanda Julian.

« Il y aura des interrogatoires à l’ambassade. On dirait que le royaume a envoyé quelqu’un pour enquêter sur l’incident cette fois, » répondit Jilk.

Ils parlaient tous les deux du travail dès le matin. Le suivant qui était apparu après eux était Brad dont les blessures étaient presque guéries.

« Qu’est-ce qu’il y a pour le petit-déjeuner aujourd’hui ? » demanda Brad.

Il demanda à Cara qui venait de poser les assiettes sur la table.

Mais Cara lui avait crié en colère. « Ne vous mettez pas en travers de mon chemin ! Allez, asseyez-vous tous sur votre siège ! »

Kyle et Cara allaient et venaient entre la cuisine et la salle à manger.

La voix de Marie et de Noëlle se faisait entendre de la cuisine. « Noëlle, occupe-toi de celui-là, s’il te plaît ! »

« Okay ~. »

Noëlle avait l’air d’une fille simple, et pourtant elle était douée pour toutes sortes de travaux ménagers.

Est-ce ce qu’ils appelaient gap moe ?

Chris était aussi venu trempé de sueur pendant qu’on attendait. « C’était un bon exercice. »

Greg s’était plaint de voir Chris transpirer comme ça. « Tu fais en sorte que la matinée soit étouffante comme ça. Va prendre une douche d’abord. »

« Toi-même, tu n’as pas l’air tout à fait réveillé. Et si tu allais te laver le visage avant de dire ça ? » répliqua Chris.

Brad haussa les épaules en voyant les deux hommes se préparer à se battre. « Vous êtes énergiques tous les deux dès le matin. Eh bien, c’est exactement approprié venant de vous deux, cerveaux musclés. »

Greg et Chris avaient changé d’avis sur Brad après avoir entendu ça.

« Ce serait mieux si tu t’entraînais un peu plus, » répliqua Greg.

« Ouais. Si tu fais ça, tu ne finiras pas comme cette fois, » répliqua Chris.

Brad les avait montrés du doigt et avait riposté. « Vous ne pourriez non plus rien faire si c’était vous qui étiez à ma place ! »

Marie entra dans la salle à manger bruyante et souleva une poêle à frire qu’elle frappa avec une louche à la place d’une cloche.

« Allez, taisez-vous tous ! Le petit-déjeuner vous sera servi donc mangez sans vous plaindre ! » déclara Marie.

Elle était comme une puéricultrice qui s’occupait des enfants de la maternelle.

Les aliments servis sur la table étaient de la soupe au maïs et des toasts qui me semblaient familiers.

« Ah, c’est —, » murmurai-je.

Je les trouvais nostalgiques. C’était quelque chose que ma mère, dans ma vie antérieure, préparait souvent pour le petit-déjeuner.

Le toast était recouvert d’un œuf au plat et de deux morceaux de bacons — même l’arrangement était le même que celui des toasts de ma mère.

Je me demandais si Marie se souvenait aussi de la cuisine de sa mère tout en étant très nostalgique.

Noëlle était venue à mes côtés.

« Léon, il y a un excès de bacon, je t’en donne un de plus, » déclara Noëlle.

« Est-ce que c’est bon ? » demandai-je.

« Ce n’est pas grave, » répondit Noëlle.

Julian qui mangeait son toast avait vu que j’étais le seul à avoir du bacon en plus et était devenu jaloux. « Seul Baltfault a-t-il eu le traitement de faveur ? Je suis jaloux. »

Cela m’avait fait me sentir vraiment déplorable en pensant qu’il y avait vraiment un prince qui dirait quelque chose comme ça.

« Tu manges des choses savoureuses dans le palais depuis ton enfance, n’est-ce pas ? Supporte juste un peu ta propre part, » déclarai-je.

« C’est parce que toutes les recettes de Marie sont des aliments nouveaux. Ils sont aussi délicieux ! C’est pour ça que je suis jaloux, » déclara Julian.

Julian se vantait soudain de son amoureuse. Quelle serait la bonne réponse à lui donner ici ?

Quand j’avais regardé Marie, elle avait déjà fini ses œufs et ses bacons et avait apporté un nouveau toast de la cuisine à la table. Elle en prenait quelques-uns de plus mêmes au petit-déjeuner. Cela m’avait rendu très curieux de savoir où elle gardait autant de nourriture à l’intérieur de ce petit corps.

« Uhyoooooo ! Cette confiture un peu chère s’est très bien étalée sur le pain, » s’exclama Marie.

Elle avait choisi la confiture qu’elle aimait parmi les pots de confiture qui étaient alignés sur la table et l’avait étalée sur son pain avant de manger le toast.

« Haa ~ pouvoir choisir la confiture le matin, c’est le bonheur, » s’exclama Marie une fois de plus.

Il semblait qu’elle se sentait heureuse d’avoir différents types de confitures, mais quant à moi — j’avais envie de pleurer.

« Peux-tu goûter au bonheur juste avec ça ? » demandai-je.

Elle était devenue une femme très simple.

