La Croix d’Argent et Dracula – Tome 3 – Chapitre 2

Bannière de La Croix d’Argent et Dracula †††

Chapitre 2 : Touko-san

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Chapitre 2 : Touko-san

Partie 1

« Iyaaaaaaaaaaaaaah !! » Un hurlement résonnait dans le salon pendant que Rushella s’agrippait et s’enroulait autour du bras d’Hisui.

« Aïe, peux-tu arrêter ça !? Tu utilises la force brute dans tout ce que tu fais... Surtout les soirs à épinards. Et si tu me tords le bras, comment vas-tu me dédommager ? » demanda Hisui.

« M-Mais... C’est..., » Rushella protesta en larmes en montrant du doigt la télévision présente dans le salon.

Bien que la scène ait déjà changé, un instant plus tôt, l’écran montrait une femme vêtue de blanc, sortant d’une télévision. La vue plongeante et le gros plan de ce regard ensanglanté remplissaient tout l’écran.

« Qu’est-ce que c’était que ça !? » s’écria Rushella

« N’est-ce pas Sadako-san [1] ? Au fait, si tu as peur, ne le loue pas ! » déclara Hisui.

Je ne peux plus supporter ça. Hisui avait secoué la tête en regardant le DVD de location.

En rentrant chez lui après l’avoir ramassée à sa soirée, Rushella avait été fascinée par l’affiche d’un nouveau film d’horreur, alors ils s’étaient rendus dans un magasin de location de DVD dans le quartier.

Rushella souhaitait vraiment se rendre dans un tel endroit pour la première fois. Utilisant sa propre carte de membre, Hisui avait loué plusieurs DVD qu’elle avait choisis.

Après le repas et le bain, elle s’était habillée comme d’habitude avec l’uniforme d’Hisui. Rushella avait déclaré qu’elle voulait regarder un DVD, et ils en avaient donc regardé un... et c’était le résultat.

« Qu’est-ce qu’il y a avec cette femme... ? Que ce soit ses yeux ou ses mouvements, aucun d’eux n’est normal ! » s’écria Rushella.

« Euh, c’est tout à fait naturel... Parce que c’est un fantôme, tu comprends ? Au fait, comment un vampire pourrait-il avoir peur des films d’horreur ? En plus, je n’ai loué ça que parce que tu l’as choisi, » protesta Hisui.

 

« M-Mais... Je ne m’attendais pas à ce que quelque chose comme ça sorte... Oh non ! Qu’est-ce que je devrais faire... ? J’ai aussi regardé la vidéo maudite... serais-je maudite !? Est-ce que je serai aussi maudite !? Dans une semaine, cette femme viendra-t-elle frapper à notre porte ? » s’écria Rushella.

« Comme si elle allait venir. Même si elle le faisait, tu peux t’occuper de ça. Oui, tu n’as qu’à sucer son sang. Vide-là jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus une goutte de sang. C’est sûr que cela marchera. Et peut-être même qu’elle pourrait devenir ta servante... mais quand bien même, je n’ai aucun désir de voir la naissance du vampire Sadako, » répliqua Hisui.

« Comme si je la mordrais !!!!! Au fait, comment peux-tu être si calme et détendu !!!!?? » s’écria Rushella alors qu’elle s’appuyait contre Hisui et qu’elle enterrait son visage contre la poitrine d’Hisui comme pour échapper à sa peur.

Son comportement semblait un peu... Ou plutôt, c’était tout à fait adorable et mignon. Cependant, Hisui avait rassemblé sa volonté de fer et avait détourné sa tête d’elle.

« Parce que je l’ai déjà regardé plusieurs fois... Récemment, il y a même beaucoup de versions moe-isé, » répondit Hisui.

« Mais même ainsi... ! Franchement, les humains sont capables de créer des choses vraiment horribles..., » déclara Rushella.

« Des louanges dans ce domaine sont plutôt étranges. Bref, je vais me coucher, » annonça Hisui.

Hisui repoussa doucement le corps moelleux de Rushella et se dirigea vers l’escalier.

« A-Attends ! Où vas-tu !? » s’écria Rushella.

« Comme je l’ai déjà dit, je vais me coucher. Depuis aujourd’hui, mon corps a eu cette sensation désagréable et j’ai des frissons incessants. Mais je n’ai pas de fièvre, et en fait, ma température corporelle est plus basse que d’habitude... Qu’est-ce qui se passe ? » Hisui s’interrogeait sur son état inexplicable alors qu’il montait les escaliers.

Rushella était restée accrochée à son bras.

« N-Ne sois pas si pressé, d’accord ? Ce serait bien qu’un garçon et une fille papotent toute la nuit de temps à autre ❤, » déclara Rushella.

« ... Essaies-tu de recréer une charmante réunion de vieux amis à l’étranger ? Bien que je ne sois pas contre l’amitié entre les sexes, je ne peux toujours pas accepter les filles comme des amies intimes ou au-delà, » avait dit Hisui.

« Comme si quelqu’un était ton ami ici ! Je suis le maître et toi, tu es le serviteur ! Connais ta véritable place ! » répliqua Rushella.

« Alors il n’y a pas besoin de bavarder toute la nuit. Bonne nuit~, » secouant les bras de Rushella, Hisui retourna dans sa propre chambre à coucher.

Après avoir repositionné son oreiller, il avait étalé sa couverture et s’était installé dans son lit à ossature d’acier. Puis il s’était couché et avait éteint la lumière.

Cependant...

« ... Au fait, pourquoi es-tu ici ? » Hisui grogna vers Rushella.

Parce que la fille était étendue juste à côté de lui.

Elle avait pénétré sous la couverture et était allongée face à face avec Hisui qui était de son côté en position fœtale.

« Hmm, après y avoir réfléchi, j’ai réalisé que j’allais de toute façon sucer ton sang demain matin, » déclara Rushella.

« Pourrais-tu arrêter ça !? Arrête d’en parler comme si c’était déjà prédestiné, d’accord ? Veux-tu vraiment que je commence le dimanche matin couvert de sang ? » demanda Hisui.

« Tu fais du bruit, alors tais-toi. Comme de toute façon, je dois boire ton sang, n’est-il pas mieux d’occuper directement cet endroit ? Ça m’évite de venir ici, et donc, je fais d’une pierre deux coups ! » déclara-t-elle, fière d’elle.

Rushella avait serré le poing comme si elle avait soudain pensé à une idée géniale.

Oui, ça économise beaucoup d’efforts.

Mais il n’y a rien de bon là-dedans.

« Dis, Rushella... Ce que tu as dit n’est pas faux... Mais tu réalises... que tu vas dormir avec moi ? » demanda Hisui.

« ... Ah. »

Elle ne l’avait finalement réalisé qu’après le rappel d’Hisui.

Son visage était graduellement devenu rouge. Puis, avec sa longue et belle jambe, elle avait poussé Hisui directement hors du lit.

« T-T-T-T-T-Toi, vil manant ! Comment oses-tu partager un lit avec moi... ? Apprends ta place ! » cria Rushella.

« C’est toi qui es entrée dans mon lit, d’accord... !! » répliqua Hisui.

Ayant atterri la tête la première sur le sol, Hisui avait regardé Rushella avec furie.

Mais il n’avait aucun espoir de victoire.

De plus, c’était actuellement la nuit.

Après avoir évalué calmement la situation de la bataille, Hisui décida de faire une retraite tactique et sortit de la pièce.

