Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 4 – Chapitre 13 – Partie 3

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Chapitre 13 : Protagoniste insensible

Partie 3

À l’intérieur d’une pièce avec un plafond très haut.

Je dînais avec trois autres personnes autour d’une grande table. C’était une sensation vraiment étrange de manger comme ça.

Il y avait des domestiques en attente autour de nous. Ils nous aidaient pour notre dîner.

Albergue était assis juste devant moi. Louise et la femme d’Albergue étaient assises à ses côtés.

Elles portaient toutes les deux une robe.

L’atmosphère du dîner était vraiment comme le dîner de la noblesse — non, le dîner de la famille royale même.

Les plats étaient devenus un peu froids, mais ils étaient quand même délicieux.

« Les plats vous conviennent-ils ? » Albergue me l’avait demandé.

J’avais parlé de mon impression sans aucune flatterie. « Ils sont délicieux. La sauce est différente de ce que nous avons dans le royaume, mais j’aime ce goût étranger. »

L’assaisonnement alimentaire serait différent selon les pays, mais je pourrais manger sans problème.

La viande tendre était accompagnée d’une sorte de légume que l’on ne trouvait pas dans le royaume.

Quand j’avais essayé de le manger, il avait un goût amer.

Je pouvais le manger, mais ce n’était pas quelque chose que je voulais manger de ma propre initiative.

Je m’étais un peu forcé à le mettre dans ma bouche avec de la viande pour en couvrir le goût. Mais j’avais remarqué que les trois devant moi me fixaient du regard.

« Eh, euh… est-ce que mes manières sont mauvaises ou quelque chose comme ça ? » demandai-je.

« N-non, ce n’est pas ça. Peut-être n’aimez-vous pas ce légume ? » demanda Albergue.

Il semblait avoir senti, d’après mon expression, que je n’aimais pas ce légume.

« C’est un légume que je n’avais jamais mangé dans le royaume. Je n’aime pas son amertume particulière, mais je peux quand même le manger, » répondis-je.

« Je… Je vois. »

Je commençais à douter en voyant l’air agité d’Albergue, mais sa femme avait soudain versé de grosses gouttes de larmes. Elle avait dit. « Pardonnez-moi. Je dois quitter mon siège un moment » et elle s’était levée.

Louise m’avait parlé alors qu’elle quittait la pièce avec une servante qui l’accompagnait.

« Je suis désolée pour ça. Maman va bientôt revenir. Elle ne part pas parce qu’elle déteste Léon. J’espère que tu peux comprendre ça, » déclara Louise.

« Pouvez-vous m’en donner la raison ? » demandai-je.

J’avais des doutes sur l’atmosphère de cet endroit. Puis Albergue m’avait parlé en baissant légèrement le regard.

« J’avais un fils, » déclara Albergue.

« Vous voulez dire Monsieur Serge ? » demandai-je.

« Je ne parle pas de mon fils adoptif Serge, mais de mon fils biologique. Il s’appelait Léon, » déclara Albergue.

— Une autre histoire que je n’avais jamais entendue auparavant avait surgi. Mais j’avais senti des pièces du puzzle se mettre en place en entendant ça.

Cela devait être la raison pour laquelle Louise me prêtait son aide cordialement, parce que j’étais semblable à ce fils.

« Donc c’est quelque chose comme ça, » déclarai-je.

« J’espère que vous ne vous vexez pas. Je n’aurais jamais pensé que vous seriez aussi semblable avec ce garçon, » déclara Albergue.

« J’ai déjà entendu dire que dans le monde, il y a au moins deux personnes qui vous ressemblent. Ce n’est sûrement qu’une coïncidence, » déclarai-je.

Albergue sourit tristement en murmurant. « Vous avez raison. »

Louise m’avait souri. « Léon — mon petit frère détestait aussi ce légume. Léon, tu lui ressemblais quand tu t’es forcé à le manger. Ça a dû faire en sorte que maman se souvienne aussi de beaucoup de choses. »

Il y avait un garçon qui portait le même nom que moi et qui était mort quand il avait cinq ans.