Même si dans notre vie antérieure, c’était le genre de femme qui me harcelait pour que je lui donne de l’argent pour voyager à l’étranger…

Cara demanda Marie pour la confiture. « Lady Marie, puis-je avoir de la confiture d’orange ! »

« D’accord. Étends-en beaucoup sur ton pain. Nous avons beaucoup de pains et de confitures ! » répondit Marie.

Kyle étalait de la confiture de myrtilles sur son pain.

« Ne pas avoir à se soucier de son repas, c’est le bonheur, » déclara Kyle.

Pourquoi est-ce que manger avec le groupe de Marie me donnait envie de pleurer comme ça ?

J’avais arrêté d’y penser et je m’étais concentré sur le petit-déjeuner nostalgique. Puis Noëlle m’avait regardé en face.

« Léon, le coin de ta bouche a quelque chose dessus, » déclara Noëlle.

« À bon ? Je l’essuierai plus tard, » déclarai-je.

« Ne fais pas ça. Tu es comte, tu dois donc agir correctement, » elle avait dit ça et m’avait essuyé le coin de la bouche.

Une fille attentionnée et gentille était vraiment géniale.

Je pourrais tomber amoureux d’elle si je n’avais pas déjà Anjie et Livia.

Julian n’avait pas l’air d’être habitué à manger des toasts et la zone autour de sa bouche était sale. Cela l’avait dérangé.

« Le toast est délicieux, mais il est facile pour le toast de s’émietter et de laisser des restes, » déclara Julian.

Jilk était du même avis. « En effet. N’y a-t-il aucun moyen d’empêcher que cela ne se produise ? »

Greg, qui mangeait de tout son cœur sa portion, leur donna à tous les deux des conseils. « Mangez la nourriture sans vous inquiéter pour ça. »

Le petit-déjeuner était très animé.

Noëlle avait souri.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » lui avais-je demandé.

« Je m’amuse, c’est tout. J’étais toujours en train de déjeuner avec ma petite sœur, mais cela fait longtemps que je ne me suis pas autant amusée, » répondit Noëlle.

« S’est-il passé quelque chose ? » demandai-je.

J’avais entendu dire que sa relation avec sa petite sœur ne se passait pas bien, mais Noëlle n’en parlait pas beaucoup.

« Il s’est passé plusieurs choses. Mais Lelia s’inquiète aussi pour moi, » répondit Noëlle.

Donc même les jumelles avaient leur propre problème.

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Partie 2

Le manoir où vivait le groupe de Marie était splendide.

Il y avait aussi une salle de réception qui pouvait être utilisée pour servir les visiteurs.

Il y avait des canapés à l’intérieur de la pièce avec une table basse placée entre eux. Un ensemble complet de meubles avait également été placé à l’intérieur de la salle afin qu’il ne soit pas discourtois envers l’invité.

Ce devait être l’ambassade qui les avait préparés.

J’avais eu l’impression qu’ils avaient dépensé de l’argent pour les choses nécessaires pour qu’il n’y ait pas de problème parce que Julian vivait aussi ici.

Ma propre maison avait aussi une salle de réception, mais elle n’était pas aussi splendide que cette pièce dans la maison de Marie.

En ce moment, je préparais du thé pour un invité dans cette chambre.

« — Savourez-le bien, » déclarai-je.

« Merci pour le thé, » répondit l’autre.

La silhouette assise sur le canapé en buvant le thé avec élégance était très belle.

Pour ceux qui ne connaissaient pas la personnalité de cette personne, elle n’aurait l’air que d’une noble dame.

La fille — non, elle était déjà diplômée de l’académie, donc je devrais l’appeler une femme, elle avait de longs cheveux blonds qui étaient coiffés en bouclettes.

Elle s’appelait Deirdre Fou Roseblade.

C’était une camarade de classe supérieure que je connaissais.

« Ça fait longtemps que je n’ai pas pris de ton thé. Tes compétences se sont-elles légèrement améliorées ? » demanda Deirdre.

Cette personne n’était pas du genre à dire des flatteries, alors elle avait dû vraiment apprécier le thé.

« Peut-être est-ce parce que les feuilles de thé d’Alzer sont délicieuses ? » demandai-je.

« Vraiment ? J’en achèterai peut-être en souvenir en rentrant chez moi, » répondit-elle.

Deirdre buvait joyeusement son thé. Mais quand même, pourquoi venait-elle à Alzer ?

— Je ne savais pas pourquoi.

« Euh, ça pourrait être un voyage en ce moment ? » demandai-je.

Deirdre m’avait souri.

« Comme c’est grossier ! Je viens ici pour le travail même si je ressemble à ça. Sa Majesté m’a demandé “je veux que vous examiniez la situation à Alzer tout de suite”. C’est vrai, Sa Majesté m’a aussi demandé de vous donner une lettre, » déclara Deirdre.

J’avais reçu la lettre et j’en avais lu le contenu.

.