« Hé, ne bouge plus, où vas-tu !? » s’écria Rushella.

« Aller n’importe où, c’est ma liberté, n’est-ce pas ? Je ne suis pas pointilleux sur l’endroit où je dors. Je suis d’accord de passer la nuit sur le canapé du salon, » annonça Hisui.

« A-A-A-Attends un peu, ne sois pas si pressé !!!! Partager un lit n’est pas bon... Mais je peux prendre le lit pendant que tu dors par terre ! » proposa Rushella.

« Comme si quelqu’un voulait dormir par terre ! Vas-y si tu veux dormir dans ce lit. Mais encore une fois, ce lit... Il fait face à la télévision, » annonça Hisui.

Ce n’était qu’après qu’Hisui avait montré quelque chose du doigt que Rushella avait découvert l’existence de la télévision.

Ce mini téléviseur LCD personnel avait été positionné à la bonne hauteur et à la bonne distance pour être vu confortablement depuis le lit.

Il était évident qu’il n’y avait rien à l’écran en ce moment, mais dans le film, la télévision s’allumait soudainement toute seule, et de l’écran était sortie...

« T-Tais-toi ! Éloigne ce truc de moi ! Pourquoi est-il dans la chambre ? » demanda Rushella.

« Hé, je n’ai même pas remis en question le fait que tu sois dans la pièce. Si ce truc sort vraiment de la télévision, fais de ton mieux pour t’en charger. Ne t’inquiète pas, tu peux gagner ! » Hisui l’encouragea avec enthousiasme et se prépara à quitter la pièce. Mais Rushella avait sauté du lit et l’avait attrapé.

Puis, en étreignant Hisui par-derrière, elle l’avait empêché de bouger.

« Qu’est-ce que tu fais... ? Dépêche-toi et laisse-moi dormir, d’accord ? » demanda Hisui.

« Interdit. Tant qu’un seul éclat de lumière pourpre restera dans mes yeux, je ne te laisserai jamais passer ! » répliqua Rushella.

« Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » demanda Hisui.

« Oooh... Euh... Ah oui, nous n’avons toujours pas fini de regarder tous les Dee-Wee-Dee que nous avons loués ! Viens et regardons-les ! Essayons un changement de saveur. Viens les voir, viens les voir ! » demanda Rushella.

« La période de location est d’une semaine, il reste encore beaucoup de temps... Ou peut-être que tu peux le regarder seule..., » proposa Hisui.

« Qu’est-ce que ça peut faire ? Dépêche-toi de m’accompagner ! » demanda Rushella.

... À la fin, elle avait traîné Hisui dans le salon et l’avait forcé à regarder des films avec elle.

Après avoir placé un autre DVD dans le lecteur, l’écran avait commencé à afficher le film.

À la fin, la salle de séjour avait encore une fois résonné au son d’un cri.

« Iyaaaaaaaaaaaaaah !! » cria Rushella.

« ... Encore une fois, hein, » constata Hisui.

Rushella se serrait étroitement contre Hisui, le faisant ainsi soupirer profondément.

« P-Parce que..., qu’est-ce que c’était que cette chose ? L’horrible femme, toute couverte de sang, apparaissant dans la grande maison effrayante, et puis il y avait même ce petit enfant pâle, qu’est-ce qu’ils sont !? » demanda Rushella.

« Euh... N’est-ce pas Kayako-san et Toshio-kun [2] ? N’est-ce pas un autre film d’horreur ? Ne voulais-tu pas un changement de saveur ? Pourquoi es-tu passée à quelque chose d’encore plus effrayant !? » demanda Hisui.

« P-Parce que je ne m’attendais pas à ce que ce soit le même genre..., » répondit Rushella.

« ... Franchement, tu aurais dû au moins regarder l’emballage avant de le choisir, » déclara Hisui.

« En y repensant, cette maison n’est-elle pas assez semblable à celle-ci ? Pourrait-il y avoir des fantômes ici aussi !? Est-ce que cette maison a ces choses aussi ? » demanda Rushella.

« Ne dis pas quelque chose d’aussi grossier. Même si ma maison compte comme une maison occidentale, c’est complètement différent dans le style. Et il y a une vampire au lieu de fantômes. Ou plutôt, c’est toi qui es dedans. Je ne peux vraiment pas continuer à te tenir compagnie. J’ai la tête très lourde, et j’ai aussi des frissons..., » déclara Hisui alors qu’il avait sorti le DVD du lecteur et qu’il l’avait remis dans sa boîte.

En coupant la télévision, il pensait pouvoir enfin aller au lit, pour ensuite entendre Rushella crier à nouveau.

« ... Qu’est-ce que c’est cette fois ? » demanda-t-il.

« Dans la télévision ! Il y avait une silhouette dans la télévision tout à l’heure !! » répondit Rushella.

« Hein ? » en affichant une expression sceptique, Hisui s’était tourné vers la télévision éteinte. « ... Euh ? »

La télévision avait émis une minuscule étincelle pendant un instant, comme si quelqu’un l’avait allumée. Mais rien n’était apparu à l’écran et la noirceur était apparue comme prévu.

« Est-ce cassé... ? Cette télévision ne devrait pas être une antiquité, » déclara-t-il.

Vérifiant encore une fois, Hisui avait regardé la télévision pendant longtemps, mais il n’y avait pas eu de changements.

Bien que le reflet n’était pas aussi clair qu’un miroir, Hisui pouvait voir son propre visage sur l’écran.

« Il y avait vraiment quelque chose ! La silhouette d’une fille aux cheveux longs ! » déclara Rushella.

« Dis-moi, as-tu regardé trop de films ? » demanda Hisui.

« Absolument pas ! » déclara-t-elle. Puis Rushella s’était également approchée de l’écran pour l’examiner de près.

Tout comme dans les légendes, les vampires n’avaient pas de reflet dans les miroirs. Il n’y avait aucun signe de Rushella sur l’écran.

L’eau, les fenêtres, les murs — aucune surface réfléchissante n’était capable de faire apparaître l’image d’un vampire.

« Si je peux dire quelque chose, alors je trouve ton absence de reflet sur cette surface encore plus effrayante. Il n’y a pas de silhouette ici, n’est-ce pas ? » demanda Hisui.

« Il y en avait vraiment une tout à l’heure... » Rushella boudait, mécontente.

Alors qu’Hisui haussait les épaules, le plancher grinça.

*Grincement*, *Grincement*, *Grincement*... Ils avaient clairement entendu des bruits de quelqu’un qui marchait sur le sol.

« Qu’est-ce que c’est que ce bruit !? Pourrait-il y avoir... Quelqu’un ici !? » demanda Rushella.

« Comment pourrait-il y avoir quelqu’un ? Après tout, la maison est assez ancienne... Quelque chose est probablement trop vieux et a besoin d’être réparé, » répondit Hisui.

« Vraiment... ? » demanda Rushella à moitié convaincue. Un grand bruit était soudain venu de la cuisine.

« C’est quoi maintenant ? » demanda Rushella.

« C’est probablement des assiettes qui sont tombées par terre. N’est-ce pas parce que tu fais du bruit ici ? À en juger par le bruit, rien ne s’est probablement cassé. Je vais aller vérifier, » déclara Hisui.

« Attends..., attends. Ne me laisse pas seule ! » Rushella serra Hisui dans ses bras, le pressant sur le canapé.

