La Croix d’Argent et Dracula – Tome 3 – Chapitre 1 – Partie 3

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Chapitre 1 : Un cercueil provenant du fond de la mer

Partie 3

« Alors, commençons l’opération de descellement, » Eruru avait solennellement annoncé ça dans le sous-sol du bâtiment de la police métropolitaine.

En réponse à ses ordres, les membres d’une équipe tactique de la police avaient mis leur équipement de protection, puis ils avaient pris leurs outils et avaient encerclé le cercueil.

En raison des exigences particulières du travail de la Section des Enquêtes Surnaturelles ainsi que des précautions contre les menaces potentielles cachées dans le cercueil, des protège-cous avaient été ajoutés à l’équipement qui leur avait été remis, protégeant ainsi leur cou contre toutes perforations. D’autres parties avaient également été soigneusement renforcées pour empêcher la pénétration des crocs de vampire.

Et pour tout simplement avoir plus de sécurité, ils avaient tous accroché des croix autour de leur cou.

Une personne normale tomberait probablement dans un fou rire si elle voyait une telle scène, mais tout le monde présent affichait des expressions tout à fait sérieuses. De plus, la lame de Tzara placé sur le dos d’Hisui pourrait aussi être considérée comme une croix sur laquelle ils s’appuyaient psychologiquement.

Sous le regard d’Hisui et d’Eruru, les membres de l’équipe avaient commencé à couper les chaînes.

En raison de l’imbibition dans de l’eau de mer pendant si longtemps, les chaînes étaient sérieusement rouillées et avaient perdu leur robustesse d’antan.

Très vite, toutes les chaînes avaient été coupées à tour de rôle, révélant l’apparence dans sa globalité du cercueil à tous ceux qui étaient présents.

Ils se ressemblaient de plus en plus.

Dans tous les cas, Hisui était certain qu’il provenait du même artisan qui avait fabriqué le cercueil de Rushella, ou d’un proche parent.

« Alors... Ouvrez-la, s’il vous plaît, » Eruru avait déclaré solennellement des ordres.

Les membres de l’équipe hochèrent la tête en signe d’accord et saisirent le couvercle du cercueil.

Lentement, lentement, lentement — le long couvercle anciennement scellé avait été progressivement déplacé.

Un léger parfum de marée s’était répandu dans la pièce.

Le cercueil provenant du fond de la mer allait voir aujourd’hui son contenu être entièrement exposé aujourd’hui aux regards extérieurs.

Les membres de l’équipe avaient prudemment déplacé le couvercle sur le côté — Puis ils avaient tous reculé ensemble et avaient après ça gardé leurs distances.

Plutôt que d’être soudainement frappés de peur, ils suivaient probablement les ordres stricts d’Eruru qu’elle avait dû donner à l’avance.

Il s’agissait de quelque chose pour pouvoir se protéger de ce qui était contenu dans le cercueil, afin de réduire au minimum le nombre de victimes.

Cependant —

*

– Hein... ? –

*

Il n’y avait rien à l’intérieur.

Le cercueil était doublé d’un rembourrage confortable pour les périodes de sommeil d’un vampire, mais le propriétaire était absent.

Complètement vide.

Eruru se tenait debout sans expression à cet endroit tandis que son équipe se regardait avec perplexité.

Seul Hisui s’était approché du cercueil pour confirmer son intérieur.

Personne n’avait essayé de l’arrêter.

Ou plutôt, il n’était pas nécessaire de l’arrêter.

Parce que peu importe à quoi cela ressemblait, c’était vide.

« ... »

Il avait examiné l’intérieur en détail... mais aucun indice n’avait pu être trouvé.

Comme beaucoup d’eau de mer s’était infiltrée, il y avait une forte odeur d’humidité et c’était encore détrempé.

Mais à part cela, il n’y avait rien de particulier à noter. Aucune trace ni possession laissées par le propriétaire n’avaient pu être retrouvées.

Puis, se penchant totalement dans le cercueil afin d’enquêter plus en profondeur, Hisui n’avait toujours rien trouvé.

Puis, afin de comprendre la structure du cercueil et la sensation tactile, Hisui avait tendu la main vers la surface du cercueil.

Juste au moment où ses doigts étaient sur le point d’entrer en contact avec le bord du cercueil —

*

– Ne me dites pas —

*

Hisui retira sa main en raison de sa surprise.

Mais les personnes qui l’entouraient avaient simplement réagi avec des expressions déconcertées face à son comportement.

Ils n’avaient apparemment pas entendu la voix.

