Le Maître de Ragnarok et la Bénédiction d'Einherjar – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 4

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Acte 1

Partie 4

« Hé, ne poussez pas, » une jeune fille avait ainsi été conduite dans la tente. « Je peux parfaitement marcher par moi-même ! »

« Hein !? » Une exclamation fade provoquée par le choc glissa hors des lèvres d’Yuuto. Se frottant les tempes avec ses index, Yuuto afficha à Félicia, qui était assise à ses côtés, un air perplexe. « ... Cette gamine est-elle la matriarche souveraine ? »

Certes, les vêtements qu’elle portait étaient beaucoup plus élégants que ceux d’un soldat typique, et un cercle d’or brillait sur son front. Il ne semblait y avoir aucun doute qu’elle possédait un statut social élevé. Mais même s’il le savait, il ne pouvait pas s’empêcher d’être surpris en raison de son âge.

Assise à ses côtés, Félicia avait fait un signe de tête solennel. « Tout à fait. Elle est bien Lady Linéa, la matriarche souveraine du Clan de la Corne. »

« Mais elle est encore une enfant, » déclara Yuuto.

« Vous avez à peu près le même âge que moi, gamin ! » la souveraine du Clan de la Corne cria, mécontente des paroles impétueuses d’Yuuto.

Puis, retournant son regard vers elle, il vit qu’elle le regardait avec ses yeux remplis de rage.

Ses cheveux, coupés courts et nets autour de la nuque, lui donnaient une apparence de garçon, et elle était en fait une fille très mignonne. Elle avait probablement environ un an ou deux de moins qu’Yuuto. En voyant son petit corps ligoté avec toutes ces innombrables cordes, il se sentit un peu désolé pour elle.

Yuuto avait entendu dire que la souveraine actuelle du Clan de la Corne était une femme. Bien qu’elle soit une fille, elle avait surpassé tous les autres et avait pris le contrôle des guerriers sauvages et turbulents de son clan en devenant leur souveraine, une femme redoutée et vaillante appelée Hildisvíni, « la Dame Tigresse Cramoisie ». Mais la fille qui était devant lui, grognant et menaçant, lui donna moins l’impression d’une tigresse que d’un chat sauvage, voir même d’un chaton.

« Eh bien, je suppose que dans cet endroit, ce n’est pas si étrange, » déclara-t-il.

En vérité, un jeune homme comme Yuuto servait également de souverain au Clan du Loup, et même si Félicia et Sigrun étaient des filles encore adolescentes, elles étaient toutes les deux placées dans des positions respectées au sein du clan.

En Yggdrasil, la force était la seule chose qui importait. Si vous aviez de la force, être jeune ou femme n’était pas des choses pertinentes.

« De toute façon, je suppose que des présentations seraient appropriées. Je suis Yuuto, le souverain du Clan du Loup, » déclara-t-il.

« ... Hmm, » Linéa avait répliqué à la présentation d’Yuuto en détournant son regard et en se plantant fermement sur le sol.

Mais Yuuto pouvait voir à travers son rapide tremblement. Le fait d’agir de manière si courageuse était probablement une ruse afin de détourner l’attention de sa peur.

« Je ne me soucie pas de ces tentatives inutiles. Permettez-moi d’aller droit au but. Acceptez-vous de devenir l’une de mes subalternes... c’est à dire, l’une de mes enfants ? » demanda Yuuto, adoptant une attitude pleine d’arrogance.

« Je refuse ! » cria Linéa. « Pourquoi un membre des Cornes accepterait-il d’être soumis par l’un de vos Chiens ? Cessez ces absurdités ! »

Sans la moindre hésitation, Linéa avait carrément refusé sa proposition. Et le fait qu’elle les avait appelés des Chiens avait clairement montré qu’elle les considérait avec mépris.