Puis, afin de sceller toutes les issues de fuite, elle avait fermement fixé ses mains autour d’Hisui depuis le dos, immobilisant le corps d’Hisui.

« Qu’est-ce que tu fais ? Ça fait très mal, je ne peux pas bouger..., » déclara Hisui.

« J’ai un mauvais pressentiment... Quelque chose est dans cette maison, oui, il doit y avoir quelque chose ! » s’écria Rushella.

« ... Es-tu une experte du paranormal venant d’une sorte de spectacle occulte ? C’est juste un bruit et des assiettes qui tombent, n’est-ce pas ? Si regarder des films d’horreur provoque des événements surnaturels, alors tout le Japon ne serait-il pas dans un désastre total ? » demanda Hisui.

« Il n’y a aucun rapport. Je dis simplement que j’ai senti quelque chose de maléfique. Dans tous les cas... Ne pense même pas à me laisser seule ce soir..., » en disant cela, Rushella s’était accroupie et se serra encore plus contre Hisui.

Elle semblait vraiment sentir une présence qu’Hisui ne pouvait pas ressentir. Mais il était indéniable qu’elle avait été partiellement influencée par les films.

« ... Je croyais que tu interdisais de partager le même lit ? » demanda Hisui.

« Je peux aussi accorder des privilèges spéciaux ! Tant que tu n’as pas d’idées bizarres. Reste obéissant et ne bouge pas ! » déclara Rushella.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Me traites-tu maintenant comme un oreiller !? » s’écria Hisui.

Malheureusement, les vampires étaient exceptionnellement forts la nuit. Hisui ne pourrait pas s’échapper même s’il le voulait.

Juste au moment où Hisui réfléchissait à la façon de gérer le fait d’être pressée sous son poids... Il entendit spontanément des bruits d’une respiration régulière.

« Hé... Rushella..., » murmura-t-il.

Il n’avait pas eu de réponse.

En regardant vers le bas, il avait trouvé la vampire utilisant sa poitrine comme oreiller, qui avait dérivé paisiblement vers le pays des rêves.

Sa puissante prise en main le retenant s’était probablement détendue, donc se libérer devrait être assez facile... Mais Hisui avait abandonné l’idée.

S’il la réveillait accidentellement, ce serait voué à l’échec... et plus important encore, son visage endormi était beaucoup trop charmant.

Il n’y avait plus aucune trace de ses manières bruyantes et de son arrogance. Enlaçant tendrement Hisui, la jeune fille respirait paisiblement.

Elle semblait trouver cet oreiller très confortable, car son visage était rempli de joie et de réconfort.

« ... C’est vraiment de la triche, » Hisui avait légèrement protesté. Puis il avait agi consciencieusement comme l’oreiller de corps de son maître.

Quelques heures plus tard...

Ou plutôt, quand le matin était finalement arrivé.

« Outch... !!! » cria-t-il.

Comme d’habitude, Hisui avait ressenti une douleur aiguë à son cou, ce qui l’avait poussé à se lever. Ou plutôt, avant qu’il ne puisse se lever, il remarqua qu’un corps mou l’alourdissait.

« Bonjour, » déclara Rushella.

La peur de la nuit dernière ayant disparu de son cœur, le visage de Rushella était radieux alors qu’elle lui mordait le cou, suçant son sang.

« Bon sang, c’est comme ça que tu me remercies de t’avoir laissée dormir contre moi !? J’ai déjà assez mal à la tête... ! » déclara Hisui.

« De toute façon, qu’est-ce que ça peut faire ? D’ailleurs, boire du sang dès que j’ouvre les yeux le matin s’avère être vraiment génial. Et si on dormait ensemble à partir de maintenant !? » demanda Rushella.

« Euh ! Ça, il ne faut pas... Hé, dépêche-toi et arrête-toi ! Ne bois plus ! » déclara Hisui.

« Tu fais du bruit, alors tais-toi ! » répliqua Rushella.

Ainsi, Rushella avait continué à profiter de son temps à boire du sang.

Avec une douleur aiguë au cou comme réveil hebdomadaire, le dimanche d’Hisui Kujou avait débuté.

Notes

  • 1 Sadako-san : Sadako Yamamura (en japonais 山村 貞子, Yamamura Sadako) est un personnage de fiction issu du roman Ring de l’écrivain japonais Kōji Suzuki. Elle apparaît également dans les adaptations cinématographiques du roman, ainsi que dans les adaptations en manga, anime, dramas, et a inspiré ses équivalents dans les remakes américains et coréens du film.
    C’est un produit du cinéma fantastique des années 1990 et 2000, devenu une icône du cinéma d’horreur. Dans les films, elle a été victime d’agression sexuelle à l’adolescence.
  • 2 Toshio-kun et Kayako-san : une paire de fantômes vengeurs (respectivement une mère et son enfant à l’époque où ils étaient vivants), de la franchise horreur Ju-on (呪怨).

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Partie 2

« ... Et ainsi, la mascarade fantôme persiste jusqu’à cette semaine ? » demanda Mei.

« ... Ouais. Les symptômes ne sont pas vraiment visibles le jour, mais l’enfer se déchaîne la nuit, » répondit Hisui.

Après l’école le lundi, Hisui tuait à nouveau le temps dans la « salle du club ».

Mei était assise à ses côtés, l’écoutant raconter la mascarade fantôme de Rushella qui avait commencé avec les films d’horreur.

« Un vampire qui a peur des films d’horreur et des fantômes, franchement... Êtes-vous vraiment un “Vrai Ancêtre” ? » demanda Mei.

« Taisez-vous, c’est la faute des humains qui fabriquent ces choses ! C’est encore plus terrifiant que les vrais fantômes et les créatures surnaturelles ! Et ces “armes nucléaires” dont ils parlent à la télévision, pourquoi les humains créent-ils ces choses terrifiantes qui pourraient s’autodétruire !? » occupant l’autre côté d’Hisui, Rushella s’était mis en colère.

Eruru et Kirika n’étant pas encore arrivées, le trio était les seuls présents dans la pièce.

« Je ne m’attendais pas à ce que vous souleviez un sujet aussi sérieux. Je suppose que je compte comme un produit du désir sans fin des humains, donc je ne suis pas vraiment en position de commenter. Mais qu’est-ce qui se passe avec les fantômes ? » demanda Mei.

« Ce n’est pas une farce, d’accord ? Ils existent vraiment ! Regardez l’allure d’Hisui et vous verrez ! » Rushella désigna Hisui alors qu’elle disait ça.

En effet, il avait l’air un peu à différend de la normale. Avec des cernes sous les yeux, son visage était également assez hagard.

« Tu as l’air un peu malade... as-tu attrapé un rhume ou un coup de chaleur ? » demanda Mei, inquiète.

« Non, je n’ai ni l’un ni l’autre... Pas de fièvre, mais juste des frissons. Je n’ai pas d’appétit, mais je ne me sens pas nauséeux non plus... En tout cas, je me sens léthargique et gelé, » répondit Hisui.

« N’est-ce pas simplement parce que vous avez sucé trop de son sang ? Vous avez dû accidentellement trop lui en prendre, lui causant ainsi de l’anémie, ce doit être ça, n’est-ce pas ? » demanda Mei sur un ton accusateur.

Elle désapprouvait déjà Rushella. Voyant la santé de son bien-aimé menacé, elle avait affiché une expression très sévère.

