J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 3 – Chapitre 38 – Partie 1

***

Chapitre 38 : L’accord avec les Ténèbres

Partie 1

« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? » avais-je demandé à la voix.

En regardant autour de moi, je ne pouvais pas la voir ou la détecter. En fait, je me sentais plutôt bizarre et léthargique. Était-ce parce que j’étais ici ou parce que j’étais mort ?

La voix étrange ne m’avait pas répondu. J’attendais en silence, entouré de cette obscurité pendant un nombre d’heures qui m’était inconnu ? Je ne pensais qu’à la façon dont j’avais quitté Nanya, Shanteya et Ayuseya pour mourir comme ça. Je n’avais rien fait pour elles, absolument rien...

« C’est ma faute... C’est ma faute... » J’avais continué à me le dire à voix haute en pleurant.

Je savais que je n’étais pas celui qui les découpées, qui les poignardait, qui les blessait, mais je croyais que, pour une raison ou une autre, j’étais le seul responsable. Il y avait quelque chose qui m’empêchait de faire de mon mieux. Ou peut-être était-ce parce que je n’avais pas essayé d’utiliser les autres technologies dans mon monde. Pendant un moment, même l’utilisation de bombes thermonucléaires m’avait semblé être une bonne idée. Après tout, qui cela dérangerait si j’avais détruit toute la région et l’aurait rendue inhabitable pour qui pour une période de plusieurs dizaines d’années ? Ça n’avait pas vraiment d’importance si les filles et moi avions pu survivre après ça. Ce n’était que des détails.

Il m’avait fallu un certain temps pour oublier cette pensée. Cela semblait si tentant, mais le coût aurait été trop élevé. Je n’étais pas un dieu pour ainsi rejeter son jugement sur cette terre, et il n’y avait rien pour garantir ma propre survie si je lançais quelque chose comme ça sur la tête de Dankyun. Si l’onde de choc ou la chaleur ne m’avait pas tué, alors les radiations l’auraient sûrement fait.

Peut-être que mon erreur avait été de ne pas prier un Dieu. Après tout, je savais que la réincarnation était réelle et qu’une entité étrange était descendue du ciel pour récupérer mon âme de mon monde précédent. Cependant, qui pourrait me dire que je priais le bon Dieu ? Peut-être que chaque univers avait son propre Dieu et qu’il y en avait un plus grand encore qui gouvernait une multitude d’univers ?

Ces pensées semblaient bizarres, mais la seule chose qui apaisait mon esprit par rapport à ces pensées n’était qu’une idée simple : était-il possible que les dieux et déesses vénérés par les mortels de ce monde soient en fait quelque chose qui ressemblait à une espèce divine travaillant sous l’ordre du grand Dieu de l’univers dans le seul but de les faire évoluer ? C’était une bonne idée de croire en quelque chose que je pouvais imaginer comme bon.

En toute honnêteté, pendant les dernières heures que j’avais passées dans l’obscurité, j’avais pensé à tant de choses que je les avais perdues de vue. En fin de compte, cela ne m’avait pas aidé à oublier ma mort et celle d’Ayuseya, Shanteya et Nanya.

En pensant au fait que je ne pourrais jamais les étreindre, que je ne pourrais jamais entendre leur voix et les voir à côté de moi, j’avais senti mon cœur se faire poignarder par des lances imbibées de venin. Ça fait mal... Cela m’avait vraiment fait très mal, et il n’y avait rien que je puisse faire ou que d’autres personnes puissent faire.

« Est-ce que c’est ma malédiction ? » m’étais-je demandé.

Le temps s’était écoulé une fois de plus...

Heures... Jours... Des semaines ? J’avais perdu de vue la durée du temps écoulé.

« AH ! FINALEMENT ! » Quelqu’un avait crié derrière moi.

J’avais cligné des yeux en raison de la surprise et je m’étais retourné. Un individu étrange était apparu devant moi. Il était un peu plus grand que moi, avec des yeux noirs et des cheveux gris courts. Les vêtements qu’il portait semblaient être une paire de pantalons de lin gris foncé avec des coussinets de cuir noir aux genoux et une veste de cuir noir avec une chemise de soie blanche en dessous. Il portait des bottes de métal comme celles d’un chevalier, et une paire de protège-bras métalliques. Quant à l’âge, il avait environ 40 ans en termes humains, mais il ressemblait aux autres manifestations de l’obscurité, ce qui voulait dire qu’il n’y avait même pas la moindre couleur sur lui, un découpage d’un film en noir et blanc.

