Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 1 – Chapitre 5 – Partie 3

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Chapitre 5 : De nobles manières

Partie 3

Le groupe que Julian menait était essentiellement un groupe qui se trouvait au milieu tout en suivant celui qui le précédait.

Il y avait aussi un groupe derrière lui, Julian et ses coéquipiers étaient donc protégés de l’avant et de l’arrière.

Cependant, des monstres surgissaient quand même de l’intérieur de ce donjon et de ses chemins ramifiés compliqués.

Il y avait eu aussi des moments dangereux où des pièges étaient apparus sous leur pied.

Ils avaient ainsi avancé à travers les étages du donjon avec cette formation.

Bien qu’il s’agisse du premier et du deuxième étage, ils pourraient quand même mourir s’ils laissaient leur esprit vagabonder.

Julian avait eu des sueurs froides lors de sa première expérience dans un donjon et de son premier combat.

À côté de lui se tenait Jilk, qui avait l’air tendu tout en protégeant Julian.

Brad, normalement grossier et bavard, ne disait pas un mot, et même Chris n’avait pas lâché son épée en raison de la tension.

Greg était le seul habitué à un donjon, mais peut-être qu’il pensait qu’il n’y avait pas de sens à l’académie à préparer une expédition de ce niveau, car il semblait le prendre comme un loisir.

Julian avait prêté attention à la femme derrière lui, Marie.

« As-tu des problèmes avec le rythme auquel nous marchons ? » demanda Julian.

Marie avait souri face à son discours un peu maladroit.

« C’est bon, Votre Altesse, » déclara Marie.

Pour Julian, Marie était une fille qui donnait une impression vraiment rafraîchissante, celle que personne au palais royal n’avait.

Le fait d’écouter les récits de ses souffrances l’avait poussé à vouloir la protéger.

Mais la principale raison en était leur rencontre.

Marie était apparue quand Julian était seul, car parfois sa relation avec Anjelica devenait troublante et gênante, puis elle avait pris une attitude impolie quand elle s’était mise en colère.

Il n’avait jamais vu une fille du même âge se fâcher contre lui, et il avait été surpris quand Marie s’était un peu énervée, l’avait giflé et l’avait grondé comme si elle était sa mère.

Cela avait laissé à Julian une impression de surprise et de fraîcheur, et il n’avait pas pu s’empêcher de prêter attention à Marie par la suite.

« S’il y a quelque chose que tu aimerais que je sache, n’hésite pas à me le dire, » déclara Julian.

« D’accord, » répondit Marie.

Le sourire de Marie soulagea Julian, mais Greg fit claquer sa langue en voyant les deux agir ainsi.

« Je m’inquiète plus pour Son Altesse, que pour Marie. Ceux qui sont élevés dans le palais royal sont faibles face aux nobles seigneurs féodaux, comme Marie, qui possède une plus forte volonté qu’ils ne le semblent, » déclara Greg.

Chris avait plissé ses yeux en réponse à ces mots.

« ... Tu as du culot pour un bouseux sauvage. Cependant, je ne peux pas passer sous silence ton impolitesse envers Son Altesse, » déclara Chris.

Jilk était vite intervenu.

« Tu es trop sérieux aussi, Chris. Nous sommes étudiants à l’académie en ce moment, donc il n’est pas nécessaire de prêter l’attention à de telles choses, » déclara Jilk.

Greg avait fait un rire rugissant.

« Toutes mes excuses. Cependant, si vous y réfléchissez bien, vous vous souviendrez que les seigneurs féodaux ont tendance à devenir très arrogants. Je suis désolé, » déclara Greg.

La personne à laquelle il faisait allusion s’était vite rendu compte de ce qu’il disait.

Une veine était apparue sur le front de Brad.

« Un crétin pense à tout en termes de force brute. Marie, tu vas avoir des ennuis si tu épouses un homme comme ça, » déclara Brad.

Greg avait répondu pendant que Marie faisait un sourire amer.

« Hé, arrête de mentir ! Marie, une femme qui vient chez moi n’aura pas d’ennuis. Si tu deviens la femme de cet odieux Brad, tu en auras assez de sa personnalité méticuleuse. Si tu viens chez moi, je te laisserai vivre comme tu veux. N’en as-tu pas aussi marre de la vie formelle des nobles ? » demanda Greg.