« Je n’ai pas bu depuis dimanche matin. Et c’était le montant habituel... D’ailleurs, si la raison résidait dans une perte de sang, alors cette condition se serait déjà produite avant, n’est-ce pas ? » demanda Rushella.

« Je ne pense pas non plus que ce soit la faute de Rushella. Mais je ne pense pas que ce soit non plus lié aux fantômes, » répondit Hisui.

« Comme je l’ai dit, il y en a vraiment un ! Quand la représentante de classe a regardé Hisui, n’est-elle pas devenue pâle au visage et n’a-t-elle pas commencé à prier avec sa croix ? Ça m’a rendu si mal à l’aise ! » déclara Rushella.

« Alors pourquoi n’accomplissez-vous pas simplement les derniers sacrements pour aider le fantôme à passer dans l’autre monde ? Ou mieux encore, enfonçons-nous un pieu en bois dans votre énorme poitrine ? » demanda Mei.

« Vous faites du bruit, fermez-la ! Vous comptez comme une créature surnaturelle, n’est-ce pas ? Ne me dites pas que vous ne ressentez rien du tout !? » s’écria Rushella.

*Soupir* « Nous en avons déjà parlé, non ? Au contraire, je suis plus proche du côté scientifique... Les sens surnaturels ou toutes ces autres choses, zéro pointé. “L’intuition d’une femme” est déjà assez difficile à avoir, alors je ne vais pas être avide avec un soi-disant sixième sens, » répondit Mei.

« ... C’était si stupide de ma part d’avoir placé mes espoirs en vous, » déclara Rushella.

« Quoi ? Oh, cependant... Je ressens probablement quelque chose. Hé, Hi-kun, laisse-moi regarder ton visage, » déclara Mei.

« Ne lui donnez pas un baiser surpris, d’accord ? » demanda Rushella.

« Bien sûr que non. Dépêche-toi et laisse-moi regarder ton visage de côté, » ordonna Mei.

« ... Comme ça ? » demanda Hisui. Déconcerté, Hisui tourna la tête pour montrer à Mei son profil.

Mei se pencha et Hisui ne prit pas de précautions. Après tout, avec son profil vers elle, même si elle l’embrassait... Ce serait simplement un baiser sur la joue.

Puis Mei s’était approchée d’encore plus près.

Son souffle contre son oreille lui paraissait plutôt chatouilleux.

Et... C’était vraiment trop près.

« Hmm… »

Quand Hisui avait réalisé que quelque chose n’allait pas, il était déjà trop tard.

 

*Mordillage*

 

« ... Eh ? »

Une douce sensation d’humidité avait attaqué inopinément son lobe d’oreille.

Avant qu’il ne puisse résister, les lèvres, les dents et la langue de Mei avaient déjà capturé fermement Hisui.

Cela n’avait duré qu’un instant, qui avait semblé persister pendant plusieurs minutes.

Dès que l’humidité de Mei avait quitté le lobe de l’oreille d’Hisui, il s’était effondré en silence.

« Qu’est-ce qui t’arrive, Hisui ? » Rushella s’était précipitée en lui demandant ça.

Avec la tête d’Hisui dans sa vision tout à l’heure, elle n’avait pas vu ce que Mei faisait.

Mais l’expression étourdie d’Hisui l’avait alertée sur la vérité.

« Mon lobe d’oreille a été sucé... puis il a été aussi mordu... et aussi léché…, » répondit-il.

« Ressaisis-toi ! De quel genre d’absurdité délirante parles-tu !? » demanda Rushella.

« On me l’a taquiné, on a joué avec, on me l’a mouillé, puis on y a inséré une langue... Et…, » murmura Hisui.

« Dépêche-toi de te ressaisir ! Reste rationnel ! » cria Rushella.

« Ne me regarde pas... Ne me regarde pas comme ça... » chuchota Hisui.

En dépit de ses paroles, son visage affichait un soupçon de joie.

« Plus personne ne m’épousera... Mon oreille, elle a atteint l’âge adulte... et j’ai grimpé jusqu’au cinquième niveau... » Hisui marmonna sans arrêt, puis tomba sur place.

Un visage plein de bonheur.

« Salope, qu’est-ce que vous lui avez fait ? Et il était déjà si faible au début... !!! »

« Oh, mon Dieu, je le plaignais d’être toujours la boisson et le jouet à mâcher d’une certaine personne, alors je l’ai mordu légèrement et doucement. Vous voyez maintenant la puissance de la “Morsure Sucrée de la Séduction” réalisée en combinant l’amour parfait avec les quarante-huit fonctions de plaisir de Sudou Mei-sama ? Ma langue est encore plus agile que celle de l’humoriste Okada [1], vous savez, » déclara Mei.

« GRRRRRRR... ! »

Rushella n’avait pu trouver aucun mot à répliquer, surtout après avoir vu Hisui encore perdu dans l’extase.

Il prenait plus de plaisir que de se faire sucer le sang par une vampire.

« Si vous ne pouvez pas l’accepter, pourquoi ne pas essayer de mordre le lobe de l’oreille de Hi-kun ? Si vous ne savez même pas mordre légèrement, alors vous êtes pire que les chats et les chiens, pas vrais ? » déclara Mei.

« GRRRRRRR... ! » grogna Rushella.

Moquée par Mei, Rushella s’approcha de l’oreille d’Hisui.

Son oreille humide et dégoulinant était encore rouge lorsque les lèvres pourpres de Rushella étaient entrées en contact.

Puis, avec un flash, des crocs d’un blanc immaculé étaient apparus.

Aiguisant sa détermination, Rushella avait ouvert la bouche.

 

*Mordre.*

 

« OWWWWW — !! » Tenant son oreille, Hisui avait sauté tout droit en criant.

« Qu’est-ce que tu as fait si soudainement !? Me mordre impitoyablement dans un endroit sensible... Je n’ai jamais eu de piercings d’oreilles avant et tu as directement fait un trou dans mon oreille ! » s’écria Hisui.

« Je suis si heureuse... n’es-tu pas ainsi revenu à la raison ? » demanda Rushella.

« Quel genre de thérapie de choc est-ce que c’est !? C’est comme se faire arracher l’oreille, puis soudainement se faire éclabousser le visage avec de l’eau froide. Ça tue l’arrière-goût. “Jusqu’où peux-tu allez ?” » demanda Hisui.

« Hahaha, ma douce morsure était-elle vraiment si agréable ? » demanda Mei.

Mei léchait ses lèvres de façon séduisante, amenant Hisui à se gratter timidement la tête.

« Pourquoi fais-tu une expression aussi éhontée ? En tant que mon serviteur fait preuve d’un peu de dignité ! » En disant cela, Rushella s’était préparée à utiliser ses poings.

Alors que le spectacle de tabassage quotidien était sur le point de commencer, la porte de la salle de classe s’était ouverte.

Eruru et Kirika étaient entrées.

En voyant l’état de la salle de classe, elles avaient toutes les deux froncé les sourcils.

Eruru avait été la première à exprimer sa désapprobation. « Vous êtes si bruyants. Un autre argument, hein... Qu’est-ce que c’est ? »

« Nous pouvions entendre vos voix dans le couloir. N’oubliez pas que c’est un club non officiel, ne pouvez-vous pas faire plus attention... ?? » demanda Kirika.

Dès qu’elles étaient entrées dans la salle de classe, Eruru et Kirika avaient instantanément semblé nerveuses.

