Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 2 – Chapitre 4 – Partie 5

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Chapitre 4 : La malédiction, la conjointe et quelqu’un d’autre

Partie 5

Au bout d’un moment, Masahiko et les autres avaient enfin pu voir la forêt ainsi que Katsuragi-kun, qui s’appuyait sur un arbre et leur faisait signe.

Masahiko avait réagi en parlant d’une voix douce à ses camarades : « Sait-il que nous arrivons ? Ceux à l’arrière resteront à une vingtaine de mètres de lui, le reste vient avec moi. »

Tout le monde, y compris Kyou, était tendu. La princesse n’était pas là. Elle pourrait être retenue en otage, cachée quelque part. Ou peut-être qu’elle rôdait dans la forêt. Mais Masahiko avait confiance en ses amis, il n’y avait donc aucune raison de ne pas l’approcher ouvertement.

« Yo. »

Katsuragi-kun avait fait un salut décontracté, même s’il ne les regardait même pas. Il avait les yeux rivés sur Kyou, qu’il pouvait voir par-dessus l’épaule de Masahiko.

« Bonne journée, Katsuragi-kun, » même Masahiko n’avait pas pu cacher la tension de ses mots. « Savais-tu qu’on venait ? »

« ..., » il n’y avait aucun signe qu’il m’ait écouté. « Ah, oui, oui. Merci de l’avoir sauvée, vous m’avez sauvé. » Même si ses paroles incluaient normalement de la gratitude, cela avait le même ton que si vous veniez de ramasser un livre qu’il avait accidentellement laissé tomber.

C’est comme d’habitude. Chaque fois que tu essayes de converser avec lui, il te regarde avec dégoût ou bien il agit comme si tu n’es même pas là, pensa Masahiko.

Normalement, Masahiko pouvait faire face à son attitude, mais compte tenu de toutes les circonstances, il n’en était pas capable pour l’instant. Pour une raison inconnue, il portait de nouveau ses lunettes et sa silhouette ressemblait davantage à celle qu’il avait au Japon. En fait, il était plus mince qu’à l’époque, mais il n’était toujours pas en forme.

Est-ce qu’il a maintenant une classe de sorcier ? Ou peut-être une qui est capable de contrôler les esprits ?

« Inoue, qu’est-ce que tu regardes ? » Katsuragi-kun montrait clairement son ennui. C’est comme à l’école. D’une certaine façon, c’est rassurant, puisque ce n’est que l’habituel Katsuragi-kun. Mais Katsuo le fusillait du regard, une main sur son arc, tandis que Teru serrait sa lance.

Masahiko doit être calme. « Il faut qu’on parle, » déclara Masahiko.

« N’est-ce pas ce qu’on fait ? » demanda Katsuragi-kun.

« Exacte, » répondit Masahiko.

« Et est-ce impossible, que je puisse parler à Kyou-san en premier ? » demanda Katsuragi-kun.

« C’est à propos d’elle, » déclara Masahiko.

« Phew. » Il s’agissait de son son habituel, qui venait toujours, s’il était ennuyé par quelqu’un ou quelque chose. « Alors fait vite, je n’ai pas le temps. » Il considérait toute sa situation d’un seul coup d’œil, tout comme un vétéran chevronné.

Il savait qu’il n’avait pas d’autre choix que d’en parler cette fois-ci. Ce n’était pas l’habituel Katsuragi-kun. Après tout, se retrouver dans un autre monde changera tout le monde.

« J’ai quelques questions, » déclara Masahiko.

« Alors, demande, » déclara Katsuragi-kun.

« Kyou et toi êtes vraiment camarades ? » demanda Masahiko.

« ... » Il avait déjà l’air sous pression à cause de cette question. « Nous sommes une équipe. Pour le meilleur ou pour le pire. »

« Et il n’y a pas de chantage, de tromperie ou d’autres moyens de coercition ? » demanda Masahiko.

Masahiko avait vu la manière dont les yeux de Katsuragi-kun avaient rapidement regardé sa main gauche. Il portait des gants, mais il avait peut-être une bague en dessous. C’était la même chose que Kyou, ou un peu différents : Un anneau maître. Masahiko ne voulait pas croire en cette théorie, mais cela ne voulait pas dire qu’il négligerait cette possibilité. Il assumait la sécurité de ses amis en tant que chef.