« Comment oses-tu causer des ennuis à Alzer, sale gosse de merde ? Nous manquons de main-d’œuvre en ce moment et nous devons même recruter des étudiants qui sortent tout juste de l’école. Oups, à ce sujet, il semble que la fille que j’ai envoyée est de tes connaissances, n’est-ce pas ? — Entends-toi bien avec elle. Mais je le dirai à la Maison de Redgrave si tu as une liaison là-bas ! Par ton magnifique roi »

.

J’avais déchiré la lettre sans expression.

Deirdre semblait deviner le contenu de la lettre en raison de ma réaction et souriait agréablement.

« Tu es vraiment en bons termes avec Sa Majesté, » déclara Deirdre.

« Hahahahahaha ! — En effet. On est si proches qu’on veut se frapper le visage, » déclarai-je.

Si je le pouvais, j’aurais voulu enfoncer mon poing dans le visage de Roland tout de suite.

Cela mis à part, il semble que Deirdre ait été envoyée ici pour enquêter sur l’affaire cette fois-ci.

Il y avait un petit problème avec sa personnalité, mais il semblait qu’elle avait l’intention de faire son travail correctement.

« J’ai entendu parler de la situation générale à l’ambassade. J’ai entendu dire qu’un fils d’un grand noble s’est battu avec toi et que tu l’as battu en duel — ça m’a fait frissonner d’entendre ça, » déclara Deirdre.

Deirdre. Elle avait rougi et elle posa son index sur ses lèvres — c’était une vicelarde.

« Comme prévu de la part du héros du royaume. Tu as même battu les six grands nobles et contribué à élever la réputation du royaume. C’est merveilleux. — Il y a longtemps que mon cœur n’a pas battu aussi vite, » déclara Deirdre.

Que dois-je répondre à Deirdre qui avait ce regard d’extase sur son visage ?

« Viens-tu ici aujourd’hui juste pour me saluer ? » demandai-je.

« Comment est-ce possible ? Je viens t’apporter un souvenir. — Ne veux-tu pas savoir ce qu’Alzer fait dans cette affaire ? J’ai des informations que tu ne peux pas apprendre en tant qu’étudiant étranger ici, » déclara Deirdre.

Il semblait qu’elle me dirait une information qu’elle avait apprise de son travail.

Luxon recueillait aussi des informations pour moi, mais écoutons au moins ce qu’elle avait parce qu’elle le faisait par bonté d’âme.

« Y a-t-il des informations intéressantes ? » demandai-je.

« Le royaume a demandé à Alzer de livrer Pierre qui a infligé une malédiction à Son Altesse Julian. Mais ils n’ont pas obtempéré et ont rejeté la demande, » déclara Deirdre.

« La Maison Faiviel protège-t-elle Pierre ? » demandai-je.

Je pensais que cela semblait plausible, mais Deirdre chuchotait en réponse. « Ta relation avec ta famille doit être bonne. Tu as grandi dans un foyer chaleureux, n’est-ce pas ? »

« Hein ? Non, mes relations avec mes sœurs ne sont pas si bonnes que ça —, » répondis-je.

« Ce Pierre qui a causé tous ces problèmes, il avait l’air d’avoir l’intention d’écraser son grand frère qui sera le prochain chef afin de devenir lui-même le chef de la maison. Il semblait que le prochain chef de maison soit furieux de ça, » déclara Deirdre.

— Sans protection.

Les nobles à qui on enlèverait leur protection divine seraient méprisés comme étant sans protection dans la République.

Il y avait plusieurs raisons à cela. L’un d’eux était que l’arbre sacré leur avait tourné le dos.

J’avais aussi entendu dire que le descendant d’une personne dont la protection divine avait été enlevée ne pourrait jamais obtenir lui-même la protection divine.

En d’autres termes, la vie de Pierre en tant que noble était terminée.

Il ne pouvait même plus être utilisé pour le mariage politique.

— Je l’avais poussé dans un coin même en le sachant.

« Est-il emprisonné ? Ou peut-être qu’il est tombé “malade” ou quelque chose comme ça ? » demandai-je.

Deirdre avait déplacé ses yeux et avait commencé à jouer avec ses bouclettes. « Ils ont dit qu’il s’était suicidé en raison de ses responsabilités. Mais d’après la furie du chef suivant, il est possible qu’il soit emprisonné sous terre quelque part et y soit torturé. »

« La noblesse d’Alzer est froide envers leur propre famille, » déclarai-je.

« Je pense que c’est la même chose même à Hohlfahrt, » déclara Deirdre.

Est-ce ce qu’ils appelaient la partie sombre de la noblesse ? Je ne voulais absolument pas m’en mêler.

« Ne l’as-tu pas coincé comme ça en sachant qu’un tel destin l’attendait peut-être ? » Deirdre m’avait demandé comme ça. Je ne pouvais pas dire que je ne me sentais pas coupable.

Mais, tout était de la responsabilité de Pierre.

« Il a récolté ce qu’il a semé. C’est tout ce qu’il y a à faire. Pour commencer, après avoir fait ça à notre stupide prince, je dois régler le compte avec lui. — C’est Pierre qui a commencé, » déclarai-je.