Eruru avait ensuite sorti son pistolet sacré préféré « Argentum » tandis que Kirika avait sorti une bouteille avec un signe du crâne de sa poche de poitrine.

« Hé... Qu’est-ce que vous faites toutes les deux si soudainement ? » demanda Hisui.

« Pourquoi Eru-chan et Senpai sont-ils remplis d’intentions meurtrières ? » demanda Mei.

« Qu’est-ce que vous avez l’intention de faire ? » demanda Rushella.

Ignorant leurs doutes, les deux filles étaient restées armées.

Eruru et Kirika s’étaient prudemment approchées du groupe d’Hisui puis avaient pointé leurs armes pendant qu’elles parlaient.

« N’avez-vous pas remarqué... ? » Eruru avait demandé ça avec le canon de son pistolet dirigé vers Hisui.

Ses yeux ne plaisantaient pas. De la façon dont elle était en ce moment, elle appuyait vraiment sur la gâchette si nécessaire.

« Hé, calmez-vous... C’est une école, ne faites rien de fou ! » Hisui avait levé les bras pour se rendre, indiquant qu’il n’avait ni armes ni hostilité, mais Eruru n’avait pas baissé sa garde.

« On dirait que vous ne pouvez pas le voir. Kariya-san, puis-je m’en occuper ? » demanda Eruru.

Kirika soupira et s’avança.

Tenant toujours le pistolet, Eruru hocha la tête. Ses yeux étaient toujours fixés sur Hisui.

« Senpai, pourquoi votre expression est si effrayante… ? » demanda Hisui.

« C’est bon, attendez et restez tranquille, » répondit Kirika.

Kirika avait sorti une autre bouteille et elle avait vidé son contenu liquide sur les têtes d’Hisui, de Rushella et de Mei.

Le liquide transparent s’était transformé en brouillard et s’était répandu dans l’environnement, ce qui avait rendu leur vision floue.

« Sorcière, c’était pour quoi faire ? » demanda Rushella.

Kirika avait ignoré la protestation de Rushella et avait commencé à doucement chanter dans une langue obscure en affichant une expression mystérieuse.

Hisui et Rushella pouvaient dire que les phrases étaient composées de latin et d’ancien anglais, mais le sens et la grammaire étaient complètement perdus.

Il s’agissait probablement d’un langage propre aux sorcières, dirigé vers des existences d’un autre monde — en d’autres termes, une incantation.

Catalyseurs, incantations, combinés aux pouvoirs magiques de Kirika, ils avaient formé un simple « rituel ».

Bien que ses actes avaient été rapides et concis, cela avait produit un effet prononcé sur l’environnement.

« Pourquoi ai-je si froid... ? » demanda Mei.

Alors que Hisui avait eu froid ces derniers jours, maintenant, même Mei se serrait dans ses bras et frissonnait.

Cela ressemblait à une chute soudaine de la température, si soudaine que même l’air à côté de leur peau semblait légèrement chaud.

« Senpai, qu’est-ce que vous nous avez fait… ? » demanda Mei.

 

{Pouvez-vous m’entendre... ?}

 

« « « ... !? » » »

Hisui, Rushella et Mei se regardaient avec surprise.

Une fille murmurait dans leurs oreilles. Mais la voix ne venait pas de quelqu’un présente dans la pièce.

« Quelqu’un est... ici ? » Hisui avait exprimé la question que le trio avait pendant qu’il examinait les environs.

Naturellement, il n’y avait personne d’autre d’eux. Seules Eruru et Kirika se tenaient sur le côté. Le couple soupira et pointa du doigt vers la poitrine d’Hisui.

« N’avez-vous toujours pas remarqué ? » demanda Eruru.

Le trio avait tourné leur regard vers la poitrine d’Hisui, et ils avaient tous été choqués. Parce qu’il y avait une autre tête qui sortait de sa poitrine.

La tête avec des cheveux noirs et longs avec la frange coupée uniformément. Les cheveux tombant à l’avant de sa tête bloquaient son regard, masquant son expression, mais il s’agissait bien d’une tête de fille au teint extrêmement pâle. Et sa peau était vraiment trop blanche.

Cela donnait une impression de transparence, en fait ce n’était pas une métaphore — parce qu’elle était vraiment à moitié transparente. On pouvait voir les planches à travers elle et le contour de son visage tremblait également de façon instable.

La tête avait souri au trio dont les visages étaient devenus pâles.

{Enfin, vous pouvez me voir.}

« « « Yaaaaaaaaah- !!! » » »

Le trio avait crié avec force d’un seul coup, tombant même de leurs chaises. Au lieu de se lever, ils avaient reculé tout en restant assis sur le sol. La tête était également tombée naturellement de la poitrine d’Hisui. Ou plutôt que de dire qu’elle était tombée, elle était passée à travers son corps.

Après être passée à travers Hisui, elle était restée recroquevillée au même endroit, contrairement à Hisui qui battait en retraite aussi vite qu’il le pouvait.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc !? » Rushella serra le bras d’Hisui en montrant l’objet du doigt.

Parce que Hisui avait reculé, la totalité de l’apparition était maintenant visible. Mais à la place de n’avoir qu’une tête... C’était clairement le corps d’une fille.

Il s’agissait d’un corps svelte vêtu d’un uniforme d’école légèrement démodé. Il semblait si intangible parce qu’il était vraiment à moitié transparent... Sa silhouette se mêlait parfaitement à l’environnement.

« ... Est-ce que c’est vraiment possible ? » demanda Hisui avec une expression raide et Eruru hocha la tête.

« En effet, c’est ce qu’on appelle un fantôme, » annonça Eruru.

« Vraiment !? » Hisui s’exclama automatiquement avec que son visage était tout pâle. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il avait remarqué les mouvements de la fille.

Elle venait vers lui... en rampant à quatre pattes.

Pas à pas... déplaçant les bras minces, elle s’approcha.

« H-Hey Sudou, dépêchez-vous de penser à quelque chose ! » demanda Rushella.

« Je suis du côté de la science, je ne peux rien faire contre les attaques non physiques... Dépêchez-vous de penser à quelque chose ! » répondit Mei.

« Je ne suis pas bon contre ce genre de choses non plus ! Je ne sais même pas si les yeux magiques fonctionnent ou non... !! » s’écria Rushella.

Les deux entités surnaturelles étaient complètement inutiles.

Alors qu’ils se poussaient l’un sur l’autre, la jeune fille s’était déjà levée sur les pieds d’Hisui alors qu’il était effondré sur le sol.

« H-Hey, attendez... Ne vous énervez pas, n’apportez pas votre malédiction ici ! » s’exclama Hisui.

« ... » Au lieu de répondre, la jeune fille avait lentement pressé son visage près de lui.

Le trio était ainsi resté enraciné sur place. Au fur et à mesure que la jeune fille s’approchait, son visage était graduellement entré clairement dans leur champ de vision.

Sous cette frange, le visage...

« ... Hmm ? » Hisui avait été surpris. Rushella et Mei se regardaient mutuellement.

Hisui s’était alors approché prudemment du visage de la jeune fille, inhala et soupira : « Si mignonne... »

Instantanément, la main du vampire et les poings de fer de la fille artificiel l’avaient frappé de gauche à droite lors d’une attaque en tenaille.

« Aïe, qu’est-ce que vous faites toutes les deux !? » s’écria Hisui.

