Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 5 – Chapitre 144

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Chapitre 144 : Le passé de Delphina (Partie 1) ~ Je valais 100 sous

Il s’agissait d’une pièce où des meubles décents étaient disposés, et un seul canapé de qualité était placé sur un côté du mur. En raison de la conception de la pièce, elle avait été faite de sorte que le visage de la personne assise dessus ne serait pas vu même si le soleil se levait.

Et sur ce canapé, un homme était assis, faisant face aux cinq filles qui se tenaient devant lui.

Toutes les filles avaient 10 ans. Il s’agissait de marchandises qui avaient été recueillies pour les besoins de cette demande.

Quatre d’entre elles déjà étaient passées, et c’était finalement au tour de la dernière fille.

« Toi, quel est ton nom ? »

« Delphina Lanmari. »

La fille aux cheveux courts avait répondu clairement et d’une voix mignonne.

Son corps était aminci et ses joues étaient creusées, mais il y avait de la force dans ses yeux, la différenciant des autres filles.

En fait, cette fille avait très bien répondu aux questions de l’homme. L’homme avait posé beaucoup de questions, et le temps qu’il avait pris pour le faire avait été deux fois plus élevé qu’avec les autres filles.

Il avait finalement fini, et les cinq filles avaient quitté la pièce pour la première fois. Une femme d’âge moyen entra à la place et s’inclina respectueusement devant l’homme.

« Y en a-t-il une qui vous convienne ? »

« Hmm. »

L’homme ne répondait pas directement et fumait tranquillement sa cigarette.

Incapable de supporter cela, la commerçante avait insisté.

« Ces cinq filles plus tôt sont celles qui ont passé des tests d’intelligence. Je crois que ce sont des filles intelligentes que Votre Excellence désire. Bien sûr, comme vous l’avez demandé, nous devons encore les éduquer. »

« Hmm. »

L’homme avait réagi de la même manière que précédemment. Il se replaça légèrement dans le canapé et regarda le plafond. Et, il ferma les yeux. Comme pour projeter quelque chose derrière ses paupières.

Il y avait une intensité inexprimable avec ce geste. C’est ce qu’on appelait la dignité tranquille que seuls ceux qui avaient traversé les difficultés et les effusions de sang étaient autorisés à posséder.

Les gens ordinaires se seraient calmés juste avec ça, mais...

« Si vous les trouvez insatisfaisantes, nous en réunirons plus si vous nous donnez du temps. En ce moment, nous sommes en mesure de trouver des filles de 10 ans, non éduquées, mais intelligentes. Si vous nous donnez seulement trois jours, nous pourrons vous en aligner des dizaines. »

Et ainsi, elle avait sans relâche rabâché son discours commercial.

L’homme ne l’avait pas intentionnellement arrêtée. Dans son esthétique, il avait tendance à penser que faire taire une autre personne en l’intimidant en utilisant son statut ou sa richesse personnelle était un comportement vulgaire.

La femme était bruyante, mais il la laissait faire ce qu’elle voulait.

Il était seul, pensant silencieusement à ces filles.

« Votre Excellence, serait-il bien de demander pourquoi vous souhaitez perdre votre temps avec ces enfants non éduquées ? »

« Est-ce parce que leur conversation n’a pas abouti ? » La femme avait changé de sujet en posant cette question à l’homme.

L’homme ouvrit lentement les yeux et répondit à la femme.

« On dirait que quand on prend possession de différents types de choses, on ne s’intéresse plus à eux. »

« Ha ! »

« Quand cela devient ainsi, on commencerait à utiliser l’argent sur les humains. Tout comme les riches de ce monde deviennent des patrons pour des artistes impopulaires et pour de pauvres bardes. Mon sujet vient de se tourner vers celui des esclaves. C’est tout ce qu’il y a à dire. »

« Je vois, des esclaves pures et innocentes, vous voulez les élever dès le début, hein. »

L’homme leva le coin de ses lèvres.

« J’ai décidé. Je vais prendre la numéro deux Petrina et la numéro cinq Delphina. »

« Merci pour votre parrainage ! Au fait, pourquoi les deux ? »

« C’est l’intelligence et la sagesse. »

« Haa ... »

La femme avait montré un visage incohérent après avoir entendu les mots de l’homme.

Dans la chambre d’un manoir. Il y avait deux filles qui portaient des vêtements décents et qui étaient assises devant eux. Les colliers sur leur cou montraient leur statut d’esclave, mais leurs mains et leurs doigts ne semblaient pas avoir été rendus rugueux par un travail pénible.

Le travail des deux filles n’était pas du tout comme tel.

Et, si l’on demandait quel était leur travail .

La porte s’ouvrit et un homme portant des lunettes entra.

L’homme était venu devant les filles avait pris la position d’un enseignant, et leur avait parlé.