Deirdre était aussi la fille d’un noble. Elle avait l’air satisfaite de ma réponse.

« Bien. Si tu avais dit quelque chose du genre, je n’avais pas l’intention d’aller aussi loin et de le regretter, alors j’aurais dû te gifler, » déclara Deirdre.

— Si c’était Livia ici, serait-elle en colère ?

Deirdre m’avait donné plus d’informations. « À part cela, l’académie rouvrira également ses portes sans accident. Vous devriez tous continuer vos études là-bas comme avant. Cependant, soyez très prudent s’il vous plaît. »

« Ee ~, est-ce moi qui dois faire attention ? » demandai-je.

« Bien sûr qu’il le faut. Je reviendrai immédiatement pour ramener cette information au royaume, mais une autre personne devrait être dépêchée pour la négociation proprement dite, » déclara Deirdre.

Après tout, il s’agissait d’un problème international. S’ils voulaient négocier, ils devaient préparer les fonctionnaires appropriés.

Ma précédente négociation avec les six grands nobles n’était finalement qu’une négociation personnelle.

Deirdre s’était levée.

« Je suis occupée même si j’ai l’air d’avoir du temps libre, alors excuse-moi pour l’instant. Ah, c’est vrai —, » déclara Deirdre.

Quand je m’étais levé pour l’accompagner, Deirdre m’avait remis deux lettres.

« Envoie-leur une réponse correctement. Elles étaient vraiment inquiètes, tu sais ? » déclara Deirdre.

Il s’agissait des lettres d’Anjie et de Livia.

***

« Léon, vas-tu bien ? Es-tu blessé ou malade ? Manges-tu bien ? »

.

Des larmes étaient sorties pendant que je lisais la lettre de Livia qui s’inquiétait pour moi.

La lettre d’Anjie était également similaire.

Elle m’avait écrit que si quelque chose se passait à Alzer, je devais fuir afin de revenir sain et sauf.

Elle était plus inquiète pour ma sécurité que pour mon honneur. C’était une position inhabituelle pour un noble.

J’avais soigneusement plié les lettres et les avais gardées correctement dans le tiroir de la table.

Luxon qui me regardait avait l’air un peu désolé. « — Mon corps principal s’est rapproché de la République au cas où il y aurait une urgence. Actuellement, il est impossible de communiquer par courrier électronique. »

Luxon avait servi de relais pour échanger des mails alors qu’il était stationné à mi-chemin entre le royaume et la République.

Mais actuellement, son corps principal s’était rapproché de la République et l’échange de courriers devenait impossible en raison de divers facteurs tels que la densité de l’élément magique, etc.

« Je m’y suis habitué parce qu’on ne peut pas faire autrement. Quand vas-tu remettre ton corps principal dans sa position d’origine ? » demandai-je.

« Cela dépend de la situation. Il est toujours en attente à la République. Il y a aussi la réparation et le réapprovisionnement pour Einhorn et Arroganz, » déclara Luxon.

Actuellement, Luxon était en train de nettoyer Einhorn et Arroganz qui avaient été souillés par la décoration de Pierre.

« Je suppose que je vais écrire une autre lettre. Je devrais aussi envoyer un souvenir, » déclarai-je.

« Ce serait bien, » déclara Luxon.

Je m’étais assis sur la chaise et j’avais levé les yeux vers le plafond.

Puis Luxon m’avait parlé. « — est-ce que le destin de Pierre pèse-t-il sur l’esprit du maître ? »

« C’est la faute de ce type, » déclarai-je.

Tout ce qu’il avait fait jusqu’à présent lui arrivait maintenant. C’est tout ce que j’avais à dire.

Je n’avais aucune sympathie pour lui. Mais, c’était un fait que c’était moi qui l’avait coincé là-dedans.

« Maître, en fait, il y a une chose qui me tracasse —, » déclara Luxon.

Juste au moment où Luxon s’apprêtait à dire quelque chose, la porte de la chambre s’était ouverte brutalement et Marie était entrée avec un cri.

« Grand Frèèèèèère ! » cria Marie.

J’avais tourné mon regard sur Marie. « Frappe au moins avant d’entrer. »

« C’est très bien. Je n’ai aucun intérêt pour ce que Grand Frère pourrait faire ! Ah !? Ce n’est pas ça ! En fait, il y a une invitée ! » déclara Marie.

« Encore — ? » demandai-je.

Pendant que je me demandais qui c’était cette fois, Marie avait agité les mains en disant. « C’est Lelia ! Qui plus est, cette fille est une réincarnée ! »

« Hein ? »

Je ne comprenais pas ce que Marie disait.

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Partie 3

Noëlle était aussi là quand j’étais entré dans la salle de réception.

« Ah, Léon, » déclara Noëlle.

Il semblait qu’elles parlaient de quelque chose, mais il ne semblerait pas que le sujet de la discussion soit vraiment agréable.

L’expression de Noëlle était sombre, tandis que Lelia nous regardait fixement, Marie et moi.