« Qui... Qui êtes-vous ? » lui avais-je demandé.

« Moi ? J’ai oublié mon nom, mais ça n’a pas d’importance. Vous avez vraiment énervé ces types là-bas. Il m’a fallu du temps pour les subjuguer et les empêcher de vous attaquer. Bien qu’ils étaient tous une bande d’idiots, alors peut-être que cela allait de toute façon se produire, » soupira-t-il en me regardant et en pointant du doigt vers l’arrière.

« Quoi ? De qui parlez-vous ? Que voulez-vous dire par “subjuguer” ? » lui avais-je demandé.

« Oui... Vous êtes confus. Dois-je commencer à partir du moment où vous avez été ramené ici ? » m’avait-il demandé.

« Ne voulez-vous pas plutôt dire quand je suis mort ? » demandais-je en plissant les sourcils.

« Gravement blessé, oui... Mort ? Pas tant que ça, » il croisa les bras et secoua la tête.

« Quoi ? Attendez... alors ? Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Que se passe-t-il dehors ? » avais-je demandé en le regardant et en serrant les poings.

« Oh ? Là-bas ? Une sorte d’arrêt du temps ou plutôt de ralentissement ? » Il haussa les épaules.

« Ralentissement du temps ? » avais-je demandé d’un air interrogateur.

« Hm, peut-être que je me suis mal exprimé. Eh bien, je vais juste vous expliquer ça. Techniquement parlant, à l’intérieur de cet endroit, nous pouvons penser et parler à une vitesse incroyable. Tout ce qui vous est arrivé depuis le moment où vous pensiez être mort jusqu’à aujourd’hui s’est produit en exactement 0,002348 seconde de temps extérieur, » expliqua-t-il, mais cela semblait absurde.

« Vous voulez dire que le temps passe beaucoup plus lentement pour moi... pour nous que pour tout le monde à l’extérieur ? Puis…, » je m’étais arrêté et j’avais regardé vers le sol.

« Oui, techniquement parlant, Shanteya, Nanya, Ayuseya, et vous êtes toujours en vie, mais pas pour longtemps. Nous avons probablement environ 2594 ans à passer ici avant que nous soyons tous complètement morts. Alors, pas de précipitation ! » me répondit-il en souriant.

« 2594 ans ? » avais-je dit en le regardant avec des yeux grands ouverts.

Je ne voulais certainement pas passer autant de temps ici et attendre notre mort. Je devais sortir et d’une façon ou d’une autre, tuer Dankyun et sauver les filles. Mais était-ce possible ? Quelle que soit la stratégie à laquelle j’avais pensé avant, rien ne semblait fonctionner contre ce monstre. C’était frustrant et ennuyeux, mais je croyais toujours que ce n’était pas impossible. Peut-être que je n’étais pas assez intelligent.

« Parlez dans ce cas…, » lui avais-je dit. Pour le moment, j’avais décidé d’écouter ce que ce type avait à dire.

S’il mentait ou non sur ce nombre d’années de folie, il n’y avait qu’une seule façon de le vérifier, mais ne rien faire et laisser passer le temps comme ça n’était pas mon style de jeu.

« Dans ce cas, je vais commencer par expliquer notre état. Tout d’abord ! Vous savez déjà que le temps pour nous court beaucoup plus vite que pour le monde extérieur. Pour être plus précis, 2594 ans dans notre perception du temps sont l’équivalent de 172 secondes de temps extérieur. Ce qui veut dire qu’en 2 minutes et 52 secondes, nous et les filles serons morts. Bien sûr, si Dankyun ne donne pas le coup de grâce dans les prochaines secondes. Cependant, à cause de cette différence, nous avons en fait 2594 ans pour parler de choses. »

« OK, jusqu’à présent, je peux vous suivre. Et d’une façon ou d’une autre... » lui avais-je dit.