« Tais-toi, d’imaginer que tu désires un fantôme !? » répondit Mei.

« C’est ça, me laisser seule, et t’enfuir dans une cabane avec un fantôme, hein !? » répondit Rushella.

« Je ne fais qu’exprimer mon impression sincère ! Et en fait, c’est bien mieux que vous deux dangers mortels !! » répliqua Hisui.

« Qu’est-ce que tu as dit !? Je suce un peu de sang et je t’ordonne de manière arbitraire !! » répondit Rushella.

« Tout ce que je veux c’est d’avoir un bébé pour construire une famille heureuse, c’est tout !! » répondit quant à elle Mei.

« N’est-ce pas suffisant ? Vous êtes déjà bien pires que la violence familiale typique !! » déclara Hisui.

Le trio avait immédiatement déclenché une guerre des mots.

Les voyants sur le point de commencer un engagement prolongé, la jeune fille avait faiblement levé la main.

« Excusez-moi... Êtes-vous tous prêts à m’écouter ? » demanda le fantôme.

« « « Ah !? » » » Regardant l’intrus, les yeux du trio ressemblaient à ceux des gangsters ou des ruffians.

« Je suis désolée... » La fille avait reculé de peur, et cela même si c’était clairement un fantôme.

Jouant avec ses doigts, incertaine de ce qu’il fallait faire, elle avait effectué un regard suppliant pour obtenir de l’aide au duo se trouvant derrière les trois autres.

Eruru et Kirika hochèrent la tête avec une expression de compréhension profonde.

Eruru avait été la première à agir. « Pouvez-vous vous contrôler ? Sa situation doit être très difficile. »

« « Ah !? » »

Sans dire un mot de plus, Eruru avait enfoncé le canon de son arme sacré « Argentum » dans la bouche d’Hisui.

« (Désolé...) » déclara-t-il, la bouche pleine.

« Très bien. Alors, Mlle Fantôme... Voulez-vous bien commencer ? » demanda Eruru.

« D’accord…, » malgré l’aide d’Eruru, la jeune fille semblait plutôt choquée.

Notes

  • 1 Okada : un célèbre comique japonais.

†††

Partie 3

... Quelques minutes plus tard, la jeune fille se tenait debout devant le tableau noir devant Hisui et le groupe comme une élève transférée, la tête baissée légèrement.

« Hmm..., commençons par une présentation. Je suis ravie de vous rencontrer pour la première fois, je m’appelle Touko Fuwa. Mon hobby était la lecture quand j’étais en vie, mes compétences... je suppose que ce serait les activités littéraires. Récemment... Je veux dire, après ma mort... Je m’intéresse à l’observation des humains... Ou plutôt, je ne peux rien faire d’autre... donc pour les compétences... Hmm... Est-ce que le fait de causer un phénomène surnaturel compte ? Eh bien, parce que je ne peux pas toucher les objets directement, je dois les déplacer avec mes pensées... »

« Laissez-moi vous interrompre, pourquoi cette présentation est si sombre !? Ah, maintenant que j’y pense... Vous m’avez possédé tout à l’heure !? » demanda Hisui.

« Hmm, je n’avais pas prévu de vous posséder, je vous ai juste suivi, n’est-ce pas ? Je vous ai appelé plusieurs fois, mais vous n’avez pas semblé m’entendre. Puis j’ai essayé de me faire remarquer par vous, alors j’ai fait des bruits et déplacé des objets dans votre environnement..., » répondit Touka.

« Alors c’était vraiment votre faute... ! Vous avez essayé de nous faire peur... Mais pourquoi ne pouvions-nous pas vous voir jusqu’à maintenant ? » demanda Rushella.

Rushella avait commencé à réfléchir à la réponse.

Kirika soupira et lui expliqua. « La capacité de voir les fantômes et de sentir leur existence varie totalement d’un individu à l’autre. Même les personnes qui sont décrites comme ayant des sens spirituels forts ne détectent pas nécessairement toutes les sortes d’âmes. Ceci est lié à un ensemble compliqué de longueurs d’onde, de compatibilité et de temps passé ensemble, donc on ne peut pas affirmer la même chose pour tous les cas. Ayant suivi un certain type d’entraînement, Kariya-san et moi pouvons voir des fantômes avec un peu de concentration. De la façon dont je le vois, le fait que vous ne voyez pas les fantômes malgré le fait d’être une vampire est assez surprenant, non ? »

« ... Si ennuyeuse, taisez-vous, » répliqua Rushella. « Je ne l’ai tout simplement pas vu avec mes yeux, c’est tout ! Mais je l’ai sentie dès le début ! Et maintenant, est-ce grâce à votre sort que je peux la voir ? »

« Oui. Pour une analogie, c’est comme si j’ajustais l’antenne pour recevoir des ondes électromagnétiques ? Comme un vélo sans roues d’entraînement, une fois que vous commencez à la voir, cette Touko-san ici présente ne disparaîtra plus de votre vue. Au fait... Pourquoi avez-vous choisi de posséder Kujou-kun ? »

Touko elle-même ne connaissait pas la réponse à cette question fondamentale.

« Me demandez-vous pourquoi ? Mais en fait, c’est lui qui m’a approché... Et il est même venu à mes côtés, » répondit Touko.

« ... Pourriez-vous faire référence à... ce cercueil ? » demanda Hisui.

« C’est bien ça…, » répondit Touko.

« Attends un peu ! Quel est ce cercueil ? » Rushella interrogea Hisui en étant surprise de ce qu’elle avait entendu.

« Veux-tu parler de celui de samedi ? Le cercueil de vampire qui a été sortie hors de la mer ? » Mei avait révélé un secret.

« Ah, c’est celui qui ressemble beaucoup au cercueil de Dracula-san. Que s’est-il passé après ? » Kirika avait demandé ça à Eruru par pure curiosité.

« De quoi s’agit-il ? Super, me caches-tu encore quelque chose d’autre !? » Rushella avait saisi Hisui et elle commença à lui poser des questions.

« Ceci... Euh, ça…, » balbutia Hisui.

Hisui avait regardé Eruru afin d’obtenir de l’aide, mais elle ne l’avait même pas regardé, tapant sur son ordinateur portable, et déclarant avec indifférence : « Je vous ai rappelé tout à l’heure de lui expliquer ça dès que possible. C’est donc de votre faute. »

« ... Puisqu’elle l’a déjà dit, alors donne-moi une bonne explication, d’accord... ? » demanda Rushella.

« ... D’accord, » répondit Hisui. Puis, après avoir écouté l’explication d’Hisui, Rushella regarda à nouveau Touko.

« ... ça veut dire que vous étiez dans le cercueil pendant tout ce temps ? » Elle avait demandé ça au fantôme.

De plus, le sort d’Hisui, qui avait été battu après avoir répondu à toutes les questions, n’avait même pas besoin d’être mentionné.

« Oui... J’ai toujours été... avec le cercueil. Bien que je ne me souvienne pas des souvenirs de l’époque du fond de la mer... Mais j’ai l’impression... Comme si j’avais toujours été avec lui, » Touko fouilla ses souvenirs pendant qu’elle murmurait ça.

Comme son corps semi-transparent, son ton de voix était assez vague et intangible.

« ... Puis vous avez quitté le cercueil et suivi Hi-kun. N’est-ce pas comme le fait... d’aller sur un site paranormal, et d’être possédé par un esprit..., des longueurs d’onde dites compatibles ? » Mei avait commenté avec désinvolture.

