Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 3 – Chapitre 1 – Partie 1

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Chapitre 1 : Comment former un groupe ?

Partie 1

C’était la pire matinée de ma vie !

Un cauchemar presque humide, le fait d’avoir presque été tranché, et enfin un genou dans les bijoux de famille. Par la suite, j’avais été grondé par Kyou-san, qui avait profité du fait que je ne pouvais pas argumenter, alors que Rine, dont c’était vraiment la faute, n’avait même pas eu droit à un grand avertissement.

Oui, c’est la faute de Rine. Quand Kyou-san et moi dormions, elle s’était glissée dans notre literie.

Pourquoi ma compétence ne fonctionnait-elle pas ? Elle devrait me permettre d’entendre encore clairement les sons pendant mon sommeil et de me réveiller. Donc ça aurait dû marcher.

Oui, quand j’y pense, je pouvais pratiquement entendre les sons dans mes rêves, mais je les avais mal interprétés. C’était peut-être la raison pour laquelle mon rêve était si vivant. Et quand j’avais voulu me réveiller, je l’avais fait, tout comme fonctionnait le Dormurnal.

Bon sang, si j’avais bien géré, ça ne serait pas allé jusque là. Je devais faire plus attention !

Après avoir fini de pisser, j’avais inspecté mes couilles. Elles étaient encore rouges et quand j’avais fait certains mouvements, elles me faisaient mal, mais je suppose qu’elles allaient s’en sortir.

J’étais retourné vers les autres.

« Sont-elles tombées ? » Kyou-san me salua avec un sourire charmant. Pour une raison ou une autre, elle se considérait comme la victime de tout cela.

« Presque. As-tu une ceinture noire en broyage de boules ? » demandai-je.

« Crois-le ou non, mais tu n’es que le deuxième garçon à qui j’ai fait ça, » déclara Kyou-san.

« Qui était le premier, Kyou ? » Rine s’en mêlait, comme si elle n’était pas du tout fautive.

« Un garçon à l’école primaire. J’ai refusé ses aveux et quand j’étais sur le point de partir, il m’avait saisi l’épaule, » déclara Kyou-san.

Et puis elle lui avait donné un coup de pied entre les jambes !? Il me faisait pitié. Franchement, si jamais on se rencontre, buvons du thé ensemble.

« Mais c’est étrange. Je croyais que la Vitalité réduisait les dégâts, Kenta. Et Kyou n’est pas si forte, alors comment ça pourrait faire mal ? » Alors, lui expliquer son nouveau statut d’héroïne avait vraiment fonctionné.

« C’est un point vital, alors cela fait toujours un mal de chien quand elles sont touchées. Je peux être reconnaissant que ce n’est pas toi, » si Rine m’avait donné un coup de pied dans les couilles, elles auraient pu vraiment s’écraser.

« ? » Rine inclina la tête.

« Ce n’est pas la peine, » j’avais sorti un miroir en acier et un rasoir de mon sac à dos et j’avais mis de la lotion sur mon visage. Puis je m’étais lentement rasé.

Rine me regardait avec impatience. Depuis l’accident d’avant-hier, il lui était interdit de bouger ou de parler quand j’utilisais un rasoir. Elle m’avait giflé dans le dos, ce qui m’avait fait me couper. Cette fille était dangereusement inconsciente des risques de sécurité.

Les lames sont censées couper, garder tes membres de ton côté quand tu dors, et n’oublies pas d’attendre que je parte avant de te changer, ma fille ! Ne me montres pas tes fruits du pêcher, ils sont venimeux !

J’avais vérifié mon menton et j’avais remis mes ustensiles de rasage après les avoir nettoyés. « Tu peux bouger. »

Comme un chien, Rine s’approcha de moi, comme si elle voulait qu’on la caresse. « Qu’est-ce que tu veux pour le petit-déjeuner, chéri ? »

« C’est à qui ce “chéri” dont tu parles ? » demandai-je.

« Je parlais de toi, Kenta, » elle avait même un peu rougi.

« Quel genre d’hypnose as-tu utilisé sur elle, Ken ? » Kyou-san me regardait, comme si j’avais mis un costume d’ours pour étreindre sensuellement les petits enfants.

« Elle utilise juste l’autohypnose, » répondis-je.

« Kenta, je ne peux pas utiliser ça, » déclara Rine.

« Alors pourquoi m’appelles-tu “chéri” environ trois fois par jour ? » demandai-je.

« Parce qu’on est mariés, » déclara Rine.

« Nous sommes maudits, » répliquai-je.

« Ah, si romantique. Le fait d’être lié par une malédiction, avec l’homme de mes rêves, » Rine dérivait dans son propre monde.

Kyou-san posa sa main sur l’épaule de Rine et la regarda avec empathie. « Rine-chan, on doit vraiment faire quelque chose pour tes cauchemars. »

Ne me rappelle pas mes cauchemars. Pourquoi ai-je fait un tel rêve ? Ça doit être tout ce stress que je subis en ce moment, d’être coincée avec deux filles physiquement attirantes de mon âge. Même si je profite de chaque occasion pour me soulager, ce n’était toujours pas suffisant.

J’espérais juste que mon corps ait appris sa leçon après avoir été discipliné. Au moins jusqu’à ce que je sois libéré de ces deux-là.

Changeons de sujet. « Kyou-san, et le petit-déjeuner ? »

« Rine-chan et moi le mangerons, » répliqua Kyou-san.

« Ça veut dire que je ne le ferai pas ? » demandai-je

« Crois-tu que tu le mérites après hier soir ? » demanda Kyou-san.

« J’ai tout expliqué ! Ce n’est pas ma faute. Je t’ai même sauvée ! » déclarai-je.

« Alors essayes de penser à comment c’était pour moi. D’abord, je me suis réveillée parce que quelqu’un m’a frappé avec un coude sur la poitrine. Soudain, je me suis retroussée toute ballottée. Et quand j’ai ouvert les yeux, je t’ai vu, Ken, qui me poussait sur le sol, respirer fort, transpirer et me repousser. Si c’est ton idée de me sauver, je devrais peut-être demander à Rine-chan de te sauver aussi, » déclara Kyou-san.

 

 

« … Euh, l’imaginer me donne envie de vomir, » déclarai-je.

« Et pendant que ta douleur s’apaise, ma vie ne suffirait pas à l’oublier, » déclara-t-elle.

« ... mais le petit-déjeuner ! » m’exclamai-je.

« Je ne suis pas un diable. Si tu t’agenouilles, que tu t’excuses, que tu me jures fidélité et qu’à la fin tu te suicides, je te pardonnerai peut-être, » déclara Kyou-san.

« Comment ça, n’est-ce pas être un diable ? » demandai-je.

Kyou-san plissa les sourcils. « ... Rine-chan ? »

Rine, qui rêvassait encore, se tourne vers Kyou. « Oui ? »

« Je pense que Kenta a besoin d’un câlin, mais il est trop timide pour le demander, » déclara Kyou-san.

« Oh, je n’avais pas remarqué. Je suis désolée, mon chéri, j’ai échoué. Mais pour me rattraper, je t’enlacerais plus fort que jamais ! » déclara Rine.

« *Argh* » quand Kyou-san m’avait parlé du câlin, j’essayais déjà de m’enfuir, mais Rine me rattrapa facilement et m’enlaça ou alors, elle avait essayé d’extraire mon sang. C’est difficile à dire. Il y avait des milliers de pensées dans mon cerveau, mais l’une d’elles est importante : maudit sois-tu, Momokawa Kyou-san !

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2 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre.

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