Puis ses yeux s’étaient ouverts quand elle avait vu Luxon flotter sur mon épaule droite.

Elle était clairement sur ses gardes et semblait au courant pour Luxon.

« Noëlle, peux-tu nous laisser parler un peu avec ta sœur ? » lui demandai-je.

« Ça ne me dérange pas, mais —, » déclara Noëlle.

Noëlle regarda vers Lelia. En réponse, Lelia croisa les jambes avec une expression éhontée, comme pour dire : « Vas-y ».

 

 

« Ce n’est pas grave. On dirait que ta grande sœur leur est redevable, et j’ai aussi beaucoup de choses à dire, » déclara Lelia.

Lelia avait croisé les bras. Noëlle avait l’air de ne pas savoir quoi lui dire.

« Lelia, ne leur dit rien de déplacé, » déclara Noëlle.

Après que Noëlle ait quitté la pièce, Marie avait regardé alternativement entre mon visage et celui de Lelia avec un regard troublé.

J’avais demandé directement à Lelia. « Es-tu aussi un réincarné ? »

« C’est vrai. J’ai été réincarnée en petite sœur jumelle du personnage principal. — Même si j’avais mes propres plans, ils sont tous foutus à cause de vous, » répliqua Lelia.

« Je m’en excuse, » déclarai-je sans émotion.

Je m’étais assis sur le canapé avec Marie qui me suivait pour s’asseoir à côté de moi.

Luxon regarda Lelia.

« Et, qu’est-ce que tu cherches en venant ici ? » demandai-je.

Lelia avait détourné son regard de Luxon vers moi.

« Comment as-tu un objet de triche avec toi ? » demanda Lelia.

« J’ai travaillé dur pour l’avoir, » répliquai-je.

« Ce ne sont pas vraiment mes affaires, » déclara Lelia.

Lelia semblait mécontente de ma réponse. Elle avait quand même parlé de la raison pour laquelle elle était venue dans notre manoir.

« Je te demande de me rendre ma grande sœur. Avec le jeune arbre sacré, si possible, » déclara Lelia.

Sa façon de parler était unilatérale : Marie s’était irritée à ma place.

« Haaa ? Pourquoi devons-nous suivre tes instructions ? » s’écria Marie.

« Le jeune arbre sacré se fanera s’il n’est pas tenu par ma grande sœur qui a l’aptitude de prêtresse ! Ne le savez-vous même pas ? Le développement à partir de maintenant tournera mal si le jeune arbre se dessèche ! » déclara Lelia.

Cela devait être quelque chose que Lelia ne pouvait pas permettre d’où elle se tenait.

Ce n’était pas comme si j’avais un problème avec sa demande, mais il y avait une chose qui me dérangeait.

« Aptitude de prêtresse ? Attends une seconde, n’as-tu pas aussi cette aptitude ? » demandai-je.

La formulation de Lelia m’avait dérangé que j’avais essayé de lui demander. En réponse, son regard sur moi s’était clairement transformé en un regard de ridicule.

« Je n’ai pas l’aptitude. La grande sœur est la seule à avoir l’aptitude de devenir prêtresse, » déclara Lelia.

Marie avait commencé à avoir des sueurs froides.

« Eh, attends. N’êtes-vous pas jumelles ? Ça ne devrait pas être étrange pour vous deux d’avoir cette aptitude. Vous savez, tout comme la façon dont vous avez divisé la queue jumelle pour devenir une queue latérale assortie l’une à l’autre, » déclara Marie.

Lelia déclara alors. « Notre coiffure n’a rien à voir avec ça ! » avant de parler de l’aptitude de la prêtresse. « Avant que la Maison Lespinasse ne soit détruite, mes parents disaient que la grande sœur est la seule à avoir l’aptitude de prêtresse alors que je n’en ai pas. »

J’avais été secoué d’entendre cela et j’avais tourné mon regard vers Luxon.

« Il y avait cependant une mention dans le document des six grands nobles que la prêtresse a été décidée sur la base de la lignée sanguine ? » répondit Luxon.

Lelia avait nié les informations de Luxon.

« Mes parents, l’ancienne prêtresse et le gardien m’ont dit que je n’avais pas cette aptitude. C’est impossible qu’ils se trompent. En outre, la prêtresse porte le rôle de relier l’arbre sacré avec le peuple. La prêtresse m’a dit que je n’avais pas l’aptitude, donc il est évident qu’elle a raison plutôt qu’un document quelque part, » déclara Lelia.

L’affirmation de Lelia nous avait poussés, Marie et moi, à garder la tête froide.

« Ce n’est pas possible. Notre plan pour faire de Lelia la prêtresse et d’Émile le gardien…, » déclara Marie.

« Luxon, sale menteur ! » déclarai-je.

Lelia nous regardait avec dégoût.

« Comprenez-vous tout ce que j’ai préparé jusqu’à présent ? Ma maison a été brûlée et j’ai été chassée quand j’étais enfant, après quoi j’ai travaillé dur pour m’occuper de ma grande sœur jusqu’à notre arrivée à l’académie. Je pensais que la grande sœur pouvait enfin devenir l’amante de Loïc et que le danger pour le monde serait écarté, et pourtant —, » déclara Lelia.