Maintenant qu’ils l’avaient mentionné, j’avais retrouvé la mémoire de ma vie passée, c’était aussi quand j’avais cinq ans.

J’avais l’impression qu’il y eût un lien ici, ou peut-être que c’était juste une coïncidence ?

« Ce qui me rappelle que votre fils ne vient pas à l’académie en ce moment, n’est-ce pas ? Où est-il en ce moment ? » demandai-je.

J’avais essayé de demander parce que je n’avais jamais vu Serge, mais l’expression de Louise s’était un peu brouillée.

« Il est sorti pendant les vacances de printemps et n’est jamais revenu jusqu’à maintenant. Il communique périodiquement avec nous, pour que nous sachions au moins qu’il va bien, » répondit Louise.

« Il est sorti ? » demandai-je.

Albergue avait alors dit. « C’est un enfant gênant, » tout en m’expliquant légèrement.

« J’ai entendu dire que le travail d’aventurier est jugé acceptable dans le Hohlfahrt. Mais on ne peut pas dire que c’est un travail respectable ici à Alzer, » déclara Albergue.

Cet endroit était différent du royaume, le statut social de l’aventurier y était faible.

« Serge — mon fils a un désir ardent pour le travail d’aventurier. Quand les vacances sont arrivées, il a utilisé un dirigeable et est parti à l’aventure. Si c’est vous, pouvez-vous comprendre ce que Serge ressent ? » demanda Albergue.

« Moi aussi, j’ai obtenu mon poste actuel en réussissant en tant qu’aventurier, ce qui me permet de le comprendre un peu, » répondis-je.

— Dans mon cas, ma vie serait en danger si je ne réussissais pas.

Je ne comprenais pas le sentiment de quelqu’un qui était né dans une famille riche et qui était parti à l’aventure à cause de ses goûts personnels.

Je suppose que Serge aurait de meilleures affinités avec Julian et les autres plutôt qu’avec moi.

« Peut-être que s’il parle avec Son Altesse Julian et les autres, ils vont s’entendre, » déclarai-je.

« Alors je devrais leur donner une chance pour cela, pour l’avenir aussi, » déclara Albergue.

Louise s’était montrée insatisfaite de la réponse d’Albergue. « Je ne reconnaîtrai pas Serge. Pour lui, de viser à devenir quelque chose comme aventurier, même s’il sera le prochain chef de la Maison Rault, il n’est pas apte. »

Albergue avait averti Louise de ses paroles. « Louise, la façon dont tu dis ça est impolie envers Léon. »

« Je-Je suis désolée, » déclara Louise.

« Ce n’est pas grave. Mais, ne serait-il pas problématique qu’il ne soit pas revenu, même si l’académie a commencé ? » demandai-je.

Notre plan était tombé en panne parce que Serge n’était pas là.

Je voulais au moins entendre la raison.

Louise avait baissé les yeux. « Cet enfant était juste dans sa phase rebelle. Il voulait juste nous attirer des ennuis. »

« Louise, ça suffit avec ça. Je suis désolé, nous vous exposons la honte de notre famille comme ça et nous avons gâché le dîner, » déclara Albergue.

Albergue s’était excusé auprès de moi, alors j’avais répondu « C’est bon » et j’étais revenu à mon repas.

Même ainsi, étais-je vraiment si semblable à son fils qui était décédé ?

Je me sentais rafraîchi maintenant que j’avais compris la raison de la demande de Louise de l’appeler Onee-chan, mais il me semblait qu’il y avait encore quelque chose de plus profond dans la relation de la Maison Rault avec Serge.

***

« Comme c’est gentil ! Grand frère est allé faire un dîner extravagant tout seul, je suis jalouse ~ !! »

À mon retour, Marie m’avait accueilli avec une jalousie non dissimulée.

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis mon intrusion dans le manoir de Marie.

Mes journées ici avaient été remplies de beaucoup de turbulence.

« Je ne suis pas allé jouer, tu sais ? » déclarai-je.

« Mais, le repas était luxueux, n’est-ce pas ? » demanda Marie.

« C’était délicieux ~, » déclarai-je.

