Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 4 – Chapitre 13 – Partie 1

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Chapitre 13 : Protagoniste insensible

Partie 1

J’avais laissé Jean et Noëlle-chan à l’intérieur de la pièce et j’avais parlé avec Marie dehors.

Marie faisait une expression fatiguée dans l’arrière-cour du manoir en me remettant un gros paquet de papier.

« Va un peu dormir si tu es fatiguée à cause de la guérison, » déclarai-je.

« Je ne pourrai pas me sentir soulagée si je ne t’ai pas remis ça, » répondit Marie.

J’avais feuilleté les documents que Pierre avait rassemblés pour les lire brièvement. Les papiers étaient remplis de diverses données sur les objets que Pierre avait détournés.

Luxon avait jeté un coup d’œil dans les documents. 

« Oh, n’est-ce pas le relevé des transactions avec ces marchands ? » demanda Luxon.

« Gardait-il le registre des transactions illégales dans tout ça ? » demandai-je,

« Peut-être n’avait-il pas entièrement confiance en Pierre ? Il devait les garder comme atout quand il en aurait besoin, » déclara Luxon.

« H ~ mm, » murmurai-je.

Apparemment, ce marchand commerçait même des « orbes », ce qu’il était interdit de faire sortir de la République.

Selon la loi de la République, il s’agissait sans aucun doute d’un crime digne de la peine capitale.

« Cela a augmenté nos arguments pour du chantage, » déclarai-je.

« Maître, tu fais une expression méchante, » déclara Luxon.

« Mon visage est comme ça depuis que je suis né, donc les gens m’ont souvent mal compris. Ça me rend vraiment triste, » déclarai-je.

Alors que je riais, le regard de Marie errait en montrant qu’elle était mal à l’aise.

« C-ça, grand frère — Je suis désolée ! » déclara Marie.

Et puis elle s’était agenouillée. En voyant cela, j’avais regretté d’en faire un peu trop.

« Cette fois, c’est ma responsabilité. Je ferai plus attention la prochaine fois, alors pardonne-moi ! » déclara Marie.

Le tatouage qui ressemblait à un collier autour du cou de Marie avait disparu. La malédiction de l’arbre sacré avait été dissipée.

« — C’est bien que la malédiction ait été dissipée, » déclarai-je.

« Hein ? »

J’avais prêté ma main à Marie quand elle avait levé son visage et je l’avais aidée à se lever.

« Pensais-tu sérieusement que j’étais en colère contre toi ? » demandai-je.

« Bien sûr que si ! Le visage de Grand Frère était effrayant à ce moment-là ! » déclara Marie.

Je ne savais pas quoi dire quand je voyais ma petite sœur de ma vie antérieure disant ça d’une manière enfantine alors même qu’elle devait être une vieille à l’intérieur.

« Luxon avait déjà obtenu l’information quand Pierre s’est battu avec toi, » déclarai-je.

« Eh !?? »

Luxon hocha la tête.

« Oui, mais de l’information manquait, alors j’ai décidé qu’il serait dangereux de se battre à ce moment-là. En même temps, c’était une bonne occasion d’infiltrer le cercle d’amis de Pierre, alors j’ai changé de camp sans consulter le maître, » déclara Luxon.

Marie semblait soulagée et était tombée à genoux comme une poupée dont les ficelles avaient été coupées.

Son teint s’était aussi amélioré. Elle était même devenue en larmes.

« Dis ça depuis le début ! J’étais vraiment effrayée ! » s’écria Marie.

« Il vaut mieux que le nombre de personnes qui savent quelque chose comme ça soit le plus petit possible, » déclarai-je.

Je tenais les documents de Marie sous mon bras, mais Marie marmonna soudain « Ha ! » avec une expression paniquée.

« Mais qu’adviendra-t-il de Pierre maintenant ? Je ne sais pas s’il pourra retourner à l’académie après que le Grand Frère l’ait écrasé de cette façon. Et si cela poussait Alzer à entrer en guerre contre le royaume ? » demanda Marie.

Même moi, j’avais pensé au risque que Marie mentionnait, mais je n’avais plus la patience de me taire sans rien faire si cela arrivait.

D’ailleurs. — Ce ne serait même pas une guerre.