« Certes, nous avons peut-être subi une défaite cette fois-ci ! » continua-t-elle. « Mais les prouesses nationales du puissant Clan de la Corne dépassent encore de loin celles de vos Chiens. Un tel miracle ne se reproduira jamais. Maintenant, si vous voulez me tuer, alors faites-le vite ! Mais votre tête sera la suivante à rouler. Alors, allez vous laver le cou avant d’aller attendre votre destin ! Hahaha ! »

« Hehe, hehe... n’êtes-vous pas celle qui devrait cesser de dire des bêtises ? » Félicia posa une main sur sa joue et affirma cela avec un long soupir, comme si elle déversait un seau d’eau glaciale sur Linéa à la hauteur de son amusement.

Son éclat de rire que Félicia avait eu plus tôt apparut à nouveau et le visage de Linéa s’empourpra d’un rouge cramoisi en un clin d’œil. « Comment ça, des bêtises !? »

« Je veux parler des absurdités que vous débitez chaque fois que vous ouvrez votre bouche. Il est possible que nous ayons autrefois semblé être comme des chiens pour vous. Mais par la main de notre frère aîné, nous avons ressuscité. Nous sommes désormais indomptables, de véritables Loups. Tant qu’il est aux commandes, un simple rassemblement de porc à l’esprit lent ne sera pas de taille face à nous, » un sourire s’étira sur les lèvres de Félicia, et son ton était poli, mais cela ne pouvait masquer le degré de dédain présent dans ses paroles. Vous ne pourriez pas trouver un meilleur exemple d’une insulte enveloppée dans une courtoisie superficielle.

« Quoi !? Ce gamin à l’air faible ne pourrait pas être si génial que ça ! » déclara Linéa.

*Bruit sourd* *Boom !*

Un important bruit retentit dans la tente. Sigrun, qui attendait silencieusement à côté d’Yuuto, avait fait claquer son poing sur le bureau en bois qui se trouvait devant eux, le fracassant de part en part en deux.

Ce n’était pas la force typique que l’on pourrait attendre d’une femme. Même parmi les hommes massifs, il y en avait peu qui pouvaient effectuer un tel exploit.

Un motif qui n’était pas là auparavant apparut sur l’épaule gauche de Sigrun et commença à émettre une faible lumière. Il s’agissait de la rune Hati, la Dévoreuse de Lune, qui avait accordé à son porteur ses traits de loups et sa force physique extraordinaire.

« Surveillez vos paroles ! Je ne pardonnerai à personne d’insulter le Père, » Sigrun s’énerva face à ces paroles et elle regarda de haut Linéa avec importante arrogance. Dans son expression et sa voix, il n’y avait même pas un indice de la douceur qu’elle utilisait lorsqu’elle interagissait avec Yuuto. Elle était froide comme de la glace, et tranchante comme une lame.

« Ah ! » Linéa avait automatiquement tressailli.

Sigrun avait été celle qui l’avait capturée. Même si Linéa avait sûrement été sous la protection de plusieurs soldats forts et robustes, le fait d’avoir eu un combat rapproché avec elle au cours de la dernière bataille avait sans aucun doute gravé une véritable peur de Sigrun dans la moelle même de ses os. Cette force terrifiante venait d’être exposée une fois de plus. Il n’y avait aucun doute que Linéa était terrifiée.

L’air toujours tendu, Sigrun avait effectué un grognement audible. « Tout comme le Père, vous êtes devenue une souveraine à un si jeune âge, mais peu importe comment vous le regardez, vous n’arrivez même à la cheville de sa grandeur. »

« Allons, allons, Run, » Félicia lui parla à ce moment-là. « Cette comparaison est en elle-même une insulte envers notre Grand Frère. »

« Hmm, » répondit Sigrun. « Je déteste quand je suis d’accord avec toi, Félicia, mais pour une fois, elle et moi voyons les choses de la même façon. »

« Arg ! Grr !! » Linéa semblait incapable de trouver ses mots.

« Mais..., mais, mon Dieu ! Elle gémit et elle grogne... Qui est donc le vrai chien ici ? » Félicia se moqua d’elle.

« C’est exact. Cela grogne et renifle comme le cochon que vous êtes. Cela vous convient vraiment, » avait convenu Sigrun.