Il semblait paniquer en essayant de dissiper un malentendu avec Marie.

L’équipe de gardes se sentait mal à l’aise en écoutant cette conversation entre Julian et les autres.

Il y avait des groupes qui défendaient Julian, et parmi eux se trouvait Anjelica.

Il s’agissait d’un groupe bruyant selon elle.

Cependant, l’ambiance avait complètement changé lorsque Greg avait rapidement préparé la lance qu’il tenait dans ses mains.

« ... Hé, tout le monde doit être sur ses gardes. On a des fourmis géantes qui arrivent, » déclara Greg.

Tous les membres avaient préparé leurs armes dans la panique.

Ils étaient dans un donjon. Il serait particulièrement effrayant d’utiliser des armes à feu dans ce passage, car cela pourrait conduire à des tirs alliés.

Pour cette raison, on n’était pas censé se fier aux armes à feu.

Jilk et les filles avaient une arme de poing pour se défendre, mais les garçons n’étaient pas autorisés à porter des armes à feu.

Greg s’était un peu impatienté de ce qu’il voyait. « Il y en a... six. Ils vont sortir par ce chemin secondaire. »

Brad, légèrement irrité, avait critiqué les autres groupes.

« Vous qui êtes devant, qu’est-ce que vous faites !? » cria Brad.

Chris avait dégainé son épée en silence.

Puis, il avait pris une posture élégante.

« S’ils viennent de ce chemin, ils ne vont pas croiser le groupe à l’avant. Dans tous les cas, six monstres, c’est beaucoup. Votre Altesse, veuillez reculer, » déclara Chris.

Cependant, Julian jeta un coup d’œil momentané sur Marie, s’avança et dégaina son épée.

Comme si je la laissais voir une telle honteuse exhibition de moi-même ici, pensa Julian.

Greg avait grogné. « Comme c’est gentil, Votre Altesse. Vous faites partie de la royauté, c’est sûr. »

Tout en étant surpris que Julian prenne une position de combat, Jilk avait sorti son arme de poing. Jilk était exceptionnel dans le maniement des armes de tir, et bien qu’il soit un garçon, il avait été autorisé à en posséder une.

Anjelica était à l’arrière. « Qu’est-ce que vous faites ? Défendez Son Altesse ! »

Il y avait deux paires de six personnes qui protégeaient Julian et les autres. Ils étaient censés être les adversaires des monstres.

Cependant, Greg cria. « Reculez ! »

Maniant sa lance à laquelle était attaché un ornement de la même couleur rouge que ses cheveux et ses yeux, Greg avait foncé vers l’avant. Il poussa les élèves protecteurs de côté avant de faire basculer son arme vers le sol afin de frapper une cible.

Pendant qu’une fourmi géante écrasée avait été enveloppée dans de la fumée noire, deux autres s’étaient approchées et avaient essayé de prendre Greg en tenaille.

Lorsqu’il releva sa lance, l’une des créatures avait déjà été coupée en deux par une attaque tandis que l’autre avait été rôtie par des flammes.

Quand il avait regardé autour de lui, il s’était avéré que Chris, brandissant son épée, était entré en scène.

« Tes mouvements sont peu maniables, » déclara Chris.

Derrière lui, Brad tenait un bâton. C’était Brad qui avait libéré de la magie.

« Tu es vraiment un crétin. Je pourrais en vaincre trois en même temps si tu ne m’en empêchais pas, » déclara Brad.

Immédiatement après ça, il y avait eu le bruit de deux coups de feu.

Deux fourmis géantes s’étaient fait tirer dessus, puis elles avaient été englouties dans une fumée noire et avaient disparu.

De la fumée blanche sortait du canon du revolver de Jilk.

« Tu perds ta concentration. — Votre Altesse, » déclara Jilk.

Le dernier qui restait se dirigeait vers Julian.

Anjelica cria alors. « Qu’est-ce que vous faites !? Dépêchez-vous de protéger Son Altesse ! »

Jilk parla pour réprimander Anjelica. « Regarde tout simplement, Anjelica, Son Altesse n’est pas faible. »

Contrairement à Anjelica, qui paniquait, Jilk était calme.