... Est-ce que j’ai eu des hallucinations ? Juste au moment où cette idée lui traversa l’esprit, il sentit soudainement un froid intense.

Après avoir été submergé dans l’eau de mer pendant si longtemps, les alentours du cercueil étaient plus froids comparativement au reste de la pièce.

Alors qu’il venait d’entendre ce qui ressemblait à une voix humaine, Hisui avait ressenti une sensation de froid qui s’envolait... Mais c’était tout.

Le cercueil vide devant lui n’affichait aucun signe inhabituel.

« ... Que se passe-t-il ? » Hisui se retourna et demanda.

Avant qu’Eruru ne puisse répondre, une autre personne dans le coin de la pièce avait répondu. « Quel embarras ! Ne diriez-vous pas ça, consultante spéciale Kariya ? »

« ... Qui est-ce ? » demanda Hisui.

Il y avait plusieurs membres de la police dans le champ de vision d’Hisui.

Celle qui avait parlé était une femme vêtue d’un costume et de chaussures en cuir qui semblait être leur chef.

Elle avait une silhouette de grande taille et moulante avec des bras et des jambes minces. Associée à une chevelure noire très courte, la description de « beauté travestie » semblait lui convenir parfaitement.

Si elle apparaissait sur scène avec un rôle masculin, des cris d’excitation seraient certainement suscités par le public.

Son visage exquis ne montrait aucune trace de cosmétiques. Plutôt que magnifique, il serait plus approprié de dire qu’elle avait une allure harmonieuse.

Elle devait approximativement vingt ans ce qui était jeune pour un policier de haut rang, mais étant donné sa présence ici, elle n’était probablement pas une membre ordinaire de la police.

« Rangetsu Oogami, je suis ici pour faire votre connaissance. Contrairement à la consultante spéciale présente là-bas, je suis un officier de police officiel de la Section des Enquêtes Surnaturelles. »

Comme si elle démontrait son identité, Rangetsu avait affiché son badge de police.

« Euh... Bonjour... Qu’est-ce que vous vouliez dire quand vous parliez d’embarras ? » demanda Hisui.

« Comme vous le voyez ici. Il est clair qu’il n’y a pas de vampire. Alors le fait d’allouer autant de personnel et d’avoir gaspillé autant de temps, quel gâchis de ressources et d’installations policières ! Tout cet effort pour rien, » répondit Rangetsu.

Sa voix sonnait comme celle d’un jeune homme alors que ses paroles étaient impitoyables.

Ce ton de voix rappelait en quelque sorte à Hisui sa première rencontre avec Eruru.

« Mais comment pourrait-on le savoir sans l’ouvrir... ? » demanda Hisui.

« Comme c’est totalement stupide. Avant qu’il ne soit descellé, le cercueil avait déjà été examiné de différentes manières telles que les rayons X et les ultrasons. Tous les tests ont fait état d’un intérieur vide... Mais cette personne ici présente a insisté obstinément pour mener à bien l’opération de descellement dans cette installation spéciale, » répondit Rangetsu.

« ... »

« Je n’insinue pas qu’il ne faut pas l’ouvrir. N’importe qui dans la Section des Enquêtes Surnaturelles reconnaîtrait qu’il s’agit de la possession d’un vampire. En outre, en tant qu’objet dragué à partir d’une épave engloutie, une enquête doit vraiment être faite. Cependant, il n’y a pas de vampire dedans, n’est-ce pas ? Alors c’est simplement une antiquité et les investigations devraient être laissées à la police scientifique à l’étage supérieur. Tout le monde ici est d’accord ? » Les mots de Rangetsu s’adressaient aux personnes qui regardaient de l’autre côté du verre.

Bien que Hisui ne pouvait pas voir les expressions de ces personnes-là, il pouvait voir plusieurs individus hochant la tête en signe d’accord.

Les mots de Rangetsu étaient comme une déclaration finale. Perdant de l’intérêt, les personnages avaient tourné les talons et étaient partis, disparaissant de derrière la vitre.

Puis l’équipe chargée de l’opération de descellement avait commencé à se retirer et à quitter les lieux avec déplaisir.

« Oh ! Quel désastre pour vous aussi ! Être appelé ici expressément pour ça lors d’un jour férié. Depuis qu’elle a exterminé par elle-même le vampire qu’elle avait élevé, elle n’a pas d’autre choix que de se tourner vers des collaborateurs civils, » Rangetsu avait ricané.

Ses paroles se moquaient d’Eruru sans aucune pitié.