Regardant les plaisanteries sans retenue entre les deux, Linéa hurla soudain de fureur. « Pourquoi, vous... ! Ne me regardez pas avec dédain ! »

L’expression effrayée de Linéa avait été instantanément remplacée par de la rage, elle se jeta sur Sigrun malgré ses liens. Les gardes qui l’avaient amenée ici lui avaient rapidement tenu les épaules baissées. Pourtant, ses grognements et son regard haineux percèrent Yuuto et les autres.

Elle était vraiment comme un chien enragé.

« Eh bien, maintenant... Il semble que les rumeurs à propos de votre fierté soient fondées, » déclara Yuuto dans un souffle, afin que Linéa ne l’entende pas.

Cette fierté était probablement une couverture de surface pour un manque de confiance intérieure. L’explosion de colère qu’elle avait eue plus tôt était le résultat de son incapacité à supporter d’être méprisée. Pourtant, cela ferait de cette situation le moment opportun.

« Vous deux, maîtrisez-vous, » ordonna Yuuto. Se redressant après avoir reposé son menton entre ses mains, il feignit un ton exaspéré. « Elle est encore, pour le meilleur ou pour le pire, la souveraine du Clan de la Corne. Faites donc attention avec vos mots grossiers. »

« Père ! » Les deux filles avaient immédiatement respecté l’ordre.

Yuuto savait qu’elles avaient agi comme il le leur avait demandé de faire, mais il ne pouvait pas supporter d’entendre plus longtemps tout cela. Il ne se voyait pas comme une grande figure de l’histoire. Il avait essayé de supporter le sentiment de nervosité et d’anxiété qui découlait toujours de leurs flatteries.

« Pardonnez-les pour leurs impolitesses, Lady Souveraine de la Corne, » déclara Yuuto à Linéa. « Je m’excuse que mes subordonnés aient manqué d’une manière ou d’une autre de l’apprentissage de la discipline. »

« ... Euh, eh bien, je suis également allée trop loin en vous appelant des chiens, » répondit Linéa. Son attitude s’était considérablement adoucie.

Depuis qu’il était devenu souverain, Yuuto avait lu de nombreux livres sur les techniques de négociation. Il avait estimé que de telles techniques étaient vitales pour quelqu’un au sommet.

L’une de ces techniques consistait à jouer la scène du « bon flic, mauvais flic ». Il s’agissait d’une tactique classique dans les procédures policières. Avec cette technique, un policier agressif utiliserait des insultes, des menaces et une manière grossière et oppressive pour contrarier la cible. Puis un second policier avec un comportement plus doux interviendrait, réprimandant le policier agressif, afin que la conversation se déroule mieux, et le bon flic gagnerait la bonne volonté et la sympathie de la cible.

Dans cette situation, Félicia et Sigrun jouaient le rôle des mauvais flics, tandis qu’Yuuto jouait le rôle du bon flic.

« Revenons sur le sujet, » déclara-t-il. « De quoi parlions-nous avant ça ? Oh, oui, du fait de devenir mon enfant. »

« ... Et je vous ai dit que je n’étais pas intéressée par l’offre, » Linéa avait encore une fois déclaré son refus, mais cette fois, il lui manquait sa férocité. C’était comme si elle le disait sans enthousiasme afin de tenter de se rassurer.

Les choses se passaient comme prévu, et Yuuto ne pouvait s’empêcher de se réjouir dans sa tête.

Sa conscience le grondait pour avoir escroqué, trompé et menacé une fille d’un âge si tendre, mais s’il ne pouvait pas mener ces négociations vers une fin appropriée, les combats se poursuivraient et les deux parties verraient encore plus d’effusions de sang. Yuuto n’avait d’autre choix que d’utiliser ces moyens pour éviter ce résultat.

Les fondations avaient été posées. Et ayant attendu que le moment soit enfin là, Yuuto pouvait maintenant faire ses véritables demandes.

« Hm... Eh bien, que diriez-vous de devenir ma petite sœur ? » demanda-t-il.

La matriarche souveraine du Clan de la Corne, Linéa, était aussi démoralisée qu’une personne pouvait être.