Marie avait mordu son mouchoir d’un regard frustré quand je lui avais raconté mon impression.

C’est pourquoi je lui avais donné le gâteau que je lui avais rapporté en souvenir.

« Tiens, un souvenir, » déclarai-je.

« Wa ~ i, je t’aime grand frère ! » déclara Marie.

Il était facile de gérer ça, vu que Marie avait vu son humeur s’améliorer ainsi en lui donnant du gâteau.

Je ne voulais pas croire qu’il y avait cinq idiots dont la vie était chamboulée parce qu’ils avaient été séduits par ce genre de femme.

J’étais entré dans une pièce vide avec Marie qui tenait le gâteau et préparait le thé.

« Grand frère, où est Luxon ? » demanda Marie.

« Il répare Einhorn. Le corps principal de Luxon arrive de ce côté, donc elle sera terminée dans quelques jours, » déclarai-je.

Luxon avait également parlé de la révision d’Arroganz.

Apparemment, il enlevait les décorations en pointes et nettoyait le cockpit qui avait été utilisé par Pierre.

Einhorn aussi n’avait eu que son intérieur sale, donc plutôt que de l’appeler réparation, il s’agirait surtout de nettoyer et de réapprovisionner le navire.

« Son corps principal n’était pas déjà là avant ? » demanda Marie.

« Auparavant, il flottait au milieu d’Alzer et de Hohlfahrt pour servir de relais. Mais le corps principal a été envoyé ici à cause des problèmes qui se sont produits de ce côté. À cause de cela, je ne peux plus envoyer de courrier à Anjie et Livia, » déclarai-je.

Pour l’instant, je ne pouvais pas envoyer de courrier parce que le signal de communication était extrêmement mauvais.

Je me demandais si elles allaient bien toutes les deux en ce moment.

Marie avait ouvert l’emballage du gâteau avec des yeux pétillants.

« Ça a l’air délicieux ! » déclara Marie.

« Ne le mange pas entièrement. C’est aussi la part des autres, » déclarai-je.

« Je le sais bien, » déclara Marie.

Marie avait sorti le gâteau et m’avait attendu pour préparer le thé tout en parlant du plan.

« Au fait, grand frère, comment s’est passée la discussion ? » demanda Marie.

« Ça se passe trop bien que j’ai peur à la place. Tout le monde à la Maison Rault m’aimait bien, » déclarai-je.

Dire qu’ils avaient un fils mort qui me ressemblait exactement — je n’arrivais toujours pas à le croire.

« Est-ce que ça va aller ? C’est le dernier boss, » déclara Marie.

« Je serai sur mes gardes, » déclarai-je.

J’avais fini de préparer le thé et j’avais apprécié le gâteau avec Marie.

Je l’avais regardée manger le gâteau tout en retirant de ma poche de poitrine de l’argent placé dans une enveloppe brune.

« Marie, je vais te donner ça, » déclarai-je.

Les yeux de Marie s’étaient élargis dès qu’elle avait vu l’argent.

Son excitation avait surpassé son excitation pour le gâteau.

« Grand frère, c’est pour quoi ! » demanda Marie.

« C’est parce que j’ai réussi à extorquer beaucoup à Alzer. C’est de l’argent de poche pour toi, » déclarai-je.

Marie avait aussi travaillé fort cette fois-ci, c’était donc sa récompense.

J’avais aussi appris quelque chose en vivant avec Marie.

— Elle est un peu, non, pas seulement un peu, elle était simplement pitoyable.

Elle devait s’occuper de ces cinq personnes, en plus d’économiser afin de se débrouiller avec le budget du ménage disponible. Je n’avais pas pu retenir mes larmes en voyant ça.

Marie avait sorti l’argent et avait commencé à le compter.

« Est-ce bien que je reçoive autant !? » demanda Marie.

La somme d’argent que je lui avais donnée était d’environ dix millions sous forme de papier-monnaie de la République.

Mais, même ce montant était un peu insuffisant pour vivre à Alzer tout en s’occupant de ces cinq personnes.