Elle disait des choses qui avaient attiré mon attention.

« Attends une seconde. Se pourrait-il que ce soit toi qui as mis Loïc après Noëlle ? » demandai-je.

« C’est vrai. La véritable fin de la deuxième partie était également centrée sur Loïc. C’est le destin de la grande sœur d’être avec Loïc, » déclara Lelia.

La vraie fin — c’est celle que tu as appelée la vraie fin ? Il semble que la meilleure conclusion de la suite de ce jeu vidéo otome avait été où Noëlle et Loïc étaient ensemble.

J’avais fait une expression compliquée. En voyant cela, Lelia avait dit. « Quoi ? As-tu une plainte à formuler ? »

« C’est plus une question qu’une plainte. Noëlle, elle déteste Loïc, n’est-ce pas ? » demandai-je.

J’avais demandé la confirmation à Marie.

« Ouais. Je pense que Loïc est le seul avec qui elle ne voudra pas être, parce qu’on dit qu’elle le déteste vraiment. J’ai déjà vu quelque chose comme ça avant. Sa haine a l’air d’être déjà au point qu’il lui est physiologiquement impossible de l’accepter. Je pense qu’il est absolument impossible pour ces deux-là de devenir amants, » déclara Marie.

Si quelqu’un que j’aimais me disait quelque chose comme « c’est physiologiquement impossible pour moi d’être avec toi », je ne serais pas capable de me remettre sur pied pendant trois jours.

Lelia était aussi une femme, donc elle semblait comprendre ce dont Marie parlait.

« Mais dans ce jeu, la grande sœur et Loïc étaient —, » commença Lelia.

Marie fixa Lelia avec un visage de compréhension.

« Dans ce monde, nous n’aurions pas besoin de traverser des épreuves si les choses peuvent progresser comme dans le jeu, » déclara Marie.

Les mots de Marie étaient sûrement remplis de significations diverses.

C’était un peu triste.

« Tu as traversé beaucoup de difficultés jusqu’à présent. Bien que la cause de ton échec était que tu voulais avoir un harem inversé, » répliquai-je.

Marie s’essuya les yeux avec sa manche.

« Ne le dis pas. Je le regrette déjà, » déclara Marie.

Puis Lelia avait dit. « Ha ? Ce n’est pas possible ? Ne me dis pas que tu visais quelque chose comme un harem inversé ? Uwa ~, visant le harem inversé dans le monde réel, tu es incroyable. »

Marie s’était fortement opposée après avoir vu le regard consterné de Lelia. « La ferme ! S’il y a du bonheur qui traîne là-bas, c’est humain de l’attraper ! D’ailleurs, même toi, tu as posé ta main sur cette tuile sûre Émile ! »

« J’ai sincèrement choisi une seule personne ! » déclara Lelia.

« Hah! Sincères tu dis ? Tu l’as choisi parce que tu savais que c’était quelqu’un de riche d’une bonne famille, n’est-ce pas ? C’est risible d’appeler ça être sincère, » déclara Marie.

En tant que compagnes, elles étaient capables de deviner ce que l’autre pensait. Cela avait fini par devenir un horrible échange d’insultes.

« Je suis toujours meilleure que toi qui visais le harem inversé ! » déclara Lelia.

« Tu ne réduis ta cible qu’à une seule personne, mais ce que tu as fait est fondamentalement la même chose que moi ! » déclara Marie.

« Ne me regroupe pas avec toi ! » déclara Lelia.

Les deux femmes intensifiaient leur propos et elles avaient commencé à se disputer telles des chattes.

Elles s’étaient emparées des cheveux de l’autre, s’étaient emparées des vêtements de l’autre et s’étaient insultées.

Ce qui m’était venu à l’esprit en regardant l’état des deux femmes était…,

« Uwaa ~, c’est moche, » déclarai-je.

« Je suis d’accord, » répliqua Luxon.

Marie et Lelia étaient finalement essoufflées et cessèrent leur querelle. J’avais remis la conversation sur la bonne voie.

« En tout cas, nous voulons tous éviter le danger pour le monde. Nous devrions pouvoir travailler ensemble, » déclarai-je.

D’après cette conversation avec Lelia, il semble qu’elle voulait aussi éviter tout danger pour le monde.

Alors nous, les réincarnés, on ne devrait pas se battre.

« Comment ça, travailler ensemble ? Tu as écrasé l’événement de Pierre et séparé la grande sœur de Loïc, » déclara Lelia.

J’avais vu Lelia mettre de l’ordre dans ses cheveux décoiffés et son uniforme tout en s’excusant sans sincérité.

« Désolé. Mais on n’y peut rien parce que Pierre s’est battu avec nous. Nous devons également réfléchir à notre propre position. Quant à Loïc, il dégage cette dangereuse vibration. On dit juste qu’il vaut mieux ne pas le choisir, » déclarai-je.

