Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 3 – Prologue – Partie 1

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Prologue

Partie 1

Qu’est-ce que l’amour ?

Moi, « Léon Fou Baltfault », je suis un jeune honnête, un peu réservé, qui a réfléchi à ces questions philosophiques.

Il se trouve que je suis aussi un écolier ordinaire qui s’est réincarné dans « ce » jeu, celui dans lequel j’avais été forcé à jouer contre ma volonté au cours de ma vie antérieure.

Je suis un homme vertueux qui aime la paix, mais dans ce monde de jeu, je ne suis qu’un individu lambda, un membre de la plèbe, un Mob, qui ne se démarque pas tant que ça.

Du moins, c’est ainsi que c’était censé être !

Pour une raison incompréhensible, j’ai été promu vicomte.

Étant du quatrième rang inférieur au sein de la cour royale, je m’étais retrouvé dans une situation tout à fait grandiose.

Alors que j’étais toujours un étudiant, une position très opportune en tant que vicomte du quatrième rang m’attendait.

C’est pour cela que —, je m’inquiétais des questions relatives à l’amour.

Il y a parfois le cliché où l’amour résout tout dans une histoire, et il n’y a aucun doute que tout Jeu Vidéo Otome suive bien ce modèle.

L’amour détermine tout.

Et même plus encore, le boss de fin de partie supposé invaincu aurait été vaincu par l’amour entre la protagoniste et les cibles de capture masculines, ce qui aurait eu pour résultat une fin heureuse.

Tous les problèmes sont résolus par l’amour.

L’amour est une grande réalité dans ce monde.

C’est une force plus puissante que n’importe quelle arme.

Une influence plus puissante que toute action diplomatique.

Les affaires intérieures se résoudront d’elles-mêmes tant que l’amour sera là pour aider.

L’amour, c’est important. L’amour est suprême ! L’amour sauvera le monde !

— Dans ce monde, l’amour est l’arme ultime.

Dans ce cas...

« Pourquoi en est-on arrivé là ? » m’écriai-je.

« C’est à toi de jouer, Maître, » répliqua Luxon.

Je n’avais pas du tout tort, et pourtant mon complice « Luxon » était glacial.

Il se présentait sous la forme d’une sphère métallique avec un œil rouge.

Son corps principal était un vaisseau spatial équipé d’une IA.

La sphère de la taille d’une balle molle en est une extension — un simple terminal d’ordinateur.

Il était censé être plus respectueux envers moi, son maître.

Cependant, cette chose était beaucoup trop rude envers moi.

Pourtant, il est tout à fait capable, alors je le garde à proximité, car c’est une chose effrayante qui va faire des choses vraiment horribles en crachant « Exterminons les nouveaux humains ! » si j’arrête de le regarder une seconde.

Bon sang, il n’y a que des incompétents autour de moi.

Arrêtant ma fuite de la réalité, j’avais jeté un coup d’œil à une pile de lettres qui s’entassaient sur mon bureau.

Le nombre de lettres envoyées à ma chambre de dortoir avait atteint le point où elles avaient fait une montagne.

« C’est une toute nouvelle expérience que d’avoir un tel revirement de situation, » déclarai-je.

Les expéditrices de ces lettres étaient des filles de la classe avancée de l’académie.

Bien que le contenu des lettres soit plutôt condescendant, il y en avait des plus courageuses qui écrivaient quelque chose comme « préparez une cérémonie du thé dans trois jours ».

Les filles qui ignoraient mes invitations aux cérémonies du thé jusqu’à présent avaient fait un revirement complet au moment où j’avais été promu et elles avaient écrit des lettres pour prendre l’initiative.

« — C’est trop, » murmurai-je.

Cette situation était plutôt désagréable.

C’était un peu amusant de penser que les filles qui ne faisaient pas attention à moi jusqu’à présent essayaient soudainement de se rapprocher de moi.

Cependant, le fait est que ce n’était pas l’idéal.

— Reculons un peu. C’est normal de se retirer ici. C’est très gênant.

« Ta promotion a été rendue finale avant les vacances d’hiver, » déclara Luxon.

Au cours du voyage scolaire du second semestre, des troupes de la Principauté de Fanoss avaient attaqué.

J’avais réussi à les repousser d’une façon ou d’une autre, mais les mesures que j’avais prises durant cette situation de crise m’avaient valu une promotion.

C’est pour cette raison que les filles avaient fait un revirement effrayant quand j’étais revenu à l’académie.