Julian avait commencé à courir et avait levé son épée occidentale à double tranchant.

« Ha ! » cria Julian.

En une seule oscillation vers sa cible, la tête et le torse de la fourmi géante s’étaient ouverts, puis de la fumée noire s’en dégageait et elle avait disparu.

Quand Julian essuya la sueur sur ses joues, il remarqua qu’il tremblait. Puis, il avait fait cogner son épée sur le sol, faisant rebondir une pierre au contact.

Il ne portait pas de gants, donc le dos de sa main avait été un peu coupé.

Sur quoi, Marie avait couru depuis derrière lui et elle avait serré la main de Julian.

« Votre Altesse, allez-vous bien ? » demanda Marie.

Julian se sentait rassuré par la chaleur de sa main délicate qui le tenait.

Quel soulagement ! Est-ce de l’affection ? Non, est-ce de l’amour ? — Hmm ? Se demanda le prince.

Julian remarqua que la main de Marie brillait légèrement. Puis, quand Marie enleva ses mains, il vit que la blessure avait disparu.

« Marie, tu..., » commença Julian.

Marie déclara alors « Shhh ~, » tout en tenant son doigt à ses lèvres. Constatant qu’elle voulait qu’il se taise, Julian ferma la bouche.

« C’est bien que Votre Altesse soit en sécurité. Bien sûr, c’est un soulagement que vous soyez tous en sécurité, » déclara Marie.

Pour Julian, Marie, qui s’était inquiétée pour lui même après la fin du combat, semblait plus agréable qu’Anjelica, qui essayait de l’arrêter quand il était sur le point d’entrer en combat.

Anjelica s’était alors approchée. À ce moment-là, elle avait poussé Marie à l’écart pour la chasser.

« Votre Altesse, j’ai une serviette, » déclara Anjelica.

Cependant, Julian avait trouvé Anjelica énervante.

« ... Je n’en ai pas besoin. Quoi qu’il en soit, allons de l’avant, » déclara Julian.

En disant cela, il prit la main de Marie et avança.

 

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Nous étions arrivés au troisième étage du donjon.

Olivia et moi étions arrivés à destination voulus pour les leçons d’aujourd’hui.

Un professeur attendait là pour s’assurer qu’aucun élève ne s’emporte et continue, alors quand nous étions arrivés tous les deux, nous avions dû attendre que les autres viennent.

En regardant le contenu des sacs que je portais, j’avais eu le sourire aux lèvres.

« Comme prévu pour le donjon de la capitale royale. Comme nous les avons devancés, ces riches nobles devaient penser que nous allions nous faire tuer, mais maintenant nous avons réussi à nous emparer d’une telle quantité de métal, » déclarai-je.

Comme on pouvait s’y attendre d’un monde fantastique, le métal qui sortait de la terre avait pris des teintes de fer, de cuivre et d’autres couleurs diverses, comme s’il avait déjà été raffiné. J’avais versé des larmes de gratitude.

Il y avait aussi de jolis cristaux qu’on appelait des pierres de démons.

Olivia avait pris un cristal dans sa main et l’avait regardé.

« On dirait un joyau. À quoi servent ces trucs ? » demanda Olivia.

En calculant le prix de vente de cette pile de trésors, j’avais expliqué ce qui concernait les pierres de démons.

« Voyons voir ~, celui-ci et celui-là vaudraient deux cents dias, donc — oh, tu as demandé à propos des pierres de démon ? Ce sont des ressources énergétiques. Il semble que lorsque tu forges un objet avec du métal, tu peux les rajouter dans le mélange et tu obtiens après ça de bons résultats. Je ne connais pas les détails, mais ce sont des pierres assez étonnantes. Cela n’a pas d’importance, puisque nous pourrons les vendre à des prix élevés, » lui répondis-je.

Une fois que nous aurions vendu ce que nous avions obtenu, nous pourrions avoir environ 500 dias.

Il s’agissait d’une bonne chose que nous ayons pu en obtenir autant après avoir pris de l’avance. Mais dans tous les cas, ce genre de trésor n’était pas grand-chose pour les riches.