« Le désir de Loïc de monopoliser est juste un peu fort. C’est aussi son charme. Il se calmera un peu si la grande sœur devient son amoureuse, » déclara Lelia.

Un peu ? Était-ce qu’un peu !? — Je ne comprends vraiment pas les filles.

Lelia s’était plainte à moi.

« Plus important encore, c’est un problème que tu aies écrasé l’événement de Pierre ! Cet événement était vraiment important, tu sais !? Qui plus est, vas-tu normalement coincer quelqu’un jusque-là !? J’ai entendu de la bouche d’Émile que Pierre est dans une très mauvaise situation en ce moment ! » déclara Lelia.

Il semble que Lelia ait vu le duel. Elle avait l’air consternée.

« C’est la faute de Pierre de s’être battu contre moi. D’ailleurs, c’est vrai que je l’ai coincé, mais il s’était détruit à cause de ses propres mauvaises actions habituelles. Ce n’est pas ma faute. Pour commencer, c’est de sa faute s’il s’est fait coincer, » déclarai-je.

« Tu es le pire, » s’écria Lelia.

Marie s’était levée pendant que Lelia me fixait. « Pierre n’a rien qui vaille la peine de ressentir de la sympathie pour lui. Oublie-le, tu devrais travailler avec nous. »

Nous pouvions travailler ensemble parce que les deux parties avaient le même objectif.

Lelia avait aussi l’air insatisfaite, mais elle pourrait aussi vouloir notre coopération parce qu’elle avait accepté cet entretien.

« Quoi qu’il en soit, rends-moi la grande sœur et le jeune arbre sacré, » ordonna Lelia.

J’avais pris le conteneur qui abritait l’arbrisseau. Je l’avais apporté parce que je pensais que ce serait nécessaire dans notre discussion.

Je l’avais mis sur la table basse.

« Tu n’as pas à t’inquiéter si c’est à propos de ce truc. Il est placé dans un étui spécial, donc il ne se dessèche pas pour l’instant — e-eh ? » m’écriai-je.

Ma main droite avait commencé à briller.

En même temps, j’avais l’impression que l’arbre brillait aussi.

« Grand frère, le dos de ta main droite ! » s’écria Marie.

Marie avait soudainement dit cela, alors j’avais regardé le dos de ma main droite. Là, une sorte de symbole se formait.

« Qu’est-ce que c’est !? Hé, qu’est-ce que c’est que ça !!? » m’étais-je écrié.

Lelia, qui me regardait faire des histoires, avait fait une grimace comme si elle regardait une scène incroyable.

« P-Pourquoi !? Pourquoi le “blason du gardien” se forme-t-il sur la main de ce type ? » demanda Lelia.

Luxon parlait avec plaisir en nous regardant faire du grabuge. « Oh, cette chose a un œil perspicace. Il semble que le jeune arbre sacré ait jugé mon maître digne d’être le gardien et l’ait choisi. »

« MOIIIIIII !? »

La jeune pousse m’avait choisi comme protecteur même s’il n’avait toujours pas choisi la prêtresse.

À l’origine, il s’agissait de Noëlle — le personnage principal qui avait choisi le gardien parmi les cibles de conquête, mais pour une raison quelconque, c’était l’arbrisseau lui-même qui m’avait choisi.

Il y avait une limite même à l’inattendu.

— Qu’est-ce qui va se passer à partir de maintenant ?

***

À l’académie du Royaume de Hohlfahrt.

Livia et Anjie prenaient le thé avec des expressions graves.

Creare flottait près d’eux.

« Ce grincheux de Luxon n’est toujours pas en contact, » déclara Creare.

Livia, qui priait pour la sécurité de Léon d’ici, s’inquiétait. « Penses-tu que nos lettres sont parvenues à Léon ? »

Anjie buvait son thé calmement, mais elle se sentait aussi inquiète à l’intérieur. « Malgré ses apparences, Deirdre est une femme qui tient ses promesses. Elle livrera notre lettre sans faute. »

Toutefois, c’était seulement si la lettre pouvait être livrée dans ce cas.

Les deux femmes ne savaient pas comment Léon se débrouillait en ce moment dans cette situation où il n’y avait aucune information venant de la République.

Elles souhaitaient pouvoir se rendre rapidement à la République en personne, mais on leur avait ordonné de ne pas bouger parce que la situation y était inconnue.

« Elle devrait arriver à Alzer à cette heure-ci, » déclara Anjie.

Ils avaient pu échanger fréquemment des lettres auparavant grâce à Luxon, mais normalement l’obtention d’informations prendrait beaucoup de temps, tout comme aujourd’hui.