Le vampire qu’elle avait personnellement élevé — cela faisait évidemment référence à l’homme qui avait caché son identité et avait travaillé aux côtés d’Eruru. C’était aussi lui qui avait enlevé Rushella et avait finalement été exterminé par Hisui.

C’est vrai qu’il était le subordonné qu’elle avait formé. Mais si elle avait su qu’il était un vampire, il était évident qu’elle ne l’aurait pas gardé à ses côtés.

« Je peux comprendre que vous soyez un peu zélée en essayant de rattraper votre erreur du passé, mais vous devriez accorder un peu plus d’attention aux autres. Sinon, vous finirez par causer des ennuis aux autres..., » continua Rangetsu.

« En fait, n’est-ce pas génial ? » Face à ses interminables discours, Hisui s’étira et l’interrompit.

« Tais-toi, gamin. C’est une enquête..., » cria Rangetsu.

« Pourquoi ne pouvons-nous pas être heureux que les choses se soient déroulées pacifiquement ? » demanda Hisui. « Peu importe le nombre de vérifications que vous faites, cela concerne un vampire, et finalement le cercueil doit être vraiment ouvert pour confirmation. En supposant que l’être à l’intérieur du cercueil existe réellement, il devrait être assez faible après avoir été immergé dans la mer pendant si longtemps, et en effet, une sécurité aussi stricte n’aurait peut-être pas été nécessaire... Mais ne s’agit-il pas d’une simple rétrospective ? Pourriez-vous vraiment affirmer qu’il n’était pas justifié de prendre des précautions simplement parce que vous avez mis en place une sécurité lourde et que cela s’est avéré inutile ? À quoi bon critiquer après coup ? Des précautions sont prises au cas où quelque chose arriverait. Si rien ne se passe, il s’agit alors d’une fin heureuse. N’est-ce pas comme ça que cela devrait être ? »

Hisui avait l’air très peu impressionné par l’attitude de Rangetsu, et ses yeux étaient pleins de dérision.

Après l’avoir écouté, Rangetsu avait réagi d’une manière agressive. « On dirait que tu es devenu le chien de ce demi-vampire. As-tu été affecté par les “yeux magiques” ? »

« Eh ? Les demi-vampires ne peuvent pas utiliser les “Yeux Mystiques” dont vous parlez. Mais ils ont une vue plus nette que les humains normaux, » déclara Hisui.

« J’étais sarcastique. Es-tu si bête que ça ? » demanda Rangetsu.

« Oh, mon Dieu, elle est en vérité quelqu’un qui a besoin de clarifier qu’elle était sarcastique ? Mais quel échec total ! » Hisui se couvrit la bouche et réfréna son envie de rire.

Rangetsu fronça les sourcils, montrant clairement du déplaisir quant à la situation.

« ... Dans tous les cas, apprenez de vos erreurs. S’il vous plaît, réfléchir attentivement avant d’agir, consultante spéciale Kariya. Bien que basés sur mes prédictions, les plus hauts gradés seront moins enclins à écouter votre opinion à partir de maintenant, » déclara Rangetsu, puis elle partit avec ses subordonnés.

Hisui restait resté sur place, les regardant en affichant une expression d’ennui.

« ... Partons. Désolée de vous avoir dérangé pour rien, » Eruru parla, ramenant Hisui sur terre.

Sur le chemin du retour, Hisui avait soigneusement choisi ses mots et s’était renseigné sur ce qui venait de se passer.

« Serait-il possible... que vous soyez dans une position plutôt compliquée ? » demanda Hisui.

« Cela a toujours été ainsi, » répondit Eruru. « L’objectif de la création de la Section des Enquêtes Surnaturelles était d’utiliser efficacement les cryptides qui survivent à l’époque moderne. Les humains qui servent sous mon commandement sont chargés de me surveiller en même temps que de m’assister. Qui pourrait leur en vouloir, car je suis le demi-vampire qui hérite de la moitié de mes ancêtres vampires. »

« Ne dites pas ça. Alors, qui est cette femme, Oogami ? » demanda-t-il.