C’était particulièrement effrayant maintenant que je passe du deuxième semestre au troisième semestre.

« Elles ne sont pas attirées par moi, mais par mon statut et mes biens. Comme c’est vil, » déclarai-je.

« C’est une simple question de mariage entre nobles, donc dès le départ, c’est tout à fait normal que cela soit ainsi. En fait, jette un coup d’œil à cette lettre, » déclara Luxon.

— Une lettre toute seule avait flotté en l’air.

Je l’avais prise pour regarder son contenu.

Il semblerait que Luxon soit capable de vérifier le contenu d’une lettre sans ouvrir l’enveloppe.

C’était très pratique.

« Y a-t-il quelque chose d’intéressant écrit ici ? Whoa, » m’écriai-je.

Quand j’avais regardé le contenu de la lettre, c’était encore une fois terrible.

À l’intérieur de la lettre se trouvaient écrites les conditions d’un mariage avec cette fille inconnue, y compris la construction d’une résidence majestueuse dans la capitale royale qui pouvait accueillir une dizaine de personnes ainsi que le fait de s’occuper de ses amants gênants.

Les filles qui présentent des conditions si dures étaient-elles saines d’esprit ?

Mais encore une fois, je devais traiter avec les filles de l’académie.

La domination des femmes sur les hommes — c’est la réalité de « ce jeu-là ».

Quand le monde de ce jeu vidéo Otome était devenu réalité, les choses étaient si dures que j’avais ressenti l’étrange envie de rire.

« Toutes les filles sont horribles. À qui est l’enfant qu’elles ont l’intention d’enfanter ? » demanda Luxon.

« Si je devais me marier, je voudrais produire un héritier et vivre une vie libre. Ce n’est pas comme si je demandais quelque chose d’inhabituel. Je veux dire, la femme légale de mon père fait la même chose, » déclarai-je.

Est-ce que ce genre de choses est vraiment permis ?

— Malheureusement, ce monde permettait de telles choses.

C’était vraiment un monde cruel.

« C’est étonnant que les mariages soient aussi bizarres. Étant donné que les hommes sont peu nombreux, il ne serait pas étrange que le mariage soit dominé par les hommes. J’ai remarqué que c’est particulièrement mauvais pour les barons et les vicomtes, » déclara Luxon.

Les rangs supérieurs et inférieurs n’étaient pas dans une situation aussi mauvaise.

En fait, la plupart des mariages dans les familles de comte et au-dessus se déroulaient dans des conditions tout à fait normales.

Mais je ne pouvais pas être assuré qu’ils étaient tous comme ça, car il y avait aussi de mauvais ménages.

« C’est un Jeu Vidéo Otome, n’est-ce pas ? Peu importe à quel point j’y pense, je ne trouverai pas de réponse appropriée, » répondis-je.

Serait-ce cela ? Serait-ce le fait que les filles se pavanaient partout avec des serviteurs exclusifs de sous-race ?

En essayant de mettre en œuvre ce contexte de jeu dans le monde, aurait-il pu créer ce genre de réalité incohérente ?

Ça ne mène nulle part. Le fait d’y penser n’apporterait pas de réponses logiques.

Dans ce cas, je préférerais ne pas y penser.

Après avoir jeté la pile de lettres à la poubelle, Luxon m’avait parlé.

« Oh ? N’invites-tu personne à une cérémonie du thé ? En vue qui tu es, je pensais que tu prendrais le temps de faire des remarques sournoises aux filles qui ont proposé une cérémonie du thé avec toi, » déclara Luxon.

« Pour qui me prends-tu ? Une personne aussi gentille et ordinaire que moi ne ferait jamais une telle chose, » répliquai-je.

« Bien sûr, j’aimerais connaître quelle est ta définition d’une personne ordinaire. Je pense que ce que le grand public croit qu’une personne ordinaire est et ce que tu crois qu’une personne ordinaire est sont différents, » répliqua Luxon.

« Tu deviens bruyant. Peu importe, finissons-en, » déclarai-je.

Certes, j’avais pensé à être harcelant et à faire quelques remarques sournoises, mais en premier lieu, ce serait gênant d’avoir à organiser une cérémonie du thé pour les filles qui avaient fait un changement complet d’attitude.

Malgré ce que je semblais être, j’étais en vérité très occupé.

Je devais faire du thé pour Livia — la protagoniste de ce monde de jeu vidéo Otome, officiellement connue sous le nom de « Oliva. »

Je devais aussi faire la même chose avec Anjie — la fille d’un duc, officiellement connue sous le nom « Anjelica Rafua Redgrave ».