« Bien ! C’est pour ça que je vous apprécie ! Aucun des donjons idiots nouvellement nés dans ce monde ne comprend le concept de perception différente en ce qui concerne le temps linéaire ! » déclara-t-il en riant.

« Qu’entendez-vous par nouveau-né ? » avais-je demandé.

« Laissez-moi finir ce que j’ai commencé et je vous le dirai. » Il m’avait montré sa paume.

« Désolé…, » je m’étais excusé.

« Maintenant... Poursuivons là où je me suis arrêté, cet état est atteint grâce à beaucoup d’efforts. Nous concentrons toute la puissance de traitement dans la capacité cognitive de ce corps. En d’autres termes, vous perdez toutes les fonctions sur tout ce qui se trouve à l’extérieur de ce corps, y compris la respiration et vos différents sens, juste pour avoir ce moment d’extrême concentration. S’il est prolongé, cet état conduit finalement à la mort ou à de grandes quantités de souffrance. Mais nous sommes loin de cela, » il avait agité la main devant lui. « Cet état n’a pas de nom, mais il n’est pas volontairement atteint. La seule raison pour laquelle vous pouviez le faire, c’est parce que je l’ai rendu possible. Cela nous a coûté la mort de certains d’esprits inférieurs se trouvant à l’intérieur de l’obscurité, mais leur sacrifice en valait la peine. Quoi qu’il en soit, je suis... Eh bien, j’ai oublié mon nom, mais je sais que je suis ce que les plus vieux donjons de cette planète appellent un Donjon Primordial. Aussi connu comme l’un des premiers donjons. Bref, la deuxième génération de donjons nés sur cette planète comprenait des donjons Divins ainsi que d’autres types de donjons. En toute honnêteté, je ne crois pas qu’il reste des Donjons Primordiaux vivants en ce moment, » il s’était gratté l’arrière de la tête.

« Est-ce que cela signifie que je peux maintenant changer ma race de Divin à Primordial ? » lui avais-je demandé.

« Non. D’un certain point de vue, les Divins sont un peu mieux que nous. D’ailleurs, lorsque vous avez choisi votre race, il a été décidé qu’elle resterait ainsi aussi longtemps que vous vivrez, même si vous n’êtes pas encore... un VRAI Divin, » déclara-t-il en souriant.

« Un Vrai Divin ? » avais-je demandé en étant un peu surpris.

« Malheureusement, je ne peux pas révéler plus d’informations à ce sujet. » Il haussa les épaules.

« Pourquoi ? » demandai-je.

« Je ne veux pas, mais je vais vous donner un indice. Tous les donjons vivant sur cette planète sont nés et non pas fabriqués, » déclara-t-il en clignant de l’œil.

D’après ce qu’il venait de dire, je ne pouvais que croire ou présumer que, par Vrai Divin, il aurait pu faire référence à un donjon né. J’étais plus ou moins la version d’un donjon du Monstre de Frankenstein.

« Tuberculus m’a dit qu’il a fait mon corps à partir de beaucoup d’autres donjons plus petits. Est-ce que c’est vrai ? » lui avais-je demandé.

« Oui, mais pas plus petit ou plus faible, mais qui ne vit plus. J’étais la base autour de laquelle il vous a créé. Mon ancien corps, ou plutôt ce qu’il en restait était la pièce centrale et la plus grande partie de tout ça. Autour de lui, il ajouta des parties de donjon Divin et continua ainsi jusqu’à ce qu’il atteigne les donjons Normal et Facile. C’est pourquoi vous êtes plutôt mou là, cependant, mon noyau et ceux qui m’entourent sont très difficiles à percer ou à briser. Même l’épée de Dankyun s’était arrêtée dans mon cœur, même si, à cause de cela, certains d’entre nous ont été complètement effacés de la surface de ce monde. »

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

6 commentaires

  1. il n'est pas mort mais bientôt.... il y a donc encore de l’espoir^^. merci beaucoup pour ce chapitre^^.

  2. Merci pour le chapitre sa me rassure ?

  3. Merci pour le chapitre! Avec tous ça maintenant on est sur qu'il va devoir ce reproduire pour devenir un Vrai donjon Divin.

  4. Merci pour le chapitre !

Laisser un commentaire