« Il pourrait y en avoir ? » déclara Katsuragi-kun.

C’est à la fois honnête et déroutant ! « Qu’est-ce que ça veut dire ? » demanda Masahiko.

« C’est privé, » déclara Katsuragi-kun

« Katsuragi-kun ! » cria Masahiko.

Il regardait Masahiko, et il montrait son côté têtu. Masahiko pouvait le voir se retenir de sortir toutes les insultes qu’il aurait normalement utilisées. Le danger planait dans l’air.

« Alors ! Soyons clairs : est-ce que vous me rendez Kyou-san ? » Sa voix était pleine de malice, bien plus que d’habitude.

Katsuo prépara son arc, Teru prépara sa lance et Katsuragi-kun ne broncha même pas.

« Arrêtez, tous les deux ! » Masahiko voulait résoudre pacifiquement la situation, si c’était possible. « Katsuragi-kun. Attention à ce que tu dis. On dirait que tu nous menaces, » déclara Masahiko.

« ... Inoue, je ne suis pas d’humeur à jouer avec toi. Rappelle donc tes chiens avant que cela ne devienne sérieux, » déclara-t-il.

Appeler ses amis « ses chiens », c’était déjà trop, mais la main de Katsuragi-kun était aussi en train d’errer vers le couteau à sa ceinture. Il débordait d’intentions meurtrières.

Il en allait de même pour Teruko et Katsuo.

Ça ne finira pas pacifiquement. Tout le monde le savait déjà. Mais ce n’était pas ce que Masahiko voulait !

Une seule voix s’immisça dans cette situation désespérée. « KEN, ESPÈCE D’IDIOT ! »

Kyou cria sur Katsuragi-kun, qui était certainement ennuyé par ses paroles. Ignorant Masahiko et les autres, il cria : « TAIS-TOI ET SOIS SECOURUE ! OU MIEUX, FUIT ET ON SE RETROUVE APRÈS ! »

Sa remarque incita Daichi à être encore plus prudent au sujet des intentions de Kyou. Il était prêt à empêcher toute tentative d’évasion, allant même jusqu’à préparer sa hache.

Non pas que Kyou s’en souciait. « ARRÊTE D’ÊTRE TÊTU ! »

« ET TOI, ARRÊTE D’ÊTRE ENNUYEUSE ! »

« ABRUTI ! »

« SALOPE ! »

« TU VAS PAYER POUR ÇA, TU M’ENTENDS !? »

« ALORS, VIENS ET FAIS-LE ! »

Le fait d’être témoin de cela rendait Masahiko-kun encore plus confus. Il ne savait pas que Kyou pouvait être aussi impolie. Ou était-ce plutôt informel ? N’ont-ils pas l’air de bien s’entendre ?

« MASAHIKO-KUN, FRAPPE-LE POUR MOI ! »

« Euh..., » ne sachant pas trop comment gérer cette situation, Masahiko tenta de retrouver son sang-froid.

Katsuragi-kun, par contre, était agité. « Vas-y, la fausse ! »

« Je ne te frapperai pas pour ça ! »

« Viens, tu as enfin une justification. »

Masahiko était sur le point de crier, parce qu’il ne pouvait plus parler correctement avec Katsuragi-kun.

« Masa. Si je peux me permettre ? » Katsuo était clairement prêt à le faire et Teruko aussi.

On en arrive toujours là !

« Maintenant, tu montres tes vraies couleurs. Vous tous, vous vous liguez contre moi, » déclara Katsuragi-kun.

Ce n’est pas juste. Tout à l’intérieur de Masahiko lui disait ça. « Non, Katsuo. Je — . »

Soudain, il y avait un bruit de brisement dans les sous-bois. Et un certain nombre de monstres étaient apparus. Ils avaient 4 pattes en forme d’araignée et un corps en forme de chimpanzé avec des bras de gorille.

Katsuragi-kun avait été visiblement choqué. « Non... pourquoi des singes-araignées ? »

Et derrière eux, il y avait un spécimen particulièrement grand. Sur l’une de ses pattes-d’araignée se trouvait accroché un grand piège à ours.

« ... Je déteste ça. » En voyant cela, Katsuragi-kun semblait être consterné.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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