Peu importe combien de fois elle y avait réfléchi, elle n’avait pas pu trouver une explication satisfaisante quand à la façon dont ils s’étaient retrouvés dans cette situation.

Il y a trois ou quatre générations, le Clan du Loup prospérait, mais maintenant il était en ruines. Dans une telle situation, il était devenu un petit clan dont la puissance nationale était largement inférieure à celui du Clan de la Corne. Et jusqu’à tout récemment, il était dans une guerre avec un pays voisin, le Clan de la Griffe. Il n’était donc pas difficile d’imaginer qu’il continuerait à tomber dans le désarroi jusqu’à sa mort.

De plus, lorsque le nouveau souverain du Clan du Loup était arrivé au pouvoir il y a un an, elle avait entendu dire qu’il n’était qu’un jeune garçon de seize ans d’origine inconnue. Il aurait dû être facile de s’occuper de lui et à le vaincre...

Cela aurait dû être ainsi, c’était même le bon sens qui parlait...

Après avoir rassemblé près du double de soldats que leurs ennemis et alors qu’elle s’attendait à une bataille sans faille ainsi qu’à une victoire facile, elle avait à la place subi une défaite cruelle et écrasante... la fière commandante s’était maintenant résignée à son destin en tant que prisonnière.

La réalité à laquelle elle était maintenant confrontée était sombre : l’ennemi qu’elle avait méprisé comme de simples chiens voyait maintenant clairement son peuple, le Clan de la Corne, comme complètement indigne d’eux. Bien sûr, ce comportement était en partie juste de la vantardise, le Clan du Loup exagérant leur force face à une ennemie vaincue afin de faire avancer les négociations en leur faveur. Après tout, être le vainqueur avait ses avantages.

Pourtant, ce n’était que la moitié la vérité. Les regards de respect et d’adoration que les membres du Clan du Loup avaient faits envers Yuuto n’étaient pas normaux. Ils déversaient tous la dévotion due à un souverain extraordinaire sur ce garçon qui lui semblait faible de prime abord.

Cela comprenait également Sigrun le Mánagarmr et Félicia l’Alsviðr, alias « La Louve Sage », qui étaient toutes deux des guerrières dont les noms étaient connus même parmi le Clan de la Corne. Et plus que toute autre chose en ce moment, le fait que le Clan de la Corne ait subi une telle défaite écrasante était sûrement un aiguillon dans le flanc de Linéa.

Elle commençait à se demander si elle n’avait pas fait une grossière erreur de calcul. Si les choses continuaient comme ça, son propre clan pourrait être détruit.

« ... Une petite sœur ? » demanda lentement Linéa.

Alors qu’une telle concession lui étant présentée comme si Yuuto offrait un coup de main, même Linéa ne pouvait pas cette fois-ci la refuser catégoriquement.

Il était de notoriété publique dans ce monde que de devenir un enfant subordonné signifiait par principe l’obéissance absolue. Bien sûr, elle ne pouvait pas accepter ça.

Les frères cadets et sœurs cadettes devaient également respecter et obéir à leur frère aîné ou à leur sœur aînée, mais cela n’était pas aussi rigide qu’avec les enfants subordonnés. En tant qu’option, il y avait plus de raisons de ne pas au moins considérer avec attention cette proposition.

« C’est le seul et unique compromis que je suis disposé à vous offrir, » lui déclara Yuuto.

« Arg ! » Linéa laissa échapper un cri angoissé et sans paroles.

Il s’agissait d’une affaire qui nécessiterait une délibération minutieuse, mais elle n’avait pas de temps pour le faire. En premier lieu, réfléchir calmement à ces choses dans la situation actuelle serait presque impossible. Par conséquent, elle n’avait pas remarqué le piège.

Yuuto pourrait traiter cela comme une concession, mais il ne lui avait rien donné... il se contentait de retirer les demandes les plus fermes. Il s’agissait d’une tactique appelée la « Surévaluation ».