« Je ne pense pas qu’il y aura une guerre. J’ai montré la puissance d’Einhorn pour que cela n’arrive jamais. Mais, comme tu l’as dit, Pierre a peu de chances de retourner à l’académie, » déclarai-je.

« N’est-ce pas un gros problème ? L’événement où Pierre cause des ennuis à l’héroïne est un événement majeur à mi-parcours ! » déclara Marie.

C’était certainement un événement important pour que l’héroïne puisse décider avec qui elle sortait.

Cependant, j’avais pensé que ce serait une erreur de faire en sorte que Noëlle sorte avec quelqu’un juste pour ça.

Après tout, elle était si proche de Jean, alors j’avais pensé qu’il valait mieux continuer à les surveiller.

En plus, il y avait une assurance.

« Pas de problème. Après tout, il semble qu’Émile soit sérieux dans ses relations avec Lelia, » déclarai-je.

Luxon poursuivit mon explication d’une manière que Marie pouvait facilement comprendre. « Émile envisage sérieusement de se marier avec Lelia. En ce qui concerne le symbole de l’arbre sacré, il semble que la condition d’en hériter soit principalement décidée par la lignée du sang. »

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » demanda Marie.

« Noëlle et Lelia sont sœurs jumelles. Cela signifie qu’elles ont toutes les deux la possibilité de devenir prêtresse, » répondit Luxon.

Il n’y aurait aucun problème à choisir la prêtresse. Et si la prêtresse était choisie, elle pourrait choisir le protecteur suivant.

Le problème serait résolu si Lelia était choisie comme prêtresse et qu’Émile en devenait le protecteur.

Si le pire des cas se produisait et que Noëlle était choisie, Jean, son candidat pour être son amoureux, pourrait tout simplement devenir le protecteur. Pourrait-il en devenir un ?

Il n’était pas l’une des cibles de conquête, mais il ne devrait pas y avoir de problème.

Quoi qu’il en soit, le danger pour le monde pourrait être évité de cette façon.

« Alors tout ira bien ! » déclara Marie.

Marie semblait soulagée une fois de plus, pensant que Léon devait être content d’avoir envoyé Luxon aux côtés de Pierre. Grâce à cela, Luxon pouvait s’enquérir de diverses choses auprès de Pierre et aussi enquêter sur la situation domestique de la République dans les moindres détails.

« Mais il y a aussi une question qui en est ressortie, » déclara Luxon.

« Question ? »

J’avais demandé à Luxon ce qu’il avait à dire à ce sujet, mais Noëlle était arrivée en courant dans l’arrière-cour.

« Léon ! » cria Noëlle.

J’avais pu deviner ce qui s’était passé grâce à son expression.

L’expression triste de Noëlle devait signifier que Noëlle-chan était décédée.

***

Jean m’avait remercié avec des yeux rouges d’avoir pleuré tout en tenant les cendres de Noëlle-chan.

« Je te suis vraiment redevable. Je rembourserai sûrement les frais d’hôpital et de guérison un jour, » déclara Jean.

Je regardais Jean serrer dans ses bras la boîte remplie de cendres et je me grattais la tête en refusant. « Je n’en ai pas besoin. »

« Mais —, » commença Jean.

« J’utilise déjà l’incident cette fois-ci pour obtenir de l’argent. Je vais avoir une richesse absurde après ça, alors considère les frais de guérison et d’hospitalisation comme un service, » répondis-je.

Jean baissa les yeux avec un regard troublé avant de sourire.

« Tu es vraiment très gentil, Comte, » déclara Jean.

« Je m’interroge là-dessus, » répondis-je.

Je ne pouvais pas dire que c’était mon expiation pour l’avoir abandonnée.

« Tu t’es occupé de Noëlle-chan quand je n’étais pas là. Comte, tu es gentil, » déclara Jean.

J’avais changé de sujet sans y répondre.

« As-tu l’air de pouvoir retourner à l’académie ? » demandai-je.

« Oui. Mais, il semble que l’académie sera fermée pour un moment. C’est — il semble qu’il se passe plusieurs choses, » déclara Jean.

Eh bien, c’était ma faute.

Les six grands nobles d’Alzer se disputaient sur la façon de nous traiter en ce moment.