« Toi aussi, tu as travaillé dur cette fois. Utilise l’argent avec précaution, d’accord ? » répondis-je.

Marie pleura en s’accrochant à moi.

 

 

Mais elle ne l’avait fait qu’après avoir soigneusement mis l’argent dans sa poche.

« Oniii-chan, merciuuuuuuuu ! » s’exclama Marie.

Je m’étais débarrassé de Marie qui s’accrochait à moi.

« Laisse-moi partir ! Vraiment, tu es toujours une fille calculatrice comme dans le passé, » déclarai-je.

Marie essuya ses larmes. « Avec ça, je n’aurai plus à me soucier de l’argent pour les vêtements d’été. »

La saison allait changer du printemps à l’été.

« Été, hein ? Il y aura beaucoup d’événements là-bas. Pour l’instant, Lelia est notre candidate à la prêtrise, mais selon la situation, Noëlle pourrait devenir la bonne, alors nous devons faire attention, » déclarai-je.

Quand j’avais dit cela, Marie avait arrêté ses mains qui comptaient l’argent qu’elle avait sorti de sa poche.

Marie avait regardé mon visage et avait incliné la tête.

« Grand frère ? Pourquoi considères-tu Noëlle comme une candidate à la prêtrise ? » demanda Marie.

« Ha ? Parce que Noëlle aime bien Jean ? Mais tu sais, Jean est vraiment insensible, il n’a toujours pas remarqué les sentiments de Noëlle pour lui. Ce sera un peu difficile pour eux de devenir amants comme ça, mais ils s’en sortiront d’une manière ou d’une autre si on leur donne un coup de pouce dans le dos, » déclarai-je.

J’aurais aimé que Jean, le protagoniste insensible, soit un peu plus proactif.

S’il l’aimait bien, il devrait le lui dire clairement.

« — Grand frère, » déclara Marie.

« Quoi ? » demandai-je.

« Je ne pense pas que Noëlle soit amoureuse de Jean. Pour être plus exacte, elle l’aime bien, mais pas au sens romantique du terme, ce qui est tout à fait normal, » déclara Marie.

« Hein ? Mais ils sont proches l’un de l’autre, » déclarai-je.

« Ils sont juste amis l’un avec l’autre, n’est-ce pas ? Noëlle n’est pas si consciente envers Jean, » déclara Marie.

— Qu’est-ce qu’elle dit ?

« Eh, mais Jean lui-même, envers Noëlle il est vraiment —, » commençai-je.

« D’après ce que je vois, ils sont tous les deux des amis normaux. Plutôt — grand frère, tu n’as vraiment pas remarqué ? Tu plaisantes, n’est-ce pas ? » demanda Marie.

Je n’avais pas compris ce que Marie voulait dire.

« Eh, ne me dis pas qu’ils sont juste amis l’un avec l’autre ? » demandai-je.

Marie m’avait regardé d’un regard froid quand j’avais dit ça.

« Je m’en fiche maintenant, » déclara Marie.

« Non, dis-moi ! Tu m’inquiètes, là ! » déclarai-je.

Marie avait remis l’argent dans sa poche une fois de plus et avait commencé à manger le gâteau.

« Ça va devenir gênant, alors je ne le dirai pas. De plus, il vaudrait mieux que grand frère réfléchi bien à ce qu’il faut faire maintenant. Quelque chose qui ne peut pas être défait arrivera si tu continues à vivre avec Noëlle comme ça, » déclara Marie.

Quelque chose qui ne peut être défait ?

« Ne me dis pas que tu penses que je vais tomber amoureux de Noëlle ? Dommage. J’ai deux fiancées merveilleuses qui m’attendent à la maison. Je ne ferai pas quelque chose comme les tromper, » déclarai-je.

Marie s’était moquée de moi. « Je souhaite bonne chance à mon Grand Frère avec ça. Je n’aime pas les ennuis après tout. »

Qu’est-ce qu’elle a, cette fille ?

Qu’est-ce qu’elle voulait dire ?

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

3 commentaires

  1. Merci pour le repas... Heu chapitre.

  2. Ethan Nakamura

    Merci pour le chapitre.

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