Touko avait hoché la tête et se souvint de sa première rencontre avec Hisui... bien qu’Hisui ne le savait pas du tout à l’époque.

« J’avais l’impression que... non, cela doit être vraiment le cas. Je l’ai vu s’approcher du cercueil et j’ai senti qu’il pourrait peut-être me voir. Mais il n’a rien remarqué..., » Touko regarda Hisui avec un air nostalgique alors qu’elle disait ça.

Bien qu’il s’agissait d’un regard adorable empli de timidité, son regard était un peu pénétrant.

Après tout, elle était capable de provoquer un phénomène paranormal, ce qui pourrait très bien être une puissance maudite.

« Alors, pourriez-vous arrêter de me fixer ? J’ai l’impression que c’est un peu effrayant... En fait, je ne me sens pas très bien, j’ai des frissons partout..., » déclara Hisui.

« La clef de tout cela, c’est la volonté et s’y habituer. Ça ira mieux avec le temps. Si elle était malveillante, vous pourriez être possédé, maudit et tué dans le pire des cas, » déclara Kirika.

« ... Senpai, ça ne compte pas comme quelque chose de réconfortant. Alors, Touko-san ? » demanda Hisui.

« Vous pourriez m’appeler Touko, cela me va…, » répondit Touko.

« Hmm, Touko-san... Pourquoi étiez-vous avec le cercueil ? C’est sans aucun doute un cercueil de vampire. Mais vous... avez résidé. Pourquoi cela ? Et qu’est-ce que vous vouliez me dire ? » demanda Hisui.

Touko n’avait pas répondu.

Même si elle avait possédé Hisui dans ce but, elle n’avait toujours pas répondu.

Le fantôme souleva légèrement les cheveux de son côté droit et les poussa derrière son oreille.

Puis, penchée, elle avait montré son cou à tout le monde.

« ... !? » Hisui ne pouvait s’empêcher de se lever. Les autres fixaient ça les yeux écarquillés.

Sur son cou semi-transparent et intangible... il y avait une blessure. C’était percé de deux trous.

C’était clairement une marque de morsure. La preuve du « baiser » d’un vampire.

La vilaine blessure avait fait plisser les yeux d’Hisui et lui avait demandé doucement. « Vous..., avez-vous été mordues par... ? »

« C’est probablement... la cause de ma mort. J’ai été mordue par un vampire et je suis morte. Ce doit être le propriétaire du cercueil, de plus... Il existe toujours dans ce monde, » répondit Touko.

« En d’autres termes, il n’a pas été détruit, hein…, » constata Hisui.

« Je ne sais pas…, » répondit-elle.

« ... ? »

« Il était dans le cercueil à l’époque. C’est censé être... verrouillé et impossible d’ouvrir de l’intérieur. Il n’aurait pas pu s’échapper de l’océan. Mais quand j’ai repris connaissance, le cercueil était vide, comme vous l’avez tous vu de vos propres yeux, » déclara Touko.

« ... En effet. Alors ce que vous vouliez me dire... était-ce important ? Vous voulez que j’extermine le vampire qui vous a mordu, pour vous venger ? » demanda Hisui.

« J’ai déjà... Je m’en fiche maintenant. Car après tout, je suis déjà morte, » répondit Touko.

« ... »

« Je déteste beaucoup ce vampire, mais la vengeance n’aurait pas de sens. Par contre, s’il est laissé seul, il y aura plus de victimes. Alors s’il vous plaît, arrêtez-le... ! » Sa voix était remplie de tristesse alors qu’elle disait ça.

Ayant perdu son corps, la jeune fille était incapable de provoquer des vibrations dans l’air. À la place, sa voix était entrée directement dans l’esprit des auditeurs.

Même après avoir perdu la vie, pour éviter de nouvelles tragédies, elle s’était endormie au fond de la mer avec le cercueil.

Alors que devraient faire les vivants dans la limite de leurs capacités ?

Hisui avait parlé et avait mis fin au lourd silence. « Pourquoi... m’avoir choisi ? Peut-être que si les longueurs d’onde sont incompatibles, vous ne pouvez pas communiquer ces mots, mais ces personnes autour du cercueil de la Section des Enquêtes Surnaturelles ne sont-elles pas un meilleur choix ? Avec le temps, les gens devraient commencer à vous remarquer. Comme Kariya ici présente en ce moment. »

« Peut-être... Vous avez raison. Ces individus autour du cercueil, je pouvais sentir qu’ils sont des experts en raison de leur aura. Cependant, dès que je vous ai vu... Je l’ai ressenti, » répondit Touko.

« ... Ressenti quoi ? » demanda Hisui.

« Que tout irait très bien si je suivais cette personne... ! C’est le genre de sentiment que j’ai eu, » répondit Touko.

« Je suis désolé, mais ça ne me rend pas du tout heureux. Par “suivre cette personne”, vous voulez dire me posséder, n’est-ce pas ? » demanda Hisui.

« Ne me regardez pas comme ça... » Touko avait rougi et elle détourna son regard.

En la voyant agir ainsi, la faction des filles avait commencé à jeter un regard de dérision sur Hisui.

« Espèce de play-boy ! En ayant des femmes partout, as-tu l’intention de me rejeter à nouveau !? » s’écria Rushella.

« Si vous allez vivre avec un fantôme, avoir un bébé avec une humaine artificielle n’est pas un problème, n’est-ce pas ? » demanda Mei.

« En poursuivant n’importe quoi et n’importe qui, poussés par votre faim lubrique, c’est sûrement un spectacle douloureux. Que comptez-vous faire de quelqu’un de mort ? » demanda Eruru.

« ... Je ne savais pas que Kujou-kun était ce genre de personne…, » déclara Kirika.

Bien qu’il s’agissait normalement de factions séparées, les quatre filles avaient agi avec une unité surprenante dans des moments comme celui-ci.

Hisui n’avait déjà aucune chance de gagner contre l’une d’entre elles, et encore moins contre les quatre unies.

« Non, non, c’est très étrange, d’accord !? Je suis la victime ici ! J’étais celui qui était possédé ! » s’écria Hisui.

« Ne me voulez-vous pas ? » demanda Touka tout en jouant avec ses doigts et en levant les yeux vers Hisui. Elle était vraiment adorable, bien que semi-transparente.

« Ah, je pense qu’avec votre frange couvrant votre visage, vous capturez vraiment l’âme de Sadako ! N’est-ce pas les premiers signes d’un esprit maléfique ? » demanda Hisui.

« Au départ, je me demandais si vous me découvririez plus tôt si j’utilisais des pouvoirs spirituels pour m’insérer dans un film. Mais vous n’avez que des DVD à la maison, donc je ne pouvais rien y faire. Quand j’étais en vie, il n’y avait que des cassettes VHS, je ne comprends pas ces DVD, » expliqua Touko.

« Dites, s’il vous plaît, ne faites pas vraiment apparaître des DVD maudits dans ce monde. Sinon, nous aurions besoin d’un exorcisme. Au fait... Est-ce correct de votre côté ? Il y a un vampire ici, un parent de celui qui vous a tué…, » demanda Hisui.

« Mais ce garçon est mon serviteur, comprenez-vous ? » Rushella désigna fièrement Hisui tout en disant ça.

Malgré le mécontentement d’Hisui, il savait que ses objections seraient accueillies avec dix fois plus de vengeance, alors il avait abandonné. En outre, la question actuelle devait d’abord faire l’objet d’une discussion claire.