« Exactement comme elle s’est présentée, » répondit Eruru. « Elle est une membre officielle de la Section des Enquêtes Surnaturelles. Comme elle a plusieurs subordonnés sous ses ordres, elle peut être considérée comme un chef d’escadron. Pour une raison inconnue, elle essaie toujours de rivaliser avec moi... Mais elle est tout à fait capable à tous égards, surtout en ce qui concerne les plus hauts gradés. »

« On dirait que vous êtes aussi pleine de sarcasme, » déclara Hisui. « Eh bien, je peux comprendre. Mais j’ai l’impression que depuis la première fois que je vous ai rencontré, votre autorité semblait être plus élevée que celle d’Oogami. Serait-ce que..., avez-vous été sanctionnée pour cet incident particulier ? »

« Oui, car mon propre subordonné était un vampire, et surtout un vampire qui a sucé le sang humain, » répondit-elle. « Il est naturel que j’assume la responsabilité en tant que chef. D’ailleurs, à propos de l’incident de Kishida, il est très probable que mes supérieurs savaient qu’il était un vampire et qu’ils avaient pris des dispositions spécifiques pour qu’il travaille sous mes ordres. Ont-ils eu l’impression que la famille pouvait coexister harmonieusement ? » Eruru riait d’autodérision.

On aurait dit que l’incident lui avait fait beaucoup de mal.

Bien qu’elle en soit responsable, alors que les plus hautes sphères avaient placé délibérément un vampire à côté d’elle, il ne serait pas étrange qu’elle commence à haïr le monde.

« J’ai déjà entendu certaines choses de la part de Sudou, » déclara Hisui. « Vous avez fait beaucoup d’efforts pour nous permettre à Rushella et à moi d’avoir une vie normale. Et en ce qui concerne ma constitution... Vous ne l’avez pas signalé à vos supérieurs, n’est-ce pas ? »

« Pourquoi parlez-vous de ça soudainement ? » demanda Eruru. « Je ne fais que ce qui relève de mon devoir. L’état actuel des choses est que les plus hautes sphères adoptent une politique de clémence à l’égard d’une vampire amnésique qui n’a pas fait de mal aux humains. D’ailleurs, la seule victime, vous, ne comptez pas vraiment comme victime... »

« C’est vrai, mais je n’ai pas encore exprimé ma gratitude envers vous. Alors, merci, » déclara Hisui.

« ... »

Alors qu’elle marchait devant lui lors de cette conversation, Eruru avait commencé à rougir, mais Hisui ne l’avait pas remarqué.

À la place, il avait changé de sujet pour quelque chose qui s’était produit il y a peu de temps.

« Au fait, à propos de ce cercueil... Vous saviez probablement qu’il n’y avait rien à l’intérieur, n’est-ce pas ? Mais vous m’avez quand même appelé ici au cas où ? » demanda Hisui.

« Parce que je n’ai plus de subordonnés sous mes ordres... vous êtes le seul que je peux utiliser. Et aussi..., » commença Eruru.

« Aussi ? » demanda Hisui.

Eruru avait fait une pause à mi-parcours. Elle semblait hésitante.

« ... Parce que je voulais entendre votre opinion. J’étais certaine que c’était un cercueil de vampire, mais à part ça, je me demandais si vous découvrirez autre chose..., » demanda Eruru.

« Pourquoi croyez-vous tant en moi ? N’est-ce pas censé être votre travail ? » En disant cela, Hisui se plaça en avant afin de regarder le visage d’Eruru, ce qui avait fait qu’Eruru lui avait donné une gifle au visage sans avertissement.

*Clack*, le son net de l’impact résonnait à travers le couloir.

« ... Pourquoi m’avez-vous frappé ? » demanda Hisui.

« Taisez-vous. Je suis désolée d’avoir cru en vous. Comment ai-je pu être aussi bête en pensant ça. » Sans rien dire de plus, elle accéléra son rythme et marcha en avant.

Hisui n’avait pas d’autre choix que de marcher plus vite pour rattraper son retard.

« C’est un cercueil de vampire, je suis d’accord, » Hisui commença à lui rapporter ses observations. « Mais pourquoi a-t-il été coulé au fond de la mer, si lourdement enchaîné ? Cela, je ne comprends pas. Si c’était pour sceller un vampire... Il est logique de l’envelopper dans des chaînes et de le jeter à la mer. Mais pourquoi est-ce vide à l’intérieur ? Cela... »

« ... Correct. En ce qui concerne le cercueil et le navire coulé, les enquêtes se poursuivront. Mais si l’on se base sur les réactions des plus hauts gradés, les progrès seront encore plus retardés. Mais plus important encore..., » commença Eruru.

« Vous essayez de dire... “C’est très semblable au cercueil de Rushella”, n’est-ce pas ? Je ne peux rien affirmer pour l’instant, alors j’attendrai d’abord l’analyse de votre côté, » déclara Hisui.

« Expliquez-le-lui aussi vite que possible. Si vous lui cachiez cela, cela entraînerait probablement plus d’ennuis pour vous. Malgré votre ingéniosité, vous semblez continuer à faire des bourdes dans ce domaine, » déclara Eruru.