Il s’agissait d’une tactique de négociation utilisée dans les cas où l’on savait que les demandes correctes seraient refusées dès le départ, donc le négociateur commençait par émettre des exigences encore plus élevées, voire aberrantes, et ensuite, après que ces demandes avaient été refusées, il proposait des demandes plus réduites, qui était en vérité les demandes initiales qui avaient voulu être faites au départ.

En outre, à cause des effets de la tactique du « bon flic, mauvais flic » mentionnée ci-dessus, il avait planté la possibilité troublante que sa proposition soit peut-être plutôt gentille.

Linéa avait été complètement prise au piège par le plan d’Yuuto. « Argg, mais... »

Pourtant, il semblait que Linéa n’était pas encore prête à devenir la plus jeune sœur d’Yuuto. Apparemment, elle était encore en opposition face à l’idée de devenir obéissante à ces chiens de rang inférieur. Si elle devenait sans vergogne la petite sœur d’un « chien » et qu’elle retournait ensuite dans son pays, elle ne pourrait éviter les accusations selon lesquelles elle aurait vendu son propre peuple.

Le fait d’être vue de cette façon serait une insupportable humiliation. Elle avait probablement estimé que la mort serait vraiment une meilleure fin qu’un tel sort.

« J-Je refuse. Nous, du Clan de la Corne, nous refusons de nous placer en dessous de vous, du Clan du Loup..., » déclara Linéa.

« Je vois, » répondit-il. « Alors je suppose que je n’ai pas d’autres options à disposition. Nous allons avoir une deuxième Van sur les bras... »

« ... !? Alors, prévoyez-vous de brûler notre ville jusqu’au sol !? » s’exclama-t-elle.

Le commentaire d’Yuuto était si désinvolte, comme si cela semblait presque être une pensée d’après-coup, mais Linéa bouillait. Le souverain du Clan du Loup la regardait avec des yeux froids et inhumains, semblant complètement imperturbable par l’humeur menaçante de Linéa.

Van.

Le nom d’une ville qui avait autrefois fait partie du domaine du Clan de la Griffe.

Désormais, elle n’existait plus.

C’était parce que l’homme devant elle avait tout brûlé, y compris les femmes et les enfants, ne laissant pas un seul habitant en vie.

« Tout ceci, c’est seulement si vous n’acceptez pas mon Calice, » ajouta Yuuto. « Je n’ai pas l’intention de pardonner à quiconque se dresserait contre moi. »

« ... ! »

Sa déclaration franche et froide avait fait que le sang qui avait empourpré son visage avait complètement été drainé hors de là.

Quand Linéa avait levé ses troupes afin d’attaquer le Clan du Loup, l’une des raisons était son sentiment d’indignation vis-à-vis du Vánagandr... aussi appelé « La Tragédie de Van », et du souverain qui avait ordonné l’attaque. Elle ne pouvait pas accepter quelque chose, ou quelqu’un, qui soit si inhumain. La pensée de cette atrocité pesait de nouveau lourdement sur le cœur de Linéa.

Bien qu’elle portait le titre de « souveraine », elle était encore une jeune fille, et elle n’avait même pas quinze ans. C’était la première fois qu’elle comprenait vraiment depuis qu’elle était devenue souveraine la réalité quant au fait que ses décisions avaient un impact sur la vie de dizaines de milliers de personnes. Son corps n’arrêterait pas de trembler.

« Ça ne me dérange pas. Alors, qu’est-ce que cela va être ? » rajouta Yuuto. « Dépêchez-vous et décidez-vous. Mon offre ne restera pas longtemps sur la table des négociations. »

« Argg!! » elle s’était finalement exclamée. « Très bien. Je deviendrai votre petite sœur. Cependant, je ne deviendrais pas un enfant subordonné ! Simplement une petite sœur ! »

Au fin fond de sa tristesse écrasante, Linéa avait finalement accepté la proposition d’Yuuto.

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2 commentaires

  1. Merci. Le texte sur les négociations me fait rappelé une petite BD de quelques pages ''Comment réussir son CAP de roi par Louis XVI'' d'un magazine des années 80 🙂

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