La jeune fille avait été tuée par un vampire et était toujours à la recherche de ce vampire après sa mort. Comment verrait-elle les autres vampires et leurs serviteurs ?

« Ah oui... J’ai été très surprise au début, car je ne m’attendais pas à ce que la personne que je possédais ait un vampire dans sa maison, » répondit Touko.

« Excusez-moi, pourriez-vous arrêter d’utiliser le terme “possédé” ? Ça a l’air vraiment effrayant, » lui demanda Hisui.

« Mais quand même... cela n’a pas d’importance. La personne que je possédais est le serviteur d’un vampire. Mais je ne suis pas déçue de mon choix, » déclara Touko.

« Dites, pourriez-vous arrêter ça, s’il vous plaît ? Vous n’arrêtez pas de parler comme si c’était une histoire d’amour ? Si je devais dire quelque chose, alors c’est plus comme un harceleur, non ? » demanda Hisui.

« Et aussi... Bien que son sang ait été aspiré pendant une longue période, il ne montre aucun signe de transformation en vampire. Contrairement à moi, il n’a pas de blessure au cou. Pendant la période de possession, j’ai semblé avoir entendu un terme appelé “constitution”..., » déclara Touko.

« Maintenant, vous utilisez le terme “période de possession” directement. C’est le genre de constitution que j’ai. Et Rushella... Comment le dire ? Elle est un peu différente du vampire que vous avez rencontré, elle n’attaque pas les gens au hasard, » expliqua Hisui.

« On dirait bien que oui. Différente du vampire que je cherche. Alors... Si vous pouvez m’aider, je vous serais vraiment reconnaissante. S’il vous plaît, aidez-moi ! » demanda Touko.

En entendant à nouveau les supplications de la jeune fille, Eruru avait parlé solennellement pendant qu’elle continuait à faire face à l’écran de l’ordinateur. « Touko Fuwa... J’ai trouvé ce nom dans le registre de l’école il y a dix ans. Disparue en première année du lycée... à la lumière de l’incident qui s’est produit à l’époque avec la disparition de nombreuses filles, les gens soupçonnaient qu’un criminel était responsable, et la police a mobilisé beaucoup d’effectifs... Mais en vain. »

« Je me souviens de cet uniforme qu’elle porte. Il y a des dossiers dans le Bureau du Conseil des Étudiants et cela ressemble à l’ancien uniforme de notre école. Bien que vous étiez plus jeune que moi à l’époque, je pense que je devrais vous appeler Senpai maintenant, » murmura Kirika avec une expression compliquée.

« J’ai déjà vu votre nom, Senpai. Sur la dernière page de ce petit livre. Le livret du Club de Recherches Occultes... votre nom était écrit au dos de la page, » déclara Kirika.

Hisui et Rushella se tournèrent vers chacune d’elles avec surprise.

Le groupe de passe-temps non officiel qui existait autrefois dans cette école... le Club de Recherches Occultes.

À l’époque, les étudiants du groupe de loisirs étaient fascinés par l’étude des « sorcières ». Hisui avait failli mourir et Rushella avait beaucoup souffert.

Après la fin de l’incident, il y avait encore beaucoup de mystères non résolus concernant le Club de Recherches Occultes.

Les personnes impliquées n’étaient plus dans l’école, tandis que le membre le moins bien classé... le professeur principal d’Hisui... ne comprenait pas les détails de la situation à l’époque.

« Touko-san... Étiez-vous vraiment membre du Club de Recherches Occultes ? » demanda Hisui.

« ... Oui. À l’époque, nous... ils ont dû aller trop loin. Au début, nous ne faisions que jouer avec des petits sorts et de la voyance parce que c’était amusant. Mais ensuite... C’est devenu sérieux après ça. Il y avait un enfant qui comprenait très bien ces choses à l’époque. Si seulement il en était resté là, » déclara Touko.

Touko abaissa son regard avec un sentiment de solitude.

Les vestiges de sa jeunesse étaient, en même temps, des souvenirs tragiques.

« Avant de nous en rendre compte, nous avions perdu tout sentiment de peur. J’ai oublié la nature des êtres non humains. Nous n’avions pas peur du surnaturel. C’est pourquoi quand il est arrivé, on s’est approché de lui sans raison. Puis... Je suis devenue comme ça, » Touko déclara ça puis elle riait et pointait du doigt son corps semi-transparent.

Naturellement, personne d’autre ne pouvait rire.

« Vous devrez vraiment rire ici... Je me sens encore plus mal si vous faites ce genre de visage, » déclara Touko.

« ... N-Non, je ne peux pas en rire. Seule au fond de l’océan... Dix ans passés en un éclair ? Et toujours en train d’essayer de faire le bien pour les autres ? Comment pourrais-je rire de quelqu’un comme ça ? » en entendant les paroles sérieuses d’Hisui, Touko était restée souriante.

Toutes les personnes présentes savaient que son sourire actuel ne venait pas du cœur.

« Hmm, il semble que l’histoire soit finie. Alors, laissez-moi, moi, la présidente du club, prendre une décision, » Rushella croisa les bras et s’avança d’une manière majestueuse.

Touko semblait réagir à son utilisation du terme « présidente de club ».

« Présidente du club... Eh, tout le monde est rassemblé ici pour des activités du club ? Êtes-vous en train de créer un Club de Recherches Occultes ? Je pense qu’il vaut mieux que vous abandonniez... Je ne veux pas que d’autres finissent comme moi, » déclara Touko.

« Non ! Ce club est destiné à la recherche de mes souvenirs et a amélioré ma qualité de vie. On nous appelle le “Club des Enquêtes Surnaturelles” ! » annonça Rushella.

« Quoi qu’il en soit, vous feriez mieux d’abord de reconsidérer le nom du club, » commenta Hisui.

Ignorant le commentaire sournois d’Hisui, Rushella fixa l’horrible blessure au cou de Touko.

« Quelle blessure désordonnée ! On pouvait voir à sa forme à quel point ce type était inférieur. Traiter les proies avec soin, pour contribuer courtoisement à ma race ou pour conférer un sommeil éternel de paix... c’est l’étiquette propre à ma race. Ce type a non seulement abandonné après avoir bu à mi-chemin, mais il est même allé aussi loin pour laisser une blessure aussi horrible après la mort. Quelle honte totale ! En tant que “Vrai Ancêtre”, je dois restaurer l’honneur de ma race ! » déclara Rushella.

« ... Voulez-vous dire que vous êtes prête à m’aider ? » demanda Touko.

« En effet ! Pour la plupart, ce sera Hisui et les autres membres insignifiants du club qui travailleront le plus durement pour vous ! » répondit Rushella.

« « « Vous aussi, vous participez ! » » » s’écrièrent tous les autres membres.

Ignorant les répliques de tout le club, Rushella étendit la main vers Touko. Elle déclara après ça. « Apparemment, les humains font ça souvent. »

« ... C’est exact. Alors, merci à tous, » Touko avait légèrement souri puis elle tendit la main... Mais ne pouvait pas saisir la main de Rushella.

Parce qu’elle était passée à travers.

Au milieu de l’atmosphère maladroite, seule Rushella restait souriante.

« Laissez-moi m’occuper de tout ! Je vais sûrement vous aider à attraper ce vampire ! » annonça Rushella.

†††

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