« Oui, oui, je vais le faire, » Hisui avait répondu avec un ton de voix maussade. Comme par hasard, ils avaient atteint l’entrée de la police métropolitaine.

En même temps, son téléphone portable se mit à sonner.

En y jetant un coup d’œil, Hisui avait trouvé un SMS de Mei.

... Non, à en juger par le contenu... C’était écrit assez maladroitement :

*

Manger pran tuk tuk longr plus longtanpsss que prévu

Depecchezz-vooous de vemir me chêrchezzz !

*

« Qu’est-ce qui se passe ? C’est comme si une élève du primaire envoyait son premier message à sa mère..., » déclara Hisui.

« De nos jours, les élèves des écoles élémentaires savent non seulement taper correctement, mais aussi utiliser les émoticônes. Si je devais dire quelque chose, ce serait une vieille dame non habituée aux appareils électroniques, essayant d’envoyer un message à son petit-fils, tapant avec les mains tremblantes sur le nouveau téléphone qu’elle a acheté... Ce genre d’analogie serait plus approprié, n’est-ce pas ? » Eruru avait lu le message à côté de lui et avait souri.

En échangeant des regards en affichant un sourire, ils savaient tous les deux qui était l’expéditeur.

Bien que le nom soit Mei.

En fait, c’était quelqu’un d’autre.

C’était à coup sûr Rushella.

« Elle n’a pas de portable, alors elle a emprunté celui de Sudou. Dois-je lui donner une carte téléphonique ? » demanda Hisui.

« Je pense que vous devriez laisser tranquilles les rares cabines téléphoniques publiques encore existantes, car je prévois un terrible destin destructeur pour eux. Au fait, je n’ai aucune idée si le portable de Sudou-san a survécu..., » déclara Eruru.

« Pouvez-vous amortir les coûts de remplacement pour moi ? » demanda Hisui.

« S’il vous plaît, gardez vos fantasmes dans vos rêves, » répondit Eruru.

Rejeté d’emblée, Hisui décida que sa prochaine priorité sera de s’occuper de la princesse qui cause des ennuis.

« La lame de Tzara est beaucoup trop lourde... Je n’ai presque plus de force, » déclara Hisui.

« J’enverrai une voiture. Vous pourrez aussi l’utiliser pour aller la chercher, » répondit Eruru.

« Merci..., » alors qu’il remerciait Eruru, Hisui sentit l’assaut d’un froid intense.

Cette présence glaciale et perforante le força à se redresser.

« Qu’est-ce que vous faites si soudainement ? » demanda Eruru.

« Euh, d’une façon ou d’une autre, il fait très froid... L’air conditionné est-il trop fort ? » demanda-t-il.

« Il s’agit d’une climatisation respectant l’écologie, donc le thermostat est réglé à vingt-huit degrés Celsius... En fait, j’ai un peu chaud, » déclara Eruru.

« Vraiment ? Pourquoi ai-je froid depuis que je suis parti du sous-sol ? » demanda Hisui.

« Vous avez peut-être attrapé un rhume d’été ? Et aussi, vu que demain c’est dimanche, vous devrez y retourner rapidement et vous allonger, » déclara Eruru.

« Êtes-vous ma mère ? Bon, peu importe, dépêchons-nous et allons la chercher, » déclara Hisui.

En disant cela, Hisui était sorti du bâtiment.

Eruru l’avait suivi de près.

Deux personnes, l’une derrière l’autre en une ligne... Ou plutôt, il y en avait trois.

Une de plus.

Dans ce hall d’entrée bruyant où il y a tant de personnes qui vont et viennent, combien de personnes l’avaient remarqué ?

Hisui et Eruru étaient complètement inconscients de ça, mais un certain nombre de personnes avaient légèrement crié et avaient reculé après avoir regardé dans leur direction.

Ces personnes différaient par leur sexe, leur âge et leur apparence. Cependant, ils partageaient tous une certaine capacité secrète spéciale dont ils n’étaient pas particulièrement fiers... Plutôt qu’une capacité, il pourrait être plus correct à dire un don spécial.

Parce qu’ils étaient les seuls à pouvoir voir.

Une fille suivait Hisui en se tenant trop loin de lui, vêtue d’un uniforme d’école de style marin, avec son corps semi-transparent.

Seules les personnes ayant des sens spirituels relativement plus élevés que la moyenne pouvaient percevoir un être qui n’existait pas dans le royaume des vivants.

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