« Ces questions seront bientôt réglées. Tu t’entends bien avec Noëlle, » déclarai-je.

Jean avait l’air un peu surpris de mes paroles. Mais il hocha la tête.

« Eerr — oui, » répondit Jean.

— Se pourrait-il que ce type soit vraiment un protagoniste insensible ?

N’avait-il pas remarqué les sentiments de Noëlle ? Oi oi oi, épargne-moi ça.

« Ignorons les détails pour l’instant, restons calmes pendant un moment. Demande à Marie de jeter un coup d’œil si ton corps est douloureux, » déclarai-je.

« Merci beaucoup pour tout, » déclara Jean.

Jean inclina profondément la tête. Je l’avais observé avant de m’occuper de la prochaine affaire.

— Il est temps d’arracher des compensations d’Alzer !

***

Louise avait été rappelée au manoir de la Maison Rault.

Elle avait été interrogée par son père Albergue sur l’incident cette fois-ci dans son bureau.

« Louise, pourquoi as-tu fait ça ? » demanda Albergue.

Louise penchait la tête en bas. Albergue n’avait pas été en mesure de l’interroger trop sévèrement parce qu’il savait que la faute revenait à la République. Cependant, sa position de politicien l’avait forcé à critiquer la décision de Louise.

« Tu es citoyenne de la République d’Alzer. Tu as le devoir de donner la priorité au bien-être de ton pays, » continua son père.

Louise ne répondit que « je comprends » d’une voix faible.

« Pierre avait certainement trop fait dans cette affaire. Mais ce sera un problème si l’arbre sacré reste en possession de quelqu’un qui n’est pas de ce pays. En plus, c’était Einhorn ? Ce dirigeable est une grande menace, » déclara Albergue.

Pour être honnête, il souhaitait pouvoir obtenir les deux.

Si c’était impossible, il voulait obtenir ne serait-ce qu’un seul d’entre eux, mais actuellement les deux objets étaient en la possession de Léon.

Pour Albergue qui devait négocier avec Léon à l’avenir, cela rendrait la négociation difficile.

« Père comprendra quand tu rencontreras Léon, » déclara Louise.

Les paroles de Louise firent rétrécir les yeux d’Albergue en raison de sa colère.

« Je ne te dirai pas d’oublier Léon. Mais n’oublie pas que ton attitude a aussi mis Serge dans une impasse. Écoute-moi, Louise — Léon est mort, » déclara Albergue.

Louise s’était mordu la lèvre inférieure et avait serré les mains pour retenir ses larmes.

C’était rare qu’elle soit aussi obsédée.

Il pensait que sa fille garçon manqué avait mûri pour devenir une femme calme.

Mais en regardant ce qui s’était passé cette fois-ci, comme prévu, il semblait qu’elle s’était un peu forcée.

« Louise, il y a aussi la question de Serge. Ne parle pas trop de Léon devant lui, » déclara Albergue.

« Je sais, » répondit Louise.

« — Tu peux partir, » déclara Albergue.

Albergue soupira profondément après que Louise eut quitté le bureau.

Il posa ses coudes sur la table et croisa les bras pour y poser son front.

« Il n’y a que des problèmes. »

Après avoir dit cela, il avait ouvert un tiroir verrouillé et il en avait sorti une photo.

Il y avait l’image d’un enfant énergique de cinq ans. L’image montrait un enfant souriant.

Le garçon aux cheveux noirs tenait dans ses bras Louise de derrière, qui était encore une enfant sur la photo.

— Le garçon était son fils décédé, Léon Sara Rault.

Il était décédé à l’âge de cinq ans à cause d’une maladie.

« Léon, si seulement tu es encore en vie, » murmura Albergue.

S’il était encore en vie, il devrait avoir à peu près le même âge que Léon — que le comte Baltfault.

Albergue en avait eu assez de lui-même alors qu’il se demandait ce que son fils ferait s’il était encore là.

« Si seulement Serge pouvait au moins s’installer —, » murmura Albergue.

Il s’était plaint de son fils adoptif Serge qui n’était toujours pas retourné à l’académie avant de remettre la photo dans le tiroir et de retourner à ses papiers.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

2 commentaires

  1. J'ai pas très bien suivi ce chapitre, je vais devoir le relire... Merci pour le chapitre.

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