De plus, je m’attendais aussi à devoir faire du thé pour Clarisse, une étudiante de deuxième année, et Deirdre, étudiante de troisième année. Ces deux-là m’avaient aidé avec certaines choses, alors je ne pourrais pas refuser si elles me demandaient du thé.

J’avais aussi acquis des feuilles de thé de grande qualité et un service à thé magnifique, ce qui m’empêchait de refuser de telles demandes venant d’elles.

Hein ? Maintenant que j’y pense, les seules personnes avec qui je prends le thé sont des filles.

— Eh bien, peu importe.

Même si on laissait cela de côté, il y avait un plus gros problème.

Je soupçonnais que « Marie Fou Lafuan » était une fille qui s’était réincarnée ici, tout comme moi — c’est la fille cadette d’une pauvre famille de vicomte, mais elle avait été officiellement reconnue comme une sainte.

Normalement, si on connaissait ce jeu, on ne volerait absolument pas le titre de sainte.

Après tout, pour vaincre le dernier boss du jeu, le pouvoir de Livia était vital.

Il était devenu évident que je devais prendre des mesures contre Marie, qui avait ignoré ces risques et s’était fait passer pour la sainte.

« Franchement, pourquoi les choses se sont-elles passées comme ça ? » demandai-je.

« N’est-ce pas de ta faute, Maître ? » répliqua Luxon.

Cette chose avait-elle l’intention de faire de tout ça ma responsabilité ?

 

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Une fille toute seule était assise sur un banc avec une aura sombre l’entourant.

Ses cheveux longs et bleu marine étaient assez ébouriffés.

Il y avait des taches et des déchirures perceptibles sur son uniforme.

Elle s’appelait « Cara Fou Wein ».

Sa maison était celle d’un semi-baron, étant classée comme une maison de chevalier dans le Royaume de Holfault.

Elle était auparavant sous la tutelle de la famille du comte Olfery, mais la famille Olfery avait été détruite.

Le chef de famille et l’héritier avaient été exécutés pour avoir uni leurs forces à celles des pirates des cieux.

Les autres membres de la famille avaient été privés de leur statut et de leurs biens.

La fille de la famille Olfery, que Cara avait suivie, avait disparu de l’académie.

Les ménages qui étaient étroitement sous leur tutelle avaient également disparu. Pratiquement toutes les personnes apparentées à la famille du comte Olfery avaient disparu de l’académie.

Malgré cela, Cara était restée à l’école.

On pourrait peut-être dire qu’elle avait été laissée pour compte.

Bien que la vérité soit que sa maison n’avait aucun lien avec les pirates des cieux, il y avait d’autres facteurs qui contribuaient à sa situation.

Un groupe de filles était passé à côté de Cara, qui avait baissé sa tête.

« Regardez ça, c’est la traîtresse. »

« Quelle honte pour les nobles ! Elle devrait partir de là et disparaître. »

« Elle était impliquée avec des pirates des cieux, alors pourquoi est-elle toujours dans cette académie ? »

— Sa situation avait servi en quelque sorte d’avertissement pour les autres.

N’ayant pas la possibilité de quitter l’école, Cara avait dû accepter son poste actuel.

« Je — Je... »

Du point de vue de Cara, une partisane comme elle n’avait aucun droit de veto.

Elle connaissait très bien la conduite de la famille Olfery et savait aussi qu’ils se débarrasseraient de quiconque commettrait l’erreur de s’y opposer.

Cependant, maintenant que la famille Olfery avait été démantelée, elle était traitée comme une traîtresse.

« Qu’est-ce que j’étais censé faire ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire ? » murmura-t-elle.

Elle ne pouvait pas défier la fille de la famille Olfery.

Il était évident qu’elle aurait subi un sort tragique si elle l’avait fait.

Si elle les trahissait, il était fort probable qu’elle serait écrasée et qu’ils se vengeraient davantage sur elle.

Dans de telles circonstances, qu’aurait-elle pu faire ?

Même moi, j’ai dû supporter cette femme. Et pourtant…, pensa-t-elle.

En pleurant et en pensant à ces choses, une petite fille s’approcha du groupe.

Elle était quelqu’un de reconnu par le temple comme une Sainte — Marie.

Elle a beaucoup de partisans, pensa-t-elle.