« Même après avoir bossé autant à deux personnes, c’est toujours... pas assez pour couvrir une unique cérémonie du thé. Merde, j’ai besoin de gagner plus, » déclarai-je.

J’avais encore les différents outils pour le thé que j’avais acheté la dernière fois, mais une fois que j’aurai commencé à acheter les feuilles de thé et les sucreries, les dépenses allaient bientôt passer de cent dias à deux cents dias, et ainsi de suite.

Pendant que je me sentais déprimé, Olivia m’avait parlé.

« Pourquoi des pierres de démons sont-elles apparues ? Je comprendrais si c’était du métal, mais il n’y a pas de mine où des pierres de démons peuvent être trouvées. J’ai entendu dire qu’elles n’apparaissent que dans les donjons, alors j’y ai beaucoup réfléchi, » déclara Olivia.

Puisqu’il semble qu’elle allait être assez consciente de toutes ces choses à partir de maintenant, je n’avais pas pris sa réaction au sérieux.

Alors que je réfléchissais à ce qu’elle disait, j’avais fini par parler à voix haute de ce que je savais entre mes deux vies.

« Oh ~ ~, c’est ça. Lorsque des monstres sont tués, leur pouvoir magique est libéré, et cela s’accumule dans le sol. Cette accumulation prend la forme d’une pierre de démon, » déclarai-je.

« Vraiment ? C’est la première fois que j’entends quelque chose comme ça. Euh, il a été écrit dans les manuels qu’il n’y a toujours pas d’explication trouvée pour ça, » déclara Olivia, la tête penchée sur le côté.

« Fais-moi confiance. Je suis sûr que je ne me trompe pas puisque je me souviens d’en avoir entendu parler quelque part. Hein ? Si c’est le cas, alors peut-être que le coffre au trésor a aussi été formé par l’accumulation de pouvoirs magiques ? La magie, ou plutôt, le pouvoir magique est très pratique, » déclarai-je.

Pour la prochaine cérémonie du thé, peut-être devrais-je obtenir des articles mieux adaptés à l’autre personne ?

Dans ce cas, je devrais racheter un service à thé de plus haute qualité. Mais n’en résulterait-il pas une situation embarrassante où il semble que je n’ai rendu les ustensiles encore plus élégants que dans un acte de folie ?

Bon sang, pourquoi le thé doit-il être si important ?

Ou peut-être que c’est juste moi qui veux avoir un service à thé réputé.

Je comprends maintenant en quelque sorte les sentiments d’un commandant militaire japonais de l’ère Sengoku qui s’approvisionne en ustensiles à thé.

Il semble que les cérémonies du thé en ce monde suivent aussi la Voie du Thé [1].

Alors que j’y réfléchissais profondément, Olivia m’avait regardé en face en se rapprochant de mon visage.

« ... Quoi ? » demandai-je.

« Léon, tu es plutôt bien informé. Cela m’a vraiment surprise, » répondit Olivia.

La connaissance. Ce n’est pas ça.

Bien que ce soit ma deuxième vie, à l’examen d’entrée de l’académie, j’avais été classé dans la moyenne supérieure des soixante-dix points.

S’il s’agissait d’exceller dans les études, alors trouve l’un des autres plus dispersés.

Cependant, je suis vraiment heureux qu’elle m’ait fait l’éloge tout en étant si enjouée.

Je ne suis qu’un humain insignifiant. Cependant, je ne déteste pas comme je suis.

« V-Vraiment ? S’il y a quelque chose que tu ne comprends pas, que dirais-tu que je t’aide à le comprendre ? » demandai-je.

Un sourire vraiment resplendissant était apparu sur le visage d’Olivia quand je lui avais dit ça.

« Oui, s’il te plaît ! Cela me ferait plaisir ! » déclara Olivia.

Eh bien, il ne devrait pas y avoir de problème à trouver du temps pour des leçons privées pendant les périodes de pause dans ma recherche d’une partenaire conjugale appropriée.

Notes

  • 1 La Voie du Thé se réfère à la conduite japonaise dans la préparation/présentation des réunions de thé.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

4 commentaires

  1. Merci pour le chap ^^ Je pense qu'il va y avoir un autre événement dans ce donjon...

  2. Merci pour le chapitre !

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