« Je vais te rendre ton test d’hier. Petrina »

« Oui »

« Tu as bien travaillé, cette fois tu as obtenu le score parfait »

« Oui ! »

« Delphina. »

« Oui »

« Tu as obtenu 85 points. Fais de ton mieux la prochaine fois. »

« Oui »

« C’est tout pour aujourd’hui. Comme prévu, il n’y aura pas de leçon pour aujourd’hui. Son Excellence a dit que vous pouvez visiter la ville et jouer un petit peu, mais n’agissez pas sans retenue. »

Après que le professeur avait dit cela, il avait quitté la pièce.

Le travail des deux filles était celui-ci. Elles étaient gardées à l’intérieur du manoir de leur maître, appelées nominalement comme esclaves d’étude.

Petrina regarda son journal de test avec bonne humeur et parla à Delphina.

« J’ai gagné cette fois-ci encore, hein »

« Cela semble être le cas »

« Delphina, tu devrais faire mieux d’accord ? Je te laisserai facilement derrière si tu ne le fais pas. »

« Me laisser derrière ? »

« C’est vrai, je vais te laisser derrière. »

Petrina avait dit cela, et avait quitté la pièce de bonne humeur.

«... Me laisser derrière, me laisser. Mais où vas-tu ? »

Delphina murmurait silencieusement.

Elle regardait la porte où Petrina était parti, regarda son journal et regarda par la fenêtre.

« Pourquoi fait-il ceci ? Pourquoi est-il sorti pour acheter des esclaves pour uniquement les éduquer ? »

Delphina murmurait dans son coin.

Elle avait jeté un regard profond au document de test.

« Pourquoi le règne de Rodotos n’avait-il pas continué ? Pourquoi, Orga avait-il abandonné sa forme de dragon pour revêtir l’existence à demi mesure appelée Dragonoid ? »

Les problèmes des tests, elle n’avait pas de questions concernant la réponse, mais sur l’énoncé du problème lui-même.

Pourquoi, pourquoi, pourquoi.

Delphina était à l’origine une fille comme ça, mais récemment, cette tendance s’était renforcée. Depuis qu’elle avait reçu une éducation, elle avait commencé à se demander « pourquoi » sur tous.

Et tout cela avait eu une influence sur ses études habituelles et les résultats des tests, qui ne pouvaient pas être considérés comme bons.

« Ce n’est pas mauvais de réfléchir au pourquoi. »

Dans la chambre, le maître du manoir, le Seigneur Adamandieous Maneloi, avait gentiment dit à Delphina après avoir soulevé son corps en portant des vêtements de nuit.

« Mais, si tu veux connaître les “pourquoi”, répète cela cinq fois. »

« Cinq fois ? »

« Tu as demandé “pourquoi”, et produit une réponse. Tu devrais également demander “pourquoi” tu as cette réponse. Répète-le cinq fois. »

« Pourquoi est-ce comme ça ? Pourquoi est-ce cinq fois ? »

Voyant Delphina qui continuait à se poser des questions, Adamandious plissa les yeux et lui tapota la tête avec bonté.

« En faisant cela, tu pourras voir la vérité. »

« La vérité... »

Delphina murmura ces mots comme pour les digérer.

« Pourquoi cinq fois ? Ne peux-tu pas atteindre la vérité après seulement trois fois ? »

« Fufu. »

Il ajouta plus de gentillesse à la main qu’il avait utilisée pour lui caresser la tête.

« Delphina, tu es vraiment une fille sage, n’est-ce pas »

Elle n’avait pas eu de réponse.

C’était la plus grande gentillesse de cet homme envers cette enfant, qu’il voyait comme une « sage ».

La jeune Delphina qui avait été achetée pour 100 sous avait étudié beaucoup de choses dans le manoir. Mais par rapport à Petrina qui était plus intelligente et qui absorbait les connaissances comme du coton, Delphina, qui posait continuellement des questions n’était pas vraiment une bonne élève pour les enseignants.

Mais même ainsi, grâce à l’autorité du Seigneur, Delphina avait reçu un environnement où elle pouvait étudier sans aucun inconvénient.

Au sens figuré, c’était le printemps des quatre saisons d’une personne. La jeune Delphina avait aimé le printemps de sa vie sans pouvoir en être consciente.

Cette période dura trois ans.

Cela avait continué jusqu’à ce que le Seigneur meurt de maladie, et jusqu’à ce qu’elle soit mis sur le marché comme une esclave d’occasion, étant vendue pour 10 sous.

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8 commentaires

  1. kurokagespirit

    Merci pour le chapitre.
    PS : Elle est tombée de haut...

  2. Merci pour le chapitre

  3. Merci pour le chapitre

  4. Merci.

    Une erreur dans la toute dernière phrase :

    Cela avait continué jusqu’à ce que le Seigneur meurt de maladie, et jusqu’à ce qu’elle ''avait'' /soit mis sur le marché comme une esclave d’occasion, étant vendue pour 10 sous.

  5. Merci pour ce chapitre

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