Marie n’avait jamais eu un seul partisan jusqu’à récemment, mais après que Marie était devenue sainte, les gens s’étaient rassemblés autour d’elle.

En tant que sainte et amoureuse de l’ancien prince héritier, Marie était quelqu’un qu’il fallait côtoyer.

Il était inévitable que des enfants nobles se rapprochent d’elle.

Les filles qui avaient fait la gueule à Marie auparavant la louaient maintenant.

« Mademoiselle Marie, vous êtes toujours aussi belle aujourd’hui. »

« Comme d’habitude, vos vêtements sont magnifiques aujourd’hui. Vous avez bon goût. »

« Lady Marie, un nouveau café a ouvert ses portes. Voulez-vous le visiter ensemble ? »

Les filles de l’académie avaient fait un revirement complet d’attitude envers elle.

De plus, des serviteurs exclusifs et des garçons accompagnaient ces filles, ce qui avait fait qu’il y avait beaucoup de monde autour de Marie.

Dans une telle situation, Marie — .

« Bon sang, n’ai-je pas dit de m’appeler Marie ? » s’écria Marie.

— s’amusait beaucoup.

« Mais appeler Lady Marie comme ça, ce serait trop. »

Pendant que les filles étaient désorientées, Marie avait fait un sourire.

« J’interdis l’utilisation du Lady ou Mademoiselle entre nous. Car franchement, ne sommes-nous pas déjà des amies proches ? » demanda Marie.

« Lady Marie, comme c’est gentil ! »

« Bon sang, j’ai dit d’arrêter ça…, » déclara Marie.

Cara regarda Marie, qui demandait aux filles d’arrêter tout en profitant de son temps, et elle baissa après ça ses yeux.

Elles vont encore m’intimider si elles ne s’en vont pas bientôt, pensa Cara.

Cara, qui avait piégé les amoureux de Marie, Brad et Greg, était restée loin de Marie par crainte de représailles de sa part.

Une fille, voyant Cara, déclara d’une voix forte. « Berk ~, c’est celle qui a été une honte pour nous les nobles. »

Cara, dont les épaules frémissaient, tenta rapidement de fuir, mais fut bloquée par les garçons.

« Es-tu toujours dans cette académie ? »

« Comment quelqu’un comme toi peut-il se dire noble ? »

« C’est vraiment ennuyeux. »

Normalement, les garçons étaient réservés devant les filles, mais on leur permettait de faire ce qui leur plaisait avec Cara, alors ils avaient commencé à prendre l’offensive.

Peu à peu, les gens s’étaient rassemblés et avaient entouré Cara.

Les gens autour d’elle se moquaient d’elle quand elle avait eu peur et s’était mise en boule.

Tandis qu’elle tremblait et gémissait, Marie s’approcha.

Lorsque la main de Marie s’était approchée de Cara, cette dernière avait fermé les yeux et s’était préparée à un coup.

Cependant, peu importe combien de temps elle avait attendu, elle n’avait pas ressenti de gifle et rien ne lui était arrivé.

Alors qu’elle ouvrait nerveusement les yeux, elle avait vu Marie sourire tout en lui tendant la main.

« Hein ? » s’exclama Cara.

« Tu dois être Cara. Il s’était passé beaucoup de choses, mais soyons amies, » déclara Marie.

Les individus toute autour d’elle avait été surpris par ce que Marie avait dit et lui avait déconseillé de le faire.

« Lady Marie, voici la fille qui a mené Sire Brad et Sire Greg dans un piège. En plus, c’est une traîtresse liée aux pirates des cieux. »

Marie secoua la tête vers cela. « Il doit y avoir une raison pour laquelle elle est ici. Il semble qu’elle se soit déjà excusée, donc c’est bon. De plus, ce n’est pas bon pour tout le monde de se liguer contre quelqu’un et de l’intimider. »

Les gens autour d’elle s’étaient tus.

Après avoir parlé, Marie avait pris la main de Cara.

 

 

La petite Marie saisit la main de Cara en faisant preuve de respect.

« Alors, Cara. Toi et moi devrions être amies, » déclara Marie.

Cara était ravie. Elle versa des larmes en hochant la tête vers Marie, qui semblait pétillante.

« D-D’accord, » répondit Cara.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

3 commentaires

  1. Un grand merci pour le chapitre.

  2. J'espère qu'à la fin Marie se rend bien compte de ses conneries.
    Merci pour ce chapitre.

  3. Ethan Nakamura

    Merci pour le chapitre.

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