Creare consola les deux filles inquiètes. « Ça ira très bien. Le Maître est quelqu’un de tenace, et je ne pense pas qu’il y ait un ennemi qui puisse vaincre Luxon. Ils sont sûrement occupés à régler des problèmes. »

Livia hocha la tête. « J’espère que c’est le cas ici. »

Anjie soupira légèrement. « Mais cet homme est imprudent parfois. Même ainsi, que se passe-t-il dans la République ? »

Creare avait montré sa motivation après avoir vu les deux femmes s’inquiéter ainsi. « Je comprends. Alors je vais essayer d’enquêter un peu. »

Livia leva le visage. « Peux-tu faire ça Are-chan ? »

« Laissez-moi m’en occuper. J’y ai envoyé un relais de communication. Bien que ses performances ne soient pas bonnes et que Luxon ne l’aime pas, ce sera plus comme du piratage. »

Anjie avait perdu le calme qu’elle avait maintenu jusqu’à présent et avait bondi sur cette offre.

« Je me fiche de la façon dont tu le fais ! Fais-le immédiatement si tu peux vérifier comment Léon s’en sort en ce moment, » déclara Anjie.

« Je ne pourrai obtenir que des informations fragmentaires, » déclara Creare.

« Ça ne me dérange pas. Si Léon est en sécurité, alors —, » déclara Anjie.

Anjie plaça ses mains sur sa poitrine et pria pour la sécurité de Léon. Après avoir vu à quel point Anjie était anxieuse, Creare avait effectué un accès non autorisé à Luxon.

La lentille bleue de Creare émettait une lueur intense.

« Alors, je vais enquêter un peu. Err ~, la position actuelle du corps principal de Luxon est —, » commença Creare.

Livia joignit ses mains dans un geste de prière. « Léon, sois prudent. »

Anjie attrapa l’épaule de Livia sur le côté. « Tout se passera bien. Léon est fort après tout. »

Puis — .

« — Hyaaaaaa ! » s’écria Creare.

— Creare avait émis une voix étrange.

Livia s’était levée.

« Are-chan, qu’est-ce qui ne va pas !? » demanda Livia.

Anjie avait attrapé Creare des deux mains.

Ses yeux étaient très sérieux.

« Que s’est-il passé !? Léon est-il en sécurité ? » demanda Anjie.

Creare avait dit aux deux femmes les informations qu’il avait recueillies.

« J’ai réussi à obtenir le journal de bord de Luxon. Je n’ai pu obtenir que des informations insignifiantes, » déclara Creare.

« A, et !? » Livia avait demandé à Creare de continuer.

Creare semblait vraiment hésiter à lui répondre.

Cela les avait rendues encore plus anxieuses.

« J’ai pu confirmer la sécurité du maître. On dirait que Luxon reste aussi aux côtés du maître. Ah, Marie-chan et les autres sont aussi en sécurité, » déclara Creare.

Anjie et Livia se tenaient la main l’une l’autre avec leurs paumes pressées l’une sur l’autre.

Elles pressaient leur corps ensemble et leurs gros seins étaient aplatis l’un contre l’autre.

« Je vois, alors Léon est en sécurité ! » déclara Anjie.

« C’est super, Anjie ! » déclara Livia.

Elles n’avaient pas du tout posé de questions sur Marie et les autres. Elles étaient simplement soulagées d’apprendre que Léon soit en sécurité.

Toutes les deux souriaient joyeusement, mais…

« M-Mais, vous voyez. C’est l’endroit où le maître séjourne actuellement, c’est là où Marie et les autres étudiants vivent en ce moment, » déclara Creare.

Une ombre était apparue dans le sourire des deux femmes.

Livia s’inquiéta pour Anjie.

« Anjie, il y a sûrement une raison pour laquelle ils vivent ensemble, » déclara Livia.

Les joues d’Anjie tremblèrent.

« Tu as raison, il doit y avoir une raison. Peut-être que l’ambassade n’a pas pu obtenir un endroit où Léon pourrait rester à l’écart d’eux. Ce doit être ce genre de raison. Ça doit être comme ça. Sinon, Léon vivant dans la même maison que cette femme est juste —, » commença Anjie.

Puis Creare leur raconta à toutes les deux une autre information qu’il avait obtenue du journal de bord — quelques mots que Luxon murmura.

« L’information que j’ai obtenue est variée et fragmentaire, de sorte qu’elle ne donne pas une image claire, mais j’ai réussi à retenir quelques mots que Luxon a murmurés. Voyons voir, il marmonnait “et maintenant au milieu d’un adultère”, » déclara Creare.

L’expression des deux femmes et — la lumière dans leurs yeux, avaient disparu de leur visage.

 

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Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

3 commentaires :

  1. Oh le coup de grâce de Créare, c’est trop drôle.
    Au lieu de rassurer Anjie et Livia, elle ne fait qu’intensifier leurs malaises ^^.
    Comme quoi il est préférable de vérifier toute source d’information afin de s’assurer de sa fiabilité.
    Faute de quoi, une mauvaise information ou une information prise hors contexte peut s’avérer plus nuisible qu’utile ^^.

    En tout cas, merci pour les chapitres et bon courage pour la suite !

  2. Luxon mon héros !!! Livia ou Anjie qui truscide Léon dans le prochain tome ? 🤣
    Merci pour la trad je me suis régalé avec ce tome 4 💖

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